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Combien de temps reste-t-il jusqu’à réparation finale ?

Question : S’il n’y a pas de temps dans la spiritualité, qu’est-ce que le chemin direct ? Est-il plus court ?

Réponse : Il n’y a pas de temps dans la spiritualité. Cela n’a rien à voir avec notre monde. Il reste 6 000 ans avant la réparation finale. Maintenant, d’après le calendrier hébraïque, nous sommes en 5779. Il reste donc 221 années jusqu’à la réparation finale.

Cependant, nous pouvons y arriver plus tôt. En général, tout ce que la science de la Kabbale a prédit s’est produit précisément à l’heure exacte. Après la réparation finale, le monde entier s’élèvera jusqu’au niveau du monde supérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018

Chavouot: la naissance du peuple d’Israël

Mon article publié dans Times of Israel en français

Recevoir la Torah et l’accepter

Le peuple d’Israël est né au Mont Sinaï, lorsqu’il a reçu la Torah que Moïse lui a apporté.

C’est au Mont Sinaï, le mont de la haine (Sinaï du mot Sina en hébreu= haine), quand le peuple a accepté à l’unanimité d’être solidaire et responsable de chaque membre de la nation, qu’il est devenu digne de recevoir la Torah et pas avant.

Pourtant, au début, le Créateur avait proposé la Torah aux nations du monde, celles-ci ont refusé et seuls les enfants d’Israël ont accepté de prendre sur eux cette loi, même s’ils n’ont pas trop eu le choix, puisqu’il est écrit “ Si vous acceptez la Torah, c’est bien, sinon ici sera votre tombe” (Midrach, Massekhet Shabbat).

Le contrat social juif

En recevant la Torah, le peuple d’Israël est né. Cette naissance est due à un accord, une sorte de contrat social entre les Juifs qui stipule qu’il faut s’élever au-dessus de notre nature humaine “en faisant et en écoutant” et se préoccuper des besoins d’autrui.

Cette solidarité entre les membres d’Israël est possible grâce à la Torah qui est le lien entre le peuple et Dieu. La Torah est une loi divine qui transcende l’ego humain, cette loi est immuable et s’applique à tous, sans exception et sans pitié. En effet, dans la Kabbale, Dieu- Elohim a la même valeur numérique que la nature –HaTéva, 86, ainsi les lois de Dieu sont les commandements de la nature et vice-versa, car ils sont une seule et même chose.

La particularité de la Torah est qu’elle a pour but de corriger l’homme. Il est dit “j’ai créé le mauvais penchant, je lui ai créé la Torah comme une épice, car la lumière en elle, le ramène vers le bien”. Nous voyons donc que la Torah a une force qui permet à la personne qui désire changer, de suivre cette loi pour vivre en harmonie dans la société.

De “ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse” à “aime ton prochain comme toi-même”

C’est ainsi que se réalise le Tikoun (correction/réparation) des personnes. La correction commence dans un premier temps par ce qu’a dit Hillel “ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse” puis ensuite “en aimant son prochain comme soi-même” qui est la règle de la Torah, selon Rabbi Akiva.

Le peuple d’Israël détient le remède (Segoula) à tous les maux, qui est la Torah qui corrige l’ego humain. Lorsque le peuple s’unit au-dessus de la haine, il créé un prototype d’une humanité corrigée, une sorte de laboratoire expérimental qui montrera l’exemple aux autres nations, afin qu’elles aussi puissent commencer le processus de correction. En effet, la nature aspire à ce que toute l’humanité soit unie.

De nos jours, c’est l’humanité toute entière qui se trouve au pied de la montagne de haine (le mont Sinaï) et il est impératif d’accepter la loi divine pour apprendre à vivre ensemble, sinon la planète entière sera notre tombe.

 

 

L’effet de l’inclusion mutuelle

Question : Plusieurs personnes de notre groupe se rendent au Congrès  de février 2019 en Israël. Nous avons vécu beaucoup de choses pendant ce temps de préparation. Comment pouvons-nous savoir qu’elles transmettront toutes nos impressions et nos inspirations ?

Réponse : Je suis sûr qu’elles seront en mesure de les transmettre à travers leur inclusion en nous. De plus, l’inspiration qu’elles recevront ici leur extraira tous vos messages. Tout ce que vous voulez leur transmettre nous parviendra.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/02/2019

La Torah et les voyelles

Question : Les voyelles sont utilisées en hébreu : les nékoudot (points) situés au-dessus des lettres indiquant la prononciation correcte des voyelles. Il existe un récit selon lequel elles ont été développées par une famille de Tibériade après la destruction du Temple afin de préserver le son de la Torah. Mais nous étudions que les vocalisations de voyelles sont les Lumières qui sont au-dessus de la lettre, c’est-à-dire au-dessus du Kli (récipient) ou sous le Kli.

Les nékoudot ont-ils été inventés par la famille de Tibériade pour mémoriser la Torah ? Après tout, la Torah elle-même a été écrite sans nékoudot.

Réponse : Cela n’a pas d’importance. Dans la Torah, il n’y a vraiment pas beaucoup de signes nécessaires à sa lecture. Après tout, lorsque vous lisez la Torah, vous devez la reproduire avec tous vos instruments externes et internes.

C’est-à-dire que je dois savoir comment je chante le texte, comment je place l’intonation à chaque phrase, où je peux faire une pause et où c’est interdit. Après tout, une personne ne peut pas lire le texte en une seule respiration.

De plus, la lecture de la Torah est différente de la lecture habituelle lorsque vous prenez l’air dans les poumons, lisez quelque chose à haute voix et libérez l’air. En lisant la Torah, je dois bien gérer mes poumons comme un orgue dans une cathédrale. J’appuie sur certaines parties de mes poumons, qui se composent de cinq parties. Après cela, j’allume les cinq parties de l’appareil de reproduction : le larynx, la gorge, la bouche, les lèvres et les dents.

Par conséquent, les lettres hébraïques sont une forme abrégée des énormes données puissantes qu’une personne a reçues pour pouvoir lire.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/01/2019

Le monde dans 15 ans

Question : Comment voyez-vous le développement futur du monde d’ici 15 ans ? Qu’est-ce qui arrivera ? Quel est le rôle d’Israël à cet égard ?

Réponse : La voie souhaitable du développement est la prise de conscience du peuple israélien, ensemble avec nos groupes dans le monde, et de la prétendue humanité progressiste, selon laquelle l’important est de s’unir et de montrer au monde un exemple d’unité.

Lorsque nous parvenons à nous unir au moins un peu, alors la Lumière supérieure passe à travers nous et elle se fait sentir à tous les niveaux de l’humanité. Les gens auront la sensation que la vie réelle et la possibilité de progresser vers la prochaine étape de développement, de sortir vers un nouveau niveau d’existence, se trouve dans l’unité.

Tout en étant dans ce monde physique, nous allons également commencer à pénétrer la matière supérieure, une existence supérieure, dans ces zones où notre cerveau n’agit pas, mais où sont les commandes qui le contrôle.

J’espère vraiment que nous allons commencer à le ressentir dans les années à venir. C’est à notre porte, mais cela dépend de nous de notre faculté de savoir  adapter cette connaissance et ces sensations.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/01/2019

Comment le monde supérieur est révélé

La correction ne peut être faite qu’avec l’aide de la Torah, la Lumière supérieure, qui remplit initialement l’âme commune puis s’en échappe et reste à l’extérieur en tant que Lumière environnante. La Lumière attend que les désirs soient prêts pour pouvoir y rentrer selon la loi de la similarité des attributs. Par conséquent, toutes les corrections ne sont possibles que par le biais de notre connexion : physique et mentale. Nous devons essayer de nous connecter jusqu’à ce que nous ne ressentions plus que nous sommes séparés par des corps.

Si nous voyons des corps, cela montre à quel point nous sommes différents les uns des autres. Et dès que nous commençons à nous élever au-dessus de nos corps matériels, au-dessus de la division interne, le monde matériel fond et s’efface.

Ce monde ne reste pas : il n’y a que des désirs connectés les uns aux autres et luttant pour une unité et une connexion toujours plus grandes. C’est ainsi que nous révélons le monde supérieur au lieu du monde qui est devant nous maintenant ; nous commençons à voir la matière de l’intérieur.

Extrait du congrès international de Kabbale, Troisième Jour, Leçon n°9, « L’Alliance du Sel », le 21/02/2019

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

Mon article publié dans Times of Israêël en français

 

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

A l’approche de la fête nationale et alors que les drapeaux israéliens flottent dans tout le pays, une question se pose : Pourquoi l’existence même d’Israël est-elle remise en cause ?

Le sionisme et la haine

L’idéal sioniste voulait qu’existe un foyer national pour tous les Juifs de la Diaspora. Les vagues d’Alya ont formé le pays : par conviction, pour fuir l’antisémitisme ou tout simplement pour vivre mieux.

L’esprit des pionniers a permis la création d’un Etat démocratique, rassemblant tous les Juifs autour d’un idéal : être libre sur notre terre, comme le rappelle l’hymne national HaTikva (l’espoir).

Aujourd’hui, nous pouvons voir ce que nous ont légué nos ancêtres : Une terre, un idéal politique, économique, religieux, spirituel. Chacun choisit en fonction de ses convictions, mais une chose est sûre, nous avons hérité de valeurs universelles telles que la cohésion sociale, la fraternité, le respect d’autrui, l’amour, la liberté. Alors pourquoi tant de haine à l’encontre d’Israël ?

C’est parce que nous ne sommes pas à la hauteur de ces mêmes valeurs que nous sommes censés porter. Le monde attend d’Israël un comportement exemplaire, non tant dans ses relations avec leurs voisins frontaliers, mais tout d’abord au sein de la société, chacun avec son prochain.

Un exemple de cohésion sociale

Pour parvenir à vivre ensemble, nous devons faire prévaloir notre unité au-dessus de nos différences et différends et ainsi être un exemple pour le reste de monde, comme le voulait tant de penseurs juifs tels Ahad Ha Am, le Rav Kook ou le kabbaliste Yéhouda Ashlag. Cela nous permettrait de comprendre notre mission de « peuple élu », celui qui se doit d’être « la lumière des nations ».

C’est notre propre remise en cause de notre héritage spirituel qui ouvre la porte à la remise en cause de notre héritage de la terre, et le Zohar d’ajouter (Yevamot 63) « toutes les calamités au monde ne viennent que pour Israël » pour nous amener à nous remettre en question.

« Si vous le voulez, ce n’est pas un rêve »

Cette célèbre phrase de T. Herzl n’a jamais été autant d’actualité, la prise de conscience et la compréhension de l’antisémitisme nous permettrait de lutter efficacement contre celui-ci, et plus personne ne nous haïrait ni ne remettrait en cause notre légitimité. Bien au contraire, comme le prophète Isaïe l’a dit, les nations du monde porteront les enfants d’Israël à Jérusalem.

Alors, célébrer l’indépendance d’Israël prendrait une toute autre dimension. Mais pour cela, il nous faut construire tous ensemble cette réalité d’un peuple d’Israël qui vit à la hauteur de l’idéal qu’il est censé incarner et transmettre, uniquement ainsi l’indépendance d’Israël sera respectée, et “si vous le voulez ce n’est pas un rêve… “

 

Yom HaShoah

Mon article publié dans Dreuz

Yom Ha Shoah 2019, se souvenir et après?

Depuis la fondation de l’Etat d’Israël en 1948, en mémoire des 6 millions de juifs qui ont péri dans les camps, la journée en mémoire de la Shoah a été instaurée pour ne pas oublier les horreurs du passé. Des témoignages bouleversants de survivants, de militaires, de résistants sont diffusés à la télévision. Une cérémonie nationale a lieu et la sirène retentit, immobilisant tout le pays pour une minute, afin de ne jamais oublier le massacre orchestré d’une main de maître par les nazis, plus connu sous le nom de la « Solution finale »,  officialisant les camps de la mort et le nettoyage ethnique de l’Europe.

Il semblerait que la sympathie suscitée après la Shoah soit arrivée « à prescription » légitimant la remise en cause de l’existence d’Israël et les attaques antisémites dans le monde. Il est presque devenu « banal » de taguer de croix gammées les stèles, les vitrines, les voitures, les boites aux lettres. Peu semblent s’en offusquer, les premiers à réagir sont toujours les juifs que l’on accuse de lobbying. On pourrait même se demander si les documentaires filmés à la libération des camps ont encore un impact sur les gens et que seule la propagande antisioniste et antisémite ait lieu d’être.

En plus du devoir de mémoire, il semblerait que le temps d’agir soit venu. Cependant, quelle action entreprendre quand le virus de la haine se propage à nouveau? Faut-il protester, s’indigner ou se résigner? Nous pouvons néanmoins y réfléchir. En effet, comment après 2000 ans de persécutions et d’humiliations, le juif se retrouve toujours sur le banc des accusés?

Certes, cela est presque flatteur qu’une si petite minorité soit le centre d’intérêt permanent des médias, mais en réalité, c’est fatiguant. Après tout, le juif aspire comme n’importe qui à vivre paisiblement.

Cependant, le monde semble vouloir autre chose, ne nous laissant pas la possibilité d’oublier notre identité. Les contributions technologiques, informatiques, scientifiques des juifs sont incontestables, mais n’ont pas fait taire les revendications, c’est même l’inverse.

Il serait bon que les juifs se demandent s’ils n’ont pas un autre rôle à jouer, il porte le nom de peuple élu, de peuple du livre et cela implique des responsabilités.

Quoi qu’il en soit, pour cette journée de l’Holocauste, nos pensées sont avec ceux que la haine irrationnelle a exterminés. Nous, qui sommes en vie, semblons être poussés par le reste du monde vers un destin auquel il serait bon de réfléchir sérieusement, afin d’éviter que le passé ne se répète.

 

Le souhait du kabbaliste qui enseigne

Question : Un kabbaliste accompli souhaite-t-il que ses étudiants révèlent également son degré spirituel ? Est-ce qu’il les élève jusqu’à son niveau ? Ou fait-il cela pour s’élever lui-même ?

Réponse : En enseignant à mes étudiants, je m’élève aussi parce que je diffuse cette sagesse. Et chaque petite âme potentielle qui rejoint le développement commun se connecte au cours général de la correction et influence tout le monde.

En d’autres termes, j’influence l’âme commune d’Adam en vous incluant à moi. Ainsi, j’impacte l’univers entier.

Question : Donc, vous êtes clairement intéressé d’avancer ?

Réponse : Je suis évidemment intéressé par la progression de tous. Cependant, cet intérêt n’est ni égocentrique ni égoïste, car je souhaite personnellement que l’ensemble du système atteigne l’adhésion au Créateur. Là, l’ego disparaît complètement. Votre question n’a aucun sens car dans la Kabbale, le particulier et le collectif sont complètement égaux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/11/2018

L’antisémitisme expliqué par le Dr Laitman