Category Archives: Perception

Ne croyez pas ce vous que voyez

Dr. Michael LaitmanDans la Kabbale, nous parlons du travail intérieur d’une personne. Il faut aller plus à l’intérieur de soi-même et, là, créer des images d’amis, du groupe, de soi-même, de son monde intérieur, et de son impression de la spiritualité, ne prêtant aucune attention aux impressions extérieures qui peuvent même être opposées.

Les impressions que l’on reçoit de l’environnement extérieur ne peuvent pas être vraies parce que ce sont des sentiments qui résultent de l’état (Reshimot, gènes d’informations) s’éveillant en eux. On ne peut pas se fier à ces impressions. On doit plutôt s’appuyer sur les images des amis, du groupe, de soi-même, du Créateur, et du lien entre nous, que l’on a construites en soi-même.

Je compte beaucoup sur ce que je ressens aujourd’hui et sur ce que je vois autour de moi. Après tout, qui voit cela ? C’est moi, qui vois, et je me trompe complètement. Ainsi, ce que je vois maintenant, ne fait aucune différence. Je dois construire en moi un modèle du monde futur, où nous sommes tous liés par l’amour mutuel et l’attribut du don, un monde à l’intérieur duquel nous révélons le Créateur, comme étant dans la Divinité (Shekhina).

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 26/05/2011, Écrits du Rabash

Les deux faces de la pensée de la création

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelle est la différence entre la pensée de la création et le Créateur ?

Réponse : Tout ce que nous disons l’est par rapport à nous. Nous ne savons rien, sauf ce qui se passe au sein de notre désir. Et même lorsque nous révélons l’existence de la lumière, «l’existence de l’existence», qui a créé le désir, «l’existence de l’absence», nous nous basons aussi sur le désir qui nous révèle ce qui est supposé arrivé (devant nous) dans cette voie. Tous nos acquis proviennent de la sensation de la matière dans notre désir.

Pour cette raison, lorsque nous parlons de la perception, une sensation au sein du désir, nous divisons notre entière perception en trois éléments :

 

  • celui qui perçoit (je suis celui qui perçoit),
  • ce qui est perçu (ce que je perçois du Créateur),
  • de quoi vient la perception (la source de la sensation, le Créateur).

Comme j’apprends ma capacité à changer ma perception du Créateur, que je ressens comme ce qu’Il attend d’une connexion avec moi, je commence à avoir une connexion avec Lui et à changer la relation entre nous. Comment puis-je savoir ce que je change ? Cela vient de mes sensations. Comment puis-je savoir ce qu’Il ressent et en même temps comment Il réagit ? Cela vient aussi de mes sensations. Tout est basé uniquement sur mes sensations, je n’ai pas d’autres attributs pour percevoir. Tout n’existe que dans le désir.

C’est pourquoi nous disons que HaVaYaH (le nom de quatre lettres du Créateur, « Youd-Hey-Vav-Hey») sont les quatre étapes de l’élaboration du désir. La révélation du Créateur dans l’homme (Créateur ou « BoRéh» renvoie à «viens et vois») ne se produit que par la suite.

Les mondes aussi n’existent que dans notre perception sous forme de révélations ou de dissimulations (« monde » ou « Olam » vient du mot «Alama» ou «dissimulation»). L’échelle des degrés spirituels existe aussi dans l’homme. Le groupe, l’humanité, toute la réalité, le monde de l’infini, tout est en nous.

Mais qu’est-ce que j’atteins à travers tous mes efforts à désirer apprendre qui et ce que je suis, qui est le Créateur, ce qu’il veut de moi, et quel est mon lien avec lui ? En résultat à tous ces efforts et au long voyage, lorsque nous réalisons toutes les possibilités offertes, nous atteignons une perception unique, une compréhension unique, une sensation unique, appelée « la pensée de la création est d’apporter satisfaction aux êtres créés. « Ce plan comprend tout : Qui est celui qui réjouit les créatures, quelle sorte de plaisir est-ce, qui sont ces créatures, on y trouve tout.

L’état où nous atteignons la pensée de la Création est appelé « le point d’adhésion» ou «une goutte d’adhésion » parce que dans notre perception tout est centré sur ce point unique qui est la pensée de la création. Nous l’atteignons grâce à nos efforts, alors que nous désirons nous unir avec le Créateur, et c’est pourquoi nous l’appelons «une goutte d’adhésion. »

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 25/5/11, Talmud Esser Sefirot

Voir le monde à travers des lunettes des désirs

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, chapitre « Trouma (Don), Point 4: «  … Jacob, qui était complet, apporta l’amour dans les deux mondes », ce qui signifie qu’il épousa les deux sœurs, Léa et Rachel, les deux mondes, Bina et Malkhout. »

Question: Lesquels de mes désirs intérieurs sont appelés sœurs?

Réponse: Une personne contient des désirs au niveau inanimé, végétal, animal et humain. Le monde entier que je vois est mon désir divisé en de nombreux désirs particuliers, dont chacun forme une certaine image de la terre dans ma perception.

Nous «voyons» nos désirs. Nous regardons à l’intérieur de nous-mêmes, dans notre désir qui est divisé en parties ; les objets du monde. Nous voyons le monde en trois dimensions, comme si nous regardions à travers des lunettes 3D. Et nous n’avons même pas le sentiment que nous sommes dans cette réalité virtuelle, parce que nous n’avons rien avec quoi comparer notre sensation. C’est pourquoi il nous semble que nous existons dans un univers authentique.

En d’autres termes, nous percevons quelque chose à l’intérieur de notre désir, mais il semble que nous le voyons à l’extérieur, en face de nous. Cependant, si à côté de ce monde, nous pouvions voir une réalité différente, alors nous découvririons que la réalité de ce monde est relative. Certaines parties de mon désir décrivent des images d’objets inanimés, de plantes, d’animaux et d’humains. Toutefois, ce ne sont pas des personnes qui comparaissent devant moi dans ce monde, mais mon désir au niveau humain se divise en de nombreuses parties et je vois chaque partie de mon désir sous la forme d’une image d’une certaine personne.

J’ai aussi des désirs au niveau animal, en conséquence je vois différents animaux sur terre. En outre, il y a des désirs qui sont présents en moi maintenant, et ceux qui étaient présents dans le passé ou qui feront surface dans l’avenir. C’est pourquoi je vois un monde en développement, des races d’animaux éteintes, ou de nouvelles espèces, apparaissant soudainement devant moi. Cela signifie qu’ils font surface dans ma conscience et disparaissent de ma conscience. Il en est de même concernant le niveau inanimé et végétal.

Il n’y a pas de monde. Il n’y a que mes sensations à l’intérieur de mes désirs, quand certains Réshimot (gènes d’information) viennent à la surface, ils en remplacent d’autres, et en percevant la réalisation de mon Réshimot de cette façon, je sens que je vis en eux – que je vis sur terre. Il s’agit d’un film interne qui m’est projeté par la Lumière constante, qui éveille des Réshimot qui se remplacent les uns les autres.

Dans le processus de développement des Réshimot (où un Réshimo est une information enregistrée dans ma mémoire), une partie d’entre eux dépend de ma volonté de réaliser de nouveaux Réshimot, tandis qu’une partie des Réshimot se réveille d’elle-même. Tout ce processus de développement, qui arrive par lui-même, est appelé « Bé-ito » (en temps voulu). Mais si je veux accélérer ce processus et j’en suis capable, cette voie de développement est appelée Akhishena (temps accéléré).

Cependant, dans tous les cas, nous ne parlons que des Réshimot qui s’éveillent en moi, que je perçois comme le monde, comme moi-même, et comme l’ensemble du processus de développement.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 25/5/11, Le Zohar

La mosaïque de l’univers où vous manquez

Dr. Michael LaitmanL’objectif de notre développement est de devenir semblable à la force de la nature, la seule grande force intégrale influençant tout. Cette force comprend toutes les forces de la nature découvertes par la science : physique, chimie, biologie, zoologie, botanique, géologie et astronomie. Elles sont toutes incluses dans cette loi unique.

Cette loi intégrale que nous révélons comme une sorte de connexion, unit toutes les parties de la réalité, qui sont interconnectées entre elles par l’amour mutuel et l’attribut du don. Tout ce système est intégral, analogique, où tout sauf l’homme, existe en parfaite harmonie. Dans ce système tout entier, en une énorme sphère, il y a une partie appelée « l’être parlant» ou «l’humanité», qui est imparfaite. C’est la partie la plus importante, la plus développée, et en même temps, imparfaite, car elle doit réaliser sa nature consciemment.

La nature inanimée, le monde végétal et animal existent dans cette sphère de manière instinctive et obéissent à cette loi parce qu’ils ne reflètent pas la façon dont ils devraient vivre. Ils sont activés par les forces de la nature qui ne leur laissent pas le choix, pas de liberté interne. Ces forces les dirigent entièrement, et ils exécutent les ordres de la nature à 100 pour cent.

Alors que l’être humain a la liberté. Il se retrouve avec une partie vide à l’intérieur de cette sphère, pour qu’il comble ce vide de lui-même. C’est comme si avec un morceau de pâte, il devait sculpter une forme de lui-même qui cadrerait avec précision dans la mosaïque de la nature, une forme unie à toutes ses parties par des milliers de connexions.

Cette mosaïque n’est pas plate, ni même tridimensionnelle, mais multidimensionnelle et multiforme au niveau psychologique, psychosomatique, spirituel et matériel ; elle est reliée à toutes les formes de la nature, d’une multitude de façons. Dans nos sciences, nous ne découvrons qu’une petite partie  de l’ensemble du système des lois dans ce domaine. Et nous devons tout savoir.

De la 1ère leçon à la Convention de Rome du 21/5/11

Lire un livre ouvert avec les yeux fermés

Dr. Michael LaitmanNous demandons : «Pourquoi le Créateur nous fait si sombre et si égoïste, et non autrement ? » Comme si nous comprenions comment tout est possible autrement …. Néanmoins, si cette question se pose à nous, cela signifie qu’elle a une place. Chaque question que se pose une personne, même celle qui semble la plus stupide ou la plus accidentelle, signifie qu’il y a une raison interne à cela. Voilà comment une personne est construite : elle pose cette question et doit recevoir une réponse ou une satisfaction.

Mais tant que nous ne sommes pas capables de sentir la réponse en nous, nous devrons l’accepter selon l’hypothèse que «La lumière n’est atteinte que par l’obscurité. » Autrement dit, la sensation du plaisir, le  » goût » avec lequel le Créateur a voulu faire plaisir à la création, ne peut se faire sentir en nous que dans la mesure où nous avons un désir ou un manque.

Et il est impossible d’entendre parler de ce manque de côté. Il doit se faire sentir à l’intérieur de vous, comme votre propre besoin de satisfaction. Alors, le plaisir sera aussi le vôtre ! Vous le sentirez et l’apprécierez.

Par conséquent, cela nécessite un développement particulier des désirs, le besoin de ressentir la Lumière dans la création, puis le plaisir se vêtira à l’intérieur de ces désirs. Le plaisir se fera sentir, dans la mesure où un désir existe.

Si le Créateur existe, s’il est bon et fait le bien, remplissant tout avec Sa lumière infinie, et si Son désir est de nous remplir de délices infinis, il s’avère que la seule chose qui nous manque est notre désir de recevoir tout cela ! Toute l’abondance du Créateur est déjà répandue tout autour de nous, mais nous sommes incapables de la sentir ou de lui demander de nous y faire entrer.

Nous Lui crions, « Donne- moi déjà ton abondance ! Quand vais-je la recevoir ? « Mais nous devons comprendre une fois pour toutes, que nous n’avons rien à demander mis à part le désir. La lumière est déjà là – autant que vous le souhaitez ! Le problème n’est que le désir, qui doit être grand et adapté à la sensation de la lumière.

Nous devons en quelque sorte acquérir, acheter, ou voler ce désir, nous devons parvenir à le recevoir d’une façon ou d’une autre, directement ou de façon détournée. Cela n’a pas d’importance, nous sommes obligés de l’atteindre coûte que coûte ! Sans ce désir, nous ne ressentirons pas la Lumière!

Il y a comme un livre ouvert placé en face de moi, mais je n’ai pas de lunettes et donc je ne peux pas le lire ! Vais-je prier pour que quelqu’un me donne le livre? Non – Je vais demander des lunettes ! Il ne nous manque que « l’instrument de perception » (le Kli), ce qui signifie le «récipient» ou le désir.

Par conséquent, toutes les actions que nous traversons ne sont pas nécessaires pour attirer la lumière. Ce sont des actions formant le désir de cette lumière en nous.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 23/5/11, «Préface à la sagesse de la Kabbale »

Un homme, une âme, une création

Dr. Michael LaitmanQuestion: Est-ce que Le Zohar parle de notre âme commune ou des âmes séparées?

Réponse: Le Zohar parle de l’âme d’une personne. Car il n’y a rien d’autre dans toute la réalité qu’un homme, une âme, une création, Malkhout – peu importe comment vous l’appelez.

 
Et si nous avons l’impression qu’il y a beaucoup de personnes, beaucoup de désirs distincts et étrangers, cela provient d’un manque de perception correcte de la réalité.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale 15/5/11, Le Zohar

La vie est un changement

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment est-il possible d’atteindre la vraie réalité, si un «chercheur» et tous ses outils de mesure continuent à changer?

Réponse: Quelle différence cela fait-il si j’explore un monde, qui change tout le temps, alors que je ne change pas, ou si le monde est constant, alors que je suis toujours en évolution? Si ni l’un ni l’autre ne change, je serai incapable de dire quoique ce soit sur le monde, car je n’aurai pas les moyens de le mesurer. Après tout, une mesure n’est possible qu’entre deux paramètres en évolution, en fonction de leur relation commune.

Je détermine une relation entre eux, et elle devient une unité de mesure pour moi. J’utilise cette unité pour mesurer tout le reste. Il y a deux paramètres inégaux, deux points dans l’espace. Je mesure leur relation, qui détermine la différence entre eux, et l’accepte comme unité de mesure: par exemple, un degré de température ou dix centimètres. Ainsi, j’utilise cette unité de mesure pour mesurer toutes les autres occurrences.

Je commence par dire que j’ai trouvé une sorte de distinction. Maintenant en utilisant celle-ci comme base, je vais mesurer tous les autres distinctions entre les propriétés, les forces, les lieux dans l’espace, et les désirs. Entre ceci ou cela n’a pas d’importance, mais je dois toujours mesurer la différence, les changements. S’il n’y a pas de changements, rien ne peut être mesuré; je perds simplement toutes les sensations.

Si aucun changement n’arrivait maintenant, le monde me semblerait inanimé. Il mourrait et je perdrais toute compréhension, la conscience, et la sensation, comme si rien n’existait.

Notre vie n’est pas l’expérience d’un certain état, mais une sensation de changement d’un état à un autre. Et si les changements entre les états sont appelés « vie », il s’avère que je peux avoir deux formes de vie: l’une est quand la vie change en dehors de moi, et l’autre est quand la vie change à l’intérieur de moi.

Si je suppose que la vie continue et change en dehors de moi, cela s’appelle la vie dans ce monde. La vie qui change à l’intérieur de moi, se nomme la vie spirituelle, la vie du monde futur. La vie, c’est le changement; tout dépend d’où je le perçois.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale 10/05/2011 Talmud Esser Sefirot

Grandir de son propre gré

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quand je travaille dans le groupe et que je recherche la connexion avec le réseau commun, j’utilise mes sens. Rendre ces sens plus sensibles facilitera-t-il la formation du sixième sens, du sens spirituel?

Réponse: Nous percevons le monde avec nos sens corporels pour que nous puissions être libérés de la spiritualité dans ses manifestations positives et négatives. En effet, le mauvais penchant est tout aussi spirituel que le bon penchant. Ce sont les forces du Créateur. La situation est intentionnellement disposée de manière à nous permettre d’être libre de la spiritualité et de nous développer indépendamment.

C’est la phase de préparation, destinée à ce que nous préparions un point indépendant. Ensuite, quand nous nous élevons au-dessus de la Makhsom dans l’espace spirituel, cette indépendance se manifestera en nous, en prenant la qualité du Créateur, Sa forme. C’est pourquoi l’homme est appelé «similaire» au Créateur.

Quant à notre perception actuelle à travers nos sens corporels, c’est juste la préparation qui nous assure de devenir indépendants du Créateur. En révélant par la pratique que tout vient de Lui, nous pouvons nous y opposer et nous influencer de notre propre gré, et non parce que les forces de la nature nous y contraignent.

Il est écrit: « Peu importe à quelle hauteur une personne s’élève au-dessus des autres, son penchant est plus fort qu’elle. » Nous recevons toujours un désir supplémentaire pour résister, pour rechigner, et pour maintenir obstinément notre position devant le Créateur. Sinon, nous aurions tout simplement «fondu», en ayant perdu notre essence même dans la spiritualité.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 12/05/2011, «Paix dans le Monde »

En fait, nous sommes déjà la maison!

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que la joie dans le travail?

Réponse: il m’arrive constamment certains obstacles, des coups, et des pensées qui me sont envoyés, et pourtant, je reste toujours heureux de les recevoir! Cette aide du Créateur, la Lumière, qui évoque ces sensations en moi, me permet d’étudier mon « moi » sans cesse. On dirait que le Créateur m’envoie une pique sur ce point-ci, sur un autre point-là, avec une pensée, un désir, une attitude, et me démontre ainsi ce qui ne va pas en moi.

Question: Mais comment pouvons-nous apporter  » le revenu à la maison, » à notre source d’existence, si nous ne savons pas où nous sommes censés aller? Un navire en mer peut naviguer grâce aux étoiles, une voiture sur la route grâce aux panneaux de signalisation, mais dans la spiritualité, il n’y a pas de signes. Alors, comment pouvons-nous trouver le chemin menant à elle?
Réponse: Dès l’instant, où vous préparez en vous le désir correct, soudain vous sentez que vous vous trouvez déjà au bon endroit! Vous révélez alors que vous n’avez besoin d’aller nulle part. Il suffit de trouver le juste désir et vous verrez que vous êtes déjà à la maison.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 06/05/2011, Écrits du Rabash

Désirez et vous découvrirez

Dr. Michael LaitmanPendant la lecture du Livre du Zohar, il faut comprendre que le Zohar n’est pas censé être analysé par l’esprit. Et si une personne veut le Zohar au moyen de son intellect, elle s’emmêlera alors dans chaque mot, car aucun mot dans le livre du Zohar ne parle de ce qui nous est familier.

Tous font allusion aux états et aux attributs spirituels. Si une personne se trouve au même niveau spirituel ou dans le même monde, elle découvre alors ce dont ils parlent. Ainsi, elle connait quels attributs spirituels et définitions sont décrits, elle ressent, reconnaît en elle-même ce monde intérieur spirituel. Après tout, une personne révèle le monde spirituel en son for intérieur, plutôt qu’à l’extérieur d’elle-même, comme elle ne perçoit l’entière réalité qu’à l’intérieur d’elle-même.

Quant à quelqu’un qui ne possède pas encore la perception spirituelle, il lit alors tout simplement un texte singulier. Pour quelle raison lisons-nous alors le Zohar? Nous le faisons afin d’y ajouter l’aspiration d’atteindre un état où nous comprendrons, ressentirons, reconnaîtrons, et même expérimenterons tous ces états et attributs spirituels, dont le Zohar parle. Tout ce que je lis actuellement est comme une histoire incompréhensible, je souhaite en faire l’expérience à l’intérieur de moi-même et vivre en elle.

Nous devons cultiver ce désir en nous. Pour voir le monde spirituel, un désir nous manque, un désir pour lui, et rien de plus. Par conséquent, aujourd’hui, alors que nous lisons Le Zohar, nous devons, tous ensemble, au meilleur de notre capacité nous efforcer de révéler ce monde caché.

Même si nous n’en avons pas un besoin particulier (puisque nous ne savons pas ce que nous lisons), nous persistons à lire encore ce texte ensemble. Ainsi, de cet état caché même, nous attirons sur nous-mêmes l’illumination considérée comme « la lumière qui corrige », « la lumière environnante, qui nous influence. »

Elle ne révèle pas le monde caché, mais plutôt éveille en nous des besoins, des désirs, et des qualités de perception, de nouveaux organes sensoriels, permettant la révélation. La lumière fonctionne de manière à créer en nous la capacité de ressentir ce qui est dissimulé. Ainsi, nous demandons ardemment la lumière environnante pour qu’elle nous permette de ressentir le monde caché.

De la 2e partie du cours quotidien de Kabbale 06/05/2011, Le Livre du Zohar