Archive par catégorie : Perception

Tout à temps

Dr. Michael LaitmanQuestion: Beaucoup de gens en Israël soutiennent notre message, alors pourquoi tout le pays ne l’entend-il pas ?

Réponse: Le message ne ​​peut pas être entendu dans le vide. Il doit y avoir de «l’air», l’attention des cœurs, à travers laquelle les ondes sonores sont transmises. Sinon, vous êtes juste en  train d’ouvrir la bouche en silence et aucun son ne sort. Le désir qui peut ramasser vos mots et les transporter à distance n’est pas encore prêt. C’est tout le problème.

Alors, que pouvons-nous faire pour que ce désir apparaisse ? Nous pouvons distribuer nos matériaux dans les rues et pendant ​les événements que nous tenons, c’est ce que nous faisons, mais ce n’est pas suffisant. Ce n’est pas par hasard que les kabbalistes ont gardé le silence jusqu’à notre temps, jusqu’à ce que le désir égoïste ait commencé à prendre la forme de la crise générale. Ce n’était même pas une interdiction, mais simplement une incapacité à communiquer quelque chose aux gens.

Même si la sagesse de la Kabbale avait été ouverte devant eux, ils n’auraient pas vu quoi que ce soit. En utilisant l’exemple de l’actualité, nous avons parlé du problème du chômage pendant une longue période, mais c’est seulement maintenant qu’il commence à émerger. Tout est retardé, nous sommes toujours en avance sur les choses.

Nous ne pouvons que faire des efforts pour faire de notre mieux dans la diffusion, en s’assurant qu’elle ne se transforme pas en «fruit pas mûr ». Tout doit se faire tout en son temps, de sorte que les gens comprennent  nos idées correctement. Sinon, ils auront l’impression que ce ne sont juste que des paroles vides.

C’est pourquoi nous devrions attendre un peu. Nous ne voulons pas les faire souffrir, bien sûr, mais il faut toujours que des problèmes graves parviennent à la une des journaux, afin que nous puissions sortir avec nos idées. Les gens ont besoin d’entendre de nous ce qu’ils sont prêts à entendre.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 01/02/2012, « Introduction à l’étude des Dix Sefirot »

Au-dessus de l’abîme noir

Dr. Michael LaitmanComment pouvons-nous imaginer l’état supérieur, dans laquelle le Créateur vous révèle qu’Il aime tous ceux qui vous haïssent et déteste tous ceux que vous aimez, vous y compris? Il semble que cela ne vous apporte rien de bon et qu’il n’y a rien de pire que cela. Avant vous êtes tout en un, Pharaon, Bilam, Balak, Amalek et Hitler et vous savez comment surmonter cela, parce que cela aussi vous vient du Créateur, bien qu’indirectement.

Plus nous avançons vers l’amour, plus les obstacles rencontrés deviennent importants. Vous les surmonter et « l’ange de la mort » devient à vos yeux l’ »ange sacré « .

Question : Je ne comprends pas cet état. Après tout, le Créateur est encore perçu comme Bon et Bienveillant. Est-ce que je le vois à la fois avec la souffrance des autres et ma propre souffrance dans le passé ?

Réponse : Vous voyez toute la souffrance qui existe en  réalité ; C’est une image horrible : une souffrance monstrueuse, pas un seul gramme de plaisir, pas un jour de repos, que la douleur et la souffrance durant des milliers d’années lumière. La souffrance est partout. Il y a un vide total dans le désir de recevoir, non pas ici et là, pas de temps en temps, mais 100% de souffrance.

Cet état est appelé l’illumination de la Shekhina, et au-dessus de cet état, vous révéler le bien et la bienveillance. Sinon, comment serait-il possible de Le découvrir ? Si le Créateur ne vous apporte que le bien, alors vous Le découvririez dans des récipients égoïstes. Mais si vous Le découvrez dans toute la profondeur de l’abîme noir, qui est en face de vous, alors Il est découvert dans vos récipients de don, qui visent à donner sans réserve.

En outre, vous verrez qu’Il est bon qu’envers ceux qui sont aussi mauvais que Lui, et qu’Il est mauvais envers ceux qui sont bons, contrairement à Lui. Voici comment cela vous paraîtra.

Notre travail est seulement de nous élever au-dessus des récipients de réception. Si vous voyez que les actions du Créateur ne correspondent pas au désir de donner, cela vous apparaît intentionnellement comme un obstacle sur le chemin, au-dessus duquel vous devez vous élever.

Question : Et qu’est-ce que je découvrirai, après cette ascension ?

Réponse : Le désir de recevoir, le récipient général de Malkhout de Ein Sof, sous une forme totalement vide : les ténèbres, le désespoir, l’inquiétude et la peur, les épreuves terribles de Job, et vous le remplissez avec la Lumière de Hassadim et avec l’amour.

Question : Cela signifie, qu’après m’être corrigé, je me sens bien, peu importe combien l’obscurité m’est révélée. Et maintenant, je regarde le passé et que vois-je ? Ai-je souffert ou non?

Réponse : C’est déjà le prochain niveau, que vous devez déterminer. A Gmar Tikoun (fin de la correction), vous ne voyez pas que vous avez souffert, bien sûr.

Question : Et quelle est la souffrance que je ressens maintenant ?

Réponse : Maintenant vous n’êtes pas la même personne, que celle qui atteindra Gmar Tikoun. Finalement, vous ne vous reconnaîtrez pas dans votre état actuel. Les sentiments qui ont été laissés derrière ne sont pas vous.

Question : Alors, que suis-je maintenant ?

Réponse : Quelque chose de virtuel.

Question : Alors, pourquoi avons-nous besoin de tous les états présents ?

Réponse : Vous les sentez afin de vous préparer, quand vous faites tout ce qui est en votre pouvoir. Il est dit : «J’ai fait des efforts et j’ai trouvé. » Vous vous préparez, jusqu’à ce que vous trouviez, jusqu’à ce que vous vous éleviez au-dessus du Makhsom (barrière), jusque-là, le vrai «vous» n’existe pas.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/12, «Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

Tête et corps – Pensée et action

Dr. Michael LaitmanLe Partsouf spirituel se compose d’une tête (Rosh) et d’un corps (Gouf). Le Gouf met en pratique les décisions de «Rosh ». La partie qui tend à acquérir la similitude avec les forces supérieures démontre son intention, sa puissance, son besoin, et qui met en œuvre ses propres décisions est appelée la «tête».

Initialement, le Créateur créa un seul désir, le désir de recevoir. Il n’avait ni tête ni corps. Sous l’influence de la Lumière, le désir lui-même se reconstruisit ; il traversa quatre phases et arriva à un point où il commença à comprendre qu’il lui fallait devenir semblable à la force supérieure et qu’il lui fallait acquérir l’attribut du don. Le système qui émerge et crée en lui une conséquence de cette décision, est appelée «tête» (Roch).

Ces processus ont eu lieu dans un seul désir ; il est considéré comme la tête à la condition que ses parties soient connectées au niveau de la pensée, de l’intention, et avec la reconnaissance de l’importance d’un tel lien. Les mêmes désirs qui sont activés par une telle intention sont appelés le corps. Il y a une partie du corps qui est capable d’exécuter les décisions de la tête ; c’est la partie interne, Tokh. En outre, il y a une partie qui n’est pas capable de le faire,  Sof.

La division de la tête et du corps (Rosh et Gouf) a lieu dans le même désir. Dans notre corps physique, ceci se manifeste par le fait que la tête se trouve au-dessus du corps. Cette position reflète un processus spirituel : d’abord, la tête prend une décision, et ensuite elle commence à être mise en œuvre à travers le corps.

Tout se passe au sein d’un seul désir, mais les connexions entre les désirs qui sont de nature plus sophistiquée (comme les pensées, les intentions, et les clarifications) sont considérées comme la tête. Une épaisseur importante (appelée Aviout) est ajoutée au réseau que nous appelons la tête, à toutes ces liaisons et fils qui sont responsables des calculs et des clarifications ; et tout l’ensemble est appelé un corps.

Auparavant, le désir n’était qu’un corps. Cependant, juste après la première restriction (Tsimtsoum Aleph), il décida qu’il voulait se construire à nouveau; pour cela, il lui faut une tête. Le corps lui-même se restreint, car il ne pouvait pas accepter de se sentir opposé au Créateur; à ce moment, il choisit d’acquérir une nouvelle tête.

Les pensées, les aspirations, les intentions et les plans qui conduisent le désir vers la Lumière sont appelés la tête. À ce stade, elle commence à recevoir le pouvoir de la Lumière pour l’amour du don et devient ainsi similaire à la Lumière.

Si l’on regarde l’échelle spirituelle, nous ne voyons que des têtes. Les corps sont à l’intérieur. Nous ne voyons que les têtes Partsoufim, l’un sous l’autre. Les corps sont nécessaires seulement pour mettre en œuvre des décisions qui sont prises par la tête et aussi pour donner naissance à une autre tête !

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 16/01/12, « Etude des dix Sefirot »

Lorsque le supérieur vous soulève dans ses bras

Dr. Michael LaitmanQuestion : Lors du cours d’hier, j’ai ressenti une grande pesanteur. Ensuite, je suis sorti et je fus tellement perdu que pendant longtemps je ne comprenais pas où j’étais. Comment est-il possible de vivre et de passer par de tels états ?
Réponse : En effet vous savez que nous devons passer par une naissance spirituelle. La naissance est un renversement complet, comme une révolution. Une personne doit passer par un certain nombre d’états, à travers lesquels elle acquiert une nouvelle vision : elle voit tout de manière habituelle, comme les autres, et en même temps, elle voit aussi de l’autre côté, un monde à l’envers. Et ceci n’arrive pas une seule fois, mais plusieurs fois.

Elle doit s’habituer à se détacher de sa nature animale et à exister sans en percevoir le monde à travers son corps. Ce n’est pas du mysticisme, mais un travail spécial, que nous laissons à la lumière le soin d’effectuer sur nous. Nous ne savons pas quand nous tomberons dans ces états, il est difficile de les prévoir et de les localiser à l’avance. Mais cela arrive, afin de vous donner de l’enthousiasme, le sentiment qu’il est possible de voir le monde d’une manière, qui diffère de vos habitudes.

Si une personne travaille de manière intensive avec des livres authentiques, qu’elle attire à elle la lumière qui corrige, et tente de se connecter au groupe, elle traversera alors des états comme ceux-ci. Il n’y a rien de spécial ou de dangereux à ce sujet. Cela ne produit aucun résultat indésirable, mais est uniquement fait dans le but d’habituer la personne à voir le monde et toute la réalité de manière objective.

La manière objective est la même forme que je revêts. L’objectivité en soi n’existe pas. Même le Créateur, comme il nous paraît, n’est pas objectif, car Il voit tout selon le don, tandis qu’actuellement nous voyons tout à travers notre égoïsme. Mais pour nous apprendre à voir la réalité à partir de deux points de vue, ils nous sont transmis au moyen d’exercices comme ceux-ci.

Dans notre monde corporel il n’existe pas de telle « division », puisque nous ne quittons jamais ce seul monde, qui fonctionne selon les principes de la réception égoïste. Ainsi, il est impossible d’expliquer à quelqu’un qu’il peut y avoir une autre perception. Il voit cela comme de la psychologie sophistiquée.

Mais avec nous, cela se passe d’une façon matérialiste, puisque nous changeons notre substance avec les autres. Quand la Lumière, qui corrige, opère sur une personne, Elle lui donne une base qui s’appelle le désir de donner. Et la personne commence déjà à voir le monde à travers ce désir.

Et en attendant, cela arrive non seulement au détriment de la personne elle-même, mais aussi l’éduque simplement, la secoue un peu, et la réveille, comme un adulte prenant un bébé dans ses bras et permet ainsi à l’enfant de voir soudain un nouveau monde d’en haut. Un monde grand et vaste. Lui-même, demanda à être soulevé et maintenu en place afin de se sentir adulte comme tout le monde, et même plus que cela, puisque tout devient visible devant lui.

Mais mérite-t-il cette hauteur ? Non, nous sommes ceux qui le soulevons et qui lui montrons que quelque chose d’autre existe en dehors de la perception enfantine, afin d’éveiller un désir et une envie en lui de l’atteindre.

Et des exercices de ce genre nous sont parfois donnés d’en haut, avec l’aide de la Lumière environnante. Habituellement, ils se produisent soudainement. Dans ces exercices, il y a parfois des états qui nous sont incompréhensibles, et qui ne sont donc pas agréables et nous troublent fortement. La personne ne comprend absolument pas comment tout cela peut se retrouver à l’envers et s’inquiète parce qu’elle ne sait pas ce qui lui arrive.

Ils veulent simplement vous montrer maintenant, qu’il existe d’autres formes de perception, différente des formes auxquelles vous êtes habitués. Dans ce monde il existe autre chose que ce que vous avez ressenti les dernières décennies de votre vie. Cela arrive ainsi pour tout le monde.

Nous passons par ce genre d’états, jusqu’à ce que nous nous habituions à eux. Au début, ils sont considérés comme des exceptions et comme incompréhensibles dans la mesure où vous ne savez pas quoi faire avec eux. Ensuite, vous vous êtes déjà habitués à l’existence de cette inversion. Vous commencez même à l’identifier sur les amis, lorsqu’ils perdent l’équilibre et vivent le passage d’état en état.

Ainsi nous avançons. Vous vous y habituez et anticipez que vos états intérieurs changeront aussi rapidement et fréquemment que possible, car à travers eux, vous prenez la forme des relations avec la réalité. Après tout, toute la réalité est en vous et dépend de votre état.

Ainsi nous progressons jusqu’à la Makhsom (barrière), où vraiment un véritable changement se produit. Et tout ce qui arrive jusque-là est conçu pour s’y préparer. Prenez-en l’habitude !

Vous devriez être heureux d’avoir déjà commencé à vous sentir autrement qu’une bête, et que des changements fondamentaux et hautement qualitatifs se produisent dans vos attributs, dans la perception que la Lumière qui corrige vous apporte. Personne ne vous hypnotise, mais c’est tout simplement le véritable début d’un sentiment de changements internes.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 23/01/12, Shamati # 148

Lorsque l’enfance se termine

Dr. Michael LaitmanLe monde nous traite plus sévèrement, avec persistance, sérieusement et avec ténacité chaque jour qui passe. Volontairement ou involontairement, les gens sentent que quelque chose doit se passer ou se passe déjà. Le  religieux l’attribue à une force supérieure; le laïc blâme la nature. D’une façon ou d’une autre, nous sommes sous une forte pression qui nous oblige à concentrer notre attention et à commencer à agir.

La Kabbale nous enseigne qu’il y a une façon d’optimiser et d’accélérer notre développement. Pour cela, nous devons reconnaître ce qui se passe et observer le processus dans son ensemble. A chaque moment donné, nous devons choisir comment poursuivre la progression. Il n’est pas question d’avoir raison ou tort, mais plutôt que nos progrès soient conformes au programme de la nature. Plus nous sommes proches du programme, plus vite nous avancerons. Tout dépend de notre compréhension, de notre fermeté, et de sa réalisation, en accord avec l’algorithme que la nature exige de nous.

Comment savons-nous cela? Aujourd’hui, nous pouvons arriver à cette conclusion à partir de notre propre expérience.

Les scientifiques, psychologues, et philosophes répètent à l’unisson que nous nous développons selon deux forces: le bien et le mal. Le bien nous apporte la bonté et le mal, le mal. Nous n’avons aucun doute à ce sujet, car chacun de nous peut interpréter le bien et le mal.

L’impact d’une bonne force est particulièrement ressenti dans l’enfance lorsque nous sommes soignés, aimés et protégés alors que nous sommes en pleine croissance. La Nature (ou le Créateur) suscite une bonne attitude et l’amour des parents, la famille immédiate, et même dans l’environnement plus éloigné vers les enfants. Ce n’est pas grave si l’enfant se conduit mal ou casse des choses. Il est excusé pour faire des choses pour lesquelles un adulte ne serait jamais pardonné. Chacun prend soin de l’enfant et il utilise leur bonne attitude.

Dès qu’un enfant grandit, l’attitude indulgente et douce s’arrête brusquement. A partir de maintenant, il devient celui qui doit prendre soin de lui-même et des autres, il commence à «devoir» aux autres et il est tenu responsable de ses actes. Pour faire court, les demandes remplace l’amour.

Pourquoi cela? Nous ne contestons pas l’enfance, mais pourquoi la nature est-elle si exigeante à l’âge adulte, pourquoi faut-il arrêter d’être aussi gentil comme cela était auparavant? Pourquoi faut-il commencer à appliquer une attitude négative envers nous-mêmes?

Il est essentiel de comprendre que cela n’a rien à voir avec la négativité, mais plutôt de nous donner une motivation pour grandir. Si l’on se développe correctement, au lieu de sentir de mauvaises influences, nous ressentons la bienveillance. Ainsi, nous devons réaliser que l’ensemble de la nature, la vie et le monde nous traite en fonction de notre conformité avec le monde. Si le monde nous traite de façon problématique, cela signifie que le problème est ancré dans nos propres attitudes incorrectes et déséquilibrées envers le monde. Quand nous nous adaptons au monde, nous commençons à réévaluer les forces que nous avons précédemment considérées comme mauvaises vers bonnes.

Quelle est la raison pour laquelle nous ne pensons pas que la force négative suscite notre autocorrection? Si nous nous reconnectons avec cette force, la vie sera à nouveau comme dans l’enfance où chaque jour promet d’apporter quelque chose de bien.

Tout dépend de notre préparation et de notre éducation. Si durant nos premières années nous avons été élevés et formés correctement pour s’assurer que nous avons mûri en tant qu’adultes avec la compréhension de comment correctement interagir avec l’environnement pour obtenir des réponses positives et comment correctement interagir avec la nature, la société, la famille, et nous-mêmes, alors nos vies continuent parfaitement, sans aucun problème.

Mais nous n’obtenons pas les directives correctes dans l’enfance sur notre vie adulte. Il est facile de parler de ces questions en utilisant les mots des kabbalistes, mais que pouvons-nous faire si nous ne sommes pas familiers avec la sagesse de la Kabbale? Pouvons-nous trouver des indications précises en écoutant les conseils de la nature? Pouvons-nous former l’attitude appropriée à tout ce qui nous entoure? L’humanité est confrontée au problème de trouver un moyen d’éviter la souffrance et tente de découvrir comment établir un rapport à la vie afin de vivre avec le moins de souffrance. Même maintenant, nous continuons à souffrir et nous allons souffrir plus parce que nous n’avons pas encore trouvé la réponse à cette question.

La contradiction entre ce que nous voulons et ce que nous possédons en réalité pousse les adultes à chercher plus loin. En conséquence, à travers l’histoire, nous avons développé plusieurs approches concernant ce problème. Le Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans son article «La paix»; soulignant que si nous voyons honnêtement et raisonnablement la nature, l’humanité et la vie, nous allons arriver au même résultat que ce que la sagesse de la Kabbale nous enseigne.

La chose principale est de ne pas être corrompu par notre égoïsme, mais plutôt de s’élever au-dessus d’un niveau impartial par lequel nous ne dépendons pas de nos sensations actuelles, de nos inclinations et de nos  notions. Si nous pouvions nous élever au-dessus en tant que chercheurs indépendants, nous détecterions certaines données qui sont contenues dans la Kabbale.

C’est ce que la sagesse fait: Elle soulève une personne à un niveau où elle peut regarder la réalité sans le prisme de son ego. Si nous pouvions supprimer ces «lentilles» de l’égoïsme, nous atteindrions facilement la sagesse de la Kabbale. Selon l’article du Baal HaSoulam, « La paix », c’est la recherche scientifique avec une base expérimentale, l’expérience et la pratique qui fonctionne pour tout le monde sans exception et qui permet à chacune et à chacun de découvrir la nécessité de donner sans réserve à notre prochain.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 11/11/11, « La paix »

Un système secret de sécurité qui connecte les cœurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: A quoi ressemble un groupe qui entre dans la spiritualité ?

Réponse: A l’extérieur il n’y a pas de signes particuliers. Tout le monde ressemble à des  gens ordinaires. A l’intérieur il y aura tout ce que nous lisons dans les livres de Kabbale. Vous allez voir les mêmes visages, mais vous devrez les traiter différemment.

Vous ressentirez le réseau interne de connexions parmi vous. C’est ce qui crée l’endroit où le monde spirituel est révélé. C’est comme si vous aviez reçu une lampe de poche, vous l’allumez, et c’est dans cette lumière que vous commencerez à voir des pierres, des arbres, les animaux et les gens: tout un monde.

Cette lampe torche brillante est votre bonne attitude envers tous les autres, la garantie mutuelle que vous ressentez à leur égard. Dans la garantie mutuelle qui découle de vous, vous commencez à découvrir le système supérieur et à voir qu’en  elle, juste là devant vous, il y a des arbres, les animaux et les gens qui vous n’avez pas vus avant.

Mais tous les objets inanimés, les plantes, les animaux et les gens ne sont pas corporels comme dans notre monde, ils sont spirituels. C’est l’image qui se révèle à vous. Ce sont les mêmes visages familiers, mais vous découvrirez la connexion interne entre eux.

Il y a plusieurs années, j’ai vu un film sur un vol de diamants. Les voleurs pulvérisaient  un spray spécial et dans ce brouillard, ils ont commencé à voir des faisceaux laser qui activaient  l’alarme si quelqu’un traversait la pièce.

Donc c’est comme si vous étiez aussi en train de pulvériser un spray spécial autour de vous, comme un nuage d’attitude émotionnelle, de partage, d’un sens de connexion et de garantie mutuelle, et vous découvrirez les faisceaux laser qui nous relient les uns aux autres et verrez comment ils passent et lient tout le monde.

Vous découvrirez cette relation, et verrez comment elle  exploite et gère tout. Vous comprendrez ce qui motive vraiment tout le monde.

Maintenant, vous voyez que tous les gens sont en mouvement, mais vous ne comprenez pas quelles forces les déplacent. Puis soudain, vous commencerez à sentir, à la fois physiquement et intérieurement, comment une  main entre dans la marionnette et commence à la déplacer d’un endroit à l’autre. Ceci est révélateur de la gouvernance et de la Providence supérieure.

En conséquence, vous apprenez à vous adapter au système de cette Providence, tout comme le mouvement d’un bon cheval est adapté aux désirs du cavalier.

De la 1 erpartie du cours quotidien de Kabbale du 20/01/2012, Shamati # 174

Pouvons-nous ne pas souffrir?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi voyons-nous notre chemin spirituel comme «masochiste»? Pourquoi ne pouvons-nous éviter le vide et la souffrance?

Réponse: Sur ce chemin, nous souffrons d’amour. Nous regrettons d’être privés de similitude avec le Créateur.

Pensez-vous vraiment que le Créateur vous prive de nourriture, d’eau, d’abris et de la santé? Non, nous parlons de la souffrance de ceux qui veulent être comme Lui.

Soudain, nos désirs égoïstes et le plaisir deviennent plus grands; les désirs et les plaisirs sont en fait les mêmes et nous ne pouvons pas y faire face plus longtemps. Dans ce cas, nous souffrons, et le Créateur disparaît de notre vue. Auparavant, Il se mettait à jour devant nous. Mais plus tard, des situations difficiles surgissent et nous ne pouvons pas gérer davantage Sa révélation. Alors, il se dérobe à nous.

Il n’y a aucune comparaison avec la souffrance d’une personne ordinaire qui au lieu de gagner dix mille dollars hier, gagne seulement cent dollars aujourd’hui. Nous devons comprendre le langage des kabbalistes qui parlent de choses spirituelles, plutôt que de choses sur le plan matériel. Sur le chemin spirituel, la «punition» signifie la dissimulation du Créateur et de notre incapacité à donner sans réserve.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, «Introduction à l’étude des dix Sefirot » le 19/1/12

Dessiner l’image du Créateur quand Il est caché

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSulam, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »: A partir de Son guidage qui n’est pas révélé, il est impossible de Le voir, mais seulement dans la dissimulation du visage, de derrière, comme celui qui voit son ami par derrière et peut-être en doutant et en pensant qu’il est un autre. De cette manière, on a toujours le choix de soit garder Sa volonté soit de La violer.  »

Parce que le Créateur est caché, il nous permet d’avoir des doutes, et donc, la possibilité d’effectuer des actions. Si le Créateur était révélé, nous serions tous Ses esclaves, les «robots» qui effectueraient Son désir inconditionnellement. Sa révélation nous obligerait à le faire automatiquement. Après tout, il n’y aurait pas «de brisures» entre nous et la Lumière, ce qui nous permet de ressembler aux Créateur de façon indépendante.

Mais le Créateur nous apporte le sentiment de dissimulation: Il ne se cache pas seulement, mais nous permet de sentir qu’Il n’existe pas. Dans ce cas, nous pouvons réaliser son désir comme s’Il existait, et nous agissons à sa place. Ainsi, il nous permet de compléter Ses actions. Pour nous, c’est une opportunité, un lieu de travail et une fierté de ce que nous pouvons remplir nos doutes avec ses conseils.

Mais où puis-je trouver le pouvoir d’accomplir ce travail, s’Il m’est caché? Je dois comprendre que la dissimulation est une sorte de «lumière noire» qui construit une forme particulière dans mes désirs et dans mes pensées: les contours cachés du Créateur, ce que je veux terminer.

Si cette forme m’était révélée, je voudrais mener à bien Son désir de soumission. Alors, comment puis-je créer la forme du Créateur à l’intérieur de moi, afin qu’Il me force à agir pendant qu’Il est caché? Je dois construire Son image en moi et c’est alors seulement que je peux réaliser Son plan.

Et ainsi petit à petit, une personne construit à l’intérieur d’elle-même l’image du Créateur. Et le Créateur lui montre de plus en plus à quel point et de quelle manière Il est caché. Ainsi nous avançons jusqu’à ce que nous construisions tout ce que le Créateur veut. Ensuite, nous Lui ressemblerons selon l’équivalence de forme.

Donc la question n’est pas d’arriver réellement à la volonté du Créateur. Notre désir de recevoir et toutes les différentes manières de recevoir sont un moyen. Le point est dans la construction de l’image du Créateur à l’intérieur de nous.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/01/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Comprendre Sa providence

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans un état de dissimulation, et nous devons comprendre que nous sommes dans la dissimulation. Une personne est née et vit dans ce monde dans un état de détachement total de la vraie réalité. Elle ne sait pas où elle est et s’il y a quelque chose derrière cela. S’il y a quelque chose, cela peut-il être perçu?

Quand nous sentons la présence de quelque chose, il se pourrait que cela soit caché ou montré. Ainsi, la dissimulation fait partie de la révélation, car je connais déjà l’existence de quelque chose qui est caché. Cela signifie que les gens qui sont dans un état de la dissimulation sont déjà sur le chemin de la vérité, mais il leur est caché pour le moment.

Ceci est déjà un état avancé parce que les gens ordinaires n’ont pas le sentiment que quelque chose soit caché.

Nous passons par quatre phases: la double dissimulation, la dissimulation unique, la Providence de la récompense et de la punition, et l’éternelle Providence.

En ce qui concerne les deux dissimulations, ce n’est plus un détachement, ni un état d’inconscience. Dans la double dissimulation, je sais que je suis détaché de la réalité et que je ne vois pas que le Créateur détermine tout ce qui m’arrive. Dans la dissimulation simple je pense que ma vie dépend de mon être devant le Créateur. Mais quelque chose qui m’a amené à la dissimulation, au lieu de la révélation dépend de moi.

Ainsi, dans une double dissimulation, je décide que je suis détaché du Créateur, et dans la dissimulation simple il y a un contact, mais je ne réalise pas Son désir.

Dans la phase suivante, la phase de révélation, je reçois la récompense et la punition en fonction du degré dont j’accomplis Sa volonté. La punition est finalement aussi une récompense, car grâce à elle, j’avance.Elle me montre où je dois encore me corriger, c’est là où je suis « derrière » le niveau actuel, car une personne n’est pas obligée de faire quelque chose qui est au-delà de son pouvoir.

Finalement, je passe à l’éternelle Providence après avoir corrigé tous mes attributs, et j’atteins la compréhension mutuelle totale avec le Créateur.

Tous ces états avaient pour but de nous faire comprendre la Providence du Créateur. Cette compréhension est le signe, les moyens, la base de tous nos succès et de notre bien-être. Si je sais que je reçois des coups pour une raison quelconque, les souffrances non sont pas dénuées de sens, mais une punition qui me fera du bien, ou le bien lui-même. Tout ici dépend du niveau sur lequel je suis et de mon attitude envers les punitions.

Il se pourrait que cela soit la suite des coups sur mon égoïsme, je me sens si heureux que je vais dépasser ces sentiments et entrer dans un état de Hafetz Hessed. Alors je n’ai rien, mais je ne souffre pas. Apparemment, cela est impossible? Où est la jalousie, la luxure, l’honneur? Tout reste en dessous, mais beaucoup de travail est nécessaire afin d’atteindre cela.

Nous devons donc progressivement passer par les phases de dissimulation et de révélation, et aller jusqu’aux niveaux des mondes spirituels. Il s’agit de discernements individuels, sur les états internes d’une personne, mais il est clair qu’ils ne sont réalisés que si j’essaye aussi dur que cela soit  de pouvoir  être incorporés dans le bon environnement. Sinon je ne serai pas en mesure de m’éveiller.

Parfois il est difficile de lier tout le travail interne avec le travail dans le groupe. Mais en réalité, ce n’est pas un problème, je dois vérifier et relier ces deux éléments de façon plus attentive. Tout le travail est dans le groupe, tout le sentiment est en moi.

De la 4e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 23/01/12, « Introduction à l’étude des dix Sefirot »

Pourquoi ai-je besoin de tous les trésors du roi?

Dr. Michael LaitmanLe Zohar raconte comment la Lumière supérieure opère et nous donne sans réserve et construit à partir de l’ensemble de nos attributs quelque chose qui est semblable au Créateur: pas de notre chair, mais de notre essence intérieure qui est appelée, «esprit» et «cœur», à partir de toutes nos pensées et  de nos désirs qui constituent le « moi» de la personne.

Je ne sais pas ce qu’Il doit faire avec eux. En attendant, tous mes désirs et mes pensées sont impliqués avec ce que je vois devant moi afin d’en tirer du plaisir. C’est la façon dont l’ego, qui se tient derrière eux, fonctionne.

Et la Lumière qui arrive pendant la lecture du Livre du Zohar ne me laisse rien de la pensée et des désirs précédents, mais il commence peu à peu à me donner d’autres valeurs, mais au niveau de l’état où je me trouve. Et puis plus tard, il commence à me détacher de la réalité actuelle, comme à chaque fois qu’Il effectue quelques changements en moi. À certaines occasions, je m’élève au-dessus de cette réalité et ensuite à d’autres occasions, j’y sombre à nouveau encore plus.

Ainsi, à travers toutes sortes d’exercices et de changements, Il m’aide à cesser d’être dépendant de cette réalité, jusqu’à ce que finalement ce ne soit pas important pour moi si je suis dedans ou complètement séparée d’elle. Et je peux utiliser toutes ces formes juste dans  un but. Même si on me donnait tous les trésors du roi, et même si je suis une personne pauvre vivant dans la forêt sans même une chemise, ce n’est pas important parce que je  ne dépends que de l’intention, quelque chose de plus exalté que mon état. Je suis d’accord avec elle et la veut, au-dessus tout ce qui peut apparaître dans mon récipient (Kli) de réception, à la fois dans les pensées et les désirs.

Si je suis arrivé à un tel état, grâce aux exercices, c’est l’œuvre de Dieu sur moi, et à partir de ce moment, je commence à voir ce dont parle le Livre du Zohar.

Nous espérons que chaque jour et à chaque instant, nous allons entrer dans un tel état ​​où la Lumière nous parvient, la force supérieure, qui va commencer à nous changer et à nous élever au-dessus de tous les désirs et les pensées de sorte que nous allons commencer à être dépendants du donneur qui nous donne sans réserve. 

De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 17/01/2012, Le Zohar

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