Category Archives: Perception

Travaillez sur les erreurs

Question : Combien de fois vous rendez-vous compte que vous vous êtes trompés ?

Réponse : Très souvent. Mais j’essaie d’en tirer des leçons, de les corriger et de passer à autre chose.

En principe, chaque étape suivante devrait être basée sur la correction de la précédente. Une correction est possible si vous appréciez vos erreurs.

C’est pourquoi il est dit : « Car il n’y a pas un homme juste sur terre qui fasse le bien et ne pèche pas. » C’est-à-dire que chaque pas devrait consister en : erreur-correction, erreur-correction. C’est comme cela que l’on avance.

Par conséquent, je dis souvent à mes étudiants : « Je vérifie si cela vaut la peine de le faire ou non. Réfléchissons ensemble, c’est peut-être trop difficile pour vous. Peut-être que nous reculerons. »

Je ne le cache pas, car cela est nécessaire pour apprendre aux gens comment établir un rapport correct avec l’avancement. De plus, cela ne peut se produire que par des erreurs. Le travail sur les erreurs est le plus important.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/07/2018

Comme un père de famille

Question : Comment devrais-je traiter un ami qui m’énerve parce qu’il est constamment en retard pour la classe et qu’il dort pendant le cours ? Comment puis-je le justifier ? Pouvez-vous donner des conseils ?

Réponse : Le Rabash était très tolérant dans une telle situation. Je me suis souvent endormi pendant les cours parce que nos états ne dépendent pas réellement de notre degré de fatigue. Par conséquent, nous devons essayer de justifier un ami.

Question : Il y a un état où une personne devrait se voir au-dessus des amis. Mais tout le monde ne peut pas faire ça. Est-ce que cela signifie qu’elle devrait faire des efforts en ce sens ?

Réponse : Bien sur. Comment puis-je aider les amis si je suis inférieur à eux ? Je dois me préoccuper d’eux, tout organiser pour eux, faire tout ce que je peux. Pour cela, je dois me sentir comme un père de famille.

Question : Vous dites toujours que je devrais me sentir comme un père, que ce sont mes enfants, et d’autre part je devrais me sentir comme si j’étais à l’intérieur de ma mère, que le groupe est ma mère. Comment ces deux états peuvent-ils exister en même temps, chez une même personne ?

Réponse : Ils ne peuvent pas être ensemble au même instant car ils proviennent d’états internes complètement différents. Cependant, ils peuvent absolument être adjacents. Il n’y a aucun problème à ce qu’un état soit instantanément remplacé par un autre. Nous travaillons par pulsions.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

L’ennemi juré du développement spirituel

Question : Quelles pensées ou actions sont les plus préjudiciables à notre croissance dans la Kabbale ? Quel désir est notre ennemi juré ?

Réponse : La paresse. Rien d’autre ne nous fait obstacle. Uniquement la paresse.

Vous devez vous placer dans un environnement tel qu’il vous stimulera constamment, vous tirera vers l’avant, vous poussera, vous provoquera. C’est de la plus haute importance. Aussi, quittez votre égoïsme. Cela vous dérangera, et à juste titre. Ne vous tourmentez pas pour votre caractère ou vos qualités. Vous avez été créés précisément de cette façon pour entrer dans le monde supérieur. Le plus important est d’avoir plus d’énergie pour le travail.

Question : Pouvez-vous donner un exemple de paresse dans le développement spirituel ?

Réponse : Certainement. C’est le manque de participation active d’une personne dans le bon environnement, qui peut la diriger correctement, lui donner le bon objectif et l’énergie pour l’atteindre.

Question : Quelle est donc la paresse corporelle qui m’empêche d’avancer vers la spiritualité ? Parfois, vous nous dites que la paresse corporelle est une bonne chose.

Réponse : En ce qui concerne le monde corporel, la paresse est une qualité utile. Moins on est agité, mieux c’est. Mais une fois que vous avez découvert le bon chemin, vous devez le poursuivre de toutes vos forces pour avancer.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018

Suivez la méthode spirituelle

Question : Quelle est la différence entre des kabbalistes et une société de moqueurs ?

Réponse : De nos jours, tout est mélangé. Je ne séparerais pas l’un de l’autre. Tous ceux qui s’opposent au développement spirituel, qui est décrit à partir du Livre de Zohar et au-delà, ne sont pas sur le même chemin avec nous.

Nous devrions prendre soin de nous-mêmes en consultant en permanence les écrits de nos enseignants et ne pas prêter attention à ce que font les autres.

Il existe le libre arbitre. Une personne peut faire ce qu’elle pense être juste et bien si elle ne nuit pas aux autres. Étant enfermé dans notre petite communauté spirituelle, nous ne faisons de mal à personne, nous sommes ouverts à tous.

L’essentiel est de suivre scrupuleusement le programme, les conseils de nos enseignants, et alors nous atteindrons le but.

Question : Chaque fois que l’égoïsme augmente chez une personne, elle est de plus en plus influencée par la société extérieure. Comment se prévenir de cet effet néfaste ?

Réponse : En plongeant plus profondément dans l’étude de la méthode et dans le travail intérieur sur soi. Rien de plus.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 25/04/2018

Pourquoi les gens souffrent-ils ?

Question : Du point de vue de la Kabbale, pourquoi une personne souffre-t-elle et dans quel but ?

Réponse : Une personne souffre parce qu’elle ne veut pas révéler le monde supérieur dans lequel elle existe mais sans le ressentir.

Elle souffre dans le but de développer ses propres désirs en elle-même, car selon ces désirs, la capacité de sa révélation sera dévoilée. Par conséquent, nous n’avons aucune autre possibilité de révéler le monde supérieur sans effort.

Et pour chaque atteinte, il est clair quel type d’effort vous devez faire. En même temps, notre ego résistera et obligera tout le monde à fournir une certaine somme d’effort. Sans cela, nous ne serons pas en mesure de déterminer la taille de l’image révélée, sa profondeur ainsi que toutes les couleurs et les propriétés qui déterminent cet état.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018

On ne s’ennuiera pas !

Question : Que faut-il faire de l’animal à l’intérieur de moi ? S’il atteint un certain objectif, il perd tout intérêt pour ce qu’il a réalisé, trouve un nouvel objectif et tout recommence ? Que faut-il pour le développement du point dans le cœur ?

Réponse : Le point dans le cœur est l’attirance pour le sens de la vie, pour l’atteinte de quelque chose d’inconnu. Il existe en chacun de nous. Tout dépend de la mesure dans laquelle il se manifeste : plus ou moins grande.

Question : Et si une personne s’ennuie ? Il lui semble qu’elle entend la même chose et qu’il n’y a pas de changement.

Réponse : Nous avons une grande quantité de matériel, donc je doute que quelqu’un s’ennuie. Le matériel explique beaucoup de choses dans la vie, de sorte qu’il est impossible de dire que vous savez tout.

De plus, il s’agit d’un matériel émotionnel sous l’influence duquel vous changez chaque jour, vous êtes déçu à nouveau, puis vous vous relevez encore. C’est-à-dire que ce sont des états qui ne cessent pas dans leurs métamorphoses jusqu’à la réparation finale.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe,le 01/07/2018

Pourquoi devons-nous pénétrer dans le monde supérieur ?

Question : Pourquoi devons-nous pénétrer dans le monde supérieur et ne pouvons-nous pas y entrer calmement et tranquillement ?

Réponse : C’est parce que le monde supérieur fonctionne selon un système de coordonnées différent. Il n’y a pas de temps (passé, présent et futur), d’espace et de mouvement comme dans notre monde. Il n’y a rien dans le monde supérieur que nous puissions saisir et avec lequel travailler.

C’est un système complètement différent de coordonnées sensorielles et autres. Il s’agit d’une percée à l’intérieur d’un autre système, et par conséquent nos lois ne s’y appliquent pas.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018

L’unique peur du kabbaliste

Question : Un kabbaliste a-t-il peur de quelque chose dans la vie ?

Réponse : Il a peur de cesser de lutter pour le Créateur, de cesser de L’apprécier et d’essayer de devenir comme Lui.

Question : N’a-t-il pas peur pour son corps, sa santé, etc. ?

Réponse : Si vous vous soumettez complètement au Créateur, une force supérieure qui vous contrôle sans cesse et complètement et que vous êtes d’accord avec Sa providence, alors vous vous affranchissez simplement de tout le reste. Et dans la mesure où vous n’êtes pas d’accord, vous souffrez. Par conséquent, toutes les maladies sont une mesure de désaccord avec la gouvernance du Créateur.

Question : Dans toutes les situations extrêmes, une personne libère de l’adrénaline : elle craint pour sa vie. Et comment cela se passe pour les kabbalistes ?

Réponse : Cela dépend à quel niveau il se trouve. S’il est déjà à un niveau sérieux d’atteinte du Créateur, alors sa seule peur est un frémissement, afin de tout mettre en corrélation avec le Créateur qui est absolument bon et qui détermine tous les états.

Le tremblement du Créateur est bloqué par la peur animale et nous ne la ressentons plus. Mais cela ne signifie pas que la peur animale soit détruite. Elle ne peut pas être détruite, seulement vaincue.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/07/2018

Quelles sont les causes des catastrophes naturelles?

Question : Que se passerait-il si tous les Chinois souhaitaient posséder une voiture ?

Réponse : Rien ne changera dans le monde et dans l’écologie ; même le fait de laisser tout le monde posséder une voiture, et plus d’une. Qu’il y ait 7 ou 14 milliards de voitures particulières dans le monde. Les voitures ne sont pas ce qui cause les catastrophes écologiques. Nos relations corrompues sont ce qui cause les catastrophes écologiques.

Nous devons comprendre ce qui est visible dans la nature et dans ses recherches ; les catastrophes écologiques ne sont pas causées par la technologie, par les niveaux minéral, végétal et animal, mais par le niveau humain. Uniquement nous, au niveau de nos relations, provoquons la détresse à tous les autres niveaux de la nature.

Toutes ces catastrophes dans les domaines de l’écologie et de la santé, de la dépression et de la toxicomanie, des divorces et de tous les autres problèmes proviennent de la nature uniquement pour nous inciter à en comprendre la cause, qui se trouve à un niveau supérieur. Toujours dans la nature, un problème d’un niveau supérieur descend vers les niveaux inférieurs et active le système à partir de là.

J’espère que dans la recherche pour être sauvé de ces maux, que nous considérons comme des maux à notre niveau égoïste, nous devrons renoncer à notre égoïsme, nous devrons comprendre que nous pouvons être en équilibre avec la nature au niveau minéral, végétal et animal en raison de notre niveau humain, uniquement si nous nous traitons avec amour et compréhension.

Alors, nous apporterons l’unité à la nature comme un tout et parviendrons à un équilibre avec la nature générale.

Extrait de La Table Ronde des Opinions Indépendantes, Berlin, le 09/09/2006

Mieux vaut tard que jamais : Le premier ministre canadien présente ses excuses aux juifs refoulés en 1939

Mon article publié dans Unitingeurope

Pour tenter d’échapper aux atrocités de l’Allemagne nazie, environ 900 réfugiés juifs ont embarqué à bord du Saint Louis avec en tête la liberté. Ces derniers se sont vus refuser l’entrée au Canada le 7 juin 1939. C’était l’une des nombreuses demandes d’asile rejetées sur le continent nord-américain, avant que le paquebot ne renvoie les personnes en Europe. Malheureusement, 254 de ses passagers ont péri plus tard dans l’Holocauste.

Le périple de ces juifs ne faisait que commencer : le Saint Louis appareille le 13 mai 1939, il quitte Hambourg, en Allemagne, avec comme destination Cuba. Mais le gouvernement cubain n’a pas laissé les passagers débarquer en dépit du fait qu’ils détenaient des visas légaux précédemment acquis.

Après le refus, le bateau s’est rendu sur les côtes de Floride à la recherche d’un asile américain, mais le président Franklin D. Roosevelt a rejeté l’appel. Le gouvernement a fait valoir que les réfugiés à bord du navire devaient attendre leur tour comme n’importe qui d’autre dans une longue file de demandeurs d’asile. Après le rejet, le Saint-Louis a commencé à retourner en Europe.

Conscients de l’urgence humanitaire, un groupe de Canadiens a tenté sans succès de convaincre leur gouvernement d’accepter les réfugiés alors que le paquebot était au large d’Halifax. La réponse officielle a été qu’aucun pays ne pouvait ouvrir ses portes assez largement pour accueillir les centaines de milliers de Juifs qui voulaient quitter l’Europe.

Le navire a ensuite poursuivi sa route vers le Vieux Continent et a accosté en Belgique, d’où les passagers ont été dispersés en France, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des centaines de passagers ont été envoyés dans des camps de concentration et sont morts.

“Nous nous excusons auprès des 907 Juifs allemands à bord du Saint Louis, ainsi que leurs familles pour cette injustice » a déclaré récemment le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, à la Chambre des communes. “Nous avons utilisé nos lois pour masquer notre antisémitisme, notre antipathie et notre ressentiment.” Il a ajouté : « Nous sommes désolés de l’insensibilité de la réponse du Canada. Et nous sommes désolés de ne pas nous être excusés plus tôt. »

Le mea culpa de Trudeau survient au moment où l’antisémitisme connait une brusque recrudescence à l’échelle mondiale, le Canada et les États-Unis ne faisant pas exception. L’attaque meurtrière de la synagogue Tree of Life à Pittsburg n’était pas un incident isolé aux États-Unis. L’antisémitisme dans les universités et grandes écoles, sur Internet, les attaques physiques continues, le vandalisme dans les synagogues et les maisons ne sont que quelques-unes des manifestations de la haine de plus en plus répandue en Amérique du Nord contre les Juifs.

Avec la création de l’État d’Israël, le peuple juif peut croire qu’il existe un refuge sûr. En effet, l’histoire nous a enseigné qu’à l’aube d’une crise, aucun pays, pas même les États-Unis ni le Canada, ne défendra nos intérêts et ne nous protégera des menaces existentielles antisémites. Les vagues d’antisémitisme moderne qui frappent aujourd’hui les Juifs en Europe devraient nous rappeler notre mission : nous unir. C’est notre seule assurance vie.

Nous n’avons personne d’autre sur qui compter à part nous-mêmes. Tout dépend de nous. Les Juifs sont responsables de tout ce qui se passe dans le monde, que ce soit pour le meilleur ou pour le pire. Comme il est écrit (Yévamot 63) : “Il n’y a pas de calamité qui ne vienne au monde sauf pour Israël.”

En attendant, nous ne le pensons pas, mais la sagesse de la Kabbale explique que c’est ainsi que le système de communication humaine est construit de l’intérieur. Le Livre du Zohar compare la connexion entre Israël et le monde aux organes du corps humain : « Israël parmi les autres nations, est comme un cœur parmi les organes, tout comme les organes du corps ne pourraient exister dans le monde ne serait-ce qu’un instant sans le cœur, de même aucune nation ne peut exister dans le monde sans Israël. » Toutes les accusations, toutes les persécutions, et toutes les menaces expriment l’exigence du monde envers le peuple juif, où qu’il soit, pour qu’il remplisse son rôle et conduise l’humanité au bonheur et à une vie ayant un sens.

Inconsciemment, l’humanité sent que les Juifs ont la solution à tous ses problèmes et la clé de son bonheur. La pression mondiale sur Israël est guidée par le programme de développement humain défini dans la nature.

Si tel est le cas, la nation juive doit tôt ou tard remplir son rôle envers l’humanité et être une “Lumière pour les nations”, c’est-à-dire servir d’exemple d’une société civile où chacun vit dans la solidarité mutuelle et l’amour fraternel au-dessus de toutes les différences et différends. Ce n’est qu’alors que nous nous dirigerons vers un nouveau monde.