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Une science sur le monde

Dr. Michael LaitmanLa sagesse de la Kabbale explique l’ensemble du système de l’univers, elle nous décrit le monde de l’Infini et les quatre phases de développement de la Lumière Directe, ce qui signifie la formation des désirs « de l’absence. »

La Kabbale clarifie ce que signifie « de l’absence», qui existe dans une dimension spirituelle en dehors de notre monde, et elle explique la descente vers elle et l’ascension à partir d’elle, qui signifie « exister au-delà du temps, de l’espace et du mouvement», qui sont des états qui sont réalisés: selon Einstein ou d’une autre façon plus élevée?

La Kabbale traite également de la descente du désir. Elle parle du désir et de l’influence d’un paramètre unique, la Lumière, sur elle. Il n’y a rien d’autre dans l’univers excepté la Lumière et le désir. Ils engendrent tout ce que nous voyons en nous et entre nous. Toutes ces choses sont différentes manifestations du désir, qui ont été formées par la Lumière d’une façon ou d’une autre.

La Kabbale nous raconte la descente progressive de Haut en bas et la création de l’état spirituel: Partsoufim, Sefirot, et les mondes (dissimulations). Il s’agit d’un processus fondamental, stricte et précis, que nous étudions en utilisant une approche scientifique.

Il y a une énorme quantité de matériaux purement scientifiques et compliquée sur ce sujet: les graphiques, les équations, les conditions qui décrivent précisément le développement de cause à effet du désir sous l’influence de la Lumière, des écrans, d’enregistrements d’information (Reshimot), les stades du développement, et ainsi de suite. Tout cela est pure science qui n’a rien à voir ni avec la religion ni avec la poésie; ce n’est rien, mais de la physique pure.

Par ailleurs, la Kabbale parle de notre monde, de sa création. Dès 3700 années les kabbalistes décrivirent comment une étincelle de lumière créa le volume de notre monde, car auparavant, cet espace n’existait pas encore. Puis le Big Bang s’est produit dans cet espace, et cette petite étincelle a donné naissance à toute la matière de notre monde.

Tout est né de l’absence dans le monde de l’Infini. Puisque nous ne comprenons pas cela, nous nous demandons: « Que signifie tout de rien? » Toutefois, les physiciens disent que la même chose s’est produit aussi dans notre monde: Il y avait une certaine étincelle, un point, qui a soudainement explosé et a produit l’ Univers tout entier. En d’autres termes, la science moderne suit les mêmes principes et nous dit exactement ce que nous dit la Kabbale, dont les quatre étapes consécutives de développement: minéral, végétal, animal et humain.

La Kabbale nous parle également de la création de l’Univers au cours des milliards d’années, puis de la création de notre planète à partir d’un nuage de gaz. Cette procédure est décrite dans les livres de la Kabbale qui ont des centaines et des milliers d’années. Aujourd’hui la physique, la géologie, l’astronomie disent la même chose.

Les kabbalistes décrivirent les périodes de réchauffement et de refroidissement de la Terre, qui se sont produites pendant des dizaines de millions d’années, jusqu’à ce qu’une croûte solide apparaisse avec la possibilité pour la matière protéique d’exister grâce à la distribution appropriée entre tous les composants. Pourquoi la matière protéique spécifiquement? Pourquoi spécifiquement ce type de fondation au lieu de silicone ou de méthane, ou quelque autre matière? La Kabbale explique tout cela.

Et enfin, la Kabbale nous parle de la création d’un être humain qui a été le résultat du développement progressif de la nature minérale, végétale, et animale. La Kabbale décrit les étapes intermédiaires: les coraux qui sont encore entre le minéral et le végétal; une espèce particulière qui représente l’état intermédiaire entre la végétation et les niveaux animés et d’un primate qui est la forme intermédiaire entre l’état le plus élevé des animaux et l’homme.

La Kabbale décrit toutes ces étapes et montre pourquoi l’évolution s’est produite comme elle l’a fait. La seule différence avec la théorie de Darwin est que la Kabbale parle de données informationnelles qui existent depuis le début, les gènes d’information qui existent dans la matière, qui se développent selon un programme prédéfini, au lieu d’une évolution accidentelle ou d’une évolution qui dépend de circonstances.

Toutes les espèces sont réalisées en fonction de leurs paramètres internes qui existaient depuis le début dans le monde de l’Infini et sont simplement descendu et se sont réalisés ici dans l’ordre une fois de plus ayant pour objectif l’ascension. Cette chaîne est déterminée à l’avance; elle est calculée à l’avance du début à la fin.

 
De la l1ère eçon du 10/06/11 à la convention de Moscou

Quand le mal disparaîtra du monde

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est dit: «Faites le bien ». Mais comment pouvons-nous faire le bien si seul le mal a été créé, et que nous ne sachions toujours rien sur le bien?
Réponse: Le mal est délibérément créé dans nos sensations, afin que nous le transformions en bien. En réalité, il n’y a pas de mal. Notre perception est tournée vers l’intérieur, et de ce fait tout le bien que nous recevons nous apparaît comme le mal. Tout ce qui est perçu à l’intérieur de nous est ressenti comme mauvais parce que nous nous comparons avec ce qui existe en dehors de nous. C’est pourquoi, le mal est la division entre moi et les autres.
Le mal n’existe pas en soi .A savoir, ce paradigme, cette méthode d’épanouissement égoïste, cette direction intérieure, est le mal. Dès que nous le changeons, il disparaît immédiatement et notre sensation le fait ainsi avec tout le mal dans le monde.

Du cours virtuel sur les aspects fondamentaux de la Kabbale du 19/06/2011

Ne vous laissez pas corrompre dans votre recherche de la vérité.

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on ne pas reculer face à demande de la vérité alors que nous révélons que nous nous mentons?

Réponse: Si une personne est capable de détenir la vérité, alors elle est très chanceuse. Nous voyons dans le monde qu’il y a beaucoup de gens qui n’ont pas besoin de la vérité et qui ne demandent pas ce pourquoi ils vivent.

Pour d’autres, cette question se pose déjà, mais du point de vue de «Pourquoi je souffre? », ce n’est pas une question sur le sens de la vie, mais sur la façon de retrouver le goût de la vie maintenant que vous ressentez un goût amer au lieu d’un goût agréable.

Et il ya d’autres personnes qui ne demandent pas une vie agréable, mais de trouver la vérité dans la vie. Et il ya des gens qui ne demandent pas la vérité de la vie, mais qui nous a donné cette vie, au sujet du Créateur. Et cette question n’est plus à propos de moi, parce que je ne me soucie plus de qui je suis et de ce qui va m’arriver dans la vie, d’une façon ou d’une autre. Je veux parvenir à Le connaître, pour atteindre le Créateur, et exister en Lui dans la source, la racine.

Il y a plusieurs niveaux dans ce comportement en fonction de la demande d’une personne, de son ressenti et de sa réalisation. Ici, tout dépend de la racine de l’âme et du cycle de vie existant, ce qui signifie, à quel stade de développement, elle se trouve.

Mais même si dans notre état actuel nous n’avons pas encore admis la chance de se poser des questions sur la vérité, alors nous pouvons développer ces désirs à l’intérieur de nous par le biais de l’environnement, le « professeur, le groupe, et les livres », et avancer de cette façon. Cependant, ce n’est pas facile et cela vous oblige à révéler ce qui se trouve au plus profond de vous-même, à l’intérieur de vos gènes informatifs, Reshimot.
De la 1ère partie de la leçon quotidienne Kabbale 20/06/11, Écrits du Rabash

Une question de proportion

Dr. Michael LaitmanQuestion: La vie dans notre monde apparaît comme un chagrin d’amour sans fin, avec de petites pauses pour donner à une personne le temps de revenir sur ses pieds après un coup, juste pour recevoir le prochain. Ceci est l’histoire humaine en général et la vie d’une personne en particulier. Quel genre de progrès est-ce là, et où sont les dons que le Créateur donne à la création?

Réponse: Imaginez que je sois dans une galaxie lointaine, où je regarde l’infini de l’espace et cherche quelque chose dans cet infini. J’accélère à la vitesse de la lumière et me déplace lentement à travers des milliards d’années lumière, en me rapprochant de notre galaxie, de notre système solaire, et de notre terre. Je me pose sur la surface de la terre, et là je découvre des gens.

Il est difficile d’imaginer l’échelle à laquelle je pourrais comparer des proportions si différentes. De façon analogue, nous ne comprenons pas dans quel genre de système nous sommes. Nous savons comment faire des mesures et faire des recherches à notre propre échelle, en fonction de nos proportions. Nous comparons le poids de quelque chose par rapport à ce que nous pouvons soulever, la distance par rapport à jusqu’où nous pouvons voir, le bien et le mal-avec ce qui est bon ou mauvais pour nous. Notre spectre est un minuscule fragment de l’énorme échelle totale et nos distinctions sont minuscules.

Cependant, maintenant nous parlons du système spirituel dans lequel notre univers entier est imperceptible. Nous parlons des mécanismes qui sont énormes en raison de leurs caractéristiques qualitatives. Comparé à eux, notre monde tout entier est dans une seule qualité- un petit désir égoïste qui est animé par une petite étincelle de Lumière. La matière de ce désir est créée comme « quelque chose à partir de rien» par la Lumière qui a traversé jusqu’ici, ébauchant une projection exacte de la création spirituelle.
Et maintenant, à partir de cet état, vous êtes à spéculer sur la souffrance de l’humanité toute entière. C’est vrai, c’est comme cela que nous ressentons. Toute personne nie les choses selon sa propre imperfection et les juges en fonction de ce que ses yeux voient. Mais que pouvez-vous faire? C’est ainsi que nous devons avancer, et maintenant nous sommes incapables de percevoir quelque chose de plus. Il y a un gigantesque canevas défait devant vous, mais vous ne pouvez pas vous en sortir.

Nous sommes seulement en mesure de nous rattraper un peu sur le simple fait qu’il ya un manque de désir, un manque de récipients. Les questions abondent, « Le Créateur immuable peut-il changer ? Peut-Il créer une pierre qu’Il ne peut pas soulever? Pourquoi nous a-t-Il initialement rendus imparfaits? » Mais toutes ces énigmes sont inutiles.
Nous devons comprendre un principe de notre vie: nous devons passer par des états opposés. Ce n’est qu’à partir de ces opposés, en reconnaissant l’avantage de la lumière à partir des ténèbres, que nous formons les récipients pour des sensations plus hautes, plus élevées. Quand j’acquière les récipients qui sont prêts pour cela, le monde s’ouvre à moi. Rien ne m’est caché derrière un mur de pierre. Je dois simplement construire des récipients à l’intérieur de moi afin de voir la réalité.

Ce développement est nécessaire et le Créateur ne peut pas le faire arriver à l’avance. Pourquoi? Pour l’instant, je ne sais pas pourquoi. Je peux faire certaines conjectures, mais cela ne me donnera rien. Je vais tout mettrte de côté, en disant: «Je ne le crois pas! Il pourrait le faire! »Et il n’y a pas d’autres faits en face de vous.

Pourtant, il y a une règle: l’avantage de la Lumière est atteint à partir de l’obscurité. Toute chose est évaluée uniquement à partir de son opposé. C’est pourquoi nous devons passer par ces étapes pas à pas, en formant les récipients pour révéler la réalité où nous sommes.

Nous sommes dans le monde de l’Infini, mais vous ne le ressentez pas. Alors développez vos récipients. On vous a donné l’occasion de les développer, ou dit autrement, de les corriger. On vous a donné délibérément des désirs brisés qui sont opposées à ceux corrigées. Pour quoi faire? De sorte que vous puissiez les faire grandir et les collecter, en comprenant et révélant le monde.

Il n’y a pas d’autre moyen d’aller. Et plus tard, vous justifierez la création. Le long processus, qui dure depuis plusieurs milliers d’années durant lesquelles nous souffrons, c’est la vérité à notre échelle. Cependant, en réalité nous ne réalisons pas ce genre de proportions où nous sommes. Outre cette petite « pièce », il ya tout un monde en-dehors que vous n’avez jamais vu. Vous êtes comme un ver vivant dans un radis c’est l’exemple que le Baal HaSoulam donne.

Question: Mais pourquoi ce ver a-t-il parlé du Donneur et de Son amour?

Réponse: Dans le but d’aspirer à cela, afin de lui faire comprendre qu’il y a un objectif pour lequel cela vaut la peine de sortir du radis. En outre, non seulement vous recevez la compréhension de cela, mais aussi les moyens de le faire. Nous sommes tous comme des vers dans un radis, mais si chacun de nous commence à pousser les autres vers l’extérieur, nous allons vraiment sortir.

Par conséquent, il ya une solution. Tant que vous avez été satisfait par la vie dans ce monde, personne ne vous l’offrira. Mais maintenant vous êtes placé dans un nouveau système mondial et la solution vous est donnée.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Vous ne saurez pas tant que vous ne goûterez pas

Dr. Michael LaitmanQuestion: Le Rabash écrit que la personne doit avoir la foi. Que veut-il dire par «la foi»?

Réponse: Nous percevons automatiquement les mots que nous lisons dans les textes kabbalistiques dans le sens traditionnel auquel nous sommes habitués. D’une part, cela nousperturbe tout le temps, tandis que d’autre part nous devons comprendre que ce n’est pas accidentel: nous avons simplement besoin de clarifier le sens spirituel de ces paroles.

L’incohérence et la confusion entre l’interprétation traditionnelle du mot «foi» généralement acceptées dans ce monde et sa signification spirituelle est causée par le fait que nous manquons encore de perception intérieure. Dès que nous commençons à expérimenter la spiritualité, ce mot ne nous trouble pas plus longtemps.

Par exemple, j’ai peut-être entendu le mot «salé» mille fois, mais jusqu’à ce que j’obtienne son goût, je ne sais pas ce qu’il signifie. Ma connaissance dérive de la sensation. Le désir de recevoir du plaisir doit ressentir le goût de la satisfaction, et d’ici là il continuera à ne rien expérimenter sauf de la confusion.

Question: Pourquoi y-a t-il des gens qui peuvent immédiatement croire ce qu’on leur dit?
Réponse: C’est le niveau de développement d’une personne au degré minéral, végétal ou animal. Quand il ou elle atteint le niveau «parlant» (humain), c’est à partir de là qu’ils ont à évoluer indépendamment.

Tout l’état précédent est annulé. Si dans le passé on croyait à toutes sortes de contes, de croyances et de religions, aujourd’hui on se sent vide. Et quand on trouve un enseignant pour soi, on ne lui fait même pas confiance. On ne fait pas confiance non plus ni au groupe ni aux livres. Il est dit que les livres ont été écrits par les sages, et alors?

Une personne n’acceptera plus rien aveuglément. Que fait-elle alors? Elle doit avancer par la fo dans les sages- au-dessus de la raison. Cela signifie qu’une personne ne prend rien « sur la foi», mais est censée vérifier ce que les kabbalistes ont décrit.

Pour ce faire, cependant, elle doit remplir quelques conditions: ouvrir les livres, rejoindre le groupe, examiner ses principes, et clarifier s’ils sont réalistes et fondés sur les forces, les propriétés et les lois de la nature. Une personne a besoin d’effectuer cette analyse afin qu’elle puisse acquérir une seconde nature qui pour le moment lui est dissimulée.

Question: Mais dans ce cas, on progresse par le biais de la connaissance. Où est «la foi au-dessus de la raison » en soi ?
Réponse: C’est vrai. « Au-dessus de la raison » c’est quand une personne accepte ces conditions et les applique à l’intérieur. En d’autres termes, elle considère tous les doutes, la confusion, et les obstacles comme un véhicule, une plate-forme pour sa croissance spirituelle.

Tout le travail spirituel personnel se situe au-dessus de la raison, mais à chaque nouveau degré, on clarifie ces conditions au moyen de la raison. Sinon, comment saurions-nous que nous avançons?

Un bébé enveloppé dans la couverture de ce monde

Dr. Michael LaitmanQuelle est la différence entre la perception d’un bébé, d’un adolescent et d’un adulte? Ils vivent tous dans le même monde, comme vous et moi, et il voit droit devant eux. Mais la mesure dans laquelle chacun d’eux révèle ce monde dépend de leur développement, et dans la même mesure chacun d’eux participe activement à sa vie. Et le monde se comporte également vis à vis de la personne en fonction de son développement.

Jusqu’à l’âge de 10 ans, un enfant est considéré comme jeune et la contribution qu’il fait est modéré, ce qui correspond à ses sensations et sa compréhension. Toute la différence entre cette perception enfantine et celle des adultes est «couvert» par l’environnement dans les deux sens du terme: à la fois en cachant les choses que l’enfant ne peut pas comprendre encore correctement, et pour compenser ce qu’il est incapable de faire lui-même. Il s’avère que l’enfant reçoit tout du monde et qu’il n’est pas encore capable de le faire par lui-même.

Et c’est exactement la même chose qui nous arrive dans le travail spirituel. Nous sommes debout, face au Créateur, la Lumière supérieure qui est au repos absolu, et rien n’existe hormis Lui. Mais pour l’instant il y a une dissimulation qui cache la Lumière que nous sommes incapables de révéler, et cela compense la faiblesse de notre travail.

Quand est-il déjà possible de dire qu’une personne est dans l’état de Lo Lishma (Pas en Son nom), d’où elle procède à Lishma, le don sans réserve? C’est seulement quand elle sent qu’elle est absolument opposée au Créateur, mais il y a une certaine image de la réalité qui se tient entre eux. Cela est représenté par ses qualités ou des sensations. C’est un monde imaginaire qui semble exister pour lui, les amis, le groupe, et tout ce qui est autour d’elle. C’est ce qui sépare encore une personne de la simple Lumière supérieure, de la qualité du don sans réserve et de l’amour absolu.

Pour l’instant elle n’a pas ces qualités. Elle fait des calculs et se comporte selon son développement. Mais elle a déjà une sensation et la compréhension juste qu’elle se trouve en face du Créateur, séparés de lui par l’image de ce monde, à travers lequel elle travaille avec le Créateur. Cette image de la réalité se compose essentiellement de l’ensemble de ses qualités non corrigées, qui cachent et protègent (compenser), comme « des cheveux ».

Après tout, si tout lui était révélé, alors bien sûr qu’elle ne serait pas en mesure d’entrer dans une relation correcte avec le Créateur.

C’est ainsi que nous devrions voir notre Etat. Ce n’est qu’à partir de cet état de Lo Lishma, quand nous sommes sûrs qu’il y a Lishma (le don sans réserve), mais nous n’y sommes pas, que nous pouvons progressivement atteindre Lishma si nous tentons de découvrir le Créateur de façon constante et visualiser chaque évidence comme une opportunité qui nous est donnée d’en haut afin de corriger notre état de Lo Lishma et d’atteindre Lishma.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 19/06/11, Écrits du Rabash

Deux paradigmes, deux mondes

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « Préface à la sagesse de la Kabbale », Point 11: Maintenant vous pouvez comprendre la véritable différence entre spiritualité et corporéité: Tout ce qui contient un désir complet de recevoir, sous tous ses aspects, qui est Behina Dalet, est considéré comme «corporel ». C’est ce qui existe dans tous les éléments de la réalité devant nous dans ce monde. Inversement, tout ce qui est au-dessus de cette grande mesure du désir de recevoir est considéré comme «spiritualité». Ce sont les mondes ABYA – au-dessus de ce monde et toute la réalité en leur sein.
Là, où le désir de profiter, l’intention de recevoir pour soi-même, règne, où le gain personnel existe, où je regarde la réalité, moi, le monde, et les autres à travers le paradigme égoïste, par l’intention de « que puis-je en obtenir ? » qui est inhérente à moi, là, je vois le monde corporel. Je suis né et j’ai grandi comme ça, et je ne peux pas regarder les choses différemment.
Je reconnais que ce qui semble bon pour moi, ce qui est utile ou dangereux et nuisible. En bref, je ne vois que ce que par quoi mon désir de profiter peut tirer du plaisir, ou de quoi il devrait s’éloigner pour éviter la souffrance. Je ne remarque pas à qui je peux donner, et je ne vois que de qui je peux recevoir. Cette image présentée devant moi est appelé «ce monde».
Si je change de paradigme, ma perception de la réalité, et que je souhaite regarder du point de vue de « à qui et combien je peux donner », alors je vois déjà le monde futur, au-dessus de notre monde. Ensuite, bien sûr, je vois d’autres formes, différentes relations que j’imagine, dans la spiritualité. C’est ce qu’on appelle le monde spirituel.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 20/06/2011, «Préface à la sagesse de la Kabbale »

Reprendre conscience

Dr. Michael LaitmanLa sagesse de la Kabbale ne se dévoile pas par elle-mais parce que nous la découvrons dans notre développement. Il est spécifié que, selon la structure de l’univers, nous devons atteindre notre point de départ à nouveau.

Initialement, un seul désir a été créé, et ce premier état est appelé le monde de l’Infini. Dans cet état, le désir et la Lumière qui crée le désir existent dans une similitude absolue, la fusion et la complémentarité mutuelle. Ici, le désir est rempli par la Lumière, mais c’est uniquement dans l’état conçu de la future créature. Elle ne sent toujours rien.

Ainsi, au début, elle doit devenir opposée au Créateur, opposée à la Lumière. Pour se détacher complètement de la source, la créature passe par cinq étapes de développement appelés mondes. Ainsi, de cette descente le désir survient, c’est son éloignement cohérent depuis son état originel.

Le premier monde est appelé Adam Kadmon. Adam est le prototype d’un être humain à venir. Puis vient le monde d’Atsilout, le monde de la création, suivie par Briya, le monde de l’émanation, Yetsira, le monde de la formation, et Assiya, le monde de l’action. Ce sont les cinq mondes, cinq descentes consécutives, l’épaississement, la dissimulation, et le départ de la Lumière de la volonté qui l’emplit. Chaque état suivant est comme le monde de l’Infini, sauf que la lumière existe dans une forme plus cachée.

Même maintenant, nous sommes dans le monde de l’Infini, car il n’y a rien d’autre. C’est seulement que cet état nous est caché derrière de nombreux écrans intérieurs. Nous devant les ouvrir, les décoller, puis, progressivement, nous commençons à ressentir la vraie forme.

Ceci est similaire à l’état d’une personne qui git inconsciente. Ceci est notre 2ème état, ici, dans ce monde. Nous sommes dans la dissimulation complète ici, comme si nous avions perdu connaisasnce et que nous existions dans une sorte de fluctuations internes, en imaginant des choses.

Si nous nous exerçons d’une façon particulière et nous retrouvons la conscience, nous nous élèverons à notre état initial. C’est ce qu’on appelle le troisième état. C’est aussi le monde de l’Infini. On y accède en gravissant exactement les mêmes étapes des mondes, par lesquels nous sommes passés lors de notre descente lorsque nous avons perdu le sentiment de perfection, la présence complète de la Lumière. Progressivement, en gravissant les mêmes marches, nous connaîtrons le niveau, le passage de notre état inconscient à un état conscient.

La première sortie de l’état inconscient vers la conscience est appelée la barrière, Makhsom. La chose la plus importante pour nous est de traverser cette Makhsom, pour sortir de l’état de détachement complet de la perception de la nature toute entière.

Ensuite, nous sentirons la nature uniquement sous la forme de notre monde et ne la percevons qu’à travers les désirs spirituels. Nous fairons l’expérience du monde tout en étant dans un état totalement déconnecté, sans utiliser les outils que nous avons à notre entière disposition.

Nous ressentons à travers nos cinq organes des sens: l’odorat, le toucher, la vue, l’ouïe, le goût. Ainsi, le sentiment de soi passe par notre corps animé. Puis, à l’intérieur, une image spécifique apparaît dans notre esprit. A l’arrière de notre cerveau, nous avons une sorte d’«écran» sur lequel tout ce que nous percevons est projeté. Tout ceci s’ajoute en une seule image du monde.


Ce n’est pas ce que nous voyons lors de la sortie de l’état d’inconscience. Dès que nous avons franchi la Makhsom, nous commençons à ressentir des états complètement différents. Nous commençons à sentir la Lumière à l’intérieur. Notre désir reçoit le plaisir de l’atteinte, la connaissance sur le monde réel, et ensuite un tableau précis est tracé l’intérieur de nous.

Ainsi, le plan du Créateur, l’intention originelle de la Lumière, est de créer le désir (la Lumière est primordiale, le désir est secondaire) afin que ce désir, ce qui signifie que  la créature devient égale à la Lumière, en état, en puissance et en sensations. Naturellement, cet état est au-dessus de notre monde, c’est au delà du temps, de l’espace, du mouvement, et surtout de la division de la vie, la naissance et la mort. Il est au-dessus de tout cela.

En découvrant ce nouveau sentiment intérieur, nous nous ressentirons existant éternellement, comme toute la nature. Nous cesserons de nous identifier comme un «animal» qui existe dans ce monde. Il disparaît de notre perception comme la plus petite de nos sensations.

Ainsi reprenant conscience, une personne peut en quelque sorte imaginer et se rappeler ce qui lui est arrivé. Cette sensation reste quelque part, mais elle est si petite, si insignifiante, si faible en puissance qu’elle est réprimée par la conscience de l’existence dans un monde nouveau, infini, éternel et parfait. Il s’agit de la Makhsom que nous devons traverser.

 De la 1ère leçon de la convention de Moscou du 10/6/11

Le bien existe-t-il dans le monde?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Je ne vois pas seulement le mal mais aussi le bien dans le monde. Je dois trouver le mal à l’intérieur de moi-même et le corriger, mais que faire du bien?

Réponse : En fait, le bien n’existe pas dans le monde extérieur. Celui-ci n’est qu’une photo de mon égoïsme. Si je vise correctement le but, je commence à remarquer la bonne racine  dans tout ce qui m’entoure, car je commence à la voir, comme la manifestation de la Lumière, le Créateur. Et cela ne se révèle qu’en fonction de mes efforts à atteindre le but à travers ce monde.

Je ne pense pas que vous devriez accorder une attention particulière à ce monde ou l’analyser. Commencez par aspirer au but à travers lui, et ce monde sera tiré vers le haut, il changera de forme.

Vous découvrirez qu’il n’y a rien de bon, si vous ne connectez pas votre correcte intention au bien. Il n’y a pas bien en soi et de lui-même. Il y a un immense désir corrompu, qui se transforme en bien grâce à l’intention de donner, grâce à l’intention de travailler dans l’intérêt des autres.

De la leçon 7 au 10/06/11 à la Convention de Moscou

Le bon stimulus

Dr. Michael LaitmanLa science de la Kabbale a une section intéressante sur la manière dont nous percevons l’univers, sur la façon dont l’homme atteint le monde dans lequel il vit. Pourquoi ressentons-nous le monde précisément de cette manière ? Notre monde est-il vraiment comme nous le percevons, ou est-il complètement différent ? En réalité, après avoir traversé nos cinq sens, il acquiert une forme spécifique dans notre perception. Nous observons précisément cette image, plutôt que d’avoir une perception directe et objective du monde réel.

Aujourd’hui, les scientifiques recherchent comment le monde est perçu par les papillons, les abeilles, les serpents et les chiens. Chaque créature le voit à sa manière, selon différentes gammes, à travers un schéma de couleur ou de parfum, etc. Chaque créature a son propre type d’orientation dans le monde et voit sa propre image, qui diffère de ce que les autres voient.

Alors, pourquoi cette image se manifeste précisément de cette manière à nos yeux ? Et à quoi ressemble-t-elle vraiment objectivement ? Peut-on même atteindre une réelle vision objective de la vision du monde ? C’est ce dont traite la section de la Kabbale appellée «perception de la réalité » .

Cependant, la partie la plus importante de la Kabbale n’est pas la descente de haut en bas du monde de l’infini à notre monde, mais ce qui arrive ensuite. La chose la plus importante pour nous est la Makhsom et le chemin d’élévation subséquent. C’est ce à quoi nous sommes aujourd’hui confrontés, ce que nous devons maintenant traverser. Nous devons passer par là, dans la pratique, non pas en théorie, et nous devons prendre ce chemin tous ensembles.

Nous devons mettre en œuvre cela aussi vite que possible pour que la force négative du développement n’exerce pas de pression sur nous par derrière, nous donnant un stimulus négatif. Dans la Rome antique, stimulus était un bâton pointu, servant à piquer les ânes pour qu’ils avancent. Ainsi, il est important que nous ne ressentions pas cette stimulation sur notre chair, mais que nous aspirions vers l’avant de nous-mêmes, avec l’aide de la force positive qui nous est donnée pour l’instant.

C’est essentiellement la raison pour laquelle nous sommes rassemblés ensembles. Nous pouvons nous unir et nous organiser, et nous pouvons commencer à nous ressentir mutuellement intérieurement, même sans contact physique. Sentir que par l’union avec l’autre, nous devenons semblables à la nature commune mondiale ! Alors, au sein de notre union, nous révélerons le domaine commun et aurons le sentiment que nous nous élevons légèrement plus haut. Ceci est réaliste et j’espère que vous le ferez et que je le fairai.
De la 1ère leçon du 10/06/11 à la Convention de Moscou