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Quelle leçon tirer du discours de Netanyahou à l’ONU?

laitman_204Mon article a été publié dans le Times of Israël édition française

Le discours du Premier ministre Benyamin Netanyahou à l’Assemblée Générale des Nations Unies a été remarquable. Bien que l’on puisse le critiquer, il remplit à merveille son rôle de représentant de l’État d’Israël dans le monde.

Et Bibi n’est pas le seul qui mérite d’être félicité. Derrière lui se cachent des esprits brillants au service du renseignement et de la sécurité israéliens, des génies qui font d’Israël une superpuissance technologique, des chercheurs et des entrepreneurs talentueux qui ont permis d’énormes progrès dans les domaines de l’irrigation, de l’agriculture, de la cyber sécurité et de la santé, et j’en passe.

Mais même lorsque Netanyahou a exposé le site nucléaire secret de Téhéran, les usines de missiles de précision de Beyrouth, le fait que l’Iran n’a jamais abandonné son programme d’armes nucléaires, il n’a pas laissé l’impression souhaitée, le monde ne le croit pas.

« Je suis fils d’historien », a déclaré Netanyahou lors de son discours à l’ONU, s’adressant aux dirigeants européens qui ont promis de donner plus d’argent à l’Iran. « Je ne le demande pas simplement en tant que fils d’historien, en tant que juif, en tant que citoyen du monde, en tant qu’individu ayant vécu le XXe siècle : les leaders européens n’ont-ils tiré aucune leçon de l’histoire ? Comptent-ils se réveiller un jour ? »

Avec tout le respect que je dois à l’histoire représentée par les historiens, il y a aussi des kabbalistes – une poignée de personnes qui ont atteint un niveau spirituel et ont une vision plus profonde de la réalité.

Les kabbalistes signalent une tendance claire dans l’attitude des nations du monde envers Israël. Ils s’attendent à une vague d’antisémitisme qui balayera tous les juifs du monde entier, une haine qui atteindra de nouveaux sommets – tant envers les juifs qu’envers l’État d’Israël.

La Kabbale est la seule sagesse qui explique la haine irrationnelle envers les juifs. Elle décrit le phénomène de l’antisémitisme comme une loi qui découle de la nature de la réalité et qui prend un nouveau visage à chaque génération. Plutôt que d’essayer de le nier, nous devrions apprendre comment cela sert le but de la Création.

Selon les kabbalistes, le peuple juif a un attribut unique, le potentiel d’apporter l’unité à toute l’humanité. Une fois qu’il mettra en œuvre ce potentiel, non seulement il neutralisera l’antisémitisme, mais il permettra aussi à l’humanité entière de s’élever au-dessus de l’ego humain et de découvrir une vie  harmonieuse.

Voici la découverte sans précédent d’Abraham : quand les êtres humains font un effort commun pour construire des relations positives au-delà de leur égoïsme inhérent, un nouvel espace spirituel s’ouvre entre eux, où ils peuvent sentir l’intégralité et l’harmonie de la nature. C’est le vrai sens de « Aime ton prochain comme toi-même » et c’est l’essence même de la sagesse de la Kabbale.

« Am Israël » – le peuple d’Israël – est né d’un groupe de kabbalistes qui s’est rassemblé autour d’Abraham dans l’ancienne Babylone il y a environ 4 000 ans. Ces personnes étaient, en fait, les représentants des différentes tribus et nations qui existaient à l’époque. Par conséquent, le peuple juif est comme un représentant de toutes les civilisations de l’humanité, conçu pour permettre l’unité mondiale.

Si nous nous aimons les uns les autres, alors l’amour prévaudra dans le monde et inversement la haine gratuite entre nous, fera que le monde nous haïra. L’humanité ne hait pas Israël par choix, l’Iran d’aujourd’hui ne fait que jouer un rôle principal dans le mouvement anti-israélien international, comme les sages ont écrit « il y a des calamités dans le monde que pour Israël » (Massekhet Ivamot 63), afin que ce dernier s’unisse au-delà des différences et des différends.

Inconsciemment, l’humanité attend de nous que nous soyons plus qu’une superpuissance technologique. Elle veut que nous soyons une superpuissance spirituelle, et c’est le seul rôle d’Israël, être la lumière des nations et ainsi mériter pleinement son titre de Peuple élu.

 

 

Qu’est-ce qui donne de la force à un désir ?

Question : Qu’est-ce qui réveille un désir ? Pour un kabbaliste, qu’est-ce qui détermine s’il se réalisera et sous quelle forme ?

Réponse : Les désirs sont éveillés par la Lumière supérieure, ou le Créateur qui agit sur nous avec une intensité plus ou moins grande. Par conséquent, plus de désirs ou moins de désirs apparaissent en moi.

Le désir est commun, mais la Lumière elle-même agissant sur nous définit en chacun de nous les désirs des niveaux minéral, végétal, animal et humain. Je commence alors à me ressentir à tous ces niveaux.

Cela inclut tout type de désir, du plus bas au plus haut, car tout provient de la même source.

Question : Qu’est-ce qui donne de la force à un désir ?

Réponse : L’intensité de la Lumière qui descend sur lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/05/2018

Hommage à Charles Aznavour

Bien qu’ayant grandi dans l’ex-URSS où l’accès à la culture occidentale était interdit, la renommée et le talent de Charles Aznavour ont franchi toutes les frontières.

Auteur, compositeur, chanteur, acteur, il est l’exemple d’un artiste aux multiples talents, il est certainement l’un des plus grands artistes français de tous les temps, sa voix roque, ses paroles, sa musique ont touché des millions de cœurs, non seulement en France mais aussi à l’étranger.  A 94 ans il venait de rentrer du Japon où il avait donné une série de concerts. Il s’est éteint le jour de Simkhat Torah (la joie de la Torah).

Je ne connais pas tout son répertoire, mais une de ses chansons « les deux guitares » m’a particulièrement interpellé car il parle « de la vanité de notre existence, que vivons-nous, pourquoi vivons-nous ? Quelle est la raison d’être ? Tu es vivant aujourd’hui tu seras mort demain et bien plus encore après-demain ».

La sagesse de la Kabbale répond à toutes ses questions. Il faut savoir que quand la Kabbale parle de la vie et de la mort, elle ne se réfère qu’à l’âme et non au corps biologique. Le corps dans la Kabbale est le désir de recevoir, s’il est en vue de donner, il est alors appelé « un corps vivant », ou une âme et inversement, si c’est en vue de recevoir c’est un corps mort.

L’âme est éternelle, elle a juste terminée son rôle dans cette vie matérielle et donc elle quitte ce monde. Cependant tant qu’elle ne se sera pas corrigée, elle devra se réincarner ici-bas.

Le but de notre existence est donc de corriger notre âme, pour cela nous avons besoin de la sagesse de la Kabbale qui nous explique les « mathématiques » de l’âme et elle est ouverte à tous, sans considération d’âge, de sexe, de religion, de niveau d’études ou autres.

Quoi qu’il en soit, je tenais à présenter toutes mes condoléances à la famille de ce géant de la chanson française. Il va laisser un grand vide derrière lui.

La gestion des désirs

Question : Le rôle de l’être créé est-il de développer les désirs que le Créateur lui a donnés ? Quelles sont les actions libres de l’être créé par rapport aux désirs que nous révélons de notre vivant ?

Réponse : Nous pouvons contrôler tous nos désirs, mais seulement si nous commençons à les diriger dans l’intérêt des autres, en dehors de nous. Sinon, nous serons comme les gens ordinaires.

En principe, la méthode de la Kabbale est très simple, mais il est difficile de la maîtriser parce que nous devons agir contrairement à nos qualités actuelles, ce qui signifie appliquer tous nos désirs pour le don sans réserve, pour le bien, et pour la connexion avec les autres ; alors nous serons capable de les contrôler à l’aide de la Lumière supérieure. Sinon, ils nous contrôleront comme c’est le cas maintenant.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/05/2018

« Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier »

laitman_944Question : Qui sont les « Juifs » en termes kabbalistiques ?

Réponse : Ce sont des gens qui veulent s’unir, qui aspirent à atteindre l’amour dans leurs relations et, à travers un tel amour, à atteindre l’amour pour le Créateur. Ces personnes sont appelées « Juifs » (Yéhoudim) du mot « Yikhoud » (unité).

Une autre signification du mot « Juif » vient du mot « Avar » (transition), qui signifie celui qui a franchi la frontière de notre monde et est entré dans le monde supérieur.

Question : Les membres de notre grand groupe mondial ont un immense désir ardent de passer de la loi de l’amour pour eux-mêmes à la loi de l’amour du prochain. Pouvons-nous tous les appeler Juifs (Yéhoudim) ?

Réponse : Selon le sens, certainement. Après tout, au début les Juifs étaient les anciens Babyloniens des 70 nations qui habitaient Babylone, qui décidèrent de s’élever au-dessus de leur égoïsme et de devenir un seul groupe, un unique tout.

Question : Est-ce que cela signifie que lorsque le monde entier commence à avancer dans cette direction, on peut l’appeler Yéhoudim ?

Réponse : Oui, comme il est écrit : « Et la terre d’Israël s’étendra au monde entier. »

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 15/03/2018

Les mesures spirituelles

Question : Dans quelles unités la Kabbale mesure-t-elle la force de l’unité spirituelle : la densité de la communication, le pouvoir de la connexion ? Pourquoi la mesure de la connexion est-elle égale à la mesure de la récompense spirituelle ?

Réponse : La mesure de l’égoïsme est évaluée en cinq étapes : zéro, un, deux, trois et quatre. Si je m’élève au-dessus de l’égoïsme et que je le transforme en altruisme, alors j’obtiens le même nombre d’étapes spirituelles : Malkhout, Zeir Anpin, Bina, Hokhma, Keter. Ou cinq mondes : Assiya, Yetsira, Briya, Atsilout et Adam Kadmon.

Dans chacun des 125 degrés, il y a une demande claire : comment s’y élever, comment s’arrêter, faire une certaine action spirituelle, dissimuler la Lumière dans cette étape et aller de l’avant.

Ce sont des mesures très précises. Dans notre monde, il n’y a pas une telle précision car ici nous devons tout prouver ; par exemple : un plus un = deux. Dans le monde spirituel, ces preuves font partie de sa structure parce qu’elle se compose de deux opposés absolus : la Lumière et le désir qu’elle génère.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/04/2018

La prérogative humaine

Question : Que dirige la providence supérieure ? Que reste-t-il au pouvoir et à la liberté de la personne, qui ne soit pas soumis à la direction d’en haut ?

Réponse : Tout excepté notre libre arbitre est la prérogative du Créateur.

Le libre arbitre signifie déterminer à chaque minute ce que je peux rajouter pour me rapprocher des autres.

Notre tâche consiste à connecter tous les éléments du schéma spirituel en un seul système. Je dois donc déterminer si je peux le faire avec plus de succès à chaque instant. En substance, cela est mon travail et je ne peux pas y échapper. Cependant, la question est la suivante : est-ce que je me suis efforcé en cela ou est-ce que le monde supérieur, le Créateur, me force à le faire ?

C’est entre ces deux possibilités que réside mon libre arbitre : soit je me précipite pour me connecter avec tout le monde, soit j’y serai forcé d’en haut. Par conséquent, le libre choix, comme l’écrit le Baal HaSoulam dans l’article « La Liberté », consiste à s’impliquer dans l’environnement, à recevoir les désirs correspondants, les aspirations et les objectifs de lui, et à les réaliser.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 22/04/2018

L’éducation à la kabbale

Question : Plusieurs fois, je vous ai entendu parler de la nécessité d’une éducation appropriée. Qu’est-ce que l’éducation selon la Kabbale ? L’égoïsme peut-il être éduqué ou avons-nous besoin d’un égoïste bien éduqué ?

Réponse : Une éducation kabbalistique signifie une éducation au moyen de la Lumière supérieure. C’est lorsqu’avec mes amis, avec l’aide de diverses actions décrites dans la méthodologie kabbalistique, j’attire la Lumière supérieure. La Lumière supérieure nous influence et nous amène à un état d’unité où le Créateur se révèle et où nous devenons tous un seul tout. C’est l’état que nous devons atteindre.

Une éducation kabbalistique est supposée nous unir sous l’influence de la Lumière supérieure, révélant la Lumière à la condition que notre connexion, notre don sans réserve mutuel, ressemblent à ses qualités. Alors, dans l’union entre la Lumière supérieure et nous, nous découvrirons sa source, le Créateur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/04/2018

Les secrets de la Torah

Question : J’écoute souvent l’émission télévisée « Les Secrets du Livre Éternel » où vous expliquez ce que signifie chaque commandement et j’essaie de comprendre comment les kabbalistes transmettent cette information.

Pourquoi n’ont-ils pas expliqué chaque concept entre parenthèses ? Par exemple, l’Égypte (Mitzraim) est une concentration du mal, Pharaon est l’ego, etc.

Réponse : Il y a un but à ceci : cela donne la liberté à la personne. Au fur et à mesure qu’elle se développe, elle peut facilement interpréter tout le travail spirituel, que ce soit dans notre monde ou dans le monde spirituel en fonction de sa croissance.

Je me suis aussi posé ces questions et j’ai essayé de tout mettre dans mes premiers livres, du moins de manière très simple. Mais il n’y a pas de langage dans le monde qui puisse simplement décrire les actions spirituelles et tout ce qui est écrit dans la Torah.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018

Pauvreté et richesse

Question : L’argent gouverne le monde corporel. Les personnes ambitieuses possèdent plus et exploitent les autres. Quelle est la racine spirituelle de ce phénomène ? Aussi, pourquoi les gens pensent-ils qu’une personne spirituelle doit être pauvre ? Je ne vois aucune spiritualité parmi les pauvres. Au contraire, je vois plus d’envie, un manque de culture, une éducation insuffisante, etc.

Réponse : Selon la Kabbale, être pauvre a un sens totalement différent. Une personne spirituelle se sent pauvre parce qu’il lui manque l’atteinte du Créateur et du monde supérieur. Elle aspire constamment à cela.

La notion de « pauvreté » elle-même ne provient pas d’un manque d’argent, mais plutôt des religions qui appellent les personnes qui pensent constamment à la spiritualité les défavorisées et les pauvres.

Il ne fait aucun doute que la richesse au-dessus des besoins ordinaires asservit aussi une personne. Ces personnes sont incapables d’étudier la Kabbale car elles sont trop occupées à gérer leur richesse.

Question : Quelle est la racine spirituelle de l’argent ?

Réponse : La racine de l’argent est l’écran. « L’argent (Kessef) » vient du mot « Kissouf » et il signifie couverture.

L’argent est une force qui recouvre notre égoïsme et permet à quelqu’un d’agir au-dessus de son désir égoïste. Si j’agis correctement, je peux faire beaucoup de choses bénéfiques dans notre monde grâce à l’argent. Cependant, une personne succombe généralement au pouvoir de l’argent et se vend à lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018