Archive par catégorie : Perception

Une attitude correcte envers le monde

каббалист Михаэль ЛайтманLe monde est une image, un hologramme que le Créateur nous présente aujourd’hui, et nous sommes à l’intérieur de cet hologramme. Nous sommes impliqués dans cette illusion, elle est  le reflet de nos qualités intérieures.

En regardant le monde, je vois mon reflet et je peux dire de quelles  propriétés intrinsèques je me compose. Celui-ci me plaît, celui-là pas vraiment, cela est comme ça, cela est autrement etc. Par conséquent toutes ces caractéristique sont à l’intérieur de moi. Chacune de mes caractéristiques personnelles me dessine une image définie: chacun de nous, chaque personne dans le monde, de la nature inanimée, végétale, et animale.

Donc, si je vois quelque chose de négatif autour de moi, je vois cette faille en moi, sinon je verrais seulement la Lumière supérieure absolue et uniforme.

Bien sûr, nous sommes encore loin de ce degré. Mais, au moins, progresser vers cet état, le découvrir nous pouvons seulement si nous réalisons l’auto-évaluation sérieuse de ce que nous voyons.

C’est pour cela qu’il est dit que le monde a été créé uniquement pour les justes absolus ou pour les pécheurs absolus. Quand un homme avoue qu’il est un pécheur, il comprend qu’il est à l’opposé du Créateur. Quand il voit et justifie tout véritablement, et voit que le monde est réellement plein de bonnes choses, qu’il est parfait, alors il est dirigé vers le Créateur est appelé «un juste absolu ». S’il a une estimation mixte, une vue du monde mixte, alors son état n’est pas pleinement consciente. Il n’a pas de conscience du mal et il doit continuer à travailler sur lui-même.

Il s’avère que tout dépend de nos sentiments: soit je me sens bien dans le monde, soit je me sens mal.

J’entends beaucoup de nos amis dire qu’ils attendaient quelque chose de plus du Congrès. Ils pensaient qu’ils auront tout de suite des « ailes poussées » et ils seront montés quelque part.

Autrement dit, même les gens qui suivent le cours pendant plusieurs années, ne comprennent pas encore l’essence de notre correction. Et c’est normal qu’ils ne comprennent pas! Je ne me moque pas d’eux, je ne les blâme pas. Je me souviens des états que je traversais pendant mon chemin et combien c’était difficile, très difficile! Les gens ne réalisent pas qu’ils doivent changer leur attitude envers le monde.

De la leçon n°5 du Congrès européen, 25/03/2012

Le monde d’Ein Sof (Infini) dans la perceptiond’un enfant

Dr. Michael LaitmanQuand quelqu’un commence à se stabiliser à l’égard du Créateur , il voit que tout le réel qu’il sent est à l’intérieur de lui, y compris le groupe et l’ensemble de l’humanité. Toute la création, tout se déroule dans son désir de recevoir. Sauf ce désir, il n’y a rien d’autre que le Créateur.

Lors de la lecture du Zohar, nous découvrons les différents états qui existent dans notre désir de recevoir, qui sont plus orientés vers le don sans réserve et visent vers le Créateur.

Tout d’abord, nos désirs sont totalement séparés et dispersés: tous les niveaux de la nature minéral, végétal, animal et de l’homme. C’est ainsi qu’une personne perçoit la réalité. Mais peu à peu nous commençons à voir que le système est plus organisé, plus solidaire, et fermé. Nous avons même le sentiment qu’il fait  pression sur nous et qu’il est totalement dans les connexions mutuelles.

Il y a donc deux processus ici, l’un approchant l’autre. Une personne découvre et réalise plus de choses lorsqu’elle se développe. D’autre part, le système lui-même semble être plus stable à l’extérieur, être relié avec toutes ses parties, et faire pression sur nous afin que nous commencions à le percevoir comme unifié et fermé. Cela signifie que dans le même temps il  y a à la fois un «réveil d’en bas» et un «réveil d’En-Haut ».

Il y a deux parcours que nous pouvons développer, par la «voie de la Torah » ou « par la souffrance ». Par la Torah, nous avançons en nous hâtant, en essayant de découvrir le système comme plus rond et relié mutuellement, et ainsi nous pouvons comprendre la force supérieure, la Providence Supérieure.

Mais le système nous montre qu’il y a un corps organique et raccordé qui fait pression sur nous par ces connexions, ce qui rend notre vie plus difficile. Nous devons essayer de percevoir la réalité seulement comme un système, quel qu’il soit, par lequel la force supérieure veut se révéler à nous. Le Créateur est en attente de se revêtir dans ce système et de le remplir en fonction de l’équivalence de forme.

Le Zohar décrit les états très élevés et avancés, mais quand nous lisons à leur sujet, nous les abaissons à notre niveau, tout comme les enfants avec leur perception naïve du monde. Un adulte intelligent comprend la connexion interne entre les choses, ce qui relève de quoi, et comment tout est arrangé, tandis qu’un enfant regarde la même chose et voit le monde différemment, en percevant seulement une partie étroite de la réalité.

Le Zohar révèle aussi toute la réalité pour nous, mais nous ne percevons qu’une partie très petite de celle-ci. Mais chaque fois que nous essayons de stabiliser notre monde intérieur en fonction de ce que Le Zohar nous dit, par nos efforts et nos tentatives de discerner le lieu où tous les attributs qui sont décrits par Le Zohar (le minéral »,  le «végétal», l’«animal» et  le « parlant ») sont à l’intérieur de nous, nous avançons.

 A partir de la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 25/04/2012, Le Zohar

La musique de la lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous nous représenter un état ​​idéal: un récipient général (le désir), la connexion?

Réponse: Nous sommes tous interconnectés. Lorsque la première connexion est révélée entre nous, cela signifie que chacun d’entre nous, peu importe combien d’entre nous -des milliards ou des millions-, révèlent 10 Sefirot entre nous. Tel est la structure du système.

Et puis, ces 10 Sefirot commencent à vibrer et à générer des sons, comme les cordes d’une guitare. Elles sont en mouvement constant, en relations harmonieuses les unes avec les autres. Pas un seul son n’est désaccordé de l’harmonie générale.

Ce système tout entier nous révèle 10 Sefirot de plus en plus parfaites. En outre, elles nous deviennent de plus en plus claires dans leurs différents types. Ces diverses formes qui se révèlent à nous apparaissent parce que chaque Sefira individuelle se compose de ses propres 10 Sefirot.

Et alors toutes ces 10 Sefirot intérieures qui composent les 10 principales Sefirot  commencent également à interagir entre elles, en générant les harmonies supérieures des principales ondes, comme si dans la musique ou la voix, elles créaient l’impression entière, en transmettant à l’intérieur toutes les informations sur les récipients et la Lumière qui les remplit.

Les différentes lumières sont essentiellement des impressions à l’intérieur de tous ces désirs, vécus à partir de la connexion des cordes qui vibrent, à partir des accords émergents. Toute cette musique voilà ce qu’est la révélation.

Tout est à l’intérieur du récipient. Le son est ressenti à l’intérieur de nos désirs, de nos organes de perception, il n’existe pas par lui-même dans l’air. La musique de la Lumière est toujours révélée comme remplissage intérieur des lettres (les matrices des désirs), des lettres existant à l’intérieur d’autres lettres. La lumière se manifeste seulement à l’intérieur du récipient, ou du désir, comme résultat  de ses changements.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 24/04/2012, Le Zohar 

L’amplificateur de goût

Dr. Michael LaitmanQuand une personne arrive au point où elle perçoit la réalité comme un certain champ de force, elle commence à y attacher différentes propriétés de ce monde, clarifiant la façon dont elles devraient changer, de manière à s’insérer dans cette image prétendument spirituelle. Puis il lui devient plus clair qu’elle-même et tout le monde sont des désirs qui se repoussent les uns les autres, mais doivent s’unir.

Et afin de s’unir, ils ont besoin d’une force supplémentaire qui les connecterait ensemble. Après tout, chacun d’entre eux ne possède qu’une force opposée qui repousse les autres. Mais toutes d’entre elles existent dans un océan de Lumière qui est capable d’effectuer tout changement puisque c’est la force du Créateur. Cependant, Il agit seulement lorsque les désirs sont correctement révélés de la part des êtres créés.

Et si, malgré leur répulsion mutuelle, ces désirs égoïstes commencent à montrer la moindre aspiration, même artificielle, à s’unir, alors le champ de force, la Lumière supérieure, le Créateur, commencent à agir sur eux. Pour l’instant, cela agit de loin, conformément à une grande distance qui sépare une demande artificielle d’une véritable demande. Pourtant, elle les touche néanmoins et commence peu à peu à les rapprocher de Lui.

D’un côté, la Lumière agit sur les êtres créés afin de les tirer pour les rapprocher d’elle. Et de l’autre, à la suite de se rapprochement, les créatures, conformément à leurs propriétés internes, commencent à ressentir une  contradiction encore plus opposée et de  la répulsion envers l’autre. Il s’ensuit que deux sensations opposées se manifestent ici.

D’une part, la Lumière fonctionne et nous permet de sentir une connexion de plus en plus forte. Mais dans le même temps, nous sentons combien nous ne correspondons pas à cette connexion et n’en voulons pas. Toutefois, nous devons comprendre que toutes ces révélations proviennent de la Lumière elle-même, et plus précisément grâce à notre rapprochement, ensemble, nous voyons maintenant combien nous sommes opposés les uns aux autres.

Nous sentons deux composants dans chaque état: notre propre nature égoïste brisée et la nature de la Lumière, qui nous pénètre et nous maintient ensemble.

Plus nous avançons, plus nous révélerons notre mauvaise nature et la bonne nature de la Lumière, jusqu’à ce que cet écart entre ces deux pôles se transforme en une distance entre le point de ce monde et le point du monde de l’Infini. La différence entre ces concepts est ce qui détermine le volume du récipient dans lequel  la créature ressent l’essence  du Créateur en comparaison avec sa nture opposée.Toute la puissance de la Lumière de l’Infini se révèle précisément dans ce récipient.

Jusqu’à ce que la créature découvre ces différences, jusqu’à ce que toute la différence entre l’intention égoïste et celle du don sans réserve devienne clarifiée, la Lumière supérieure demeure fixée à la première, le degré «inanimé» de Nefesh . Après tout, cela agit seulement selon le désir et le programme du  Supérieur, sans la participation de la créature, et donc seulement la Lumière la plus basique  de Nefesh de Nefesh  se manifeste ici.

Quand l’inférieur révèle sa dissemblance entière d’avec le Supérieur, la révélation du Créateur qu’il reçoit par rapport à ses qualités propres, est « 620 » fois plus élevée en puissance.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 26/04/2012, Écrits du Baal HaSoulam 

Le point de référence spirituel

Dr. Michael LaitmanIl est dit : «Ceux qui aiment le Seigneur, haïssent le mal. » C’est-à-dire, on nous donne un point de référence : Si vous êtes dans un état d’amour pour le Créateur, alors vous détestez le mal, l’égoïsme, et cela devrait être ressenti simultanément, sinon, vous vous écartez de la direction. Vous pensez que vous aimer le Créateur, mais si vous ne ressentez pas en même temps une haine pour l’égoïsme, alors, vous n’avez pas de direction, celle-ci disparaît. Afin de l’aligner, pour en faire une ligne droite, vous devez d’une part, la renforcer dans une haine pour le mal, et ensuite la deuxième étape sera précisément d’atteindre l’amour pour le Créateur. Nous ne savons pas ce qu’est le Créateur, ni l’amour pour Lui. Mais si nous commençons par la haine de l’égoïsme, on a alors déjà une direction.

Il est dit dans ce cas : «Ceux qui aiment le Seigneur haïssent le mal», et ils sont ceux que le Créateur sauve de ce mal. Par conséquent, notre travail est de rejeter et de repousser l’égoïsme et d’attirer le bien, le don et l’amour.

Du Congrès de Vilnius 25/03/12 , Leçon 5

Suis-je un juste ou un pécheur ?

Dr. Michael LaitmanQuel rapport y-a-t-il entre la haine du mal et être sauvé du mal ? D’une part, tout simplement en étant humain, nous comprenons que lorsque je déteste une chose, je m’en éloigne. Cela me garde et me protège, m’aide à être sauvé du mal. Mais cela ne fonctionne pas dans le spirituel. Là, il faut évoquer la Lumière supérieure, afin de me corriger.

Il y a une autre instruction pour comprendre cela, stipulant que le monde est créé uniquement pour eux états ; soit l’état, la perception et la compréhension du mal absolu, soit l’état de la bonté absolue. Il n’y a pas d’autre option. En d’autres termes, le monde est créé soit pour les pécheurs absolus ou les justes absolus, c’est l’un ou l’autre, il n’y a pas de troisième option. C’est pourquoi il est pire d’être un juste incomplet qu’un pécheur absolu. Comment est-ce possible ? C’est ce qui est écrit. Alors, que nous montrent les enseignants?

Le fait est, écrivent-ils, que du point de vue du Créateur il n’y a rien au monde qui puisse avoir une double signification ; à la fois un peu de bonté et un peu de mal. Du point de vue du Créateur seul l’absolu existe – soit la bonté absolue ou le mal absolu, le désir de donner absolu ou un désir de recevoir absolu.

Pour cette raison, quand une personne souhaite avancer vers le but, elle n’a pas le droit d’accepter qu’il y ait un peu de ceci et un peu de cela en elle ! C’est la pire des qualités, le pire état !

L’accepter est une mauvaise qualité. Etre dans cet état et vous consoler qu’il n’y a rien d’horrible à ce sujet est un mauvais état : Il y a un peu de ceci et un peu de cela en moi, je ne suis pas meilleur ou pire que les autres, il y a ceci et cela. Quand je me console avec de telles pensées, je ne serai ni capable d’atteindre l’état de pécheur absolu ou de juste absolu. Quand je ne parviens pas à atteindre ces états, je reste suspendu à quelque part et n’ai aucun point de référence pour pouvoir progresser.

Du point de vue du Créateur, il n’y a pas de différence entre le bien et le mal. Il n’y a pas de double sens, dans Sa perception : absolument tout est bon.

Dans notre état, dans notre monde, quand une personne commence à percevoir que tout vient du Créateur, elle analyse alors déjà son attitude envers le monde. Si tout vient du Créateur, soit je vois que le monde vient d’une bonne, éternelle et parfaite source, soit je vois que le monde est plein de souffrances, de contradictions, et qu’il est absurde. Et si je le vois ainsi, alors je ne crois pas, ne sens pas et ne reconnais pas que le monde est vraiment éternel, parfait, et bon, comme Celui qui l’a créé et remplit.

Pourquoi avons-nous besoin de cela ? Lorsque, dès le début, nous percevons le monde comme parfait, bon, éternel, et plein de lumière, alors le problème est en nous, dans notre perception du monde, dans nos sensations. Quand je sens qu’il est opposé à cet absolu que je suis capable d’imaginer, alors je m’évalue moi-même, j’évalue mes qualités, comme étant opposées et égoïstes. Cependant, quand je ne vois rien de bon dans le monde, alors je suis un pécheur – je ne justifie pas le Créateur, je L’accuse de l’avoir créé ainsi. Et si je ne ressens ni l’un ni l’autre, alors je ne reconnais même pas le fait qu’Il existe, qu’Il a créé et maintient tout cela ; en d’autres termes, je nie la présence de la force supérieure.

Une personne doit bien comprendre son attitude envers le monde d’où elle vient, et ce qu’il est par rapport au Créateur.

Du Congrès de Vilnius 25/03/12, Leçon 5

Sans vous, je n’atteindrai pas le but

Dr. Michael LaitmanLa besoin de chacun des amis est une nécessité très désagréable. Nous divisons toujours les gens : les uns sont plus agréables, d’autres le sont moins, nous pouvons mieux comprendre ceux-ci et moins ceux-là ; ceux-ci peuvent être ignorés ; nous pouvons nous rapprocher de ceux-ci, mais devrions rester loin de ceux-là, etc. Nous sommes constamment en train de faire des différences dans la société environnante, et cela est très mauvais.

Le concept «Il n’y a rien hormis Lui» signifie que vous devez traiter tout le monde également. C’est très difficile ! Ici, nous devons constamment surveiller notre égoïsme, qui met toujours tout le monde à sa place : Cette personne est plus proche, celle-là est plus loin, je passe devant celle-ci, je dois sourire à celle-là, saluer celle-ci, tenir la main de celle-là, etc. Ainsi, nous devons toujours nous positionner par rapport aux autres, parce que ce sont des sentiments animaux.

Mais tous les points dans le cœur sont exactement les mêmes. C’est pourquoi l’égalité de traitement et le nivellement absolu de nos attributs naturels terrestres, pour les retirer et ne plus les voir du tout, sont essentiels.

Dans le travail spirituel, agréable ou désagréable, proche ou loin n’existe pas, il n’y a personne que vous compreniez ou ne compreniez pas. Je considère cela vraiment comme un travail spirituel, et non pas comme des actions de diffusion ou un travail physique quotidien. Dans le groupe, on ne peut pas être plus ou moins : Tout le monde est égal ; sinon, ils ne sont pas des amis.

Ainsi, en supprimant toutes les caractéristiques corporelles animales et en plaçant tous les points dans le cœur sur le même plan, en travaillant sans relâche afin qu’ils soient égaux, équivalant à mes yeux, plus ou moins élevés que moi, mais tout aussi important, je me construis afin de ne pas voir le corps de mes amis. Ceci est très important et extrêmement difficile, parce que l’égoïsme sans cesse se concentre automatiquement sur une certaine personne et en ignore un autre, etc.

Il y a des douzaines de personnes que nous ne remarquons pas. Et il y a des gens qui nous attirent. Ceci doit être balayé, supprimé. Tout le monde est égal. L’âme est une, et il n’y a pas de différence dans le domaine spirituel, la Lumière supérieure nivelle tout.

C’est pourquoi le groupe est un lieu de formation, un laboratoire visant à atteindre l’objectif et qui nous est nécessaire pour pouvoir nous aligner, en tout point, au but. Une personne seule ne peut atteindre cet objectif. Elle a besoin de jumelles, à travers lesquelles elle regardera et alignera les axes pour atteindre la cible avec précision.

C’est l’un des points les plus importants. Une personne supprime tout ce qui à trait au matériel et ne voit dans son ami, qu’un point ardant, qui tend vers l’objectif. Il ne l’apprécie que pour cela, il n’est l’ami que de son point, il ne veut être son égal que par rapport à ce dernier, il ne veut s’unir qu’avec son point. Tout le reste, le terrestre, mourra de toute façon, sera d’une certaine manière corrigé et n’a pas d’importance ; le plus important est le point.

Après tout, la mère aime son enfant, indépendamment de son caractère, de ses attributs, etc. ; il est comme ça par nature, que pouvez-vous faire ? Elle l’aime parce qu’il a son point. Bien sûr, c’est un amour animal et égoïste. Au début, cet amour doit être en nous comme un animal égoïste, car nous venons tous d’une âme unique.

Et alors, nous verrons que tout le monde « donne naissance » les uns aux autres dans le monde spirituel. Si nous sommes tous égaux, alors chacun de nous est à la fois plus grand et plus petit que l’autre. Nos AHP sont combinés avec le Galgalta ve Eynaim des amis, et leurs AHP sont inclus en moi et me donnent naissance. En travaillant ainsi, l’ensemble du système devient intégral. Je m’inclus dans quelqu’un ; celui-ci s’inclut en moi, et ainsi tout le monde s’inclut dans tout le monde : tous les milliards de particules.

Par conséquent, nous devons comprendre qu’ainsi nous sommes, pour chacun, les pères/les mères et leurs enfants. L’inclusion mutuelle des Galgalta ve Eynaim dans AHP sous forme de sphère crée cette goutte intégrale.

Il y a beaucoup de paramètres. Il y en a, en général, peu, mais nous les interprétons de cette manière parce que c’est très difficile de supporter la vérité ; nous devons la diviser en composants, dont la somme nous donnera une vision exacte de la cible, une vision de l’unité. Dans nos attributs, cette unité se compose de toutes sortes de chemins y conduisant. En fait, ils nous aident à agir : poussés par la souffrance, tirés vers l’avant grâce à notre enthousiasme pour le but, en se voyant supérieur ou inférieur aux d’autres, etc.


Du Congrès de Vilnius du 25/03/2012, Leçon 5

Le groupe qui a adopté mon cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment pouvons-nous corriger la situation lorsque le cœur n’est pas d’accord avec les bonnes intentions que je comprends dans mon esprit?

Réponse: Nous ne sommes pas les propriétaires du cœur, c’est l’environnement qui le contrôle. Si je veux penser à quelque chose de grave et sublime, je prends un livre ou je regarde un film, ou je me parle à moi-même. Mais si je veux changer le désir dans mon cœur, j’ai besoin d’une  influence extérieure.

Tout dépend de la façon dont j’organise ma vie. Vous devez considérer la vie ordinaire comme un théâtre, c’est-à-dire, pour lui donner seulement autant d’importance que nécessaire. Je dois aller travailler et mener une vie ordinaire comme tout le monde. Pourtant, je ne la traite pas comme ma vraie vie, mais plutôt comme une pièce de théâtre, dans laquelle il y a des acteurs qui jouent leur rôle comme cela a été déterminé par le Créateur, et ils n’en sont même pas conscients.

La seule chose qui peut vraiment m’influencer est le groupe. Dans toute la réalité il n’y a que ce seul outil, que je peux influencer et qui peut m’influencer. Je peux me préparer à avoir une perception plus sensible de son influence et alors  je vais la trouver.

Donc, tout mon travail se concentre seulement au sein du groupe. Il n’y a pas d’autre moyen de changer le cœur d’une personne. Parfois les gens pensent qu’il est possible d’étudier et de diffuser plus et ainsi de progresser. Mais l’étude n’est pas un substitut pour le groupe. L’avancement d’une personne n’est possible que par le groupe.

Le groupe peut être très grand ou très petit, voire virtuel et non physique. Mais en tout cas, je dois être près des gens qui sont comme moi, vers qui je peux m’ annuler dans la pratique , leur donner des cadeaux, les respecter, et  les voir comme les plus grands de notre génération. Je dois agir devant eux en me voyant comme un zéro total, comme la poussière sous leurs pieds. Puis, à travers le groupe  la Lumière va  m’influencer parce que je m’annule. Il s’agit d’une annulation effective et non pas d’un peu d’imagination, comme en ce qui concerne le Créateur, devant qui tout le monde est prêt à baisser la tête. 

Ensuite, je vais voir dans quelle mesure ces actions sont efficaces et comment  elles auraient pu m’avoir aidé si je les avais faites il y a plusieurs années. Je ne comprends pas pourquoi je n’ai pas entendu parler de cela jusqu’à maintenant. Après tout, c’est si simple. En fait, je l’ai bien entendu, mais je ne l’ai pas réalisé. Cela prend beaucoup de temps avant qu’une personne entende enfin et commence à faire quelque chose.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 18/04/2012, Le Zohar

Le seul qui m’aidera

Dr. Michael LaitmanEn essayant de nous unir dans le groupe, nous ne faisons pas qu’évoquer la Lumière, mais la Lumière qui ramène vers le bien. Cela ne me corrige pas, mais me permet de percevoir de nouveaux détails. Le travail de la Lumière consiste à me montrer que je suis totalement séparé, opposé, brisé, immergé dans la haine, et que je me trouve au niveau le plus bas. J’en viens tout d’abord à reconnaître cela.

Au-delà, la Lumière m’oblige à penser que rien ne peut me sauver, et qu’il m’est impossible de m’en sortir. Elle me donne le sentiment qu’il n’y a pas aucune force dans notre monde qui puisse me corriger, bien qu’apparemment je souhaite me connecter aux amis et les aimer.

Cependant, je continue à travailler et à faire de mon mieux, avec à la fois, ma forte haine de la séparation et mon fort désir de m’unir. Avec l’aide de la lumière, je commence à comprendre que c’est très important. Ainsi, elle me révèle le point intérieur le plus important : la compréhension que seul le Créateur peut m’aider.

Ainsi je parviens à deux choses. D’une part, je commence à haïr le mal, et d’autre part, je commence à aimer le bien, c’est-à-dire le don absolu, quand je veux vraiment sortir de mon chemin pour aller vers les autres. J’ai acquis un énorme manque, le besoin d’unité et d’amour. En outre, au-dessus de l’appel du cœur, je suis arrivé à la compréhension que personne ne peut m’aider à l’exception du Créateur.

Ainsi, finalement, j’acquière un manque pour le Créateur. Je suppose d’abord, que de concert avec les amis, nous démolirons le Makhsom (la barrière qui nous sépare de la spiritualité), et à la suite de cette demande, je pénétrerai plus profondément dans la nature et découvrirai la force intérieure cachée en elle, la seule force qui peut m’aider. J’ai le sentiment que le désir qui tend vers le Créateur est né dans mon cœur.

C’est le top, le point culminant de mon travail au degré corporel, avec tous les moyens disponibles ici. A partir de ce point, je suis « bloqué » vers la direction du le Créateur : Comment puis-je Lui demander, exiger de Lui, L’obliger, et Le supplier pour qu’Il m’aide?

Ce désir se développe et prend de nouvelles formes. Pour qui l’aide du Créateur est-elle faite ? Je commence à voir que, jusqu’à présent, je voulais L’utiliser, même Le payer. Cependant, je dois réellement changer dans le but de Lui faire plaisir. Ainsi, en changeant à l’intérieur, je commence à changer nos relations mutuelles, jusqu’à ce au-dessus de tous mes calculs personnels, je veuille que tous les changements Lui fassent plaisir.

C’est le travail du Créateur : je travaille et consciemment dirigent tout le fruit de mon travail vers Lui. Alors, je demande à le sentir. Non pas comme je le fais maintenant, non pas pour mon propre bénéfice, mais au contraire, je Lui dis : « Ne Te révèle pas, sinon mon désir de recevoir ressentira du plaisir. Dis-moi seulement ce qui est bon pour Toi. C’est la seule chose que je veuille.  »

Ainsi, à partir du niveau de notre monde, je passe à un autre genre de travail, fait par rapport au Créateur. En même temps, je continue à travailler dans le groupe, mais maintenant comme un seul tout avec lui.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 20/04/2012, «Préface au Livre du Zohar»

La nature des hommes

Dr. Michael LaitmanQuestion : Le besoin du désir des femmes, sans lequel les hommes n’atteindront pas l’objectif, n’a pas été ressenti lors des séminaires. Pourquoi ?

Réponse : Pour qu’un homme ressente le besoin de quelque chose, il doit se rendre compte que, sans ce besoin ou ce désir, il n’atteindra pas l’objectif. Cela signifie qu’ils n’ont toujours pas atteint cet état.

Supposons que j’essaie de faire quelque chose et que je voie que cela ne fonctionne pas. Que me manque-t-il ? Aha, j’ai besoin d’un autre outil. Je commence à travailler avec celui-ci et remarque alors qu’il me manque encore d’autres outils. C’est-à-dire, ce n’est que dans la mesure où je ne me vois pas atteindre mon objectif, que je dois rechercher les moyens pour y parvenir.

Ainsi, je vois le manque d’un soutien clair et fort. Il doit exister, c’est sûr ! C’est ce qui est écrit dans les sources kabbalistiques et nous le voyons aussi dans la vie réelle.

Les hommes ont leur propre fierté, quelque peu sans fondement. Ils oublient leur dépendance à l’égard des femmes en raison de leur nature. C’est la nature d’un homme.

Mais en avançant, ils commencent réaliser à quel point ils sont faibles. Puis ils ressentent un fort besoin de soutien de la part des femmes.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est juste notre nature ; lorsque nous dépendrons les uns des autres seulement dans la bonne combinaison, nous atteindrons ensemble l’objectif commun.

Soit dit en passant, je suis sûr que beaucoup d’hommes ont ce sentiment, je le vois en eux. Ils le ressentent vraiment.

Du Congrès de Vilnius 23/03/12, Leçon 1

Page 2 des 3412345Dernière »