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Les secrets de la Torah

Question : J’écoute souvent l’émission télévisée « Les Secrets du Livre Éternel » où vous expliquez ce que signifie chaque commandement et j’essaie de comprendre comment les kabbalistes transmettent cette information.

Pourquoi n’ont-ils pas expliqué chaque concept entre parenthèses ? Par exemple, l’Égypte (Mitzraim) est une concentration du mal, Pharaon est l’ego, etc.

Réponse : Il y a un but à ceci : cela donne la liberté à la personne. Au fur et à mesure qu’elle se développe, elle peut facilement interpréter tout le travail spirituel, que ce soit dans notre monde ou dans le monde spirituel en fonction de sa croissance.

Je me suis aussi posé ces questions et j’ai essayé de tout mettre dans mes premiers livres, du moins de manière très simple. Mais il n’y a pas de langage dans le monde qui puisse simplement décrire les actions spirituelles et tout ce qui est écrit dans la Torah.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018

Travailler avec les textes kabbalistiques

Question : Les livres kabbalistiques influencent-ils une personne si on les lit seuls ? Ou doit-on les lire en groupe ?

Réponse : Lisez comme vous voulez, il est seulement souhaitable que ce soient de vrais livres kabbalistiques, pour votre niveau, et que vous vous retrouviez correctement dans ces livres.

Question : Quels sont les critères pour l’étude correcte des livres ?

Réponse : Étudiez la littérature qui vous est recommandée dans les cours de Kabbale dans votre communauté.

Question : De plus, comment travaillez-vous avec les livres ?

Réponse : J’ai étudié plusieurs fois en détail les sources kabbalistiques primaires. Il y a même des articles et des lettres que j’ai lu quelques centaines de fois, et à chaque fois j’y ai trouvé quelque chose de nouveau. Par conséquent, dans la Kabbale, il n’y a pas de sources que je n’aurais pas connues et que je n’aurais pas pu utiliser à plusieurs reprises, dans la langue originale.

Je lis, souligne, écris, compare et recherche du matériel spécifique pour le révéler d’une façon ou d’une autre. C’est le travail habituel de tout chercheur.

Il existe plusieurs variantes du travail sur les sources primaires. Je les traduis souvent, et sinon je commence à les écourter, c’est-à-dire à les réécrire dans la langue originale, en faisant les ajustements nécessaires.

Le texte qui en ressort est ce que je veux voir maintenant dans mon état actuel. Peut-être que la prochaine fois, j’en ferai un résumé complètement différent.

En travaillant sur les textes, je peux les diviser en paragraphes, donner un titre à chaque paragraphe, poser des questions, donner des réponses, etc. Je travaille le texte pour être en lui, et il est en moi.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 25/03/2018

L’harmonie spirituelle de la langue hébraïque

La connaissance de l’hébreu est très importante dans l’étude de la Kabbale. La Kabbale est différente des sciences de ce monde, par exemple la physique qui peut être apprise dans n’importe quelle langue. Les termes kabbalistiques en hébreu correspondent directement aux récipients spirituels, aux Lumières et aux actions.

En lisant le texte kabbalistique, nous ne lisons pas seulement des mots, mais nous passons de désir en désir, révélant le Créateur à travers le changement des lettres et leur séquence.

Chaque lettre est un symbole spirituel, et chaque mot est une matrice. C’est comme un code secret spécial, un cryptage. Chaque mot, lettre, ordre de mots, et la racine de chaque mot viennent de la relation des Lumières et des désirs. La langue hébraïque a été créée sur cette base. C’est le seul langage qui ne soit pas apparu pour un usage corporel, mais qui est descendu d’en haut pour définir les relations entre les Lumières et les désirs.

Par conséquent, la connaissance de l’hébreu nous aide à pénétrer plus profondément dans la connexion de la Lumière et du désir, à en ressentir le goût et à comprendre pourquoi elle est exactement comme elle est. Nous pouvons ressentir l’harmonie inhérente à la langue hébraïque et l’interconnexion interne des forces de la nature qui s’expriment à travers ses lettres.

Lors de la traduction d’un texte kabbalistique en français ou dans une autre langue, l’essence de l’explication qui est incluse dans le mot lui-même est perdue. La traduction donne une compréhension plus extérieure de l’action, tandis que le mot hébreu exprime la signification intérieure des désirs, leur connexion entre eux et avec la Lumière, et la forme du remplissage.

En plus des lettres en hébreu, il y a des points de vocalisation, des couronnes sur les lettres (TANTA soit Ta’amim – Goûts, Nekoudot – Points, Taguin – Couronnes, Otiot – Lettres) qui montrent comment ces propriétés commencent à se révéler.

Il y a 22 lettres en hébreu : neuf de Bina, neuf de Zeir Anpin et quatre de Malkhout, et cinq autres lettres finales, c’est-à-dire les symboles qui se trouvent sur la Parsa. La sortie de la Lumière construit les points (vocalisations) qui disparaissent. Les voyelles ne sont presque jamais utilisées, elles sont juste implicites.

Les lettres, les points, les couronnes sur les lettres sont tous très importants. Ils peuvent révéler toute la sagesse. Si seulement nous pouvions connaître la signification intérieure des mots et de l’ordre des mots et des lettres ; tout ceci est la révélation entière du Créateur aux êtres créés.

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Le Don de la Torah – 1 » du 14/05/2018

Dix Sefirot ni plus, ni moins

Nous ne pouvons pas ressentir moins de dix Sefirot dans la spiritualité parce que dix est le seuil de notre sensation. Après les neuf premiers attributs, nous commençons à nous ressentir exister, recevoir, comprendre et éprouver. Et pas avant cela.

C’est comme un rayon de lumière qui n’a pas encore atteint le cerveau à travers tous les canaux afin que le cerveau commence à réagir et à dessiner pour nous une image de ce qui se passe.

Peut-être qu’un signal est déjà entré dans le cerveau, mais il ne m’a pas encore atteint et je ne comprends pas, je ne ressens pas et je ne réagis pas. Ou si je n’entends pas bien et que je n’ai pas entendu le son, et que le son s’est déjà produit, il fait son chemin dans mes oreilles. C’est ce que l’on appelle les neuf premières Sefirot.

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie 2 du 27/03/2018

Quand la génération est indigne

Remarque : Le Baal HaSoulam a écrit que les désirs des gens commenceraient à se développer pour la spiritualité durant la période dans laquelle il vivait.

Mon Commentaire : Si on m’avait dit il y a vingt ans que je donnerais des conférences partout dans le monde, je ne l’aurais certainement pas cru.

Question : Aurait-il été possible de voir cela en fonction de ses racines spirituelles ?

Réponse :  Non

Question : Pouvez-vous voir ce qui se passera dans 20 ans ? Par exemple, au lieu de 120 groupes, aurez-vous 220 groupes ?

Réponse : Cela ne dépend pas de moi. Le Baal HaSoulam voulait aussi tout faire rapidement ; mais il n’a pas réussi. Ils lui ont même interdit de publier ses livres. Mais il espérait toujours qu’il serait capable de les imprimer et de les publier.

Remarque : Il est étonnant que le Baal HaSoulam, un kabbaliste de si haut niveau, ait cru que sa génération était indigne de ces livres.

Réponse : Il a compris que la génération ne le méritait pas parce qu’elle lui a interdit de publier ses livres. Et nous progressons malgré tout et nous avons même un autre niveau de diffusion. Nous pouvons faire de la publicité dans les journaux, nous avons notre propre voix sur les réseaux sociaux et ainsi de suite. Mais ce n’est toujours pas suffisant.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/12/2017

Où commence l’histoire de la Kabbale ?

Il y a 5778 ans, la première personne à atteindre la nature supérieure est apparue dans le monde ; il s’appelait Adam. A partir de lui nous commençons à compter l’histoire de la Kabbale.

Adam s’est interrogé sur le sens de la vie ; il a commencé à chercher d’où tout provenait, et a découvert qu’il n’y a qu’une seule force dans le monde qui anime l’univers entier.

Cette force positive peut être appelée le Créateur, parce qu’elle crée vraiment. Elle n’a pas de corps, pas de poids, pas de volume, rien de ce que nous pensons avoir. Après tout, ce que nous avons et voyons dans notre monde est une pure illusion qui apparaît dans notre esprit, dans nos sensations.

Ainsi, il y a 5778 ans, un homme est apparu qui a découvert cette qualité du monde. Adam est appelé le « Premier Homme – Adam HaRishon » parce qu’il a été le premier à atteindre l’essence du monde. Il en a parlé dans le livre L’Ange Secret (Raziel HaMalach). Ce petit livre de seulement quelques pages est parvenu jusqu’à notre époque.

Le livre suivant sur la Kabbale a été écrit par Abraham dans l’ancienne Babylone. Mais entre Adam et Abraham, il y a eu 20 générations de kabbalistes qui ont atteint le monde spirituel au moyen de la méthodologie révélée par Adam qu’il a ensuite transmise à ses disciples. Au fil des siècles, cette connaissance a été progressivement complétée. De ce fait, il y avait la méthode pour atteindre le monde supérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/07/2017

Comment lire les livres de Kabbale ?

Question : Que signifie lire un livre de Kabbale ?

Réponse : Lire un livre de Kabbale signifie le lire en pensant qu’il aura un impact sur nous.

Un livre de Kabbale est comme un médicament qui peut nous corriger, nous changer et nous amener à l’état où nous commencerons à ressentir ce que nous lisons. Ne pas comprendre mais ressentir !

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 05/02/2017

Les livres d’un kabbaliste

Question : Le développement d’un kabbaliste comprend trois phases : la connaissance, la compréhension et l’atteinte. Vous avez trouvé votre professeur en 1979 et deux ans plus tard, vous avez commencé à écrire des livres. A quelle étape de développement étiez-vous à ce moment-là ?

Réponse : À la phase initiale de l’évolution, au stade de la connaissance.

Question : Cela signifie-t-il qu’il est possible d’écrire des livres aussi merveilleux que le Système de la Création avant même d’atteindre le niveau de l’atteinte ?

Réponse : Je n’étais pas encore parvenu à l’atteinte intérieure dans laquelle vous découvrez le système et le ressentez intérieurement. J’avais une certaine révélation mais pas l’atteinte. D’ailleurs, j’ai écrit ce que j’ai ressenti, ce que j’ai découvert dans les livres du Baal HaSoulam. J’ai simplement écrit mon impression intérieure de ses écrits. Mais le quatrième livre, Connaissances des mondes spirituels , qui est basé sur Shamati, m’avait déjà traversé.

Commentaire : Le Baal HaSoulam a écrit durant 30 à 40 ans de sa vie. Son atteinte a certainement changé constamment ?

Réponse : Il est difficile de parler de gens qui, même dans leurs premières atteintes, étaient beaucoup plus élevés que nous.

Question : Cela signifie-t-il que des étincelles spéciales passent à une personne dans le monde, même si elle n’est pas dans l’atteinte ?

Réponse : Oui, cela dépend de la personne. Je n’écrirai pas de tels livres aujourd’hui parce qu’ils contiennent trop d’informations, trop d’impressions, de sensations et d’atteintes. Je ne pourrai pas tout décrire si naïvement aujourd’hui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/01/2017

Étudier les écrits du Rabash

Question : Quelles sont les étapes les plus importantes pour construire un sens perceptif du ressenti du monde supérieur ?

Réponse : Les étapes les plus importantes dans la construction de l’âme sont écrites et décrites en détail par mon professeur le Rabash dans ses vingt premiers articles. Par conséquent, je vous conseille vivement de les étudier.

En fait, toutes les conditions requises pour créer un sens perceptif du ressenti du monde supérieur, du Créateur et de Son état éternel et parfait sont indiquées dans ces articles.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 27/11/2016

Lire un livre de Kabbale

Question : Comment le pouvoir dans un livre de Kabbale forme-t-il de nouveaux capteurs en moi et ouvre-t-il le rideau vers le monde spirituel qui m’est caché ?

Réponse : Le livre ne fait rien ; tout livre, peu importe qui l’a écrit, n’est que du papier.

Ce qui nous fait accomplir l’ensemble du travail, c’est notre désir. Nous invoquons et suscitons l’impact de la Lumière Environnante (Ohr Makif) qui nous entoure dans la mesure où nous aspirons à être connecté l’un à l’autre.

En lisant le livre, nous établissons une connexion avec la source kabbalistique supérieure, et cela nous touche et nous change. Ce n’est pas le livre lui-même, mais ce que nous voulons comprendre en lui, ce à quoi nous voulons ressembler. Par conséquent, en étudiant la sagesse de la Kabbale, nous invoquons sur nous le champ de force qui nous entoure, et c’est ce qui nous change.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 27/11/2016