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La Révolution de la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’expliquer la méthode kabbalistique en utilisant des termes scientifiques modernes ?

Réponse: Pouvez-vous expliquer la transformation mathématique de Fourier à une vache? Ce sont des degrés différents. Une personne qui ne possède pas un «sixième sens», un point dans le cœur, ne peut pas comprendre de quoi  vous parlez. Elle n’a pas besoin de cela, et par conséquent, il est inutile de lui en parler. Par conséquent, dans notre large diffusion, nous devons nous conformer aux désirs des masses plutôt qu’à ceux des étudiants de la Kabbale.

Tout au long de toutes les générations, le monde n’a pas compris les kabbalistes. Et le monde a raison: à leur  niveau les gens en sont  encore incapables.  Il est dit dans les Psaumes, «Vous sauvez les humains et les animaux … »- mais quand? Aujourd’hui, vous ne pouvez pas expliquer aux gens l’intention altruiste, Lishma. Il est même difficile de parler avec eux de la perception de la réalité. C’est fascinant et provocateur, mais ils ne comprennent pas ou ne saisissent pas l’essence car ils ne le  peuvent tout simplement pas.

 Pour qu’une personne puisse être vraiment en mesure d’entendre les mots au sujet de la correction de ses désirs, elle a besoin d’un niveau supplémentaire de  désir. Mais jusque-là, nous ne pouvons accélérer son développement en utilisant des moyens externes. D’une façon ou d’une autre, tant qu’elle ne sent pas la piqûre dans son cœur, elle ne comprendra pas vos explications.

Voilà comment le monde est construit. Les gens sont à des niveaux de développement différents, et même à la fin de la correction, les niveaux minéral, végétal, animal et humain resteront. Pourtant, il est écrit: «Tout le monde me connaitra depuis le plus petit d’entre eux jusqu’au  plus grand d’entre eux», c’est-à-dire chaque personne selon  son niveau.

Le temps viendra où nous allons voir comment les gens commenceront à saisir nos mots: certains à travers des termes scientifiques, d’autres dans le langage du sentiment, et d’autres encore en vertu d’actions simples, qui sont suffisant pour qu’une personne rejoigne l’unité. Certains ont besoin d’atteindre et de ressentir l’adhésion, d’y participer activement, alors que pour d’autres cela est inutile. Tout est déterminé par son désir.

Nous ne devrions pas supposer que tout le monde va recevoir le même degré de désir pour le don sans réserve  et la révélation du Créateur. Cependant, chaque personne recevra la pleine mesure en conformité avec ses propres récipients, et sera remplie grâce à l’inter-inclusion commune.

C’est pourquoi  jusqu’à ce jour  les kabbalistes ont dissimulé leurs connaissances. Mais maintenant, cette connaissance peut être révélée, bien que chaque personne n’entende juste qu’une infime partie de celle-ci. Néanmoins, comme un tout, la Lumière a déjà commencé à fonctionner dans une grande masse de la volonté commune. C’est la révolution qui se passe dans le monde d’aujourd’hui. La crise moderne est essentiellement l’inter-inclusion entre des désirs.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale  du 05/07/11, Shamati

Un circuit électronique de l’âme collective

Dr. Michael LaitmanTout devient révélé dans le lien entre moi et les autres. Lorsque nous étions dans le monde de l’Infini, où moi ou d’autres âmes n’existaient pas: tout le monde était un tout.

 

Puis j’ai développé la sensation qu’il existe moi et les autres, et le monde extérieur: l’inanimé, le végétal, la nature animée, et les gens, une multitude d’objets différents qui se relient, interagissent et créent la variété de ce monde.

Mais pourquoi m’a-t-on donné cette sensation au lieu de la paix et la perfection de Malkhout de l’infini? Il est ainsi pour que je commence à figurer hors de ce désordre que je ressens et que je connecte tout en une seule chose, comme il est écrit: «Lui et Son nom sont Un», comme dans Malkhout de l’Infini. Cette connexion ne peut être réalisée que grâce à la qualité du don sans réserve et de l’amour, qui relie toutes ces choses différentes en une seule en retour. Après tout, l’amour unit!

La force du don sans réserve annule notre mauvais penchant  égoïste qui devient révélé entre les parties dispersées et distanciées, séparées par la force du mal, la force de la destruction. Mais j’ai besoin de vaincre cette force de haine et de séparation et ses limites notamment en m’y opposant et en  construisant un lien entre nous. Et puis je vais construire un système qui relie toutes ces parties.

Au début, il n’y avait pas de système. On était simplement unis en un tout solide. Et soudain, nous obtenons de nombreuses parties, reliées par une variété de liens différents. C’est comme un circuit électrique, remplie de résistances, de bobines d’induction, de condensateurs et de transistors, qui créent des conditions de connexion.

J’ai besoin de mettre sur pied ce genre de système par moi-même ! En ce moment mon ego dépeint  tous ces éléments qui interfèrent avec la connexion: les résistances, les bobines d’induction, et ainsi de suite. Ils ne court-circuitent pas mon circuit, mais introduisent une sorte de résistance: parfois «magnétique», parfois sous la forme d’un « condensateur », et parfois avec des conditions complètement différentes. Et un circuit est faite de tout cela.

Tous les systèmes – humains, électroniques et biologiques – fonctionnent selon ce principe. Sur ce circuit, j’examine la force créatrice qui opère au sein de celle qui est en cours de création. Je révèle le Créateur dans toutes ces connexions systématiques! Je n’ai pas une autre occasion de Le révéler, sauf en commençant à construire ce système au sein de mon désir égoïste.

Je l’allume et le fais fonctionner parce que la Lumière sera révélée en lui si j’ai relié toutes les parties correctement. Cette Lumière commence à circuler à travers ce système, comme l’électricité, et puis le travail réciproque de ses éléments, leur programme, et l’interaction se révèlent, le Créateur devient révélé!
Et qui a fait que cela soit arrivé ? Moi! Et bien sûr, je comprends maintenant qui Il est et ce qu’Il est. C’est notre travail.

De la 3eme partie du cours quotidien de Kabbale du  31/05/2011, Talmud Esser Sefirot

Ressentir le réseau invisible

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que devons-nous penser à propos de nous, tous ensemble, le groupe mondial entier, quand nous organisons une Journée de l’Unité? Comment pouvons-nous nous unir?
Réponse: Toute personne doit se plonger en elle-même et ressentir la chaîne qui la relie aux autres, le réseau interne qui existe entre nous. Par ailleurs, une personne peut être dans ce monde ou bien elle pourrait ne plus y être, car il s’agit d’un réseau entre les désirs, entre les âmes et non entre les corps physiques.
Le Baal HaSoulam et tous les grands  kabbalistes des derniers millénaires sont ici, dans cette connexion. Ils sont tous avec nous, ancrés dans notre  réseau commun. Il y a des millions d’entre nous aujourd’hui, mais en réalité, il y en a beaucoup plus à cause de toutes ces âmes, tout au long de l’histoire humaine, qui sont avec nous, s’élevant à des centaines de millions d’âmes. Et toutes ensemble elles sont une force spirituelle extraordinaire.
Si nous voulons nous unir ensemble dans ce réseau, alors naturellement non seulement nous nous influencerons  mutuellement et ferons partie de ce réseau de sorte que chaque personne va l’acquérir pour sa propre ascension spirituelle, mais nous allons simultanément influencer toutes les personnes dans le monde, qui sont à l’écoute de ce réseau involontairement, sans le détecter. Nous allons commencer à les réveiller.
Par conséquent, nous allons commencer par trouver un accord entre nous, c’est-à-dire que nous désirons ressentir clairement notre connexion commune.

De la conférence sur  le jour de l’unité, 26.06.11

L’unité du monde réside dans l’harmonie entre hommes et femmes

Dr. Michael LaitmanNous ne devrions jamais percevoir la relation entre les hommes et les femmes comme antagonistes. Au contraire, nous devons nous voir les uns les autres comme des aides. Si nous parlons de l’unité du monde, alors nous parlons tout d’abord du soutien mutuel de ses deux parties- masculine et féminine.

Ces parties proviennent de la racine commune de création : le Créateur ou la Lumière, et le désir ou le récipient rempli de Lumière. En outre, ce récipient passe par toutes sortes de formes de changement. Et à l’intérieur de ce récipient, chacun de nous – la partie mâle et femelle – doivent travailler ensemble solidairement, comme dans une famille idéale.

L’image collective commune de l’homme doit collaborer avec l’image collective commune de la femme. Ils doivent travailler ensemble, conjointement, mutuellement, et clairement, chacun comprenant la nature de chacun de nous. Un homme se comprend lui-même et la nature des femmes, tandis qu’une femme se comprend elle-même et la nature des hommes, et ensemble nous agissons judicieusement et à bon escient, comme des adultes instruits et sérieux aspirant à un but commun.

L’objectif est atteint grâce à la connexion entre nous. Il est écrit : «L’homme et la femme, et la Shekhina [présence Divine] entre eux. » C’est-à-dire, la révélation du Créateur a lieu précisément dans la bonne connexion entre eux, sur l’écran qui apparaît entre la Lumière et le désir. C’est ainsi que nous devons nous compléter les uns les autres, mutuellement et en permanence. Il n’y a aucun élément, aucun petit détail, pas un phénomène dans la nature, dans nos relations, dans notre monde et dans les mondes spirituels, qui n’ait pas de connexion mutuelle, d’union, et d’adhésion des parties mâle et femelle.

Dans notre monde, ce n’est pas du tout évident. Nous n’imaginons même pas cette connexion mutuelle, cette union, et cette adhésion. Mais dans le monde spirituel, il s’agit d’une condition nécessaire. Et selon le niveau auquel nous nous trouvons, ces niveaux sont précisément déterminés par la connexion mutuelle et l’union, jusqu’à ce que nous nous unissions.

Par conséquent, la bonne compréhension de notre travail commun est la condition la plus importante de notre succès. Je dirais qu’aucun problème ne peut être résolu séparément par les hommes ou par les femmes. Les problèmes sont toujours résolus l’un par l’autre, ce qui signifie que les problèmes des femmes sont résolus par les hommes, et les problèmes des hommes sont résolus par les femmes. Ce manque de compréhension, la conviction qu’il est possible d’exister séparément, «Pourquoi devrais-je m’occuper d’elles ! » (Généralement, c’est la façon dont les hommes perçoivent les femmes), et « Nous résoudrons tout par nous-mêmes et ferons tout nous-mêmes ! « Cette attitude que les hommes ont tendance à avoir est complètement erronée. Et, naturellement, de la part des femmes, il est également faux de croire que «les hommes feront quelque chose, ils vont tout régler, et tout sera en ordre, et nous recevrons quelque chose en étant à côté d’eux. »

Initialement, depuis la toute première étape, le contact doit être clairement interne. Il ne doit pas être extérieur, physique, visuel, ou même verbal, mais précisément un contact intérieur, qui se produit par la force supérieure, par le niveau suivant, au lieu d’être directement entre nous. Alors ce degré supérieur sera exprimé à l’intérieur de cette unité. C’est comme un moins et un plus, et une sorte de résistance ou de dispositif entre les deux, qui commence à travailler précisément de cette manière, en vertu des pôles qui sont connectés à lui.

De la 2ème leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

Le besoin d’unité est propulsé au sommet

Dr. Michael LaitmanLe thème de notre Congrès est «l’union – l’avenir du monde. » Je suis très ému parce que, après de nombreuses années d’étude de la Kabbale, l’unité du monde et le besoin pour celle-ci commence enfin à se manifester.

Au cours des milliards d’années de développement de notre monde, ainsi que dans le processus de nombreux événements avant sa conception, tout a progressé précisément vers ce point-le point de réaliser le besoin d’unité. Cette idée ne fait que commencer à s’éveiller, à s’exprimer et à montrer sa nécessité. Et vous et moi sommes au centre de cette réalisation.

Tout a débuté lorsque la seule force de la nature, la force du don, ou le Créateur, ce qui est la même chose, a commencé à agir, en émanant, et en créant la matière. D’abord, il fit la matière spirituelle, c’est-à-dire le désir: le désir d’être rempli, le désir de se développer, le désir de se percevoir soi-même et tout autour.

Ce désir se développe sous l’influence de la force initiale, la force de la nature. Les phases de son développement sont appelées «les quatre phases de l’expansion de la lumière directe. »
Le seul but du développement de la création ou du désir, est de rendre la créature semblable à toute la nature, en la faisant parvenir à une harmonie complète, ou en d’autres termes, en la faisant atteindre l’équivalence avec le Créateur et l’union avec Lui, car l’union est atteinte grâce à l’équivalence de forme. La matière, c’est-à-dire un désir qui est opposé à la Lumière, opposé à l’attribut du don, doit passer par toutes les phases de son développement et doit réaliser que l’état optimal, est un état similaire à la lumière, similaire à la nature parfaite, un état d’harmonie et d’union avec elle.

Cependant,  afin de parvenir à cet état, il faut d’abord sentir que vous lui êtes totalement opposés, ce qui signifie que vous fassiez l’expérience d’avoir une qualité complètement opposée à la Lumière, l’expérience de l’égoïsme, de la cruauté, du désir de ne penser qu’à vous-même, de l’unique sensation de votre propre ego, de l’incapacité de sentir quelqu’un d’autre ou de penser à quelqu’un d’autre, si ce n’est pour votre propre intérêt, à moins qu’il ne vous apporte un avantage personnel, ou qu’il s’agisse d’utiliser les autres. C’est ainsi que les qualités les plus opposées à la lumière doivent être exprimées dans la création.

Dans notre monde, cette création est l’homme, qui passe par un très grand nombre de phases de développement tout au long de l’histoire jusqu’à ce qu’il atteigne la sensation, et surtout, la réalisation qu’il est complètement opposé à la force de la nature. Il s’agit d’un processus très long et difficile. Sur des centaines de milliers d’années nous avons progressé, et l’égoïsme a graduellement augmenter à l’intérieur de nous. Extérieurement, nous voyons comment l’homme s’est développé dans le domaine social, jusqu’à son état actuel. Dans l’ensemble, cet égoïsme, ce désir, nous a poussé sans cesse vers l’avant jusqu’à l’instant présent.

Et maintenant, finalement, nous commençons à être convaincus que cet égoïsme, cette nature que nous avons, est en fait notre ennemi, et notre seul ennemi. En nous séparant les uns des autres, il nous a littéralement privé de la possibilité d’exister normalement, même au niveau de ce monde matériel.

Nous sommes de plus en plus fermés, cruels, séparés, et effrayés, et nous prenons une position défensive, ce qui nous prive d’une vie normale et nous fait perdre le sens de l’existence. Et en effet : Pourquoi devons-nous vivre ? Dans le seul but de nous défendre et de nous protéger? Dans le seul but de nous fixer des limites et d’exister en elles pour un certain temps avec un certain niveau de confort et de sécurité ? Serait-ce là tout ?

Voilà comment l’homme par nature se sent devenir, dans ce monde, de plus en plus cruel avec le temps. Nous le faisons l’homme de cette façon. Notre égoïsme nous pousse à cela.

A la fin, tout cela s’exprime en une énorme crise. La crise se fait sentir plus dans certains pays, et moins dans d’autres, mais elle monte à la tête. Peu importe combien nous le cachons, nous ne pouvons rien faire contre elle. Elle s’exprime dans l’économie, dans la structure sociale, dans la diminution du rôle de la famille, et dans tous les problèmes qui surgissent dans notre société, tels que la crise de l’éducation, la drogue, le terrorisme, et ainsi de suite.

Dans tous les domaines d’activité de l’homme, celui-ci se heurte à de nombreuses crises, mais en fin de compte, il s’agit d’une crise due à notre opposition à la nature. Et naturellement, elle ne peut être corrigée qu’à la racine.

Nous ne pouvons pas la corriger autrement. Nous voyons comment les chefs de gouvernement s’y attellent, comment les autorités sont incapables de faire quoique ce soit, et même les tyrans,  utilisant l’argent et les armées à leur disposition, sont incapables de changer quoique ce soit. Le monde s’oriente sans repos vers une grande rupture. La force et la puissance essaient encore de tenir le monde dans les limites précédentes, mais ne sont plus en mesure de le faire.

De la 1ère leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

La nécessité de se connecter

Dr. Michael LaitmanQuestion: où réside notre connexion par rapport aux enregistrements spirituels, les Reshimot?

Réponse: Ce que je tire de l’environnement est un nouveau désir avec lequel je fais appel à la Lumière. Ce désir est ce que nous appelons la nécessité de se connecter.

Plus fort est le lien qui nous unit, plus nous nous élevons sur l’échelle des mondes spirituels, en nous rapprochant, nous unissant, nous reliant les uns aux autres, jusqu’à l’Infini même où tout est uni. Là, nous devenons une seule âme.

Chaque âme individuelle dépend du degré atteint de la connexion intégrale. Par exemple, je vois juste une petite partie de ce qui m’entoure, et c’est ce qui définit mon âme, alors que tu as révélé quelque chose de beaucoup plus grand à côté de toi, et cela m’inclut probablement aussi. Tout le monde travaille avec son âme jusqu’à ce que tous les désirs se lient en une seule âme.

L’embryon de l’âme et sa croissance

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pouvez-vous expliquer le lien entre une personne, son âme, et le Créateur? Dites-vous qu’une personne n’a pas d’âme tant qu’elle ne la développe pas?

Réponse: Chaque personne a un point de l’âme, semblable à une goutte de sperme. Nous avons besoin de force pour le développer. Tout comme une goutte de sperme se fixe à l’utérus, reçoit la nutrition de la mère, et commence à grandir, nous devons également nous attacher à la société et nous annuler par rapport à un groupe approprié, comme s’il était l’utérus de la mère.

Si je devais moi-même m’annuler, je ne serais pas un corps étranger au sein du groupe, tout comme une goutte de sperme n’est pas perçu comme quelque chose d’étranger. C’est pourquoi le corps ne le rejette pas, et l’embryon peut se développer.

De même, je m’annule devant le groupe et je reçois sa force. Alors, mon point spirituel, le début de mon âme, commence à se développer. Dans sa croissance, elle suit exactement les mêmes étapes que l’embryon à l’intérieur de la mère. Ceci est expliqué à travers des milliers de pages dans les livres de la Kabbale. Ces étapes de notre âme sont nommées en conséquence, comme «la conception, l’allaitement, et la croissance » (Ibour, Yenika, et Mokhin).

Si un homme ne commence pas par ce processus, en d’autres termes, s’il ne révèle pas la dimension supérieure qui existe en dehors de lui d’une façon ou d’une autre grâce à sa connexion avec d’autres, ensuite son corps meurt, et ce point de l’âme ne reste qu’un point. Une fois de plus, il va se revêtir dans un corps et l’accompagner, en lui donnant la possibilité de grandir.

Cependant, quand une personne atteint même le plus petit, le premier degré spirituel, elle sent déjà qu’elle appartient à une autre dimension, spirituelle et éternelle. Elle est éternelle, car elle existe au-dessus de notre égoïsme corporel et bestial qui se rapporte à notre corps. Puis, le corps peut mourir et se décomposer, la personne cesse de s’associer elle -même avec lui, mais s’associe plutôt avec l’état spirituel qu’elle a atteint.

Nous devons au moins atteindre le tout premier niveau. Puis il devient beaucoup plus facile d’avancer parce que la personne commence à voir les mesures qu’elle doit prendre.

De la conférence de Rome du 20/05/2011

Le degré de l’homme ne se fane pas

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam a dit qu’il était heureux d’être né dans la génération où il a été possible de révéler la sagesse de la Kabbale. La Kabbale nous enseigne la manière de combiner les deux forces du don sans réserve et celle de la réception en une seule, comment les ajouter l’une à l’autre de sorte que leur somme (Σ) devienne un «Homme».


C’est vraiment une science, une sagesse. Ce n’est pas facile; c’est difficile. Nous avons l’habitude d’aller avec le courant, et tout à coup apparaît une autre force, qui nous emmène quelque part. Où?

L’intégration des deux forces conduit à un résultat unique. Dans notre monde que nous voyons et ressentons, il y a les formes minérales, végétales, et de la nature animale. Nous appartenons au niveau animal et n’avons pas encore atteint quelque chose de plus. Le niveau de l’homme que nous commençons à découvrir en nous-mêmes est un degré spirituel qui nous ouvre un nouveau monde.

Dans la nature, un niveau donne la vie à un autre. Les animaux se nourrissent de plantes, et les plantes absorbent les forces minérales de la nature. Cependant, le niveau minéral ne sait pas ce que signifie grandir, se développer, vivre, consommer et excréter, et sentir l’environnement. Le niveau végétal, à son tour, ne comprend pas ce que signifie être un animal, bouger, porter des petits, et rester dans le peloton, sans parler des subtilités de l’existence pour les « animaux développés » les gens qui ont une vie très compliquée.

Un degré inférieur n’est pas en mesure de comprendre un autre plus élevé, c’est un monde complètement différent. Pour le moment, nous existons au degré animal et sommes régis par nos désirs. Nous ne comprenons pas ce qu’est le degré humain. Il est impossible de le montrer ou de le démontrer, tout comme un animal ne peut pas démontrer son point de vue du monde à une plante.

En outre, une personne qui a intégré les deux forces, le point dans le cœur et le cœur, le désir pour le plaisir et le désir de donner sans réserve, et s’est élevée au degré humain du développement ne peut pas transmettre ses sensations à ceux qui ne l’ont pas encore atteint. Il est possible de dire une chose: elle se sent au-delà de toutes les limites du corps physique, car elle est passée à un niveau différent. Elle existe dans le cadre de tous les niveaux antérieurs, et est nourrie par eux; cependant, elle est elle-même sur son degré.

Nous devons donc, après être montés au niveau de l’homme (espérons-le, dès que possible), préserver le lien avec ce monde, avec toutes les formes de vie en lui. Cependant, en plus, nous allons avoir des sensations et des intentions complètement différentes. Nous ressentirons l’éternité et la perfection sur le premier degré spirituel.

Notre problème dans son ensemble est que nous voulons recevoir le plaisir, la partie supérieure de la Lumière, alors qu’il ne peut exister en nous, et il disparaît immédiatement en raison d’un « court-circuit » lorsque le plus et le moins s’annulent. Ainsi, nous devons travailler correctement dans la troisième ligne entre ces deux forces.

Nous créons une bonne combinaison: nous avons mis une sorte de « résistance » (R) au milieu, par laquelle le plus et le moins fonctionnement correctement. Cela nous donne les résultats de leur travail, et nous obtenons de la force de leur part. Dans le langage de la Kabbale, la résistance entre le point dans le cœur et l’égoïsme est appelé un « écran » (Massakh). C’est notamment en ce lieu que nous recevons et que nous ressentons le sens d’une vie nouvelle à la mesure de l’homme, Adam.

Alors, nous nous libérons de la mort. Chaque fois que je veux recevoir la Lumière, je ne peux pas m’y adapter. Le plaisir disparaît avec le désir, et je goûte un peu de la mort. Je ne profite de rien d’autre et je tombe dans le désespoir. Je ne veux rien et bats en retraite. En fin de compte, une personne est «asséchée» à cause de ce travail, et elle voit qu’elle n’a pas réussi. Elle commence à « disparaître ». Les natures animale, végétale, et minérale diminuent progressivement en elle jusqu’à ce que la personne meure.

Cependant, si nous comprenons comment unir la force du don sans réserve et la force de la réception correctement en nous-mêmes, le plus et le moins, nous allons atteindre un sens de la vie au degré humain, une vie éternelle et parfaite.

Du 1er cours de la Convention en Espagne, du 03/06/2011

La physique d’un monde plus vaste

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’acquérir l’âme, de révéler le monde spirituel et le Créateur, sans la sagesse de la Kabbale?

Réponse: Une personne commence à explorer la nature et y découvre une certaine loi, un lien particulier entre les phénomènes. Par exemple, je jette un objet sur le sol, je calcule l’accélération de sa chute, et je tire une loi de cette expérience. Dans le même temps, les autres personnes n’étudient pas les phénomènes naturels, mais elles les apprennent selon une forme préparée.
Il y a des personnes qui découvrent les lois de la nature, et il y a celles qui les apprennent et par ce moyen réalisent une découverte, toujours personnelle et individuelle.

Les phénomènes qui sont découverts par les scientifiques existaient dans la nature avant. Les pommes ne tombaient-elles pas sur la tête avant que Newton découvre la loi de la gravité? De cette façon, il n’y a rien de nouveau, nous révélons ce qui existe déjà, ce qui s’est déjà produit. Cependant, il y a les pionniers et ceux qui apprennent de leur découverte et ils essayent d’utiliser les connaissances acquises correctement.

La même chose peut être appliquée à la Sagesse de la Kabbale, la physique d’un monde plus vaste, qui n’est pas perçu par nos organes sensoriels. Pour le ressentir, nous devons développer un organe des sens supplémentaire appelé «l’attribut de don sans réserve», dans lequel nous allons révéler les phénomènes spirituels: Sefirot, les mondes, et Partsoufim. Néanmoins, nous continuons à travailler en tant que scientifiques.

Il est dit: «Par Tes actions, nous Te connaitrons. » Il est clair que tout découle d’une action de recherche. « Une personne juge uniquement par ce que ses yeux peuvent voir. »  » La Foi » est la force du don sans réserve que vous atteignez. Vous n’avez pas à fermer les yeux pour accepter aveuglément l’opinion de quelqu’un d’autre, cela n’existe dans aucune science, y compris la science de la Kabbale. Au contraire, il est dit: «Connaître le Créateur et Le servir. » Connaissances, analyses, et  révélation sont le fondement du tout.

Il y a des personnes qui ont déjà fait cette découverte et vu certaines formes, elles vous transmettre ces connaissances sur ces lois, la méthode de recherche pour faciliter votre chemin. Ces lois s’appliquent à tout le monde parce que nous sommes dans un monde intégral.

Donc, ne regardez pas la Kabbale comme un animal inconnu. C’est la racine de toutes les autres sciences de notre monde, car elle révèle les racines de la création, et elle doit être traitée comme une science. La Kabbale n’est pas liée à la religion. Quand nous tombons du degrés de l’amour des amis dans l’amour de soi et la haine mutuelle, nous perdons la Kabbale et nous arrêtons de percevoir le supérieur, le monde spirituel. De là, la religion est née.

Ainsi, la «religion» est la science de la Kabbale restant en exil, la séparation d’avec le Créateur, dans l’isolement du monde supérieur, en dehors de l’objet de l’étude. A part la perception réelle, sans connaissance et sans compréhension, l’interprétation des actions spirituelles et la relation avec la vraie réalité, avec la force supérieure, se changea en Judaïsme. C’est ce qui s’est produit entre la période de la destruction du Temple et la période de la rédemption, après quoi nous revenons à la sagesse de la Kabbale. C’est pourquoi il est dit:  » Tout le monde Me connaîtra, du plus petit jusqu’au plus grand »

Bien sûr, nous ne devons pas mépriser qui que ce soit. Nous avançons avec l’aide des moyens disponibles, mais chacun d’eux a sa propre application.

 De la 4e partie de la leçon quotidienne Kabbale du 27/05/2011, « La Liberté »

Au-dessus de la matière de l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanComme nous nous élevons au-dessus de l’égoïsme, en plus de tout le reste, nous faisons une découverte merveilleuse: nous commençons à discerner que l’essentiel, le monde entier est en nous, et non pas en dehors de nous. Et ceci est logique parce que je ne sais vraiment pas ce qui existe à l’extérieur.
Une personne ne perçoit que ce qui entre dans ses sens et qui atteint son cerveau par le système nerveux, qui traite l’«image» finale. Il s’agit de la façon dont nous percevons le monde. Il suffit de couper un nerf pour faire disparaître de nos sens une partie de notre réalité.
Ainsi, lorsqu’une personne s’élève au-dessus d’elle-même, elle voit que sa perception n’est pas du tout à l’extérieur, mais dépend entièrement de ses sens, de son désir, de sa pensée, des sensations, et de l’esprit. Et quand on sait comment modifier ces paramètres, nous pouvons élargir notre perception et nous élever au-dessus de la limite des cinq sens.
C’est de là que vient le nom de «la sagesse de la Kabbale», qui signifie littéralement la sagesse de la « réception ». Une personne l’utilise pour progressivement sortir des sens physiques de son corps animal et développer les sensations vers le point de l’infini. Bien que vivant dans notre monde, elle avance au niveau où elle cesse de s’associer avec un corps physique car elle voit une réalité beaucoup plus au-dessus.
Désormais, elle ne conditionne plus sa vie à la perception des cinq sens. Et même après la mort du corps, la personne reste dans la réalité qu’elle a acquis au-dessus. Elle ne ressent pas la mort car une nouvelle dimension est entrée dans sa perception avant la mort du corps.
De cette façon, une personne demeure sur deux niveaux: le niveau corporel, comme nous tous, et le degré «incorporel» qui s’élève au-dessus de l’égoïsme.

De la conférence de Rome du 20/05/2011