Category Archives: Kabbale

Qu’est-ce qui donne lieu à la crainte révérencielle ?

Question : Si je n’ai plus peur du Créateur, cela signifie-t-il que je suis en adhésion à Lui ?

Réponse : La question est de savoir si vous ne ressentez pas la peur mais la crainte par respect.

Vous devriez être dans un état où vous pensez, vous souciez et vous inquiétez de ce que vous ressentez vis-à-vis du Créateur. Vous voulez prouver que vous L’aimez et que vous vous souciez de Lui, et que vous voulez Lui plaire, ce qui signifie être le bon élément de Sa création.

La peur disparaît et se transforme en crainte, et c’est une sensation complètement différente : plus haute et plus noble.

Après tout, la peur appartient au niveau animal : j’ai peur pour moi-même. Et lorsque je ne m’inquiète plus de moi-même, lorsque je ressens le Créateur comme éternel, parfait et incapable de faire quoi que ce soit qui puisse nuire à quiconque à partir de Sa perfection, la peur au niveau animal disparaît. Elle est éteinte par la compréhension du Créateur. Je ne ressens alors que de la crainte révérencielle parce que la peur se transforme en un sentiment de Sa perfection. La peur et la perfection suscitent l’admiration craintive.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 13/02/2019

Les différentes opinions ne doivent pas disparaître

Le Baal HaSoulam, « La Liberté » : C’est pourquoi la majorité se doit d’être extrêmement prudente afin de veiller avec grande vigilance à ce que les opinions de la minorité soient maintenues et ne disparaissent jamais. Elle doit tenir pour sûr et certain que les opinions les plus développées et les plus authentiques ne se trouvent jamais chez la majorité gouvernante, mais précisément chez les plus faibles, c’est-à-dire chez une minorité non identifiable…

Question : Pourquoi tout le monde devrait-il exprimer son opinion lorsque nous sommes dans les cercles ?

Réponse : Tant que tout le monde ne se réalisera pas pleinement dans la connexion entre nous, nous ne pourrons pas atteindre la similitude avec le Créateur et construire un groupe où le Créateur sera révélé.

Le groupe est un outil. Nous devons le calibrer. De la même manière que nous tournons le bouton d’une radio pour l’accorder sur une certaine fréquence, nous devons également transformer tous les membres du groupe afin qu’ils se connectent les uns aux autres, et dans leur unité, la force intégrale commune et mutuelle se manifestera. Ce sera le Créateur. Par conséquent, la participation de chacun est très importante. Chacun individuellement est également très important.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 25/12/2018

L’hébreu est un moyen d’exprimer la connaissance kabbalistique

Question : Y avait-il une autre langue dans la Kabbale avant l’hébreu ?

Réponse : Non. Dès le début, l’hébreu a été le seul moyen d’exprimer la connaissance kabbalistique. Il est apparu nécessaire d’exprimer les racines spirituelles, des mots et des actions. Il existe pour ce seul but.

L’hébreu actuel n’aurait absolument pas dû être utilisé dans notre monde. Le fait qu’en Israël aujourd’hui l’hébreu soit utilisé pour écrire, lire et communiquer est incorrect. Ça n’a jamais été comme cela. Les textes kabbalistiques ont toujours été écrits en hébreu. D’autres langues étaient utilisées pour tout le reste, comme l’araméen ou le grec ancien, mais pas l’hébreu.

L’hébreu est purement un langage des branches qui est utilisé uniquement pour décrire les forces spirituelles, des qualités et des actions.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 23/06/2019

La signification des livres kabbalistiques, partie n°1

Les multiples visages de la Torah

Question : Lorsque nous ouvrons la Torah, nous trouvons une collection de récits historiques avec de nombreux personnages. Comment devrions-nous nous rapporter correctement à eux ?

Réponse : Si la Torah ne venait pas d’une source spéciale mais était un livre ordinaire écrit, supposons-le par une personne du Moyen Âge, alors ce serait simplement un roman historique intéressant.

La Torah elle-même est présentée dans un langage très intéressant, et lorsque vous commencez à la lire, vous ne pouvez pas vous arrêter, car elle vous captive. Il y a quelque chose dedans qui fait qu’on ne se lasse pas de la lire.

J’en parle comme d’un lecteur ordinaire qui n’a rien à voir avec l’origine de ce livre, avec sa religion, son histoire, sa géographie ou avec quoi que ce soit d’autre. C’est juste écrit dans un style intéressant.

Certains perçoivent la Torah comme un document historique, d’autres comme une fiction ou peut-être un ensemble d’instructions ou de documents juridiques. Il contient beaucoup d’informations sur l’interaction des peuples et des nations dans l’Antiquité, sur leur vision du monde.

En général, la Torah est un livre très intéressant. Nous voyons quelque chose de similaire chez Flavius Josèphe, s’il est possible de comparer la Torah et ses œuvres. Dans une certaine mesure, il raconte la Torah et la décrit comme un historien.

Josèphe est un historien vraiment éblouissant avec une vision large et une connaissance approfondie des faits historiques. Il a écrit ses œuvres en exil à Rome où un vaste institut a été créé spécialement pour lui, où des centaines de personnes travaillaient pour lui.

Mais tout de même, ce qu’il a écrit ne peut être comparé à la Torah elle-même.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 18/12/2018

Pourquoi nous devons comprendre la grandeur et l’unicité du Baal HaSoulam

Baal HaSulamHier était un jour spécial, le Jahrzeit, jour commémorant la mort du kabbaliste Yehouda Ashlag, le Baal HaSoulam.

Qui est le Baal HaSoulam ? Il est l’âme qui nous connecte au Créateur. C’était une personne qui a ouvert toutes les portes de la sagesse de la Kabbale à la dernière génération dans laquelle nous sommes maintenant.

Sans l’enseignement du Baal HaSoulam, nous ne pourrions pas recevoir ce que nous avons déjà reçu. De plus, sans l’enseignement du Baal HaSoulam, nous ne serions pas en mesure de progresser vers ce qui nous attend, à la fois en termes de connaissance et de méthode de la Kabbale, et également en ce qui concerne ses étapes de réalisation.

Peu importe ce qui se passera à mesure que nous progressons, nous atteindrons un besoin pour le Créateur. Cependant, un tel besoin devra passer par cette grande âme.

« Une personne a le choix d’aller dans un endroit où il y a des justes. Quelqu’un peut accepter leur autorité, et alors il recevra toutes les forces qui lui manquent par la nature de ses propres qualités. Il le recevra des justes. C’est l’avantage de « les planter à chaque génération », de sorte que chaque génération puisse avoir quelqu’un vers qui se tourner, à qui s’adresser, et de qui recevoir la force nécessaire pour s’élever au degré de juste. »

Le Baal HaSoulam, Shamati Article 99 : « Il n’a pas dit méchant ou juste. »

Une des raisons pour lesquelles la sagesse de la Kabbale est appelée « la sagesse de la Kabbale (réception) » est parce qu’elle passe à travers chaque génération, et que chaque génération a besoin d’un enseignant, un kabbaliste, un doté de l’atteinte spirituelle, dans le monde. C’est une nécessité dans la sagesse de la Kabbale. Seuls des individus extrêmement rares et uniques peuvent atteindre le Créateur en recevant un traitement spécial d’en haut. En tant que tels, nous devons toujours être connectés aux grands sages qui sont dans l’atteinte spirituelle, de sorte qu’à chaque génération nous puissions faire des progrès spirituels.

Puisque la sagesse de la Kabbale discute de phénomènes qu’une personne peut atteindre uniquement par l’enseignant, alors elle apprend des sources, à travers le maître, qui traversent toutes les générations. La clé de l’atteinte par l’étudiant de ce qui passe par son maître est l’annulation, à travers laquelle le petit peut recevoir du grand. En conséquence, il existe des degrés d’annulation de l’élève devant l’enseignant.

Par conséquent, nous devons comprendre à quel point le Baal HaSoulam était grand et unique et à quel point nous devons accepter ce qu’il nous a laissé, ses écrits, dans l’espoir que, dans la mesure du possible, nous pourrons nous connecter à son esprit, à travers lequel nous pouvons recevoir la force supérieure du Créateur.

Leçon de la Kabbale sur le thème « Jour Commémoratif du Baal HaSoulam », le 10 Octobre 2019

Le paradis et l’enfer sont des états internes

Question : Au cours de son développement, l’âme subit diverses transformations. D’un point de vue religieux, le paradis et l’enfer sont un certain stade de développement de l’âme. J’aimerais savoir ce que cela signifie d’un point de vue kabbalistique.

Réponse :  Non, les religions n’affirment pas cela.

Dans la Kabbale, le paradis est un état de joie du don sans réserve aux autres. L’enfer est l’état où je brûle littéralement de honte.

L’enfer est un sentiment de honte. Le paradis est la satisfaction de l’amour. Mais tout cela se situe à un niveau spirituel. Il n’y a rien d’autre.

Question : Qu’est-ce qui cause la honte ?

Réponse : La honte se produit lorsque vous voyez à quel point vous êtes opposé au Créateur.

Dans la Préface à la Sagesse de la Kabbale, nous étudions que la première restriction (Tsimtsoum Aleph) est survenue parce que le Kli (récipient) a découvert son opposition au Créateur, et en ressentant de la honte, il a fait cette restriction sur lui-même.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

Tous les désirs restent

Il est impossible d’effacer le désir de recevoir car c’est la création même. Vous pouvez vous tromper, vous saouler, courir après un désir au lieu d’un autre, en éteignant le premier désir de cette manière, mais il est impossible de déraciner un désir. Je peux l’ignorer par peur ou à cause d’autres désirs plus forts, mais il est impossible de le combattre directement.

Même la Lumière qui ramène vers le bien ne change pas le désir lui-même ; elle ne fait qu’élever ou diminuer son importance. Pourtant, tous les désirs restent chez une personne tels qu’ils lui ont été donnés à la naissance. Si une personne n’attribue aucune importance au désir, elle peut alors l’effacer de l’écran sur lequel elle voit le monde. Il n’y a pas d’autre moyen, car toute la création est un désir. (1)

Avant le congrès, je m’attends à ce que les dizaines européennes nouent des liens entre elles et avec tous les autres groupes mondiaux. Il devrait exister un unique lieu de réunion virtuel commun où tout le monde peut se rencontrer, obtenir des informations et se ressourcer.

Nous devons être inclus les uns dans les autres, non seulement à un niveau informatif, mais aussi dans nos sensations. Je veux ressentir les amis comme les organes de mon corps qui ont été séparés et je dois les rapprocher de moi. Dans la mesure où je les rapproche et augmente ma sensibilité à leur égard, je les anime et commence à les sentir vivants, connectés à moi et vivant à l’intérieur de moi, dans la mesure où je construis un récipient de l’âme jusqu’à ce que le Créateur s’y révèle. (2)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Correction de la Brisure – Préparation au Congrès » du 16/09/2019

(1) : à 3 minutes et 10 secondes
(2) : à 19 minutes et 35 secondes

Un signe de bon progrès

Question : Il y a trois ans, j’ai commencé à étudier la Kabbale et je pensais tout comprendre. La « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (Ptikha) et le « Talmud des Dix Sefirot » (TES) étaient tout à fait compréhensibles et clairs.

Maintenant, après trois ans je commence à ressentir que non seulement je ne comprends pas ce qui était clair auparavant, mais que PtikhaTES et le travail dans le groupe suscitent en moi un certain dégoût. Est-ce normal ?

Réponse : Ceci est un signe de bon progrès. Vous devez vivre cette période et être fort et persistant, et alors vous commencerez à tout comprendre à la fois intellectuellement et émotionnellement.

Question : Donc, ces perturbations sont une aide en fait ?

Réponse : Oui. Mais cela peut durer assez longtemps, peut-être plusieurs années. L’essentiel est de ne pas abandonner et vous en verrez la récompense.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

Qui est le Rabash ?

rabash-2_100_wpAujourd’hui, le jour de la commémoration du souvenir (décès) de notre maître, le kabbaliste Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag, le Rabash, nous ne nous plongerons pas dans les souvenirs. Nous n’accordons aucune importance particulière aux dates d’anniversaire des défunts, comme il est d’usage chez ceux qui sont loin de la vérité. Nous nous rapportons simplement à de tels jours en tant que signes afin de nous connecter et d’adhérer davantage, ou du moins nous rapprocher de notre racine.

Pourquoi ? Parce qu’en fait, qui est vraiment le Rabash ? Le Rabash est une certaine mesure de la révélation du Créateur à notre égard.

Nous voudrions exprimer notre gratitude au Créateur pour le Rabash. Il nous a envoyé un messager à travers lequel il nous a été donné la possibilité de nous rapprocher du Créateur : pour nous corriger et nous adapter à l’équivalence de forme avec la force supérieure.

C’est ainsi que nous nous connectons au Rabash et au Créateur.

Le Rabash est un degré entre nous et le Créateur. Nous recevons tout à travers le Rabash, toute son ascension spirituelle. Chaque personne est créée et existe à travers ses amis et son enseignant, mais le Rabash apparaît vraiment comme un système. Il nous révèle une forme de connexion avec le Créateur à travers laquelle nous nous réalisons vraiment et nous rapprochons de la vérité.

D’abord et avant tout, nous devons nous dresser cette image que nous ne traitons pas avec des choses externes, c’est-à-dire avec les habitudes et les comportements d’une personne. Nous avons d’abord besoin de voir cette révélation spécifique du Créateur à notre égard, que le Créateur S’est révélé de cette manière distincte.

Par conséquent, plus nous apprécions le Rabash, plus nous nous rapprochons du Créateur.

Nous apprécions le degré de révélation qu’Il nous a faite grâce à cette force supérieure appelée « le Rabash ». Elle est devenue importante pour nous. Elle nous a connecté et nous a rapproché du Créateur.

Ce jour-là, nous allons lire des extraits traitant de ce sujet. Nous nous efforcerons également de nous ajuster avec précision à cette forme, qui a été révélée dans une certaine mesure par son extériorité, puis s’est cachée, c’est-à-dire qu’elle est partie.

En outre, malgré son départ, sa purification, nous avons besoin de nous élever, de nous purifier nous-mêmes, en parvenant à une connexion à cette racine spirituelle unique et en y voyant notre degré supérieur. En établissant une telle connexion avec notre degré supérieur, nous pouvons alors progresser davantage vers le Créateur.

Extrait de la leçon sur le thème « Jour Commémoratif du Rav Baruch Shalom Halevi Ashlag (Le Rabash) », le 3 Octobre 2019

Pensez au Créateur

Question : Il existe de nombreuses méthodes d’avancement spirituel qui parlent apparemment de la même chose mais qui sont en désaccord avec les manières d’atteindre le Créateur. Chaque nation devrait-elle avoir sa propre méthode pour atteindre la force supérieure ?

Réponse : Cela est vrai, car atteindre le Créateur n’est possible que par l’annulation et l’élimination de l’égoïsme qui sépare une personne du Créateur. Ce travail dépend vraiment de la nature de la personne. La principale annulation en profondeur de l’égoïsme est appelée la méthode d’Israël, qu’Abraham a reçue. Il y a des méthodes qu’il a données en cadeau aux soixante-dix nations du monde qui, à cette époque, vivaient dans la Babylone antique.

C’est le même principe : il faut annuler son égoïsme. Avec cette annulation, une personne commence à ressentir la force supérieure. Chaque nation a son propre type d’égoïsme et, par conséquent, les méthodes de son annulation diffèrent. Cependant, toute personne peut utiliser la méthode de la Kabbale comme méthode principale qui aide tout le monde. La sagesse de la Kabbale est un chemin large et fiable, prêt pour chaque personne. D’autres nations peuvent utiliser leurs méthodes, mais il existe une différence dans le type d’atteinte spirituelle qu’elles peuvent atteindre de cette manière.

Il est inutile que tout le monde étudie la sagesse de la Kabbale, car nous étudions non pas pour savoir, mais pour attirer la Lumière qui ramène vers le bien. L’annulation de l’ego est possible de différentes manières. Par exemple, je connais un cas où, en raison de grandes souffrances, une personne a tellement annulé son ego qu’elle a reçu une certaine sensation du Créateur. La méthode de la Kabbale est comme la route principale. Mais il y a toutes sortes de chemins autour d’elle conçus pour différents types d’âmes. (1)

Si je ne pense pas à moi-même, alors je suis capable de penser au Créateur. Il ne peut y avoir deux maîtres dans le monde : c’est soit moi, soit le Créateur. Je ne me soucie pas de moi mais seulement de la façon de ne pas déconnecter de la pensée que le Créateur me façonne à chaque instant, mettant en œuvre la Pensée de la Création.

Je vais au travail, je m’occupe de ma famille, je pense à la façon de traverser la route en toute sécurité, mais en même temps je veux ressentir comment chaque instant et chaque situation ont été arrangés pour moi par le Créateur. Cela signifie de ne pas penser à vous-même car je pense que tout est fait par le Créateur, non pas que j’arrange tout moi-même. (2)

Extrait de la 2ème partie de la leçon quotidienne de Kabbale, Questions et Réponses avec le Dr. Michael Laitman, le 24/08/2019

(1) : à 0 minute et 0 seconde
(2) : à 16 minutes et 20 secondes