Category Archives: Israël

La signification des livres kabbalistiques, partie n°1

Les multiples visages de la Torah

Question : Lorsque nous ouvrons la Torah, nous trouvons une collection de récits historiques avec de nombreux personnages. Comment devrions-nous nous rapporter correctement à eux ?

Réponse : Si la Torah ne venait pas d’une source spéciale mais était un livre ordinaire écrit, supposons-le par une personne du Moyen Âge, alors ce serait simplement un roman historique intéressant.

La Torah elle-même est présentée dans un langage très intéressant, et lorsque vous commencez à la lire, vous ne pouvez pas vous arrêter, car elle vous captive. Il y a quelque chose dedans qui fait qu’on ne se lasse pas de la lire.

J’en parle comme d’un lecteur ordinaire qui n’a rien à voir avec l’origine de ce livre, avec sa religion, son histoire, sa géographie ou avec quoi que ce soit d’autre. C’est juste écrit dans un style intéressant.

Certains perçoivent la Torah comme un document historique, d’autres comme une fiction ou peut-être un ensemble d’instructions ou de documents juridiques. Il contient beaucoup d’informations sur l’interaction des peuples et des nations dans l’Antiquité, sur leur vision du monde.

En général, la Torah est un livre très intéressant. Nous voyons quelque chose de similaire chez Flavius Josèphe, s’il est possible de comparer la Torah et ses œuvres. Dans une certaine mesure, il raconte la Torah et la décrit comme un historien.

Josèphe est un historien vraiment éblouissant avec une vision large et une connaissance approfondie des faits historiques. Il a écrit ses œuvres en exil à Rome où un vaste institut a été créé spécialement pour lui, où des centaines de personnes travaillaient pour lui.

Mais tout de même, ce qu’il a écrit ne peut être comparé à la Torah elle-même.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 18/12/2018

Pourquoi nous devons comprendre la grandeur et l’unicité du Baal HaSoulam

Baal HaSulamHier était un jour spécial, le Jahrzeit, jour commémorant la mort du kabbaliste Yehouda Ashlag, le Baal HaSoulam.

Qui est le Baal HaSoulam ? Il est l’âme qui nous connecte au Créateur. C’était une personne qui a ouvert toutes les portes de la sagesse de la Kabbale à la dernière génération dans laquelle nous sommes maintenant.

Sans l’enseignement du Baal HaSoulam, nous ne pourrions pas recevoir ce que nous avons déjà reçu. De plus, sans l’enseignement du Baal HaSoulam, nous ne serions pas en mesure de progresser vers ce qui nous attend, à la fois en termes de connaissance et de méthode de la Kabbale, et également en ce qui concerne ses étapes de réalisation.

Peu importe ce qui se passera à mesure que nous progressons, nous atteindrons un besoin pour le Créateur. Cependant, un tel besoin devra passer par cette grande âme.

« Une personne a le choix d’aller dans un endroit où il y a des justes. Quelqu’un peut accepter leur autorité, et alors il recevra toutes les forces qui lui manquent par la nature de ses propres qualités. Il le recevra des justes. C’est l’avantage de « les planter à chaque génération », de sorte que chaque génération puisse avoir quelqu’un vers qui se tourner, à qui s’adresser, et de qui recevoir la force nécessaire pour s’élever au degré de juste. »

Le Baal HaSoulam, Shamati Article 99 : « Il n’a pas dit méchant ou juste. »

Une des raisons pour lesquelles la sagesse de la Kabbale est appelée « la sagesse de la Kabbale (réception) » est parce qu’elle passe à travers chaque génération, et que chaque génération a besoin d’un enseignant, un kabbaliste, un doté de l’atteinte spirituelle, dans le monde. C’est une nécessité dans la sagesse de la Kabbale. Seuls des individus extrêmement rares et uniques peuvent atteindre le Créateur en recevant un traitement spécial d’en haut. En tant que tels, nous devons toujours être connectés aux grands sages qui sont dans l’atteinte spirituelle, de sorte qu’à chaque génération nous puissions faire des progrès spirituels.

Puisque la sagesse de la Kabbale discute de phénomènes qu’une personne peut atteindre uniquement par l’enseignant, alors elle apprend des sources, à travers le maître, qui traversent toutes les générations. La clé de l’atteinte par l’étudiant de ce qui passe par son maître est l’annulation, à travers laquelle le petit peut recevoir du grand. En conséquence, il existe des degrés d’annulation de l’élève devant l’enseignant.

Par conséquent, nous devons comprendre à quel point le Baal HaSoulam était grand et unique et à quel point nous devons accepter ce qu’il nous a laissé, ses écrits, dans l’espoir que, dans la mesure du possible, nous pourrons nous connecter à son esprit, à travers lequel nous pouvons recevoir la force supérieure du Créateur.

Leçon de la Kabbale sur le thème « Jour Commémoratif du Baal HaSoulam », le 10 Octobre 2019

Qui est le Rabash ?

rabash-2_100_wpAujourd’hui, le jour de la commémoration du souvenir (décès) de notre maître, le kabbaliste Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag, le Rabash, nous ne nous plongerons pas dans les souvenirs. Nous n’accordons aucune importance particulière aux dates d’anniversaire des défunts, comme il est d’usage chez ceux qui sont loin de la vérité. Nous nous rapportons simplement à de tels jours en tant que signes afin de nous connecter et d’adhérer davantage, ou du moins nous rapprocher de notre racine.

Pourquoi ? Parce qu’en fait, qui est vraiment le Rabash ? Le Rabash est une certaine mesure de la révélation du Créateur à notre égard.

Nous voudrions exprimer notre gratitude au Créateur pour le Rabash. Il nous a envoyé un messager à travers lequel il nous a été donné la possibilité de nous rapprocher du Créateur : pour nous corriger et nous adapter à l’équivalence de forme avec la force supérieure.

C’est ainsi que nous nous connectons au Rabash et au Créateur.

Le Rabash est un degré entre nous et le Créateur. Nous recevons tout à travers le Rabash, toute son ascension spirituelle. Chaque personne est créée et existe à travers ses amis et son enseignant, mais le Rabash apparaît vraiment comme un système. Il nous révèle une forme de connexion avec le Créateur à travers laquelle nous nous réalisons vraiment et nous rapprochons de la vérité.

D’abord et avant tout, nous devons nous dresser cette image que nous ne traitons pas avec des choses externes, c’est-à-dire avec les habitudes et les comportements d’une personne. Nous avons d’abord besoin de voir cette révélation spécifique du Créateur à notre égard, que le Créateur S’est révélé de cette manière distincte.

Par conséquent, plus nous apprécions le Rabash, plus nous nous rapprochons du Créateur.

Nous apprécions le degré de révélation qu’Il nous a faite grâce à cette force supérieure appelée « le Rabash ». Elle est devenue importante pour nous. Elle nous a connecté et nous a rapproché du Créateur.

Ce jour-là, nous allons lire des extraits traitant de ce sujet. Nous nous efforcerons également de nous ajuster avec précision à cette forme, qui a été révélée dans une certaine mesure par son extériorité, puis s’est cachée, c’est-à-dire qu’elle est partie.

En outre, malgré son départ, sa purification, nous avons besoin de nous élever, de nous purifier nous-mêmes, en parvenant à une connexion à cette racine spirituelle unique et en y voyant notre degré supérieur. En établissant une telle connexion avec notre degré supérieur, nous pouvons alors progresser davantage vers le Créateur.

Extrait de la leçon sur le thème « Jour Commémoratif du Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag (Le Rabash) », le 3 Octobre 2019

Pensez au Créateur

Question : Il existe de nombreuses méthodes d’avancement spirituel qui parlent apparemment de la même chose mais qui sont en désaccord avec les manières d’atteindre le Créateur. Chaque nation devrait-elle avoir sa propre méthode pour atteindre la force supérieure ?

Réponse : Cela est vrai, car atteindre le Créateur n’est possible que par l’annulation et l’élimination de l’égoïsme qui sépare une personne du Créateur. Ce travail dépend vraiment de la nature de la personne. La principale annulation en profondeur de l’égoïsme est appelée la méthode d’Israël, qu’Abraham a reçue. Il y a des méthodes qu’il a données en cadeau aux soixante-dix nations du monde qui, à cette époque, vivaient dans la Babylone antique.

C’est le même principe : il faut annuler son égoïsme. Avec cette annulation, une personne commence à ressentir la force supérieure. Chaque nation a son propre type d’égoïsme et, par conséquent, les méthodes de son annulation diffèrent. Cependant, toute personne peut utiliser la méthode de la Kabbale comme méthode principale qui aide tout le monde. La sagesse de la Kabbale est un chemin large et fiable, prêt pour chaque personne. D’autres nations peuvent utiliser leurs méthodes, mais il existe une différence dans le type d’atteinte spirituelle qu’elles peuvent atteindre de cette manière.

Il est inutile que tout le monde étudie la sagesse de la Kabbale, car nous étudions non pas pour savoir, mais pour attirer la Lumière qui ramène vers le bien. L’annulation de l’ego est possible de différentes manières. Par exemple, je connais un cas où, en raison de grandes souffrances, une personne a tellement annulé son ego qu’elle a reçu une certaine sensation du Créateur. La méthode de la Kabbale est comme la route principale. Mais il y a toutes sortes de chemins autour d’elle conçus pour différents types d’âmes. (1)

Si je ne pense pas à moi-même, alors je suis capable de penser au Créateur. Il ne peut y avoir deux maîtres dans le monde : c’est soit moi, soit le Créateur. Je ne me soucie pas de moi mais seulement de la façon de ne pas déconnecter de la pensée que le Créateur me façonne à chaque instant, mettant en œuvre la Pensée de la Création.

Je vais au travail, je m’occupe de ma famille, je pense à la façon de traverser la route en toute sécurité, mais en même temps je veux ressentir comment chaque instant et chaque situation ont été arrangés pour moi par le Créateur. Cela signifie de ne pas penser à vous-même car je pense que tout est fait par le Créateur, non pas que j’arrange tout moi-même. (2)

Extrait de la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, Questions et Réponses avec le Dr. Michael Laitman, le 24/08/2019

(1) : à 0 minute et 0 seconde
(2) : à 16 minutes et 20 secondes

L’immuabilité des sources kabbalistiques

Remarque : Dans la Kabbale, un livre, une source écrite par un kabbaliste il y a plusieurs milliers d’années, joue un rôle très important et constitue un moyen d’atteinte spirituel. Par exemple, Le Livre du Zohar. En psychologie, ce n’est pas le cas.

Mon Commentaire : Les sources kabbalistiques ne changent pas, tandis que les textes de tout livre concernant la psychologie, la politique et tout ce que fait l’humanité, à l’exception des sciences de la nature, changent constamment car une personne change.

Par conséquent, ce qui a été écrit par des psychologues il y a 100 ou 150 ans ou des philosophes il y a 500 ou 1 000 ans, aujourd’hui bien sûr, n’est plus d’actualité. Si les anciens philosophes grecs croyaient que l’âme pouvait être expirée et inhalée, personne n’a maintenant une pensée aussi primitive à ce sujet.

La Kabbale, cependant, fonctionne toujours avec les mêmes outils et objets qu’auparavant.

Question : Cela signifie-t-il que si nous rencontrions un kabbaliste qui vivait il y a 2 000 à 3 000 ou il y a 500 ans, nous trouverions une langue commune avec lui ?

Réponse : Non seulement nous trouverions une langue commune, mais nous apprendrions également de lui !

Nous aurions un langage commun, c’est-à-dire une compréhension absolue l’un de l’autre, et il serait intéressant de parler à cette personne. De plus, nous aurions une langue parlée en commun.

Par exemple, si un Français moderne rencontrait un Français qui vivait il y a 500 ans, ils ne se comprendraient pas l’un l’autre. Ou bien, prenons par exemple l’alphabet cyrillique créé par Cyrille et Méthode, dans lequel les lettres et toutes sortes de cercles n’ont rien à voir avec l’alphabet moderne.

Pourtant, l’hébreu n’a jamais changé. Après tout, il existe des lois selon lesquelles chaque lettre doit être exactement telle qu’elle est, car son contour provient de la conformité des forces spirituelles. De plus, la combinaison des lettres hébraïques n’est rien d’autre que des signes permettant d’exprimer les sensations d’une personne ayant atteint le Créateur. C’est pourquoi cela ne change jamais.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 13/12/2018

Aime ton prochain, même s’il ne vote pas comme toi

Mon dernier article sur les élections en Israël dans le Times of Israël

Pour la première fois de son histoire, Israël revote dans la même année pour choisir sa Knesset. Cinq mois après que Netanyahou n’ait pas réussi à former un gouvernement, les électeurs sont à nouveau invités à se rendre aux urnes. La mobilisation et la participation ont été grandes alors que les sondages annonçaient l’inverse.

La campagne électorale n’a pas été aussi virulente, peut-être parce que plus courte à cause des grandes vacances, de la rentrée scolaire et également à l’approche des fêtes, néanmoins, il y a presque une trentaine de candidats en lice.

Le casse-tête est pour le Président Rivlin qui va devoir choisir quel candidat pour former un gouvernement, alors que les résultats montrent un coude à coude entre Gantz et Netanyahou avec un léger avantage à Bleu et Blanc.

Les résultats sont presque officiels. Nous voilà aujourd’hui à la croisée des chemins et au lendemain des élections, le mot d’ordre des partis est un gouvernement d’unité nationale, les pourparlers en ce sens ont commencé et reste à savoir si cela va rester lettre morte.

A ce stade, Israël risquerait de s’illustrer une nouvelle fois par ses divergences, ses querelles intestines entre laïcs et pratiquants, libéraux et socialistes, sépharades/ashkénazes.

Pourtant un gouvernement comprenant le Likoud, Bleu et Blanc et Liberman – combinant au mieux les compétences de chacun – semblerait la meilleure solution pour qu’Israël reste un pays fort et stable dans la région et soit toujours respecté à l’étranger.

De plus, le pays fait face à une véritable fracture sociale et religieuse et l’union ne peut pas être uniquement le résultat de la nécessité, mais doit aussi être voulue. Pour cela, il faudrait se rappeler que le respect d’autrui et l’amour du prochain sont les seules valeurs fondamentales qui ont permis de tout temps l’unité du peuple d’Israël et de faire prévaloir l’intérêt général du pays et non de mettre en avant ses intérêts personnels.

Il appartient donc à chacun de s’employer à éveiller le sentiment d’unité car nous sommes tous concernés et que cela ne relève pas du gouvernement quel qu’il soit.

Les prochains mois nous dirons si nous avons tirés les leçons des élections d’avril. L’avenir d’Israël et des Israéliens est en jeu, dans un monde de plus en plus menaçant qui accuse Israël de tous les malheurs du monde.

C’est maintenant que le peuple d’Israël doit se réveiller, comprendre que c’est le temps d’agir, de s’unir s’il veut un jour pouvoir remplir son rôle et être vraiment la lumière des nations, en étant un exemple d’unité pour vivre ensemble et pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

https://frblogs.timesofisrael.com/aime-ton-prochain-meme-sil-ne-vote-pas-comme-toi/

 

 

Comment développer le point dans le cœur ?

Question : Un kabbaliste explore-t-il le monde, non pas avec les cinq sens habituels, mais avec un nouvel instrument appelé l’écran (Massakh) ?

Réponse : Oui. C’est une qualité anti-égoïste que nous développons en nous-mêmes en étudiant la Kabbale.

Dans chaque personne, il existe un embryon de la qualité du don sans réserve et de l’amour pour les autres, mais il ne s’agit que d’un embryon, ce qui s’appelle un petit point dans le cœur qui existe dans son cœur égoïste.

La sagesse de la Kabbale explique comment développer ce point, comme une graine plantée dans le sol qui commence à pousser.

Nous explorons les sciences matérielles subjectivement. La sagesse de la Kabbale, cependant, nous dit comment nous pouvons planter notre graine altruiste dans l’égoïsme, et grâce à une connexion correcte entre nous, elle se développera et nous donnera une nouvelle force altruiste.

Par conséquent, avec l’aide de la Kabbale ou de l’écran (un organe sensoriel supplémentaire), nous pouvons explorer la vraie réalité, que notre égoïsme ne perturbe pas.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 13/12/2018

L’avancement par la jalousie

Question : Le Baal HaSoulam écrit : « Celui qui peut attendre demain obtiendra son salut après ses années. » Comment puis-je développer l’aspiration au supérieur au moment présent et ne pas attendre demain ?

Réponse : Tout dépend de combien vous êtes jaloux vis-à-vis de vos amis. Vous devriez être jaloux qu’ils avancent beaucoup plus rapidement et avec plus de succès que vous. C’est un problème.

Cette approche est recommandée même à l’enseignant. Par exemple, tous les jours je suis assis devant mes étudiants. Bien que je souhaite qu’ils atteignent rapidement tout, je dois aussi les envier ; sinon, je serai incapable d’apprendre d’eux. Et j’ai besoin d’apprendre du Créateur à travers eux.

La bonne jalousie est la propriété principale qui nous fait avancer. Je ne pense pas à ce qu’ils avancent plus lentement, mais à ce qu’ils avancent plus vite que moi-même. De cette façon, nous nous entraidons.

Cette jalousie doit être développée. Il est nécessaire de montrer spécifiquement à l’autre personne à quel point vous comprenez mieux, à quel point vous êtes intelligent, à quel point vous faites plus d’efforts. Aidez-les de cette façon !

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 21/04/2019

La source de toute existence

Le Baal HaSoulam, Les Écrits du Baal HaSoulam, Volume 1, « La Qualité de la Sagesse Cachée en Général », Ce Principe Supérieur est Défini en Celui qui est Un, Seul et Unique : Il est évident que le supérieur est un. Il comprend toute la réalité et tous les temps (passé, présent et futur) car on ne peut pas donner ce que l’on n’a pas. Si toute la réalité et l’existence de la réalité n’avaient pas été incluses en Lui, elles ne seraient pas sorties de Lui, comme cela est évident pour tout scrutateur, et sans nous soucier du fait que nous trouvons des dysfonctionnements dans les usages de l’existence de la réalité.

En effet, sachez que ceci est l’étude que les sages de l’appel caché appellent « un ». Le premier à l’étudier fut Abraham le Patriarche (ceci est expliqué dans le Livre de la Création et est donc attribué à Abraham, le Patriarche). Cela signifie qu’il n’y a pas deux autorités ici (bonne et mauvaise) mais seulement bonne.

Le principe fondamental de la sagesse de la Kabbale est qu’il n’y a qu’une seule force, un seul but, un seul chemin et un seul mouvement dans l’univers, c’est-à-dire une seule source, à côté de laquelle rien n’existe. D’où l’affirmation : « Il n’y a rien hormis Lui. »

Tout ce qui nous semble exister en dehors de Lui est en fait Lui. Le fait que quelqu’un, quelque part et d’une manière ou d’une autre, voit que quelque chose est supposé exister ne constitue qu’un léger désalignement, une différence par rapport au centre, lorsque vous devez combiner deux lignes pour qu’elles atteignent exactement le point de la cible. Alors, la personne commencera à nouveau à ressentir qu’il n’y a rien hormis le Créateur.

Tous les écarts par rapport au concept de « un, seul et unique » nous sont donnés afin que nous nous efforcions de façon répétée de le confirmer et de nous fondre avec lui. C’est le but de notre développement. Le développement, c’est entrer et se dissoudre dans cette unité.

Cela ne rentre pas dans notre esprit, notre mémoire, ni dans nos capacités analytiques, car pour cela, nous devons complètement revoir notre approche, notre vision du but, du monde, de l’espace, du temps, du mouvement et, en général, de toute chose. Nous devrions tout rapporter à une seule et unique sensation : j’existe ou Lui seul.

Question : Donc, je n’existe pas ? Y a-t-il uniquement Lui ?

Réponse : Bien sûr, je n’existe pas. J’existe seulement lorsque je diffère de Lui ou lorsque je fusionne avec Lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 27/01/2019

La préparation d’en haut et notre travail

Il est écrit : « Celui qui est en deuil de Jérusalem est récompensé de voir sa joie. » Cela signifie que nous devons prier pour le public, mais que devrions-nous demander ? Le public a-t-il un désir de spiritualité ? Le fait est que tous les désirs existant dans le public appartiennent à une personne travaillant sur la correction. Les désirs sont à l’intérieur des gens, et un kabbaliste doit développer des intentions. Le désir et l’intention sont deux catégories distinctes ; ils n’existent pas au même endroit. Lorsqu’un kabbaliste travaille avec un écran, la restriction et la Lumière réfléchie, les désirs commencent à se mettre en place et changent en fonction de l’intention avec laquelle il veut utiliser les désirs.

L’intention s’appelle Rosh (tête) et le désir s’appelle Gouf (corps). Nous travaillons dans Rosh, sur l’intention, pour qu’elle convienne au Gouf, et alors nous pourrons utiliser le Gouf, ce qui signifie le désir. La disparition d’une telle compatibilité après son existence s’appelle la destruction du Temple. Si une telle compatibilité entre l’intention et le désir est rétablie, alors c’est la construction du Partsouf spirituel, sa naissance.

Le récipient est l’intention de donner sans réserve. Toute la correction consiste à atteindre l’intention correcte. Les désirs existent. Ils sont juste arrangés de manière incorrecte, non dotés de l’intention correcte. Il n’y a pas de nouveaux désirs. La brisure, la restriction et la dissimulation se produisent tous afin que nous puissions examiner les désirs et commencer à les connecter. Comme un bébé qui est né et qui commence à grandir, nous corrigeons la brisure et développons notre âme. (1)

Nous travaillons sur l’intention de le faire afin de donner sans réserve, dans le but d’apporter du contentement au Créateur. Pour donner sans réserve au Créateur, il est nécessaire de concentrer l’intention correcte et de sélectionner parmi les désirs brisés ceux qui seront en mesure de travailler sous son contrôle. Ce faisant, nous construisons le Partsouf spirituel, l’extension de notre don sans réserve.

C’est pourquoi il y a eu des brisures, des préparatifs pour la correction qui n’étaient pas de notre faute. Il n’y a presque pas de travail de l’inférieur en cela. L’exil égyptien, le désert, la destruction du Premier Temple, l’exil babylonien, puis le Second Temple également détruit, et la sortie de ce dernier exil : comment tout cela a-t-il pu arriver ?

C’était juste une préparation d’en haut. Maintenant, il ne nous reste plus qu’à faire une correction finale. Seul le travail en vue de la correction finale est considéré comme le travail de la personne ; tout le reste était une préparation. (2)

De la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le 9 Av », le 11/08/2019

(1) : à 32 minutes et 20 secondes
(2) : à 37 minutes