Category Archives: Perception

Une comédie ou un film d’horreur ?

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue : Il me semble étrange que nous soyons incapables de changer quoi que ce soit et que seule la Lumière Supérieure puisse le faire. Sur qui d’autre puis-je compter à part moi ?
Ma réponse: Vous avez quelques années derrière vous et devriez savoir qu’il est difficile d’organiser la vie comme vous le souhaitez ou d’en changer quelque chose. La vie s’écoule, conformément à ses propres lois et ne nous «écoute» pas. Il y a une force qui contrôle nos vies et nous transporte d’une phase à l’autre.
Si seulement nous pouvions regarder la vie se dérouler comme un film et la voir du début à la fin. Une personne ordinaire ne peut pas le faire, mais il y a des gens qui possèdent des facultés spéciales et  » voient le film. » En général, c’est possible.

Aujourd’hui, pour vous, c’est comme si vous voyiez un film que j’ai déjà vu hier. Pour vous, le film n’a pas encore commencé, pour moi, c’est déjà passé et je sais tout sur lui. Si nous avons vu ce film, nous comprenons que notre développement a été entièrement prédéterminé. Aujourd’hui, les physiciens, généticiens et autres scientifiques écrivent beaucoup de choses sur un être humain agissant comme une machine, cela a été prouvé scientifiquement.

L’image de notre réalité: Comment est-elle construite?

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Pourquoi devient-il de plus en plus difficile d’étudier le Zohar ? Non seulement je ne ressens pas que je fais des progrès, mais aussi que je suis en régression. J’ouvre le livre et je sens même comme si un plus grand fardeau me tombait dessus. 

Ma réponse: Imaginez une personne qui est accablée par un énorme problème et ne cesse d’y penser. Même quand elle effectue diverses autres fonctions, son cœur et son esprit sont fixés sur le problème. Par exemple, une femme qui se met au travail et doit quitter son enfant malade à la maison, ne pense qu’à lui.

Quand votre cœur acquerra un désir qui est capable de penser anti-égoïstement, vous serez en mesure de comprendre que le Zohar ne parle seulement que de l’unité. Peu à peu, vous développerez une nécessité pour cela. Ensuite, cela viendra comme une sensation. Après tout, tout ce que nous ressentons est la connexion (le Monde Supérieur) ou l’absence de celle-ci (notre monde). C’est ainsi que l’image du monde est construite

L’amour est plus fort qu’une explosion nucléaire

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Pourquoi est-il dit que la force de la Lumière spirituelle apportée par la sagesse de la Kabbale est plus grande qu’une explosion atomique? 

Ma réponse: Nous savons que les plus puissantes forces dans notre monde sont obscures et cachées. La force musculaire, un bâton dans un poing fermé, ou un couteau dans une main sont éclipsées par les armes à feu et les explosifs. Toutefois, le principe reste le même: porter un coup.
Un impact encore plus fort existe quand nous ne sentons pas le coup en soi, mais plutôt ses conséquences telles que la radioactivité. Aujourd’hui,les armes psychotropes ont été inventées, elles n’impactent pas le corps humain, mais notre psyché. L’humanité utilise des niveaux plus élevés de l’énergie qui se développe. Nous ne les ressentons pas, et nous ne les percevons pas à travers nos cinq sens. Nous ne souffrons que de leurs conséquences quand ils nous font mal.
Le pouvoir spirituel est plus élevé que toutes les autres énergies. Il n’existe pas dans la matière, les vagues, ou même dans les pensées. Cette force ne peut être détectée par aucun instrument du monde. Il est impossible d’utiliser cette force avec l’intention du mal. La loi de la première restriction (Tsimtsoum Aleph) interdit une telle utilisation de cette énergie. Elle ne peut être utilisée que pour le don sans réserve, c’est-à-dire pour le bien de notre prochain.
Des milliers d’années de développement de l’humanité ont été nécessaires pour parvenir à la conclusion que nous ne devrions pas utiliser le pouvoir pour le mal. Nous devrions limiter notre égoïsme en ne l’utilisant que pour des raisons de don sans réserve, au profit d’autres personnes.

Les armes spirituelles sont l’armement de l’amour. Elles sont extrêmement solides et sont destinées à montrer à une personne qu’il faut passer à une perception différente de la réalité, du monde, et de sa vie. Il ne s’agit pas d’un autre bâton à la main « amélioré », mais c’est … une fleur. Il possède une force peu commune, à condition que nous sachions comment l’utiliser.
Quand nous commençons à utiliser cette puissance spirituelle, la Force Supérieure qui régit l’univers entier se met à agir de notre côté et commence à accomplir le travail avec nous. Tout ce que nous avons à faire est d’attirer ce pouvoir au lieu de le chercher en nous-mêmes. Nous devons attirer le Créateur afin qu’Il agisse pour nous. Tout dans ce monde dépend de la personne qui attire la Lumière Supérieure, et son «arme» est la diffusion de la sagesse de la Kabbale.

L’infinité n’est qu’un moment

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, chapitre « Vayetze (Et Jacob sortit) » – Partie 1, point 129: «Et elles lui semblaient que quelques jours à cause de son amour pour elle. » Les sept années entières étaient pour lui comme les sept ans supérieurs de Bina, qui sont un dans une union, et non séparés. Ils sont tous un, car ils sont reliés les uns aux autres pour l’amour dont il l’aimait, car elle était pour lui comme l’unification supérieure dans Bina.

Comment définit-on l’infini? Est-ce quand le temps dure infiniment ou bien quand il n’y a pas de temps et qu’il est égal à zéro? Comment se peut-il que lorsque je l’aime, je passer sept ans à travailler pour elle, et dans ma perception ces années s’enfuient ? Ne fallait pas que ce soit l’inverse? Ce temps n’aurait-il pas du durer indéfiniment car il faudra sept ans avant que nous puissions être ensemble?
En réalité, l’infini, c’est quand le temps se réduit à zéro. Dans notre monde, nous croyons que l’infini est quelque chose d’infiniment lointain, car nous imaginons que la fin (la mort) est poussée au-delà de l’infini. Nous percevons l’infini de cette façon parce que notre perception est en forme de manque, plutôt que d’accomplissement.
Mais dans la spiritualité, où toutes nos actions sont dictées par le don sans réserve, c’est l’inverse. L’infini, c’est quand tout est en un seul endroit, comme s’il était comprimé en zéro. Tout existe au même moment, dans le même temps, au même endroit, dans la même femme. »

Tout d’abord, recevez une âme

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Comment puis-je combiner le travail interne avec l’étude du Zohar ?

Ma réponse: Ne croyez pas que le Zohar ait été écrit pour servir comme un livre ordinaire à raconter ou à nous expliquer quelque chose. Ce n’est pas le cas. Le Baal HaSoulam a écrit son commentaire pour une autre raison aussi. Nous n’étudions pas en utilisant notre esprit terrestre pour omprendre ce qui est écrit et apprendre en détail la façon de travailler dans les trois lignes en mémorisant tous les termes. Nous devons comprendre la nécessité d’une correction et non la structure de tout cela.

Les commentaires supplémentaires sur les sources authentiques fournis par les kabbalistes (sur les œuvres kabbalistique de la Torah, les Prophètes, et autres textes sacrés) sont impossibles à comprendre par le biais de l’esprit ordinaire, extérieur. Ils ne peuvent être compris que grâce à la correction de l’âme. Par conséquent, tous les commentaires kabbalistiques sont principalement conçus pour attirer la Lumière Supérieure sur l’étudiant. Ensuite, le lecteur peut utiliser les sources correctement, jouir de la Lumière qui y est contenue, et, le long du chemin, découvrir ce qui est écrit dans les livres. C’est ce qu’on appelle le commentaire.

Chaque commentaire est un instrument supplémentaire qui nous permet de nous connecter à la source authentique, et pas seulement pour la comprendre. Lorsque nous lisons les soi-disant explications « techniques  » du Baal HaSoulam sur les trois lignes, les Sefirot et les Partsoufim, la montée et la descente, et les Reshimot et les écrans, nous pensons qu’il essaie de nous enseigner une science ordinaire pour que nous l’apprenions avec notre cerveau et soyions capable de rédiger tout cela de manière schématique. Mais, ce n’est pas le cas.

L’ajout du Baal HaSoulam, le « Commentaire de l’Echelle au Livre du Zohar » nous aide à attirer la Lumière qui ramène vers le bien. Son but n’est pas de nous donner la connaissance abstraite de la structure de quelque monde supérieur. Il est impossible de connaître le Monde Supérieur jusqu’à ce que nous soyons en mesure de le percevoir à l’intérieur de nos âmes. Essentiellement, nous étudions notre propre construction.
Une personne commence à sentir que toute la réalité, toute la création, est enfermée en elle, non pas en dehors d’elle, même si elle semble être exterieure. Par conséquent, nous devons nous régler correctement dans l’étude avec l’idée que nous ne gagnerons rien, sauf la Lumière qui ramène vers le bien. Après cela, la réalisation suivra, et «l’âme d’une personne commence à lui enseigner ». Tout d’abord, nous devons recevoir cette âme, la substance spirituelle, dans laquelle nous allons découvrir tous les phénomènes dont parle Le Zohar.

Le Créateur se met-Il en colère?

Dr. Michael LaitmanUn bref résumé de la Torah section hebdomadaire de «Khoukat », Partie 1: La nation d’Israël continue à errer dans le désert et arrive à Kadesh, qui est situé dans le désert de Tzin, où la nation commence à se plaindre de l’absence d’eau. Moïse et Aaron se tournent vers le Créateur pour obtenir des conseils et Il leur dit de demander au rocher de leur donner de l’eau en face de toute la communauté. Toutefois, au lieu de demander au rocher, ils le frappent. Ceci met en colère le Créateur, et Il les condamne à mourir dans le désert, et de ne pas être parmi ceux qui vont mener la nation à la terre d’Israël.

Une question que j’ai reçue: Si le Créateur nous donne le point dans le cœur et nous emmène Lui-même à travers tous les états, alors pourquoi se met-Il en colère?

Ma réponse: De toute évidence le Créateur crée pour nous tous les problèmes dès le début. Il nous donne des obstacles à chaque étape du chemin, personne d’autre ne le fait. De la plus cruelle manière, Il réalise le premier mal, et puis hurle, nous punit, et fait plus tard, une suggestion: « OK, faites les choses différemment, ça sera mieux pour vous. » Toutefois, si nous sommes dans ce «meilleur» état, une fois de plus, Il rend les choses encore pires pour nous et nous punit une fois de plus.

Pourquoi Se met-Il en colère? Cette colère est la correction. Une personne ressent le comportement du Créateur à l’intérieur d’elle-même, c’est la façon dont nous sommes organisés. Nous ne pouvons corréler ce sentiment à la Force Supérieure ni à ce qui se passe à l’intérieur. Après tout, rien ne se passe dans le Créateur, Il existe dans le repos absolu.

Cependant, puisque nous n’existons pas encore dans un état complètement corrigé, notre réalité est séparée en «moi» et «hors de moi», «moi» et «le monde qui m’entoure», «moi» et «le monde spirituel »et « moi» et « le Créateur ». Cependant, tout ce qui est apparemment hors de moi est en substance moi pour le moment, cela semble juste exister en dehors de moi.

Par conséquent, le comportement du Créateur, qui m’est présenté sous des formes diverses, n’est que la façon dont je l’imagine à travers mes propres qualités. Si je me corrige, je vais voir que l’amour, rien que l’amour, vient du Créateur. Mais, tant que mes désirs externes ne sont pas corrigés, ces désirs m’apportent soit une sensation d’un monde mauvais ou une sensation d’un mauvais Créateur.

L’univers entier n’est que dix Sefirot

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, le chapitre « Vayetze (Et Jacob sortit) », Point 59: » Et voici, le Seigneur se tenait au-dessus d’elle ». Ici, dans l’échelle, Jacob vit la connexion de la foi, Noukva, liant toutrs les Sefirot en une . »Se tenait au-dessus d’elle » est comme il est écrit, « Un pilier de sel», un monticule, puisque tous les degrés comme un seul sont sur cette même échelle, Noukva, en connectant tout avec un nœud, car cette échelle a été donnée entre les deux côtés.Il est écrit: « Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. » Ce sont les deux côtés, droite et gauche, Abraham est droite juste et Isaac est gauche.

Malkhout est une image, une photo du Créateur. Nous sommes dans Malkhout. En fait, nous sommes Malkhout et nous ressentons tout ce qui est comme une image de ce monde. En fait, nous ressentons toujours le Créateur et rien d’autre que Lui. Le problème est que nous Le sentons en accord avec nos propriétés et au niveau de notre ressemblance avec Lui.

Les sensations viennent toujours de la Lumière, mais le désir (le récipient de sa perception) se ressent comme un objet particulier, selon l’opposition ou la similitude avec la Lumière. C’est pourquoi les Sefirot supérieures sont des propriétés qui sont présentes dans Malkhout et comprennent l’attitude du Créateur vers les tentatives de Malkhout de devenir semblable à elles. Elles sont appelés Sefirot, car elles éclairent à l’intérieur de Malkhout qui les «illumine » à cause de son désir corrigé de recevoir du plaisir afin de donner sans réserve. C’est pourquoi elle est brillante.

La Lumière Supérieure ne brille pas; elle est cachée. Seulement dans la mesure où celui d’en bas avance et tente de devenir semblable au Supérieur, alors les propriétés de celui d’en bas s’allument et elles sont alors appelées Sefirot.

Tout ce que nous ressentons commence et se termine dans Malkhout. Tout ce que nous pouvons imaginer existant avant Malkhout est une illusion de notre perception. De même, nous envisageons une certaine réalité qui nous entoure, mais en fait il n’y a rien du tout, tout est en nous. Il nous suffit de diviser toute la réalité en «moi» et «quelque chose en dehors de moi ».

La même chose arrive dans la spiritualité: On divise l’ensemble de la réalité dans une âme qui n’a pas encore comme de sensation d’elle-même et de quelque chose qui est en dehors d’elle. Mais quand notre correction est terminée, tout est réuni et il n’y a pas de différence entre «externe» et «interne», tout se confond en un seul point.

A mesure qu’une personne progresse, elle commence à voir que, même si le tableau d’ensemble autour d’elle devient plus large, plus intense et complexe, dans le même temps, elle se concentre et s’organise en dix Sefirot. Cela nous permet d’arriver à la conclusion que tout dépend de notre perception, qui est, à la mesure de notre ressemblance avec la Lumière.

Ne vous faites pas d’idole!

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Le but de la lecture du Livre du Zohar est-il de développer notre sensibilité à ce que nous ressentons dans nos cinq organes de perception? Développe-t-il notre conscience de la vision de ce monde? 

Ma réponse: Absolument pas ! Pendant la lecture du Zohar, j’oublie ce monde, je ne le vois pas ou ne le ressens pas. Je suis entré dans le système de la Gouvernance et de la Supervision Supérieures, en lisant à son sujet, en étudiant et essayant de le percevoir, ce qui signifie me connecter à lui dans mes sensations et mon esprit.

J’essaie, au mieux de mes capacités, d’utiliser tous les noms et appellations écrits dans le Zohar. Essentiellement, l’ensemble du Zohar parle de YESHOUT, Zeir ANPIN, Malkhout, et les âmes. Tout se passe entre Zeir ANPIN et Malkhout, mais le Zohar exprime en milliers de noms et de situations.

Par conséquent, lors de la lecture du Livre du Zohar, je suis en train d’entrer dans ces états d’âme, mais pas de les attirer dans notre monde matériel. Pourquoi en ai-je besoin? Je dois me trouver dans le monde spirituel, ressentir comment je me revêts dans ZON du monde de Atzilut, m’identifier, et fusionner avec lui dans tous mes désirs et toutes mes pensées.

Je dois essayer de toujours voir tout ce qui se passe dans un corps singulier de l’âme commune, parce que ce sont toutes mes qualités: Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Joseph, Aaron, David, et toutes les actions don parle le Zohar, la Klipa et la sainteté, les étapes de ZON du monde de Atsilout.

Mais ce monde n’existe pas pour moi, pour ainsi dire. Je ne comprends pas ou ne le ressens pas; je n’ai pas besoin de ce monde imaginaire. Il est écrit que nous devons nous élever au niveau du Monde Supérieur, et à partir de lui, après avoir obtenu une certaine compréhension des racines spirituelles, nous sommes en mesure d’étudier leurs branches inférieures dans notre monde.

Il n’est pas nécessaire d’être dans les branches « juste parce que. » En fait, il est interdit d’attacher les racines Supérieures à celles du bas. C’est ce qu’on appelle l’idolâtrie quand vous prenez les noms et les actions du Monde Supérieur et que vous essayez de voir leurs effets en ce monde dans la correspondance exacte de l’un à l’autre. C’est interdit, car c’est faux. Qu’est-ce que ça veut dire « interdit »? Cela n’existe pas. Cela signifie «se faire une idole ».

Essayez de voir la vérité derrière l’illusion

Dr. Michael Laitman«Préface au commentaire du Soulam » Point.61.Une Grande règle en temps et lieu, » Sache que tout ce qui dans la sagesse de la Kabbale, exprime le temps et le lieu ne se réfère pas à l’imaginaire ni au lieu dans la ùatérialité, puisque tout dans la spiritualité est au-dessus du temps et au-dessus de l’espace. Au contraire, «avant» et «après» désignent la cause et la conséquence. Nous nous référons à la cause comme «avant» et à la conséquence comme «après», puisque chaque cause précède ses conséquences… c’est ainsi que « au-dessus et au-dessous» et «montée et la descente » sont des mesures de la grossièreté et la pureté du désir, car « montée » signifie purification du désir et « descente » désigne l’épaississement rugueux.

Et quand nous disons que le degré inférieur a augmenté, cela signifie que l’inférieur a été purifié et est devenu aussi pur que le degré supérieur. Par conséquent, on le considère accroché à lui parce que l’équivalence de forme attache les degrés spirituels les uns aux autres …Etudiez- les de cette manière, c’est-à-dire, dans les significations spirituelles, selon la question. »

La Kabbale utilise le langage des racines et des branches, qui utilise les mots de notre monde pour décrire ce qui se passe dans le monde spirituel, le Monde Supérieur. Dans le monde spirituel, le sens de notre monde comme le temps, le mouvement, l’espace, la distance et la direction n’existent pas. Mais les noms mêmes que nous utilisons pour identifier certains objets et des actions dans le monde signifient, dans le monde spirituel, les forces, les qualités et leurs actions.

Par conséquent, nous devons faire de notre mieux pour essayer d’imaginer des actions spirituelles derrière ces mots. Ces efforts sont très utiles car ils créent une demande (MAN), le désir, le besoin de comprendre et de percevoir le Monde Supérieur, et commencer à vivre en lui. Grâce à ces actions, nous nous aidons à y entrer.

 Ainsi, dans l’article du Baal HaSoulam « Préface à l’étude des dix Sefirot, « Point 155, il est écrit que même si nous ne comprenons pas ce que nous étudions, en raison de notre profond désir et de notre volonté de comprendre les textes étudiés, nous attirons la Lumière qui entoure nos âmes. En conséquence, cela nous apporte des qualités dont ous avons besoin afin de percevoir le monde spirituel.

Cela ne signifie pas qu’une nouvelle image extérieure nous est révélée. Mais notre désir entraîne un changement dans notre perception, dans nos qualités intérieures, dans lequel nous commençons à voir ce que nous lisons.

C’est OK si vous ne savez pas ce que la purification et l’épaississement du désir signifient ou ce que l’ascension et la descente de l’écran sont, mais il faut essayer d’imaginer cela sous la forme de désirs et d’intentions. C’est tout ce qu’il y a : un désir, son intention, et la Lumière qui travaille sur eux. Voilà comment je dois me connecter à ces mots avec ce que je sais et comment je devrais être impressionné par ce qui est écrit.

C’est déjà assez pour se connecter avec ce système. Que ce soit erroné, n’a pas d’importance! Ce qui importe c’est mon effort, mon désir d’entrer dans ce système même s’il est artificiel. Certes, je ne me sens pas une connexion sensorielle, mais c’est naturel, et surtout, on n’attend rien de plus de moi.

L’infini est l’union sans limites

Dr. Michael LaitmanAfin de percevoir correctement la réalité, nous avons besoin de rassembler toutes les formes qui nous sont révélées. Seul le monde intérieur d’une personne existe. L’infini, ce ne sont pas des distances infinies, c’est l’union infinie ! A un certain point une barrière émerge dans ce Monde de l’Infini, pour déterminer à quel point vous pouvez être proche de moi. C’est-à-dire, que dans cet infini, un désir égoïste se révèle et qu’il crée une distance entre les différentes parties. 

Cette distance entre les désirs, entre l’égo, est imaginaire. Et par conséquent, les mondes commencent à se propager de l’infini vers le bas, ce qui signifie que la sensation de la distance entre les différentes parties se dégage dans le même lieu. C’est ce qu’on appelle une descente de l’univers ou l’intensification de la dissimulation entre nous.

Après tout, cette distance n’est pas physique, mais sensorielle. Nous devons passer à une perception plus interne. Nous devons prendre conscience que je peux être physiquement proche ou éloigné de certaines personnes tout en estimant qu’elles sont soit à proximité soit loin de moi; un facteur est complètement indépendant de l’autre. Dans la spiritualité, ce monde imaginaire des distances n’existe pas, il n’y a que des sentiments. Nous mesurons la perception sensorielle dans les Sefirot, les Partsoufim, et les mondes en fonction de l’équivalence des propriétés entre les objets spirituels ou les désirs.

D’une part, il y a certainement des différences entre les désirs puisqu’ils sont tous différents. Mais d’autre part, ils sont semblables les uns aux autres puisqu’ils s’efforcent d’être ensemble, indépendamment de leur différences naturelles immuables. Seule cette «distance» est mesurée dans la spiritualité, et ce n’est que cette « proximité » dans l’intention que nous aspirons à réaliser.

Malgré les différences entre nos désirs initiaux qui sont infiniment éloignés les uns des autres, à travers l’écran et la Lumière Réfléchie (le don sans réserve mutuel), nous obtiendrons une aspiration commune à nous rapprocher. Nous atteindrons l’union sensorielle qui sera infinie et dépourvue de toutes limites. Dans nos désirs nous ressentirons la distance physique infinie pour ainsi dire, tandis que dans notre aspiration sensorielle d’être ensemble, nous allons franchir cette limite et sentir notre union infinie et sans limites où nous existons tous en un seul point.

Ces deux formes de mesure doivent coexister ensemble et fournir l’intensité de notre unification et de notre adhésion. Une forme est la distance infinie qui sépare nos désirs qui sont à l’opposé les uns aux autres, tandis que l’autre forme est sans fin, une union sans limites de tout le monde, en un seul point dans une intention et une aspiration communes.