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Le FMI manque de ressources pour lutter contre la crise

Dr. Michael LaitmanAux infos (extrait de BBC News): «Le FMI dit qu’il prendra des mesures décisives pour s’attaquer à la crise de la dette de la zone euro et pour soutenir l’économie mondiale.

«Toutefois, le communiqué, émis lors d’une réunion entre les ministres des Finances du G20, le FMI et la Banque mondiale, n’a pas donné les détails quant à savoir si des fonds supplémentaires seraient disponibles pour le Fonds mondial.

 «Des provisions assureront que les banques ont des positions de capital solide et ont accès à un financement adéquat, dit le communiqué. »

Mon commentaire : Si les financiers et les économistes comprenaient que la nature a préparé la seule solution, une économie de consommation raisonnable, ils n’auraient plus qu’à mettre leurs systèmes économiques et financiers en conformité avec cette exigence de notre évolution. Toutefois, étant donné qu’ils ne le savent pas et ne le souhaitent pas le savons pas encore, leurs tentatives d’agir en utilisant des méthodes erronées, vont nous coûter de nombreuses souffrances inutiles.

La crise résume les résultats de la mondialisation

Avis: ( Vladimir Yakounine , Président fondateur du Forum  public mondial des civilisations, neuvième session annuelle): «La mondialisation s’est révélée être la prochaine étape des politiques de colonisation des grandes puissances mondiales, avec la crise de la civilisation , dont la sortie est dans un dialogue ouvert, fondé sur la volonté de toutes les nations pour la justice, pas sur la manipulation.

Mondialisation: une nouvelle phase du colonialisme

« Le mondialisme» de la version européenne comme projet global de création d’un Commonwealth des Nations, s’est effondré après la Seconde Guerre mondiale aux côtés de la désintégration du système colonial. Ce projet a été remplacé par la «mondialisation», qui a entraîné des instruments tels que  la «démocratie», les  «droits humains», et «la finance et le marché économique ».  En attendant, le projet de mondialisation, qui pointe sur la base du consensus euro-atlantique, la création de la finance transnationale et des institutions du marché, et l’économie de marché consumériste « efficace », constituent la troisième étape de la colonisation. Elle a été précédée par la deuxième phase, marquée par le transfert d’une part substantielle de l’industrie  aux pays du tiers monde, en poursuivant le travail bon marché et l’accès aux ressources naturelles.

Les menaces de l’uni polarité

«Les élites politiques de nombreux pays ont admis depuis longtemps le fait que la politique internationale est devenue de facto une affaire interne, ou même une affaire privée pour les Etats-Unis. Les Etats-Unis, aujourd’hui comme avant, essayent d’ajuster la structure régionale du monde à leur benchmark.

«L’idéologie de la domination de l’identité européenne et la vision du monde occidentale sont soutenues par le système des droits humains assisté par des procédures juridiques. Mais un tel système de droits de l’homme ne peut pas être considéré comme universel et est incompatible avec les concepts des droits humains dans d’autres civilisations.

«La mondialisation dans cette forme aboutit à la création de différences au sein du système mondial. Nous abordons une complète indifférence à tout dans le monde, à l’exception des billets de banque.

Le dialogue au lieu de la manipulation dans le réseau

« Le monde contemporain est témoin de l’émergence d’un environnement social, principalement en raison de la propagation des communications Internet, des réseaux sociaux et des contacts internationaux. Pendant ce temps, nous assistons plutôt à un phénomène étrange: le fait même de la communication est là, mais ces contacts ne comportent aucun contenu social, c’est à dire, qu’il leur manque une responsabilité sociale bien définie et ils permettent toute forme de comportement anormal, des tentatives pour délégitimer l’autorité,  les valeurs et les traditions culturelles.

«Le besoin universel d’avoir la «  liberté » pour dire «  tout et n’importe quoi et sous n’importe quelle forme » a un caractère temporaire et commence à s’estomper.

« Les technologies telles que les soi-disant « révolutions Twitter »sont appliquées pour atteindre les objectifs précis politiques et économiques. Cet outil virtuel est d’autant plus dangereux, car il est non seulement capable de produire un impact sélectif et arbitraire sur le comportement humain et causer des conflits à grande échelle dans la société, mais, comme nous pouvons le voir, peut causer des pertes dans la vie réelle.

« Vous êtes conscients de notre point de vue: c’est à dire une véritable participation dans les affaires de la communauté mondiale, ce qui n’est possible que dans le cadre d’un dialogue direct et ne dépend pas de tous les signaux de déclenchement»

Labourer un nouveau sol

Dr. Michael LaitmanQuestion: Hier, nous avons tenu une table ronde à Afoula, qui a été suivie par le maire de la ville, le président du conseil régional, et des spécialistes de premier plan dans l’éducation. La discussion portait sur ​​le système éducatif du 21e siècle. Notre message était que les enfants doivent être préparés pour la vie dans le monde nouveau, étroitement interconnectés. Les participants à la discussion ne se sont pas opposés, mais l’impression était que nous essayons de semer sur une  friche. Les gens seront-ils en mesure de comprendre les défis auxquels fait face l’humanité avant qu’il ne soit trop tard?

Réponse: S’ils ne veulent pas, alors la souffrance va les y obliger. Un exemple vivant est l’Europe, qui est d’une grande profondeur. Ses dirigeants ne savent pas quoi faire, et pourtant ils sentent et comprennent que la scission entraînera une catastrophe très grave. D’autre part, ils ne savent pas comment s’unir. Même les tranches de plusieurs milliards d’aide ne leur garantissent pas un avenir radieux.

Cela serait bien de payer une seule  fois et de se débarrasser du problème. Cela se passe ainsi dans la vie: vous faites une concession et vous déchargez  un grand fardeau hors de votre conscience. Toutefois, dans ce cas rien ne fonctionne. Le problème de l’Europe est un manque de communication.

Beaucoup de gens disent déjà qu’il est nécessaire de créer un seul gouvernement ou au moins un seul organisme financier.

Mais comment? Après tout, dans ce cas, il serait nécessaire non seulement d’annuler les limites gouvernementales, mais toutes les autres limites, pour annuler ainsi toutes les différences. Le système commun financier veut dire une sécurité sociale et une  provision de retraite commune pour tous les gens, des fonds  et des conditions en commun ….Autrement dit, il exige la même attitude de tout le monde, et cela signifie qu’il y aura une nation européenne et une limite autour de toute l’Europe où tout le monde sera égal.

Initialement, ce concept est effrayant parce que rien de semblable n’est jamais arrivé dans l’histoire. Les gens ne comprennent pas encore que la solution ne peut être trouvée que dans l’unité. Une personne est conduite par ce qui lui manque personnellement, et l’union n’est pas sur cette liste. Seuls les grands problèmes peuvent pousser les gens à cela. Il est possible d’avancer sous les coups, ce qui signifie la souffrance ou par le sens commun, soit par un bâton  qui vous frappe par derrière ou par une carotte alléchante que vous devance. Alors, choisissez l’un des deux.

Pour l’instant nous sommes poussés par le bâton, ce qui est particulièrement difficile pour les Européens. Mais bientôt les Américains vont également sentir ses coups.

La seule chose que nous pouvons faire est d’expliquer ce qui se passe dans le monde, en présentant les faits. Un expert expérimenté voit et comprend les problèmes. De la même manière, tous les gens doivent voir avec leurs propres yeux ce qu’ils ne remarquent pas encore. A l’aide de vidéos, films, chansons, et d’autres médias, il est nécessaire de les informer de ce qui se passe dans le monde aujourd’hui. Même si une personne est loin de cela, il faut néanmoins lui apprendre à ce sujet au moins légèrement.

C’est ainsi que nous allons améliorer la situation, en transformant chaque personne en un spécialiste dans un certain sens de sorte qu’elle se méfie d’actions insouciantes et soient  disposés à coopérer. En outre, en vertu de cela, nous allons progressivement rendre les autorités conscientes de la nécessité d’organiser un environnement qui donne aux gens une éducation.  

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/10/2011, «La paix dans le monde »

Un rayon d’avenir dans l’obscurité du présent

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-il possible d’avoir une théorie économique universelle pour tout le monde d’aujourd’hui?

Réponse: L’économie est un reflet de nos interconnexions. La science de la Kabbale nous explique essentiellement l’économie, ou comment nous donner les uns aux autres. Lorsque vous prenez soin des autres, je fais un calcul: combien dois-je recevoir d’eux afin de leur donner sans réserve ?

C’est exactement ce que Baal HaSoulam écrit dans les « Écrits de la dernière génération »et de «La Nation »: comment mettre en place les interconnexions correctes , ce que la répartition équitable devrait être, ce qu’est une  consommation équilibrée et comment ne recevoir que les nécessités et mettre tout le reste de vos efforts uniquement à aider les autres.

C’est l’économie. Certes, nous n’avons pas encore appris à le décrire en utilisant des formules comme celle-ci, qui soient claires pour les économistes modernes. Nous manquons nous-mêmes encore de la compréhension et du ressenti des niveaux les plus proches, les plus petits que nous allons monter en faisant la transition de l’économie actuelle capitaliste à l’économie de l’équilibre.

Nous comprenons que le « carburant » spirituel est nécessaire pour cela, car dans le sens matériel chaque personne recevra les nécessités selon sa nature et personne n’aura rien en  excès. Alors qu’est-ce qui motivera les gens? Après tout, le désir égoïste ne disparaît pas, il ne fait que s’accroître, surtout dans le monde spirituel où il est des milliards de fois plus fort. C’est pourquoi c’est là où nous recevons la Lumière supérieure, et pas seulement les «miettes» que nous obtenons ici.

Ainsi, notre problème est la période de transition quand on passe de l’aide des autres pour notre propre intérêt, à notre utilisation pour le bien des autres. Comment puis-je consommer le minimum et avoir du plaisir en donnant sans réserve ? Pour cela j’ai besoin que la Lumière supérieure change ma nature « à l’envers ». Comment puis-je vouloir ceci, comment puis-je demander cette avance, en évitant la souffrance?

Évidemment, la souffrance va nous rendre prêts à faire n’importe quoi. Mais je dois imaginer indépendamment l’image du don sans réserve afin que  l’état actuel me semble pire que la mort. L’avenir doit briller si fort que je veuille désespérément échapper au présent. Là, droit devant, une vie si merveilleuse m’attend que l’existence actuelle perd toute signification. Cela ne dérange que moi et je dois mettre un terme à cela.

Comment pouvons-nous décrire cette image ? D’une part, elle détient une grande souffrance, mais d’un autre côté, c’est la souffrance de l’amour, de l’aspiration à quelque chose de grand. Dans notre monde souvent les gens donnent leur vie entière en vue d’atteindre l’image qu’ils ont peinte pour  eux-mêmes. Une personne peut passer toute sa vie à travailler comme plombier ou électricien. Alors pourquoi les gens courent-ils après quelque chose d’autre? C’est afin de recevoir un supplément, même si au niveau animé, ils n’en ont pas besoin du tout. Ce n’est plus simplement passer des vacances inoubliables, mais une somme dans votre compte bancaire, ce qui vous fait plaisir en soi.

Ainsi, nous ne sommes pas encore en mesure d’expliquer la transition de la souffrance à l’aspiration. Nous n’avons pas une idée de la mesure économique réelle qui sera utilisée parallèlement à l’éducation de la société. C’est ce que nous avons à faire à l’avenir.  

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/10/2011, «La paix dans le monde »

Exiger du pain et l’éducation

Dr. Michael LaitmanNotre objectif principal est maintenant de ne pas effacer les différences entre les couches riches et les plus pauvres de la population. C’est l’objectif pour l’avenir.

En ce moment, nous faisons  face à deux problèmes urgents: la première consiste à élever le niveau de vie de chacun au-dessus du seuil de pauvreté, et la seconde est d’obliger tout le monde à apprendre sur la garantie mutuelle, le nouveau monde, la nouvelle économie, les nouvelles relations entre les gens, et les changements que la nature nous oblige à faire. Il faut construire une université qui enseigne ces choses, et y étudier doit être obligatoire, comme c’est obligatoire pour les enfants d’obtenir un diplôme d’études secondaires.

Je considère que ces deux conditions sont essentielles. Après tout, il est écrit: «S’il n’y a pas de farine, il n’y a pas de Torah. » Mais d’un autre côté, s’il n’y a pas de Torah (la connaissance du nouveau monde), il n’y a pas de farine. Pour cette raison, les gens doivent être éduqués et recevoir de la farine, ce qui signifie des revenus nécessaires. Pour l’instant, c’est tout ce qui doit être fait.

Je me suis souvent demandé quels conseils pratiques peuvent être donnés à une personne qui a suffisamment souffert et est prête à accepter la garantie mutuelle. Comment une telle personne entre-t-elle dans un nouveau monde? Ceci n’est possible que par l’éducation progressive d’une personne. Nous ne pouvons pas nous réveiller demain et, par miracle, être dans un nouveau monde. Tout commence avec la correction intérieure d’une personne. Elle  doit apprendre à changer grâce à l’étude et à son environnement. Si de nombreuses personnes étudient, elles viendront à cet état par elles-mêmes en se corrigeant et en s’influençant mutuellement.

C’est le devoir du gouvernement, d’abord et avant tout, de  fournir à la nation la farine et l’éducation. La nation doit exiger que le gouvernement rehausse tous les revenus au-dessus du niveau de pauvreté et éduque tout le monde dans l’esprit de la garantie mutuelle. Sans ces deux choses, nous ne serons pas en mesure d’aller de l’avant.

Je ne sais pas où le gouvernement va trouver le financement nécessaire. Le gouvernement pourrait prendre aux riches ou commencer à épargner pour cela en réduisant les dépenses des  représentants du gouvernement, c’est à eux de décider. Voyons le calcul de la somme d’argent nécessaire. Ce n’est peut être pas une si grande somme. D’une façon ou d’une autre, le gouvernement doit fournir à la nation les nécessités. Il ne sera pas en mesure de jouer avec des gens comme cela a été fait dans le passé, donc il serait préférable de commencer à planifier à l’avance.

Je ne pense pas que cela pourrait être un montant d’argent irréaliste. Ils devraient le calculer et comprendre quels  impôts doivent être augmentés  et lesquels  devraient être abaissés. Il peut y avoir besoin d’une nouvelle taxe pour tout le monde, sauf pour ceux en dessous du seuil de pauvreté. Cela doit être fait. Comment cela pourrait-il être que des  gens n’aient pas assez de nourriture?

Il est également nécessaire d’enseigner aux gens comment gérer un ménage à travers des programmes de télévision ou des ateliers. Peu importe leur revenu, les gens ne peuvent pas vivre sans réfléchir et faire ce qu’ils veulent. Les gens doivent apprendre à gérer leurs budgets. Assez souvent, les gens ne savent pas comment faire cela.

Il y a des spécialistes, des scientifiques, des économistes et des psychologues qui peuvent expliquer la façon de bien gérer l’argent. Si on a une certaine somme d’argent pour une famille pour vivre pendant un mois, ces spécialistes peuvent calculer combien pourrait être dépensé et sur quoi. Il s’agit d’une discipline scolaire entière appelée la science de la famille et du consommateur.

Les gens vont écouter et devenir progressivement inspirés, ils vont soudain avoir une attitude différente envers la vie. Après tout, les gens ne pensent pas trop sur ce qui va leur arriver demain. Nous ne le sentons pas, et on ne nous l’enseigne pas. Nos écoles sont si éloignés de la vraie vie qu’ils n’enseignent pas les choses nécessaires, comme la façon de traiter les gens, votre futur mari, femme et enfants ou comment gérer un ménage de sorte qu’il y ait assez d’argent pour le mois. Toutes ces choses doivent être apprises.

Du cours quotidien de Kabbale du 02/10/2011,  Shamati # 219

Les 125 degrés de notre garantie mutuelle

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment la garantie mutuelle peut elle être utilisée comme un coefficient dans une formule? Est-il vraiment possible de mesurer les relations humaines: 50% ou 75% de garantie mutuelle?

Réponse: Bien sûr que oui, les relations peuvent être mesurées: Il y a 125 degrés de  garantie mutuelle (les mêmes 125 degrés spirituels dont vous avez probablement déjà entendu parler). Tout peut être mesuré précisément parce que selon la façon dont une personne se rapporte à d’autres, chaque  âme se compose de Rosh – Tokh – Sof (la tête, la partie intérieure du corps, et les membres), et voici les pièces qu’il restreint et les pièces qu’il utilise partiellement, à moitié, ou  au tiers.

Il n’y a pas de problème avec la mesure de la garantie mutuelle dans la spiritualité- elle correspond à votre degré. Et vous demandez comment nous devrions évaluer la garantie mutuelle dans l’économie de notre monde? La garantie mutuelle ne fonctionne pas et ne peut pas exister dans notre monde. Le premier degré de la garantie mutuelle est un degré spirituel.

En ce moment nous sommes dans une période de transition appelé «le temps de la préparation» pour l’entrée dans le monde spirituel. Quand je dis que la garantie mutuelle doit être saisie comme coefficient dans la formule économique, je veux dire que tout le problème avec la rupture et la crise que nous vivons actuellement est le fait que nous manquons d’un paramètre à partir d’un degré plus élevé. Et quand nous l’acquerrons, nous atteindrons  la paix, l’épanouissement et l’équilibre pour un certain temps.

Et à chaque fois  nous nous sentirons comme si nous avions perdu cet équilibre-le manque de garantie mutuelle et l’instabilité économique. Cela continuera de se passer à chaque nouveau degré, jusqu’à atteindre un état où chaque personne se suffira avec les nécessités dont il a besoin pour vivre, qu’il  déterminera lui-même.

Dans le même temps, chaque personne aura donné le maximum dans la mesure de ses capacités, et il lui sera permis également de déterminer ce maximum lui-même. Voici comment corriger tout sera.

Mais si une personne n’a pas encore atteint cet état, les désirs  avec lesquels il n’est pas encore capable de travailler sont gardés. Et cette protection n’est pas imposée par ses forces car il n’en est pas encore capable; elle est faite à travers l’environnement, qui le presse. Le Baal HaSoulam explique que la société du futur évaluera de combien chaque personne a besoin, et encouragera  les gens en leur donnant des médailles, influencera  les gens avec l’encouragement ou le jugement. 

Du cours  quotidien de  Kabbale du  02/10/2011,  Shamati # 219

A propos du capitalisme d’aujourd’hui

Dr. Michael LaitmanAvis: (Chandran Nair , fondateur et directeur du thinktank de  l’ « Institut global pour demain » basé à Hong-Kong : «Il est important de comprendre que les principes fondamentaux du capitalisme – c’est-à-dire que les êtres humains sont rationnels, que les marchés se comportent rationnellement, et que les marchés attribueront les prix – sont faux. Il est également important de comprendre les racines du capitalisme moderne.

« On pourrait dire que l’esclavage a été la première tentative pour sous-estimer le prix des ressources. Lorsque l’esclavage a pris fin il y a eu la colonisation, qui a de nouveau été une tentative du modèle capitaliste pour utiliser les ressources à bon marché. Avec la fin des colonies, nous avons eu l’argument de la mondialisation de la croissance économique et la mondialisation de la finance.

«Ce que nous devons reconnaître aujourd’hui c’est que le monde est un endroit très différent de ce qu’il était il y a 100 ans quand nous avions un milliard de personnes.

« Ce ljeu est terminé et nous avons besoin d’une restructuration fondamentale – essentiellement sur la façon dont les gens vivent, et nous devons aller au-delà des notions simples sur la croissance, vers des notions plus sophistiquées, des discussions nuancées au sujet du progrès humain.

« C’est impossible et c’est là que le capitalisme s’est  essentiellement cogné à un mur et une conversation très différente doit avoir lieu. »

Mon commentaire: Le manque de ressources dans le monde, d’une part, et l’aspiration naturelle à croître, d’autre part, nous laisse avec la seule possibilité d’épanouissement illimité: la satisfaction à l’égard des acquisitions non matérielles. Il est possible d’en susciter le désir à travers la bonne éducation des citoyens. Le rêve de tout le monde va se réaliser grâce à une satisfaction non matérielle.

La crise économique est comme une porte vers le nouveau monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: L’économie moderne mesure la prospérité économique en utilisant des indicateurs réels et des index. L’économie de la période de transition a-t-elle sa propre norme, un «indice de garantie mutuelle? » Comment allons-nous la mesurer?

Réponse: Ce sera également mesurée par l’argent. L’argent (Kessef en hébreu) ​​signifie ce qui recouvre (Kissiuf), l’écran.

Question: Qui va déterminer cet indice?

Réponse: Un organisme de réglementation unique qui fonctionne selon les besoins et aussi selon le niveau auquel  tout le monde est capable de se connecter dans l’équivalence de forme. Il se peut très bien qu’il soit déjà possible d’en écrire maintenant la formule. Ces choses ne sont pas farfelues.

Premièrement, nous devons trouver les bons mots et écrire plusieurs articles sur l’essence de l’économie actuelle, sur son histoire et sa base, et sur la fondation sur laquelle la connexion mutuelle entre les peuples est construite. Après tout, l’économie est l’expression de nos connexions, de notre égoïsme. Mais avec elle, sont également liés la politique et les sentiments, la publicité et les mensonges du monde moderne. L’économie n’est pas une science exacte car elle englobe les sentiments humains et les connexions entre les gens.

Si l’économie ne comprenait pas nos sensations, si elle ne reflétait que des revenus et des dépenses, nous n’aurions pas eu à faire face à des crises ni à aucun problème. Cependant, comme le Baal HaSoulam  l’écrit dans l’article «La paix dans le monde », nous ne pouvons pas mesurer les efforts, le succès, la satisfaction, et les relations humaines par l’argent seulement. Par exemple, je ne veux pas travailler avec quelqu’un, même pour un millier de dollars par jour, et je suis prêt à travailler avec quelqu’un d’autre pour cinquante dollars.

Nous ne sommes pas des machines, et donc l’économie n’est pas une science exacte, mais plutôt quelque chose entre les deux. Nous mesurons ce que nous pouvons, mais assez souvent notre ego gâche les calculs «rigides», et nous ne pouvons pas faire face à cela.

Ceci est fait à dessein. Le Créateur « nous fait trébucher » dès le tout début: nous sommes créés différents, et nous ne pouvons pas  nous mesurer les uns les autres par un étalon. C’est de  là que proviennent nos problèmes économiques.

Quand serons-nous capables de bâtir l’économie idéale? Quand nous serons capables de mesurer nos désirs et nos passions, tous les aspects de notre monde intérieur. C’est pourquoi nous voyons que les économistes ne sont rien sans les kabbalistes. Travaillant seuls, ils ne  font que tout gâcher.

Par conséquent, nous devons leur montrer qu’il est possible de créer un nouveau système de mesure. Premièrement, nous devons écrire une série d’articles sur l’économie comme le reflet de nos relations, y compris émotionnelles. Cette justification psychologique nous permettra d’amener en douceur le lecteur à la Kabbale.

Ce n’est pas par hasard si  la crise économique est devenue une sorte de «porte» vers le nouveau monde.  Elle reflète l’image de notre monde de la manière la plus complète, et par là nous ressentirons ce qui nous manque pour survivre et nous sauver nous-mêmes.

Et ce qui nous manque, c’est la garantie mutuelle. Qu’est-ce que c’est? La garantie mutuelle compense les facteurs humains que l’économie ne parvient pas à prendre en compte. Il est impossible de les mesurer avec de l’argent, mais nous pouvons combler cette lacune à l’avance. Il n’est pas clair pourquoi une personne doit recevoir deux kilos d’épanouissement, l’autre un kilo, tandis que le troisième un kilo et demi. L’économie ne peut pas fournir une réponse à cette question, mais nous compensons ses déficiences à l’aide de la puissance spirituelle. Lorsque nous nous élevons au-dessus de tous nos désirs, qui sont si différents, nous les remplissons avec un calcul plus élevé, qui va devenir une caractéristique déterminante de la future économie.

Ainsi, nous complétons l’économie financière avec l’économie de la Gematria. Selon elle, si une personne s’exerce un maximum en fonction des attributs qu’elle a reçus  du Créateur, elle est dans un système avec tous les autres, aux fins de correction. Que vous le vouliez ou non, vous ne serez pas en mesure de calculer  correctement quoi que ce soit de toute autre manière. La crise se fera sentir jusqu’à la fin de la correction, jusqu’à ce que la compensation affective basée sur la connexion mutuelle compense à 100% toutes les différences économiques.

Un de mes voisins reçoit plus que moi, une autre reçoit moins, et un tiers reçoit quelque chose de totalement différent. En les regardant, je dois compenser toutes ces différences par mon attitude. Ainsi, l’économie matérielle et l’économie des écrans vont se compléter mutuellement. Les deux comptes-le corporel et le spirituel-deviendront unique et se compléteront totalement l’un par l’autre.

C’est pourquoi l’humanité ne sera pas en mesure de supporter la crise économique. Et ce n’est pas sur le fait qu’elle concerne une pénurie alimentaire, c’est parce que les différences entre les gens sont révélées ici. Nous voyons cela comme l’écart entre les riches et les pauvres, mais essentiellement, c’est la manifestation de la nécessité de compenser, pour réconcilier les gens. Nous sommes à la recherche d’une opportunité pour compenser nos différences innées afin que chacun puisse être debout égalitairement aux autres. C’est ce que la crise économique  nous révèle. 

 Du cours quotidien de Kabbale du  02/10/2011, Shamati # 219

Le monde se réveille

Dr. Michael LaitmanQuestion: Les gens autour du monde se réveillent et commencent à parler d’unité. Pourquoi cela arrive-t-il ?

Réponse: Cela découle de la sensation intérieure. Une personne peut étudier pendant dix ans, entendre parler quotidiennement de l’importance de l’unité, et pourtant tout cela reste vain. Si elle n’en ressent pas le besoin, elle n’entendra rien.

Mais soudain, l’homme commence à le comprendre de l’intérieur, naturellement. De façon inattendue, il commence à réaliser que nous sommes tous reliés entre nous, que nous avons besoin de justice sociale et d’une répartition égale, et que nous devons tous atteindre l’équilibre entre nous et avec la nature. Sinon, nos vies sont finies.

Aujourd’hui, quelques milliers d’hommes dérangés tarissent les dernières ressources de la terre et avec l’aide de la publicité nous forcent à acheter ce qu’ils fabriquent dans le seul but d’ajouter un autre zéro à leur compte bancaire. Et nous suivons leurs directives comme d’humbles esclaves : nous poursuivons les biens matériels.

Assez de cela, tout s’effondre. Nous mûrissons car notre désir de recevoir grandit sur une base quotidienne, et comme il  se développe, il  commence à poser des questions : « Quel est le but de ma vie ? Qu’est-ce qui m’arrive? Pourquoi dois-je souffrir? Pourquoi ne puis-je atteindre la satisfation ? »

Le taux de chômage aux Etats-Unis a considérablement augmenté ; il frappe entre autres surtout les jeunes qui ont du mal à trouver du travail. Il y a un énorme fossé entre les riches qui travaillent à Wall Street et la jeune génération. À l’âge de 20-25 ans une personne ne voit aucun avenir devant elle. Sans travail, elle ne veut pas se marier et donner naissance à des enfants. Quelle sorte d’avenir attend ses enfants, si ses propres perspectives sont sombres ?

Un éveil spontané a lieu. Les gens sortent dans la rue pour manifester, en raison de leurs pulsions intérieures, ils ne peuvent tout simplement pas rester dans leurs maisons. C’est l’anarchie pure: une personne ne sait pas ce qui va lui arriver demain ou même dans la seconde suivante, et voilà comment elle se calme et se débarrasse des émotions négatives. Sa nature l’oblige à le faire. Les gens commencent à protester sans avoir une vue claire de la situation, sans connaître leur but, sans préparation d’un programme. Ils se sentent tout simplement mal.

Progressivement, les hauts et les bas de la vie les obligent à s’assagir et ils commencent à comprendre ce qui se passe réellement.

Le monde entier se réveille aujourd’hui. Nous allons voir ce qui va arriver en Chine, au  Japon et en Inde. … Le monde devient «rond». Les gens par nature  demandent un changement. Intuitivement, ils sentent qu’ils doivent être connectés, qu’ils doivent être en équilibre entre eux et avec la Nature. C’est ainsi que la Force universelle générale se révèle: inconsciemment nous ressentons soudain que c’est exactement ce qui nous manque.

Et puis tout le monde commence à s’opposer à l’inégalité et à demander quelque chose : les mères célibataires, les retraités, les médecins et les enseignants. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une tendance générale, une demande commune pour l’équilibre. Quelqu’un se sent bien, quelqu’un d’autre se sent mal, et nous voulons que tout le monde obtienne une part égale. La puissance de l’unité et une nouvelle approche qui nous obligent à penser de cette façon, se révèlent de plus en plus dans notre monde intégral.

La question est de savoir comment atteindre cet état? Seule la sagesse de la Kabbale offre une solution. Elle explique comment réaliser une distribution équitable, un équilibre des gains, et être indemnisé pour les dommages causés par notre égoïsme.

L’homme veut toujours être plus que tout le monde ;  il veut atteindre, avancer. Donc, si nous venons tous à un état ​​où tout le monde ne reçoit que des choses essentielles, qu’y aura-t-il pour nous ensuite ? Comment pouvons-nous rembourser les gens pour ce qu’ils ont perdu? La Kabbale explique que cela n’est possible que grâce à l’ascension spirituelle quand notre corps physique ne reçoit qu’autant qu’il a besoin, et que le reste est utilisé pour développer l’âme. 

De la 5ème partie du cours quotidien de  Kabbale du 07/10/2011  , «Un commandement »

Le capitalisme occidental a t-il échoué? 3e Partie

Dr. Michael LaitmanOpinion: (Tim Jackson, professeur, directeur du projet de recherche Solution, l’auteur de prospérité sans croissance: l’économie d’une planète finie): «Toute société s’accroche à un mythe, par lequel elle vit.

«Le nôtre est le mythe de la croissance économique. Pendant les cinq dernières décennies, la poursuite de la croissance fut le but politique le plus important à travers le monde. L’économie mondiale a cinq fois la taille, qu’elle avait un demi-siècle auparavant. Si elle continue à croître au même rythme, elle sera 80 fois cette taille d’ici 2100.

« Cette montée en puissance extraordinaire de l’activité économique mondiale est sans précédent historique. Elle est totalement en contradiction avec les ressources fondamentales limitées et l’écologie fragile, dont nous dépendons pour survivre.

« La plupart du temps, nous évitons la dure réalité de ces chiffres. La croissance doit continuer, nous insistons.

« Les raisons de cette cécité collective sont assez faciles à trouver.

« Le capitalisme occidental est structurellement dépendant de la croissance pour sa stabilité. Lorsque la croissance faiblit – comme il l’a fait récemment – les politiciens paniquent. Les entreprises luttent pour survivre. Les gens perdent leurs emplois et parfois leurs maisons.

«La remise en questions de la croissance est considérée comme un acte de fous, d’idéalistes, et de révolutionnaires.

« Pourtant, nous devons la remettre en question. Le mythe de la croissance nous a trompé. Il a fait échouer les deux milliards de personnes qui vivent encore avec moins de 2 dollars par jour. Il a fait échouer le système écologique fragile, dont nous dépendons pour survivre.

« Mais la crise économique nous offre une occasion unique d’investir dans le changement. Pour balayer la pensée à court terme qui a infesté la société depuis des décennies. Pour s’engager, par exemple, dans une refonte radicale des marchés de capitaux dysfonctionnels.

«La spéculation libre des matières premières et des instruments financiers dérivés a amené le monde financier au bord de l’effondrement il y a trois ans. Il doit être remplacé par une sensation plus longue et plus lente/ un long ralentissement du capital.

«Sauver l’économie n’est qu’une partie de la bataille. Nous devons aussi nous confronter à la logique alambiquée de la consommation. Les jours, où nous dépensons de l’argent que nous n’avons pas, pour des choses, dont nous n’avons pas besoin, en vue d’impressionner les gens, dont nous ne nous soucions pas plus, sont terminés.

«Vivre ainsi a trait à une bonne nutrition, à des logements décents, à l’accès aux services de bonne qualité, à la stabilité des communautés, à satisfaire le marché de l’emploi.

«La prospérité, au vrai sens du terme, transcende les préoccupations matérielles. Elle réside dans notre amour pour nos familles, le soutien de nos amis, la force de nos collectivités, notre capacité à participer pleinement à la vie de la société, un sens et un but dans nos vies.  »

Mon commentaire : Certains ne voient pas l’avenir de la société dans l’union et la consommation équitable, et certains le voient ainsi. Mais en réalité, l’égalité matérielle dans une société de consommation raisonnable peut exister en donnant plus de satisfaction à chaque personne, plutôt qu’en suivant nos exigences égoïstes en vue d’être mieux, plus élevés, plus forts, plus riches et plus intelligents que les autres.

Et cela n’est possible que par l’épanouissement spirituel, qu’une personne peut recevoir en révélant le prochain niveau d’existence, celui de «l’homme» (Adam). Il faut expliquer cela à une personne à l’avance, même si elle n’est pas disposée à le percevoir encore. Ceci, parce que la vie montrera progressivement à une personne, qu’elle la mène exactement à cela.