Category Archives: Israël

Le souhait du kabbaliste qui enseigne

Question : Un kabbaliste accompli souhaite-t-il que ses étudiants révèlent également son degré spirituel ? Est-ce qu’il les élève jusqu’à son niveau ? Ou fait-il cela pour s’élever lui-même ?

Réponse : En enseignant à mes étudiants, je m’élève aussi parce que je diffuse cette sagesse. Et chaque petite âme potentielle qui rejoint le développement commun se connecte au cours général de la correction et influence tout le monde.

En d’autres termes, j’influence l’âme commune d’Adam en vous incluant à moi. Ainsi, j’impacte l’univers entier.

Question : Donc, vous êtes clairement intéressé d’avancer ?

Réponse : Je suis évidemment intéressé par la progression de tous. Cependant, cet intérêt n’est ni égocentrique ni égoïste, car je souhaite personnellement que l’ensemble du système atteigne l’adhésion au Créateur. Là, l’ego disparaît complètement. Votre question n’a aucun sens car dans la Kabbale, le particulier et le collectif sont complètement égaux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/11/2018

L’antisémitisme expliqué par le Dr Laitman

Propagande antisémite

Dr. Michael Laitman

Les caricatures et les slogans antisémites sont une expression de la dépendances des antisémites envers les Juifs et qu’ils ne veulent plus.

Nous devons tous comprendre que la fin de la haine et de la dépendance dépend de l’élévation de toute l’humanité au dessus de l’égoïsme qui nous sépare et fait que nous nous disputions: Juifs et non Juifs.

L’union de l’humanité est la seule solution à tous les malheurs et les souffrances dans le monde.

La sagesse de la Kabbale explique les raisons de l’antisémitisme, et comment parvenir à l’union, la prospérité.

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.

Congrès de Kabbale 2019

Pour plus d’informations cliquez ici

Congrès international de Kabbale

Nous vous invitons à venir participer à notre congrès annuel de Kabbale qui se tiendra du 19 au 21 février au parc des expositions de Tel-Aviv.

 

 

Pour vous inscrire pour le congrès un et/ou trois jours cliquez ici 

Pour vous inscrire aux soirées:

1ère soirée: Découvrez la Kabbale, cliquez ici (en hébreu)

2ème soirée:  La place des femmes dans la société, cliquez ici (en hébreu)

3ème soirée:  Un monde solidaire, cliquez ici (en hébreu)

Les horaires sont identiques chaque jour: (heures d’Israël)

 

Accueil 08:00-09:30
Cours 09:30-12:00
Déjeuner/pause 12:00-13:30
Cours 13:30-15:15
Pause 15:15-16:00
Cours 16:00-17:30
Dîner/Pause 17:30-18:30
Accueil 18:30-19:30
Soirée à thème/cours 19:30-21:30

Le congrès sera également retransmis en direct et en français sur kab.tv/live

 

 

 

Journée internationale dédiée aux victimes de la Shoah

Mon article sur notre devoir de mémoire.

Quel devoir de mémoire pour la journée internationale dédiée aux victimes de la Shoah?

Le but final est la correction universelle

Question : Où le monde se dirige-t-il ?

Réponse : Si vous regardez le but final, alors le monde évolue vers un bon état, la correction universelle. C’est l’objectif que nous devons atteindre.

En principe, cela existe déjà dans le monde spirituel. Tout d’abord, le but est toujours déterminé et, seulement par la suite, les événements se déroulent en fonction de celui-ci, lesquels dépendent de notre comportement. Nous déterminons comment y parvenir.

Le monde spirituel est construit différemment de notre monde. Il se déroule de la fin au commencement. C’est-à-dire que vous déterminez progressivement ce que vous devez accomplir, et ainsi comment y parvenir.

Si par exemple un architecte conçoit un bâtiment, il imagine approximativement son objectif ultime, mais celui-ci n’existe pas. Et ici, le but existe. Tout est déterminé par notre participation.

Nous devons déterminer précisément quel est l’objectif afin qu’il soit toujours devant nous et que nous nous dirigions vers lui à chaque instant.

Dans la Kabbale, lorsque nous allons au-delà de la réception, cela est considéré comme allant avec la foi au-dessus de la raison, en imaginant clairement et de manière absolue les propriétés du monde spirituel et en essayant de les appliquer, comme si nous y existions déjà.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/08/2018

Mieux vaut tard que jamais : Le premier ministre canadien présente ses excuses aux juifs refoulés en 1939

Mon article publié dans Unitingeurope

Pour tenter d’échapper aux atrocités de l’Allemagne nazie, environ 900 réfugiés juifs ont embarqué à bord du Saint Louis avec en tête la liberté. Ces derniers se sont vus refuser l’entrée au Canada le 7 juin 1939. C’était l’une des nombreuses demandes d’asile rejetées sur le continent nord-américain, avant que le paquebot ne renvoie les personnes en Europe. Malheureusement, 254 de ses passagers ont péri plus tard dans l’Holocauste.

Le périple de ces juifs ne faisait que commencer : le Saint Louis appareille le 13 mai 1939, il quitte Hambourg, en Allemagne, avec comme destination Cuba. Mais le gouvernement cubain n’a pas laissé les passagers débarquer en dépit du fait qu’ils détenaient des visas légaux précédemment acquis.

Après le refus, le bateau s’est rendu sur les côtes de Floride à la recherche d’un asile américain, mais le président Franklin D. Roosevelt a rejeté l’appel. Le gouvernement a fait valoir que les réfugiés à bord du navire devaient attendre leur tour comme n’importe qui d’autre dans une longue file de demandeurs d’asile. Après le rejet, le Saint-Louis a commencé à retourner en Europe.

Conscients de l’urgence humanitaire, un groupe de Canadiens a tenté sans succès de convaincre leur gouvernement d’accepter les réfugiés alors que le paquebot était au large d’Halifax. La réponse officielle a été qu’aucun pays ne pouvait ouvrir ses portes assez largement pour accueillir les centaines de milliers de Juifs qui voulaient quitter l’Europe.

Le navire a ensuite poursuivi sa route vers le Vieux Continent et a accosté en Belgique, d’où les passagers ont été dispersés en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de passagers ont été envoyés dans des camps de concentration et sont morts.

“Nous nous excusons auprès des 907 Juifs allemands à bord du Saint Louis, ainsi que leurs familles pour cette injustice » a déclaré récemment le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à la Chambre des communes. “Nous avons utilisé nos lois pour masquer notre antisémitisme, notre antipathie et notre ressentiment.” Il a ajouté : « Nous sommes désolés de l’insensibilité de la réponse du Canada. Et nous sommes désolés de ne pas nous être excusés plus tôt. »

Le mea culpa de Trudeau survient au moment où l’antisémitisme connait une brusque recrudescence à l’échelle mondiale, le Canada et les États-Unis ne faisant pas exception. L’attaque meurtrière de la synagogue Tree of Life à Pittsburg n’était pas un incident isolé aux États-Unis. L’antisémitisme dans les universités et grandes écoles, sur Internet, les attaques physiques continues, le vandalisme dans les synagogues et les maisons ne sont que quelques-unes des manifestations de la haine de plus en plus répandue en Amérique du Nord contre les Juifs.

Avec la création de l’État d’Israël, le peuple juif peut croire qu’il existe un refuge sûr. En effet, l’histoire nous a enseigné qu’à l’aube d’une crise, aucun pays, pas même les États-Unis ni le Canada, ne défendra nos intérêts et ne nous protégera des menaces existentielles antisémites. Les vagues d’antisémitisme moderne qui frappent aujourd’hui les Juifs en Europe devraient nous rappeler notre mission : nous unir. C’est notre seule assurance vie.

Nous n’avons personne d’autre sur qui compter à part nous-mêmes. Tout dépend de nous. Les Juifs sont responsables de tout ce qui se passe dans le monde, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Comme il est écrit (Yévamot 63) : “Il n’y a pas de calamité qui ne vienne au monde sauf pour Israël.”

En attendant, nous ne le pensons pas, mais la sagesse de la Kabbale explique que c’est ainsi que le système de communication humaine est construit de l’intérieur. Le Livre du Zohar compare la connexion entre Israël et le monde aux organes du corps humain : « Israël parmi les autres nations, est comme un cœur parmi les organes, tout comme les organes du corps ne pourraient exister dans le monde ne serait-ce qu’un instant sans le cœur, de même aucune nation ne peut exister dans le monde sans Israël. » Toutes les accusations, toutes les persécutions, et toutes les menaces expriment l’exigence du monde envers le peuple juif, où qu’il soit, pour qu’il remplisse son rôle et conduise l’humanité au bonheur et à une vie ayant un sens.

Inconsciemment, l’humanité sent que les Juifs ont la solution à tous ses problèmes et la clé de son bonheur. La pression mondiale sur Israël est guidée par le programme de développement humain défini dans la nature.

Si tel est le cas, la nation juive doit tôt ou tard remplir son rôle envers l’humanité et être une “Lumière pour les nations”, c’est-à-dire servir d’exemple d’une société civile où chacun vit dans la solidarité mutuelle et l’amour fraternel au-dessus de toutes les différences et différends. Ce n’est qu’alors que nous nous dirigerons vers un nouveau monde.

Pourquoi n’y a-t-il pas la paix au Moyen-Orient ?

Question : Pourquoi n’y a-t-il toujours pas la paix au Moyen-Orient ?

Réponse : Le problème ne concerne pas Israël et les nations du monde. La situation est telle que la méthode de correction du monde, qui devrait maintenant être appliquée dans le monde entier, est entre les mains d’Israël.

Dans sa sagesse intérieure appelée la science de la Kabbale, Israël possède la méthode pour corriger l’égoïsme dans le monde : comment passer de la perception égoïste de la vie et de la nature, où chacun veut obtenir quelque chose pour lui-même, à la perception altruiste où chacun sera capable de se sacrifier et de donner de soi-même et, à travers cela, de se réaliser pleinement et de percevoir la vie à travers l’altruisme.

Parce qu’Israël détient cette sagesse, le monde entier a le sentiment qu’Israël est à blâmer pour tout ce qui se passe. Cette pression et cet antisémitisme ne cesseront pas jusqu’à ce qu’Israël apporte une contribution au monde en lui révélant la science de la Kabbale, une méthode de correction du monde, qui explique comment il peut se sauver de son développement égoïste qui est arrivé à une fin et a entraîné la menace de son existence.

Le monde parviendra à la paix, à la tranquillité et au contentement uniquement par la mise en œuvre de cette méthode de correction, qui existe en Israël depuis les temps babyloniens. Sorti de là, du berceau de toutes les civilisations, elle se trouve au milieu d’Israël depuis 6 000 ans et se révèle seulement aujourd’hui. C’est pourquoi la science de la Kabbale est recherchée maintenant dans le monde entier.

La science de la Kabbale est devenue ouverte pour une étude générale au début du 20ème siècle. Après tout, elle représente la méthodologie pour rendre notre monde altruiste, parfait et merveilleux. Alors, il y aura la paix au Moyen-Orient et dans le monde entier. Et sinon, cela ne se produira ni là-bas ni autre part dans le monde, ce qui ne fera que conduire à un plus grand danger d’anéantissement.

Ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient, c’est essentiellement la concentration, la focalisation, le summum du problème mondial. Si nous résolvons ce problème, si Israël révèle la méthode de correction du monde, en faisant ainsi nous pourrons résoudre les problèmes du monde entier et la paix régnera également au Moyen-Orient.

Extrait de La Table Ronde des Opinions Indépendantes, Berlin, 2006