Category Archives: Musique

Pourquoi les kabbalistes exigent-ils que les étudiants travaillent ?

Question : Pourquoi les kabbalistes demandent-ils aux étudiants de travailler ?

Réponse : Une personne doit travailler car elle doit être occupée. Elle ne peut pas étudier la Kabbale toute la journée ou s’asseoir sur un banc, grignoter des graines de tournesol et parler politique. Elle n’en a pas besoin du tout.

Elle devrait étudier de préférence trois heures le matin avant le travail et deux heures le soir après le travail. Si elle a du temps libre, alors plus. Le reste du temps : travaillez, dormez et mangez. De quoi d’autre a-t-elle besoin dans la vie ? Cela devrait être très simple et naturel.

En ce qui concerne le sommeil, elle doit se reposer pendant 5 à 7 heures. Il y a des gens qui ont besoin de sept heures de sommeil, il y a des gens pour lesquels cinq suffisent.

Remarque : Il y a aussi le sport, la musique et le théâtre.

Mon commentaire : Si une personne étudie la Kabbale, alors elle s’unit pour former une seule musique, théâtre et sport.

Question : Cela signifie-t-il qu’il n’y a pas d’autres besoins ?

Réponse : Non.

Question : Donc, idéalement, la sensation du Créateur devrait combler toutes ces niches ?

Réponse : Tout vient de Lui, seulement cela nous vient sous des formes différentes.

Remarque : En principe, les gens vivaient autrefois normalement et sans sport…

Mon commentaire : Mais faire de l’exercice, peut-être, est nécessaire. La musique, la littérature et tout le reste sont également nécessaires, mais cela doit être dans les limites de la correction de l’âme humaine.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 03/01/2019

Construire une structure de l’âme

Remarque : Lorsque le Baal HaSoulam trouva le livre du Ari, L’Arbre de Vie, il était très heureux et plein d’espoir : « Enfin, je l’ai trouvé ! » Cependant, comme votre professeur le Rabash l’a raconté, il ne savait pas que seulement après 20 ans il serait capable de comprendre ce qu’il avait trouvé et commencerait à le comprendre.

Ce n’est pas facile pour une personne d’entendre qu’elle comprendra dans 15 à 20 ans.

Mon Commentaire : Non, ce n’est pas un problème. C’est une condition naturelle et nécessaire pour atteindre le monde supérieur, car vous devez construire les éléments pour le ressentir en vous, sa conscience et son atteinte.

Ce n’est pas facile car cela est né en nous et s’accumule en petits morceaux. C’est ainsi que fonctionne notre appareil sensitif et intellectuel, c’est-à-dire le cœur qui ressent et l’esprit qui suscite les définitions et les concepts. Par conséquent, nous ne pouvons pas comprendre cette combinaison de deux systèmes, émotionnel et intellectuel. Notre monde ne possède pas cela.

En musique, en art, dans n’importe quoi dans notre monde, il n’y a pas de lien clair entre une sensation de compréhension et des sentiments, comment l’un dépend de l’autre.

La connexion entre eux se produit précisément dans la Kabbale. C’est pourquoi cela prend tellement de temps.

Mais cela n’a pas d’importance. Il est important que vous construisiez cet accord correct entre la sensation et la compréhension, afin que la sensation influence la compréhension et que la compréhension influence le ressenti. C’est la structure de l’âme et vous devez la construire en vous-même.

Peu à peu, cela se crée en vous, seulement cela prend du temps. Et alors ? Vous êtes tous principalement jeunes. Même s’il y a des personnes âgées parmi nous, je vous assure qu’elles auront le temps d’atteindre le niveau du monde supérieur, l’éternité et la perfection dans cette vie.

Personne ne reçoit la Kabbale pour simplement la toucher et s’arrêter là. Si une personne est venue à la Kabbale, si elle en a entendu parler, alors cela signifie que dans cette vie elle peut réaliser cette opportunité. Tout dépend de ses efforts.

Extrait de la leçon en russe, le 10/03/2019

Hommage à Charles Aznavour

Bien qu’ayant grandi dans l’ex-URSS où l’accès à la culture occidentale était interdit, la renommée et le talent de Charles Aznavour ont franchi toutes les frontières.

Auteur, compositeur, chanteur, acteur, il est l’exemple d’un artiste aux multiples talents, il est certainement l’un des plus grands artistes français de tous les temps, sa voix roque, ses paroles, sa musique ont touché des millions de cœurs, non seulement en France mais aussi à l’étranger.  A 94 ans il venait de rentrer du Japon où il avait donné une série de concerts. Il s’est éteint le jour de Simkhat Torah (la joie de la Torah).

Je ne connais pas tout son répertoire, mais une de ses chansons « les deux guitares » m’a particulièrement interpellé car il parle « de la vanité de notre existence, que vivons-nous, pourquoi vivons-nous ? Quelle est la raison d’être ? Tu es vivant aujourd’hui tu seras mort demain et bien plus encore après-demain ».

La sagesse de la Kabbale répond à toutes ses questions. Il faut savoir que quand la Kabbale parle de la vie et de la mort, elle ne se réfère qu’à l’âme et non au corps biologique. Le corps dans la Kabbale est le désir de recevoir, s’il est en vue de donner, il est alors appelé « un corps vivant », ou une âme et inversement, si c’est en vue de recevoir c’est un corps mort.

L’âme est éternelle, elle a juste terminée son rôle dans cette vie matérielle et donc elle quitte ce monde. Cependant tant qu’elle ne se sera pas corrigée, elle devra se réincarner ici-bas.

Le but de notre existence est donc de corriger notre âme, pour cela nous avons besoin de la sagesse de la Kabbale qui nous explique les « mathématiques » de l’âme et elle est ouverte à tous, sans considération d’âge, de sexe, de religion, de niveau d’études ou autres.

Quoi qu’il en soit, je tenais à présenter toutes mes condoléances à la famille de ce géant de la chanson française. Il va laisser un grand vide derrière lui.

Les mélodies du Baal HaSoulam

Question : Pourquoi le Baal HaSoulam a-t-il commencé à écrire de la musique ?

Réponse : Le groupe du Baal HaSoulam comptait moins de dix personnes, et tous venaient de différents endroits. Chacun avait ses propres mélodies qu’il jouait à l’heure des repas ou pendant les prières, en particulier le Jour du Grand Pardon (Yom Kippour).

Ainsi le Baal HaSoulam a composé ses propres mélodies et a enseigné aux étudiants à ne pas chanter des prières étrangères aux mots du livre de prières. C’est ainsi que sont apparues les mélodies des textes du Ari et de « Bnei Eihal », « Kel Mistater », etc.

Question : Est-ce que ces mélodies et leur texte peuvent tocuher une personne qui les écoute ?

Réponse : Elles possèdent certaines forces spirituelles. Une mélodie a un grand pouvoir, mais il peut être atteint uniquement dans la mesure où une personne y réside à l’intérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/10/2016

Livret de Chansons de Bneï Baruch à télécharger !

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Une marche en l’honneur de quelques- uns

laitman_576_01Baal HaSoulam a écrit une marche en l’honneur de quelques-uns qui ont atteint la réparation finale, l’ascension complète au-dessus leur ego, et l’altruisme absolu, l’attribut de l’amour et du don pour tout le monde.

Cette marche est dédié aux peux qui ont réussi à atteindre leur réparation finale personnelle (Gmar Tikoun) à chaque génération à travers l’histoire.

La marche loue et glorifie les gens formidables qui ont atteint le système supérieur de la nature. C’est une reconnaissance de l’unicité, la persistance et la capacité à s’élever au-dessus d’eux-mêmes et au cours de leur vie de devenir l’invité dans les plus hautes salles du Créateur.
De « Conversations avec Michaël Laitman » de KabTV 02/09/14

L’envol de l’âme

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous savons qu’une action spirituelle se réalise par l’intention. Comment devrions-nous aborder correctement la performance de la musique des mondes supérieurs afin d’atteindre le but dans les plus brefs délais possible, afin que, ensemble avec cela, nous continuions d’avancer spirituellement ?

Réponse : Je pense que la chose principale est la guidance constante de la providence supérieure avec la joie.

Il y a 20 ans environ, j’ai mené une expérience dans une maison de retraite, et j’ai donné les musiques de « Qui est le Secret de la Vie » aux résidents là-bas. Ensuite, j’ai mené une enquête. Les personnes de plus de 65 ans m’ont dit qu’elles avaient pleuré quand elles ont écouté la musique.

Je les comprends. Tout d’abord, une personne âgée qui écoute cette chanson plonge immédiatement dans ses souvenirs et la vie qu’elle a vécue, mais ces expériences sont fondamentalement différentes de ce que ce genre de musique devrait transmettre.

Il est question de la joie, de la Lumière supérieure, d’un état très clair. C’est un sentiment de crainte mêlée d’admiration, d’inspiration, une ascension et un envol de l’âme ! Elle nage dans la Lumière blanche, et un tel état ​​glorieux s’incarne dans notre monde lorsque la mariée se revêt d’une robe blanche.

Par conséquent, la chose principale est d’au moins comprendre et ressentir autant que possible ce qu’est la musique en se concentrant sur la joie et en essayant de ressembler à la personne qui l’a écrite. C’est parce qu’elle l’a écrite de par son atteinte des mondes supérieurs, l’état supérieur, et la force supérieure. Là, on découvre uniquement la joie de l’atteinte éternelle, la plénitude et l’harmonie qui provoque et remplit tout !

Nous devrions essayer de nous détacher de notre ego, de ce qu’il fait avec nous dans notre monde, de sa déformation, et en nous élevant au-dessus de l’ego, nous devrions essayer de vivre dans une dimension de l’amour totalement différente, le don sans réserve, et une bonne connexion mutuelle. Alors, les mélodies des mondes spirituels se ressentiraient d’une manière totalement différente.

Il s’agit d’une petite révélation pour chaque étudiant. Je pense que s’il se souvient constamment de cela, il sera en mesure de commencer à ressentir le monde spirituel sans étudier autre chose que l’ensemble de l’énorme méthode de l’atteinte des mondes spirituels que le Baal HaSoulam a écrit. Il n’y a pas besoin de mots ! Si une personne s’ouvre à ces sons et à leurs sources internes, elle commencera à tout comprendre.

De KabTV, « Conversations avec Michael Laitman » du 09/02/14

La simplicité de la grandeur

Dr. Michael LaitmanCommentaire : « Les Mélodies des Mondes Spirituels » (les mondes supérieurs) est la forme d’art qui devrait maintenant être révélée à tout le monde. Je dirais que c’est un niveau qui est un peu plus élevé que la musique classique car le sixième sens (le point dans le cœur) est impliqué ici. À première vue, les mélodies semblent assez simples et pas si sophistiquées, mais…

Réponse : La mélodie « Un Dieu Dissimulé » a l’air très simple et peut même être incomplète, comme une composition mineur, mais elle est une expression de l’harmonie de l’atteinte supérieure ou l’harmonie de la révélation.

Il y a des mots très sublimes de ce titre à propos de la force supérieure unique, éternelle et générale qui nous entoure et nous conduit à un état parfait et idéal.

L’air fait l’éloge et glorifie les dix flux de l’abondance qui descendent vers nous, la gouvernance de notre monde qui, malheureusement, à cause de nos attributs égoïstes qui se révèlent au niveau de ce monde, deviennent le contraire.

Au lieu de nous ouvrir pour recevoir l’abondance spirituelle et pour lui ressembler en parfaite harmonie entre nous, on déforme tout cela et éventuellement nous recevons un tout petit peu d’énergie spirituelle qui maintient notre monde vivant.

De KabTV, « Conversations avec Michaël Laitman » du 09/02/14

La marque de la Torah

Dr. Michael LaitmanQuestion : Pourquoi est-ce que dans la Torah tout semble exister séparément : Esaü est à part, Jacob est à part, Jacob a peur d’Esaü.

Réponse : Il était un temps où j’ai étudié la musique. Que voyez-vous lorsque vous regardez une partition ? Vous voyez ce que vous devez reproduire. Vous voyez des signes : des mesures, des notes, des pauses, piano, forte. Tout cela est dessiné pour la personne qui les jouera.

J’ouvre la Torah. En elle il est écrit : Jacob, Esaü, Israël, Sichem, Benjamin, Dina. A quoi tous ces noms font-ils allusion ? Ce sont des notes que j’ai besoin de jouer. Ces notes sont mes propriétés et mes forces  internes ; elles existent en moi et sont appelées anges. Les anges sont des forces de la nature que le Créateur m’a données afin que je sois capable de m’organiser avec leur aide et de devenir égal à Lui. Pourquoi ai-je besoin de faire cela ? Parce que dû à cela, je deviens indépendant ; j’acquiers vraiment le statut du Créateur.

C’est pourquoi la Torah est appelée à la fois la Lumière et l’instruction. Je lis ces instructions et travaille selon elles. Jacob, Esaü, Dina, Sichem, âne, sont autant de forces de mon âme, et la Torah me révèle ce que je dois faire avec elles. Elle me décrit exactement ces processus que j’ai besoin d’effectuer ; l’interaction de ses personnages est la corrélation de nos propriétés internes, de nos désirs. Quand je lis, je ressens littéralement comment ces propriétés s’entremêlent en moi, passent par différents changements, comment je travaille avec elles, comment je dois les connecter, et  comment tout ceci doit finir.

Je regarde le texte de la même manière que vous regardez une partition de sorte que vous pouvez chanter ou jouer, même maintenant sans instrument, en utilisant seulement vos cordes intérieures. C’est la seule façon pour nous de percevoir la Torah, et c’est la seule raison pour laquelle elle a été donnée.

De la Portion Hebdomadaire de la Torah du 18/11/2010

Chanson d’une âme dévouée

Dr. Michael LaitmanTraditionnellement, les gens chantaient des mélodies écrites par les kabbalistes, dans des tonalités mineures tristes. Mais nous devons comprendre que chaque mélodie kabbalistique est au-dessus du Tsimtsoum, ce qui signifie au-dessus du souci de soi-même.

Toutes les mélodies sont dirigées vers le Créateur avec un désir ardent d’adhérer à Lui avec le don sans réserve et l’amour, de Lui donner satisfaction, et Lui ressembler dans ses relations avec d’autres personnes. Elles n’expriment pas de regret à propos des difficultés et des souffrances, ou des plaintes concernant la difficulté de la vie, comme cela est communément compris dans les religions.

Des préoccupations comme celles-ci et la tristesse générale d’une personne ne sont pas mentionnées dans la sagesse de la Kabbale et dans les livres de Kabbale. Il en est ainsi puisque les kabbalistes sont dans un état qui est au-delà de la Makhsom, dans les frontières du monde spirituel ; par conséquent, ils ne tiennent pas compte d’eux-mêmes, mais seulement du Créateur.

Et s’ils sont désolés, alors c’est seulement parce qu’ils ne peuvent pas atteindre plus de dévouement et d’abnégation pour le Créateur. Toutes les pensées, tous les désirs et les attentes sont dirigés vers l’extérieur d’une personne, et ceci devrait se faire ressentir dans la mélodie. Cette chanson est un déversement éclatant et enthousiaste de l’âme.

Si nous chantons une mélodie du Baal HaSoulam, nous devons imaginer son état et essayer d’être aussi proche de lui que possible. Sinon, nous associons cette mélodie avec notre état ​​physique, à nos pleurs et nos demandes : « Donne, donne, donne ! » Nous transformons le sacré en profane.

De la préparation pour le cours quotidien de Kabbale du 20/05/14