Archive par catégorie : Libre choix

Le don sans réserve ne paie pas les impôts

Dr. Michael LaitmanLo Lishma (pas en Son nom), c’est quand je consens à être partenaire avec le Créateur. Je n’ai pas d’autre choix car après tout je veux atteindre tout ce qui existe dans le monde. C’est la manière dont je commence, comme un égoïste, comme nous tous.

Mais après, je désespère d’acquérir ce qui est souhaité. Si c’étaient des acquisitions corporelles, j’exercerais plus d’efforts car je sais que c’est l’astuce, ou bien j’irais étudier dans une université si des connaissances sont nécessaires, ou je le volerais, mais d’une façon ou d’une autre je voudrais obtenir ce que je veux.

Mais si mon objectif est au-dessus de ce monde et que je veux atteindre la racine de mon âme, pour découvrir le but de ma vie, d’où elle vient et quel est le plan pour elle, alors je ne vais pas être en mesure de trouver cela dans ce monde. Et c’est ici que nous voyons que nous n’avons pas le choix, et que nous ne pouvons gérer par nos propres forces, et c’est ainsi que nous arrivons à la sagesse de la Kabbale.

Et ici, on me dit, « Voulez-vous atteindre cela? C’est possible, mais pour ce faire vous avez besoin de donner sans réserve au Créateur. »Et  alors je perçois le Créateur comme un partenaire, comme le fisc, où je pense que je peux gagner pour moi-même, à condition que je Lui alloue le pourcentage qu’Il mérite.

Si c’est Son système, Il a créé le monde, et je suis dans ce monde comme un travailleur, comme un exécutant, alors pour moi ce que demande le propriétaire est clair. Comme il est écrit: « La boutique est ouverte et le propriétaire fait crédit. Le livre est ouvert et la main écrit. Et quiconque désire emprunter peut emprunter ».Ainsi inconsciemment, je sens que le Créateur est mon partenaire Qui va demander Sa part.

Lo Lishma , c’est mon accord de partenariat avec le Créateur. En vérité, je voudrais tout gagner pour moi et ne partager avec personne ; je tiens à continuer dans la spiritualité comme dans la matérialité, dans  les mêmes conditions. Mais il n’y a pas le choix, je suis obligé de partager: «Dites-moi de  combien Vous avez besoin, je suis d’accord. »

Même si c’était de 99%, mais si l’un pour cent qui reste m’est cher, alors je suis prêt à travailler pour cela. L’ouvrier de l’usine travaille pour un salaire de 1.000 euros par mois, tandis que le propriétaire de l’usine peut faire des millions. Ici, c’est la même chose. Par conséquent, je souscris à un accord de partenariat avec le Créateur, et c’est ce que chacun de nous fait. Nous n’avons pas à nous mentir à nous-mêmes. Notre ego ne comprend pas une autre façon.

Et voici le point clé: Comment dois-je me rapporter à ce partenariat? Dois-je apporter mon égoïsme à ce partenariat et diviser: C’est à moi et c’est à Vous ?

Parfois, j’ai envie de prendre tout pour moi. Parfois, je suis d’accord pour donner tout pour Lui, mais bien sûr, c’est à la condition que je reçoive aussi quelque chose. Inconsciemment je veux dire, dans mon accord à tout donner, dans tout cela il devrait y avoir un certain gain pour moi.

Autant que mon état ​​de Lo Lishma me semble un état parfait, quand je veux tout donner pour le Créateur, je me vois en imagination comme en adhésion avec le Créateur, et donc tout ce qu’Il reçoit sera à moi.  Ainsi, je suis prêt à Lui donner comme à mon bébé, où je ne suis pas désolé pour tout ce que je Lui donne, puisque la nature m’oblige à sentir que c’est à moi. C’est comme si c’était moi, moi et encore plus important que moi.

Que je le veuille ou non, je n’ai pas d’autre choix que d’être situé dans ce type de partenariat inconscient, qui est bénéfique pour l’ego, comme avec l’impôt sur le revenu. Et si c’est possible d’une certaine manière  de dissimuler les impôts, alors il est clair que cela ne fonctionnera pas avec le Créateur.

Ainsi, si nous le reconnaissons, nos désirs pour atteindre le don sans réserve au Créateur sont égoïstes, c’est un jeu «fixé» depuis le début. Nous pouvons convenir de donner sans réserve seulement par désespoir, par un manque de choix, ou dans l’attente de recevoir un paiement. Tout le monde veut un partenaire puissant qui contrôle tout ; c’est une alliance très rentable. Ceci est la base de toutes les religions.

Mais notre objectif est de reconnaître l’alliance égoïste à ce point, et de la corriger. Comme c’est surtout en ce point que nous nous battons: soit ma relation avec le Créateur va devenir ma « potion de mort » soit mon  «élixir  de vie ». Vais-je aller de Lo Lishma  à Lishma ou rester complètement dans l’ego mortel? Voici le point critique.

De la 4 èmepartie du cours quotidien de Kabbale du 11/01/2012 « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

L’indifférence est pire que la haine

Dr. Michael LaitmanLa haine est inséparable de l’amour. Ce principe devrait être ancré en moi afin qu’il devienne mon programme de relation avec le monde, à travers lequel je regarde tout. Dans cette forme, je serai toujours dans la ligne médiane, dans le tiers médian de TifferetKlipat Noga, au point de mon libre choix.

Sinon, je ne peux pas m’orienter et ne sais pas où je suis: dans le domaine du don sans réserve ou dans la réception, ou bien dans le brouillard complet. Jusqu’à ce que je forme deux lignes opposées, je ne suis pas dans le monde, ce qui peut être une réalité.

Alors nous passons par des hauts et des bas si nombreux jusqu’à ce que nous commencions à comprendre la faiblesse de n’être seulement que dans la ligne droite ou seulement dans la ligne gauche. Etre juste à droite ou juste à gauche est un état ​​égoïste, Klipat Ismaël ou Esaü.

Et si je suis dans la ligne droite et dans la ligne gauche afin de les relier et de m’élever au-dessus de sorte que la ligne droite est toujours un peu plus élevée que celle de gauche (car il ya toujours une inclinaison vers la droite), alors je construis la ligne médiane.

Mais elles sont toutes les deux présentes et se soutiennent mutuellement. Grâce à ce système de deux lignes, il est possible de voir l’importance du don sans réserve, en comparaison à la réception. Et s’il n’y a pas de réception, comment peut-on vérifier?

Par conséquent, la haine et le rejet doivent exister. Une personne, qui n’est pas en contact étroit avec ses amis, ne veut pas se connecter, et reste à l’écart, pourrait avoir d’excellentes relations avec les autres, pourrait être un bon ami, calme et tranquille, mais sans être  impliqué dans le travail.

D’autre part, quelqu’un, qui est volatile et qui argumente et qui ne peut s’entendre avec personne, peut-être en mesure d’établir un contact intérieur avec des amis. Non seulement avons-nous besoin de considérer ce critère de vérification à l’aune de telles apparences, mais tout le monde a besoin de s’examiner soi-même à l’intérieur.

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 31/03/2012, Écrits du Rabash

La spiritualité n’est qu’entre nous

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Arvout (garantie mutuelle) » (version abrégée):Le Seigneur a parlé « Maintenant donc, si vous écoutez Ma voix, et gardez Mon alliance, alors vous serez Mon propre trésor parmi tous les peuples; et vous serez pour Moi un royaume de prêtres et une nation sainte »Et tout le peuple répondit ensemble, et dit: « Tout cela, nous le ferons ». Ces mots ne semblent pas correspondre à leur rôle, car le bon sens dicte que si on offre à son ami de faire un quelconque travail, et qu’on veut son accord, on devrait lui donner un exemple de la nature de ce travail et de sa récompense. C’est seulement alors que le receveur examine s’il y a lieu de refuser ou d’accepter. »

Quand nous commençons à travailler avec les récipients, ils ne sont pas ronds encore, parce qu’ils sont divisés en trois parties: la tête, l’intériorité, et la fin. Dans l’ensemble, notre réalité est sous la forme d’une pyramide qui est faite des cinq couches selon leur grossièreté: la racine, la couche n°1, la n° 2, 3 et 4. C’est toute la réalité.

Le point dans le cœur (*) se réveille dans les récipients les plus purs et ils ne peuvent satisfaire la correction auxniveaux de la racine, des niveaux 1 et 2. Ensemble, ils forment la partie appelée « Galgalta Ve Eineim»(GE), ou «Israël», qui vient des mots hébraïques « Yasher El » qui signifie « droit à Dieu ».Par leur nature, ils sont les récipients  du don sans réserve.

Bien sûr, les récipients les plus légers d’Israël sont les premiers qui éveillent à la correction. La correction elle-même est effectuée par la Lumière supérieure, qui influe sur les points dans leurs cœurs afin qu’ils se réveillent. Dans ces récipients, il y a le niveau de nos ancêtres qui n’ont pas besoin d’aucune préparation, et il y a aussi le niveau des fils qui doivent déjà travailler en groupe ou en tant que peuple, passer par la lourdeur du cœur ou découvrir «l’esclavage fd’Egypte », afin de s’unir et de faire alliance entre eux autour du mont Sinaï, puis s’élever aux niveaux des premier et deuxième temples.

Et ainsi le récipient de Galgalta ve Eineim atteint la fin de sa correction Gmar Tikoun , puis il est brisé et tombe dans les récipients de réception, à un état ​​d’exil. Puis il y a le mélange, l’incorporation mutuelle des récipients.

A la fin de ce processus, après 2000 ans, vient l’année 1995, le point à partir duquel la clarification et la correction commencent.

Il est dit: « et vous garderez Mon alliance, et vous serez Mon propre trésor parmi tous les peuples. » Cela signifie que les récipients  de GE devront se corriger eux-mêmes, après les 2000 années de mélange. «Un royaume de prêtres» signifie que tout le monde travaille dans le don sans réserve, et une «nation sainte» est la nation qui travaille pour le monde. Ainsi, ils servent le Créateur et les autres peuples et ils ne s’appartiennent pas du tout à eux-mêmes.

Ils ont le choix seulement dans le tiers médian de Tifferet, dans lequel ils viennent à la décision de consacrer la partie supérieure au Créateur et à consacrer la partie inférieure à servir les autres nations afin qu’elles soient aussi corrigées en vue du Créateur.

Le peuple d’Israël l’a accepté quand ils ont pris sur eux la correction de tous les désirs, dans la garantie mutuelle et dans l’unité. Ce sont des désirs qui sont révélées contre l’unité, contre l’alliance, contre la garantie mutuelle, qui appartiennent à la correction.

D’autre part, tous les désirs qui n’appartiennent pas à la connexion, aussi «élevés» qu’ils puissent être, sont appelés «bestiaux» parce qu’ils appartiennent à notre corps bestial. Dans notre monde il y a les niveaux minéral, du végétal, et de l’animal, tandis qu’au niveau du parlant, nous sommes tous reliés les uns aux autres. C’est pourquoi seuls les désirs, qui aspirent à la connexion ou sont contre elle, lui appartiennent.

Par conséquent, les désirs aux niveaux du minéral, du végétal, et de l’animal appartiennent à ce monde et nous ne les voyons pas comme faisant partie de la correction. Par exemple, si vous souhaitez manger dix repas par jour, vous n’avez pas à surmonter ce désir afin d’atteindre le but spirituel. Concentrez-vous sur les désirs qui visent au don sans réserve envers d’autres ou à ceux qui sont contre le don sans réserve envers les autres. Ce sont les seuls désirs spirituels, et seulement eux sont appelées Adam (l’homme).

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23/11/2011, «Arvout (la garantie mutuelle) »

Est-ce que je veux la révélation du Créateur?

Dr. Michael LaitmanUne personne passe par des phases de dissimulation et de révélation sur son chemin spirituel. Pourtant, la dissimulation n’est pas une chose facile. Qui est réellement caché ? Où a-t-Il disparu et où est Il ? Après tout, la dissimulation fait partie de la révélation.

Si je sens que quelqu’un est caché, cela signifie que je le connais, je sais qui il est et comment il devrait être révélé. Dans ce cas, nous pouvons déjà dire quelque chose sur la dissimulation : après tout, j’ai déjà une compréhension, une atteinte, une certaine sensation, mais ils sont l’opposé de la révélation.

Alors, comment peut-on l’atteint ? Tout d’abord, je dois comprendre que, pour le moment, je suis détaché dans un état d’inconscience. Ensuite, je dois probablement ressentir que quelque chose m’est caché. C’est déjà un pas en avant. Puis, je traverse une double dissimulation et une dissimulation unique, suivie d’une révélation partielle et d’une révélation complète.

Alors, comment puis-je traverser toutes ces phases ? Tout dépend de la manière dont le Créateur se révèle à moi. La question est : Comment puis-je accélérer Son apparition ?

Il veut se révéler à l’être créé, et nous aussi, pour l’instant, semblons vouloir Le révéler. Mais il s’avère alors qu’en fait nous ne le voulons pas du tout, parce que révéler le Créateur, c’est révéler l’attribut du don gouvernant le monde, et c’est devenir celui qui donne sans réserve. Cela signifie que je me restreints ; je me perds, et m’oublient totalement. Mon « moi  » cesse d’exister. Je ne peux même pas y penser. Donc, est-ce que je veux la révélation du Créateur ?

Ici, nous commençons à comprendre que ce n’est pas aussi simple que cela, que cela implique des choses très sérieuses, et qu’elles sont toutes dissimulées à l’intérieur d’une personne. A cause de notre nature, nous détestons la révélation du Créateur. Après tout, celle-ci contraste avec les plaisirs égoïstes que nous voulons. Sa révélation progressive m’est dépeinte comme quelque chose de terrible : C’est comme si je dirigeais le monde entier et que soudain un monstre commençait à en couper des morceaux, pièce par pièce, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien et qu’il m’avale aussi. Qui plus est, je dois lui donner mon accord, le vouloir, le chercher, le supplier de le faire.

Nous voyons donc que la chaîne de ces événements ne nous est pas révélée directement ; nous devons passer par un processus de préparation qui n’est pas simple. D’abord je profite des révélations, qui peuvent être agréables ou désagréables à mon égoïsme. Ensuite, je dois acquérir le sentiment qui est au-dessus de mon égoïsme, et puis je vois l’image opposée, que je ne suis plus guidé par les sensations d’amer et du doux, mais par les critères de la vérité et du faux.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 19/01/12, «L’étude des dix Sefirot »

Se regarder dans le miroir

Dr. Michael LaitmanDans  l’« Introduction  au Livre du Zohar » le Baal HaSoulam  explique que la partie de notre cerveau responsable de notre perception de la réalité est construite comme un appareil photographique à travers lequel je vois le monde divisé. Je me sens comme une sorte de corps et vois tout ce qui existe en dehors de moi. Donc toute la réalité est divisée en deux parties.

Ceci, bien sûr, est un mensonge et il n’y a pas de telle division. Mais le fait est qu’il y a un Créateur et un être créé, et l’être créé devrait atteindre le Créateur comme résultat de son développement. Atteindre le Créateur n’est possible qu’en l’observant de l’extérieur, et ainsi l’être créé doit ressentir qu’il existe séparément du Créateur, debout en face de Lui.

Ensuite, en comparant les deux opposés, l’être créé contrôle et comprend les attributs inverses, réalise qu’il est face au Créateur, réalise qu’il est mauvais et qu’il a besoin de correction pour devenir semblable au Créateur et atteindre l’adhésion avec lui. Ainsi, il augmente le niveau de «l’humain» en lui.

Afin de permettre à une personne d’évaluer tous ces attributs, de comprendre, d’apprendre à se connaître, à clarifier et à se corriger, sa perception de la réalité est divisée en deux de sorte qu’il semble à une personne qu’elle et le monde extérieur existent séparément.

Ceci, bien sûr, n’est même pas proche de la vérité. L’hypothèse selon laquelle une personne existerait et le Créateur serait en dehors de Lui, en dehors du monde de Ein Sof, n’est pas vraie. Mais un tel sentiment est nécessaire afin que nous ajoutions notre effort pour la construction de notre récipient et atteignions la compréhension et la révélation. Puis ce sera un «humain» qui aura construit tout cela par son libre choix.

C’est comme donner à un enfant des jeux difficiles et des puzzles afin qu’il travaille et grâce à cette croissance, qu’il comprenne, voie, essaye, fasse des efforts, et se construise. La même chose nous arrive avec la double perception qui nous fait nous ressentir nous-mêmes et en dehors de nous, le monde entier.

Tout notre travail est de faire des efforts pour relier les deux parties en une seule image entière appelée « il n’y a rien hormis Lui» et «Israël, la Torah et le Créateur sont Un ». Cela signifie me ressentir moi-même et le monde extérieur comme un seul, et comprendre que je dois d’abord me soucier du monde extérieur et ensuite seulement de moi. Après tout, je n’aurai à fournir uniquement que ce qui est nécessaire pour l’existence de mon corps  animal, et je dois essayer  de voir tout le reste, tout le monde extérieur, cmme le plus précieux, comme mon âme.

Alors je vais révéler que le monde extérieur est aussi moi. C’est parce que je l’ai traité comme quelque chose en face de moi que je l’ai détesté, rejeté et essayé de rester loin de lui, ce qui m’a permis d’apprendre sur moi-même, sur ma nature, et sur le «mauvais penchant ». J’ai eu une chance de combattre tous ses beaux attributs, les attributs imperceptibles, grossiers et cruels et par là d’atteindre le Créateur.

Après tout, dans chaque incidence de la haine envers le monde extérieur, il y a un besoin de l’aide du Créateur en quelque sorte. Donc, mon rejet du monde extérieur et ma décision de me connecter à lui, le pouvoir que je reçois du  Créateur pour cela, et l’unité que j’atteins, tout m’amène à l’adhésion au Créateur.

Ainsi, il s’avère qu’il y a des actions de connexion avec le monde extérieur et il y a l’acceptation de ce monde, le sentiment d’unité ou du Créateur. Par la création de cette division de  moi et du monde extérieur et la « zone neutre » (« Klipat Noga ») entre nous, j’obtiens de l’aide du Créateur, un état ​​qui est déjà partiellement préparé pour atteindre la connexion avec Lui à cause de cette fausse perception. 

De la 1 ere partie du cours quotidien de Kabbale du 08/01/2012, Shamati # 36

Il manque juste un petit peu

Dr. Michael LaitmanQuestion : Que puis-je faire si une grande partie de mes pensées est consacrée aux questions  matérielles : comment gagner de l’argent, ma famille, et ma position aux yeux des gens, et que je ne pense qu’à peine à la spiritualité?

Réponse : C’est très bien si vous savez déjà que toutes vos pensées ne concernent que vous et que vous n’êtes pas d’accord avec cela, mais ne pouvez rien y faire. A ce stade, vous avez déjà la possibilité de découvrir qu’il y a une force supplémentaire à côté de vous, l’enseignant, le groupe, et le monde entier.

Il y a une force cachée, qui crée cette relation égoïste entre vous et les autres, et elle seule peut changer cette relation en une bonne.

Il vous manque seulement une pensée, un regard: est-il nécessaire de changer cette relation? Pourquoi en avez-vous besoin? Vous n’êtes pas assez sensibilisé sur combien il vous importe de la gagner et vous ne pouvez pas penser à quelqu’un d’autre que vous, et vous ne supportez de ne pouvoir  surmonter ces pensées. Puis, à partir de ce sentiment intérieur qui a atteint une tension énorme, un cri est né, auquel répond la Lumière qui ramène vers le bien.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/01/2012,  Shamati # 153

Gérer le passé, le présent et l’avenir

Dr. Michael LaitmanNotre vie est mesurée par le ratio entre les trois Lumières: il y a le Reshimo (la réminiscence) de l’état précédent, il y a la Lumière intérieure et la Lumière environnante en l’état actuel avec le Massakh (l’écran) entre elles qui sépare la Lumière qui vient de ces deux Lumières.

La Lumière intérieure nous donne le sentiment du présent. La Lumière environnante, qui reste à cause de ce que nous ne pouvons pas encore surmonter afin de donner sans réserve, nous donne le sentiment de l’avenir. Le Reshimo, la base sur laquelle je fais ce calcul, me donne le sentiment du passé.

Mon égoïsme non corrigé est ce qui divise  pour moi le temps en passé, présent et futur. Si je recevais un Massakh de 100% pour tous mes désirs, je n’aurais plus l’expérience des moments différents. La notion de temps cesserait d’exister et seul  le monde de l’Ein Sof existerait.

Cela signifie que le passé, le présent et le futur n’existent pas par eux-mêmes! Nous avons simplement pris l’habitude de percevoir et de sentir ces influences de cette façon, mais ce n’est qu’un problème psychologique. Il n’y a pas de temps, il y a seulement l’état de l’âme, qui sent l’influence de la Lumière qui change constamment. C’est pourquoi il nous semble que le temps passe.

Quand je passe de la notion de temps corporel au temps spirituel, au ratio entre le Reshimo, la Lumière intérieure, et la Lumière environnante, qui détermine le passé, le présent et le futur, je commence à  me relier différemment à cette condition. Il devient clair pour moi que le temps n’existe pas, et que tout ne dépend que de moi. Je  peux accélérer le temps si je me dépêche et que j’approche le présent à partir du passé, et à partir du présent, j’approche de l’avenir de plus en plus étroitement.

Tout dépend seulement de la vitesse à laquelle j’acquière le Massakh, le développe, clarifie ma situation, et en réalise des actions  afin de donner sans réserve dans les dix Sefirot de mon âme. C’est tout notre travail, car il n’y a rien d’autre que nous devrions faire, sauf gagner du temps.

Si nous «appuyons sur la pédale de l’accélérateur », nous avançons rapidement et nous raccourcissons notre chemin, et le rendons agréable, en le menant vers le but désiré. Puis nous le parcourons avec joie et plaisir tandis que nous justifions le Créateur et le remercions d’être bon et bienveillant, pour organiser pour nous un tel chemin merveilleux.

Mais si nous ne faisons pas assez d’efforts pour avancer, si nous n’appuyons pas sur l’accélérateur, mais que nous sommes plutôt poussés par derrière par les souffrances, nous  avançons au rythme naturel de l’évolution,quand tout se passe en  «son temps». Par conséquent, cette progression est ressentie comme désagréable et provoque de grandes souffrances parce que la Lumière qui vient ne trouve pas les désirs qui sont prêts à La recevoir et Elle est donc obligée de rester à l’extérieur et de faire pression sur nous et de nous causer des douleurs et des souffrances.

Dans ce cas, toute la Lumière vient sans «édulcorants», mais comme Elle est, et Elle se révèle comme Guévourot, comme un feu ardent. Tout vient de la Lumière, mais Elle peut être reçue par des désirs qui sont prêts pour cela et qui L’invite, et Elle peut venir selon le processus naturel, en son temps. Donc, la chose principale est de hâter notre travail.

 De la 1 ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/01/2012, Shamati # 35

Descendre pour s’élever

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « La liberté »: Cependant, quand il atteint le but de la Création et que le Créateur reçoit du plaisir de lui, puisque Sa volonté est faite, il est accordé à l’essence de l’homme, qui se revêt dans Son contentement, l’éternité complète, comme Lui. Ainsi, il a été récompensé d’être libéré de l’ange de la mort.

Le Baal HaSoulam explique la liberté dans le contexte de la perception de la réalité. Nous vivons dans un monde de forces. Il n’y a pas de matière ; elle nous est seulement représentée sous l’influence de différentes forces qui stabilisent pour nous ce sentiment.

Je perçois la nature inanimée  sous toutes ses formes et sous toutes ses  manières et aussi le végétal, les niveaux animal et humain de la nature. Ces quatre catégories qui remplissent mon domaine de sentiment sont des forces qui sont dépeintes dans mon désir et qui  dessinent, comme sur un écran, l’image  du monde en trois dimensions, variées.

Cela arrive parce que mon désir de recevoir divise le don général sans réserve, appelé Lumière, en de nombreux types et degrés de réactions internes. Cela représente en entier l’image du monde  où je sens et vois toutes ces actions.

Donc dès le départ, on m’a donné un sentiment pour lequel je n’ai pas à me préparer. J’ai déjà le désir de recevoir et en lui, je ressens le monde. A côté de cela je vois un processus à grande échelle dans la nature inanimée, végétale, et animale  et aussi entre ces niveaux. En fait il s’agit de notre monde intérieur, mais nous prenons en lui les noms des objets et des phénomènes à partir du niveau le plus bas selon le principe des branches et des racines. (Lire la suite…)

L’allure du mystère

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que la créativité dépend du bon contact avec l’environnement?

Réponse: La puissance et la créativité dépendent de combien une personne identifie les formes les plus avancées de développement sur son chemin et découvre le moyen par lequel elle s’élève vers  eux.

A chaque instant, comme un petit enfant, elle cherche de nouvelles formes afin de découvrir le monde, et non pas ce monde prosaïque, mais le monde caché mystérieux.

Après tout, aux yeux d’un enfant, tout semble mystérieux et il cherche de nouvelles opportunités de découvrir davantage le monde. Pour lui, le monde est divisé en ce qui est  révélé et ce qui est caché: il voit quelque chose et autre chose, il ne remarque pas, il entend quelque chose et autre chose passe juste par ses oreilles. Parfois, il attrape quelques mots sur ce qui est dit, parfois il se concentre sur quelque chose et tout le reste demeure en dehors de sa vue. Il essaie constamment de découvrir ce qui est caché de lui.

C’est ce qui nous manque … nous offrons aux enfants des jeux et des moyens nécessaires, et nous devons prendre soin de nous par nous-mêmes. Nos moyens sont l’environnement, et c’est  grâce à lui que nous avançons. L’environnement doit être l’image du prochain niveau pour moi. Je ne suis pas d’accord avec ce que je vois, mais je suis incorporé dans le groupe et j’oblige tous les amis à prendre des formes plus récentes et plus avancées. C’est tout notre travail.
De la 4e partie de la Leçon quotidienne Kabbale de 10/01/12, « La Liberté »

Du plus éloigné du Créateur à la complétude

Dr. Michael LaitmanNous commençons par le point le plus bas, le plus éloigné. Il n’y a rien de plus éloigné du Créateur que l’homme.

L’attribut du Créateur est le don sans réserve, tandis que l’attribut de la création appartient au niveau inanimé. Il n’y a guère de différence entre les deux, à l’exception du fait que le niveau inanimé est sous le contrôle absolu du Créateur et est à 100% en  auto-négation, car il n’a rien en propre.

Puis les niveaux du végétal et de l’animal apparaissent. Ils sont quelque peu différents du niveau inanimé, non  pas dans leurs intentions et leurs désirs, mas dans leur mouvement qui semble être à l’opposé du Créateur.

Les niveaux du végétal et de l’animal croissent, se déplacent et se développent, et donc poussent en s’éloignant du Créateur. Ils n’ont toujours pas quitté son contrôle, mais tout simplement le Créateur leur « permet » d’être incorporés dans les deux forces et de se développer en étant sous Son contrôle. C’est pourquoi tous ces niveaux sont appelés la nature.

Ensuite, le niveau de l’homme apparaît et il va également à travers les étapes du minéral, végétal, et animé et parlant. C’est à ce dernier niveau que le libre arbitre commence.

La liberté est un concept relatif et dépend de l’objet observé. Nous ne jugeons pas les pierres ou les arbres, mais nous jugeons les animaux, ce qui nous permet de les former et ainsi de les utiliser. L’homme peut déjà être  jugé dans le plein sens.

Finalement l’homme se retrouve le plus éloigné du Créateur; il est tellement éloigné  que nous appelons cette nature « le mauvais penchant», tandis que les étapes précédentes sont appelées nature, c’est-à-dire sous le contrôle du Créateur.

Donc la question est: si la plupart des gens appartiennent au niveau naturel du développement, comment vont-ils progresser? Après tout, nous commençons tous à partir du niveau inanimé.

Pour ce faire, il y a un outil spécial: la souffrance. Cet outil fonctionne sur nous et nous fait avancer. Nous associons la souffrance avec un mauvais sentiment, mais nous devrions comprendre que ce n’est pas seulement un outil mais tout un système qui initie le développement. Grâce à elle, tout se développe vers la complétude.

Ainsi, dans les prochaines étapes, notre développement est dans ce sens aussi, plus loin du Créateur, selon notre libre arbitre. Dans notre nature, dans le mauvais penchant, nous croissons  plus loin du Créateur, et nous devons donc nous rapprocher de Lui avec l’aide de l’intention. A partir d’un certain point appelé « Lishma » (En Son nom), nous commençons à nous rapprocher du Créateur et à rentrer en Lui.

C’est dans ce point de départ de l’intention altruiste que nous avons d’abord le véritable libre choix , alors que précédemment nous avions seulement le substitut égoïste.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 04/01/2012, «La liberté »

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