Category Archives: Prière et intention

Progresser à la vitesse de la lumière

Dr. Michael LaitmanEn réalité, le travail spirituel est très court et facile, si nous nous élevons au-dessus de l’intention égoïste et que nous voulons vérifier dans quelle mesure nous existons à l’intérieur de celui-ci. Il vous suffit de regarder de l’extérieur, car il est impossible d’explorer et de découvrir cela, alors que v êtes à l’intérieur de votre ego, car il règne sur vous et vous corrompt, nous privant de la possibilité/capacité d’étudier de façon critique.

Afin d’être un chercheur objectif et un juge impartial, vous devez être complètement indépendant de ce que vous examiner. Il s’agit là d’un très haut degré. Mais vous devez essayer et commencer à partir de petites choses, vous devez vous évaluer de façon aussi critique que possible. C’est ce qu’on appelle la réalisation du mal. Vous devez constamment vérifier quelle est l’intention de chacune de vos actions, de vos pensées, ou mouvements. À ce stade, vous pouvez procéder immédiatement à demander le changement de votre nature, parce que votre nature est égoïste, mais il y a une autre nature de forme : le don.

Nous voyons dans notre histoire combien de milliards d’années furent nécessaires pour développer le niveau minéral de la nature, des centaines de milliers d’années chacun pour développer les niveaux végétale et animal. Puis, nous voyons à quelle vitesse l’évolution humaine était aussi la dernière étape du développement du niveau animal, qui va au-delà de l’animal normal. Il a fallu seulement 20-30 mille ans. Mais chaque degré a ses étapes préétablies, appelées les Sefirot, et nous voyons combien le 20e siècle a ajouté à notre développement final en comparaison à tous les millénaires précédents.

La même chose se produira dans notre développement spirituel, seulement beaucoup plus rapidement. Tout ce qui s’est déroulé dans l’histoire pendant des milliers, des millions et des milliards d’années peut nous arriver en quelques heures. Il n’y a pas de temps dans la spiritualité ! Ces changements peuvent être instantanés. Et surtout, parce que nous vivons au moment où l’humanité tout entière (qui est, tout l’univers) commence à s’approcher de la réalisation du mal de son intention égoïste, son ego, ce n’est pas un miracle que celui-ci soit entièrement révélé. Beaucoup de personnes dans le monde ont déjà besoin de cela et le comprennent plus ou moins, mais ne voient pas la possibilité de faire quelque chose. Elles disent toutes de belles paroles, mais ne vont pas au-delà.

Cela signifie que nos changements peuvent être très rapides, et tout dépend de nous. Et c’est pourquoi «nous sommes réunis ici pour nous élever au niveau de l’homme », qui décide seul si son intention est dans son propre intérêt ou pour celui du don. Nous avons juste besoin de prendre cette intention « par la queue» et d’analyser en permanence dans quelle intention nous sommes, ne faisant que cela tout le temps. Peu importe les actions que nous effectuons, la chose la plus importante est l’intention.

Le monde, fonctionnant sur la base de l’action, est appelé ce monde, parce qu’il y existe qu’une seule intention. Et le monde, fonctionnant sur la base de l’intention est appelé le monde supérieur. Si une personne révèle que son intention est égoïste, cela est déjà appelé le monde spirituel ou supérieur, cependant qu’à partir de la « gauche », à partir du côté de la force impure, la coquille (Klipa). Mais c’est déjà un niveau spirituel, alors nous devrions être intéressé à découvrir le mal et même nous réjouir de l’avoir révélé.

Le principal est que j’aborde l’étude en termes d’intention. Et que ce soit bien ou mal, dans mon intérêt ou en vue du don n’est pas important, ma tâche consiste à aller voir plus profondément en elle et à vivre qu’en elle. Ainsi, j’entre dans une dimension totalement différente de ma vie, ce qui signifie que je découvre ma relation à celle l’intention. Et je ne m’inquiète de rien d’autre. Si nous nous concentrons pleinement sur ce point, nous trouverons une petite ouverture étroite dans le monde spirituel ! C’est seulement comme ca.
La difficulté est de connaître sa propre intention à chaque fois et d’y rester en permanence. Ainsi, nous commençons à évoluer à la vitesse de la lumière ! Cela ne prendra guère de temps ; ce sont déjà les douleurs de l’enfantement par lesquelles nous naissons dans le monde des intentions.

De la leçon n°1 de la Convention Arvout à Arava 23.02.12

Le retour à la Source

Dr. Michael LaitmanQuestion: Ma fille est âgée de plusieurs mois, et afin de lui apprendre à tourner, je l’ai placée sur le ventre et lui ai donné le temps d’essayer de se retourner sur le dos. Mais si elle ne parvient pas à le faire et continue de pleurer c’est moi qui la faisait se retourner. Pourquoi le Créateur ne nous aide-t-il pas à nous tourner quand Il voit combien nous essayons et que nous n’y parvenons pas?

Réponse: Le Créateur est plus sage que vous. Vous ou un médecin intelligent décide qu’un enfant a besoin de se retourner à un certain âge. Et puis tout le monde se repent de ses erreurs et décide quelque chose de complètement opposé: ils doivent eux-mêmes se retourner  ….

Le problème est que nous ne croyons pas qu’il y ait quelque chose qui nous regarde d’En-Haut avec beaucoup de dévouement. La Lumière supérieure est juste en face du récipient, en commençant par le véritable monde de l’Infini. Dans l’Infini, la Lumière et le récipient fusionnent en un seul. Mais quand la Lumière remplit le récipient de cette façon il n’y a pas de créature, parce que rien ne la sépare de la Lumière.

C’est la façon dont existe la nature minérale, végétale, et animale, le désir de plaisir, qui effectue automatiquement les ordres de la Lumière, dont il s’acquitte, sans aucun doute, comme une voiture qui obéit au conducteur sans l’interroger.

Mais pour créer une personne, quelque chose d’indépendant doit être construit. Et comment peut-elle être indépendante dès lors qu’«il n’y a rien hormis le Créateur? » Et c’est pourquoi le Créateur doit disparaître et laisser un espace vide. C’est vide, car  à cet endroit la créature ne révèle pas le Créateur.

Tout reste comme c’était ;  nous sommes dans le monde de l’Infini. Mais nous avons perdu le sentiment de cet état: La lumière a quitté notre désir et l’a laissé vide. Et maintenant, ce désir doit prendre la forme de la Lumière. Et la Lumière va continuer de revenir et d’entrer dans le désir tandis que le désir travaille pour prendre la forme de la Lumière.

Et puis la créature prendra la forme exacte, comme la Lumière. Dans le même temps elle restera opposée à la Lumière dans sa matière, mais elle deviendra comme elle dans ses qualités. Et ce désir sera appelé créature, homme: Ce sera nous.

Ce cercle entier, en commençant par le monde de l’Infini jusqu’à notre monde et de retour vers le monde de l’Infini est seulement nécessaire afin de révéler le Créateur au désir, qui sera appelé l’homme. Nous sommes dans ce processus seulement pour révéler le Créateur par rapport à nous.

De la convention Arvout d’Arava du 23/02/2012, cours n°2

Où est l’immortalité ?

Dr. Michael LaitmanNous existons dans une réalité unifiée, dans le monde de l’infini, mais nous ne percevons de ce dernier que la partie, que nous sommes capable de réaliser, sous cette forme, ce fragment, qui est créé par nos qualités à partir de tout le monde de l’infini. Cependant, dans tous les cas, nous sommes toujours connectés au monde de l’infini. Nous recevons la force à partir de là et tous les changements qui se produisent en nous arrivent au moyen de notre connexion à cette réalité unifiée.

C’est ainsi que nous apprenons que tout changement passe par l’élévation de MAN (notre prière) à travers tous les mondes jusqu’au monde de l’infini et elle descend de là jusqu’à nous sous la forme de MAD. En outre, tout changement donne aussi naissance à un nouveau Partsouf, un état, une connexion entre eux à travers le monde de l’infini, ainsi, suivant la règle  » Malkhout supérieure devient Keter de la partie inférieure. » Ce n’est possible qu’à la condition que Malkhout obtienne les qualités du monde de l’infini et devient ainsi la qualité de Keter.

Un tel saut dans le changement de qualités dans la matière de notre monde est appelé un changement quantique : des portions strictement infimes et pointues.

C’est ainsi qu’un électron, qui tourne autour du noyau d’un atome, change son orbite en un saut, se transformant d’un état stationnaire à un autre. En cela, il change son orbite instantanément, il disparaît de l’ancienne orbite et au même moment, apparaît dans une nouvelle orbite, où il continue son mouvement, comme s’il n’avait traversé aucune transformation, comme s’il n’avait pas sauté.

Les physiciens ne peuvent détecter ni le chemin de la transformation, ni la durée de la transformation d’une orbite à une autre, cela se produit instantanément. C’est parce que cette action élève sa force vers le monde de l’infini, au-dessus de la matière, du temps, de l’espace, et du mouvement, qui n’existent pas là-bas. C’est pourquoi nous ne pouvons pas détecter ce qui se passe dans un saut. Ce qui signifie que pendant le temps de la transformation, qui est pour nous un espace (un vide quantique), se produit une connexion entre les mondes, notre monde et le monde supérieur.

En outre, toute la matière existe seulement en raison de sauts quantiques similaires, recevant l’énergie de la Lumière supérieure (le désir de donner sans réserve), passant du monde de l’infini jusqu’à eux.

Et même une personne ordinaire à chaque instant de son existence sort de la réalité de notre monde afin de changer son état pour un nouvel état, elle se connecte au monde de l’infini et retourne à nouveau dans notre monde, mais déjà dans un nouvel état, bien qu’il nous semble que le flux de la réalité soit continu. Avec ces connexions continues au monde de l’infini les changements se produisent et circulent dans l’ensemble de la nature sur l’ensemble de ses niveaux, partant de notre monde jusqu’aux cinq mondes.

L’élévation vers le monde de l’infini et le retour en arrière est nécessaire pour le changement des Reshimot, les données, qui définissent nos états spécifiques. Cependant, ces états spécifiques, à leur tour, doivent continuer à changer en permanence, à se nourrir du monde de l’infini, et réalisent ainsi d’incessants nouveaux Reshimot jusqu’à leur complète réalisation, la correction intégrale de l’ensemble de la nature.

Cela se produit lorsque toutes les réalités fusionnent en une seule, la révélation complète de la Lumière, que la force à partir de laquelle toutes les parties de l’univers reçoivent les Reshimot toujours plus récentes, par des impulsions quantiques, une nouvelle énergie et des qualités. Et il n’est pas important de savoir comment nous appelons ces changements dans la matière : l’intervalle entre les images du monde, un saut quantique (discontinuité), une absence de la réalité, le changement de Reshimot, un changement minimal dans un état.

Notre avenir est dans la maîtrise de ces états intemporels dans la connexion à la Lumière, à l’attribut du don, au-dessus de l’égoïsme : Ci-gît la vie au-dessus de la mort. C’est dans l’absence de temps, dans un saut quantique et c’est notre immortalité.

L’arme invincible de la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce que la personne doit clarifier afin de parvenir à un manque?

Réponse: Une personne ne devrait pas penser à un manque. Un manque devrait être révélé par la clarification et non pas le manque qui révèle la clarification. Tout d’abord, je tiens à préciser ce que la grandeur du Créateur est. C’est ce par quoi je suis attiré. Je suis l’exemple de la ligne droite tout le temps, je ne me torture pas, je ne critique pas sans raison, je ne recherche  pas pour les descentes et les chutes et les clarifications vides. Si je ne regarde pour tout cela, c’est comme si je le faisais sans la Lumière et sans la lumière Je ne peux pas clarifier quoi que ce soit.

Je suis toujours attiré vers la droite et vers la Lumière, à l’adhésion, autant que je peux l’exprimer. En établissant cela dans l’étude, la diffusion, et dans la diffusion et dans la participation dans le groupe, je commence à découvrir à quel point je ne fais pas partie de celui-ci. Cela est déjà la révélation du mal, comme la Lumière qui révèle le mal et ce n’est pas moi qui le cherche et découvre ce dont j’ai envie.

L’avancement et la clarification sont réalisés par le bien, par la Lumière. C’est seulement avec l’aide de la Lumière que je peux clarifier les choses. Je ne combats pas le mal par moi-même! Je ne suis pas un héros comme les différents guerriers dans ce monde. Mon surpassement est de me tourner vers le Créateur au lieu de combattre le mal directement, de sorte qu’Il va combattre mon mal et me le clarifier. Le Créateur se battra pour nous et nous devons seulement élever nos mains vers Lui. C’est de cette façon que la guerre du Créateur contre Amalek a lieu, et en général toute la lutte avec l’ego.

Le Créateur dit: «Viens vers Pharaon, car j’ai endurci son cœur » le Créateur va toujours à la guerre lui-même, «le Seigneur est un homme de guerre, » et non une personne. Une personne devrait être le contraire, et constamment clarifier le juste point de s’approcher pour se tenir entre le bien et le mal et de les orienter correctement dans cette guerre, et non pas se battre elle même.

Il s’agit d’une très grosse erreur que les élèves font, et il est difficile de les convaincre que d’être un héros n’est pas de surmonter le mal par eux-mêmes mais d’apporter la Lumière pour se battre et vaincre le mal. Une grande expérience est nécessaire ici.
De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 29/02/12, Les Écrits du Rabash

Obliger le Créateur à nous aider

Dr. Michael LaitmanAfin que nous devenions semblables à la Lumière supérieure, nous avons notre chemin bien connu: Nous avons besoin d’étudié avec l’intention de la Lumière qui nous influence et crée ce désir, cette aspiration intérieure, cette tendance intérieure en nous. Rien d’autre n’est nécessaire.

Cela semble très simple. En effet, tout est déjà devant nous. Même selon les critères corporels, il est évident que si quelqu’un aime quelque chose ou quelqu’un, aspire à quelque chose ou quelqu’un, il veut donner. Il le remplit comme l’amour d’une mère pour son enfant. Regardez comme elle est heureuse de tenir dans ses bras une petite créature. Cela s’empare d’elle tout entière. Elle n’a besoin de rien: son amour pour lui est suffisant pour la remplir.

Si nous avons de tels exemples dans notre monde, pourquoi est-il si difficile pour nous de maintenir cette condition en ce qui concerne le monde spirituel? C’est parce que la condition du don sans réserve et l’amour est spirituel, il doit être dirigé vers l’extérieur de moi-même et non vers moi-même, pas pour moi. C’est le problème.

Ainsi, afin de former en nous-mêmes le mouvement en avant, vers l’extérieur de nous-mêmes, nous avons besoin d’exercices spéciaux, les compétences uniques que nous pouvons acquérir que si nous essayons de nous unir. Cependant, les tentatives d’union nous conduisent au désespoir parce que nous essayons de le faire seul. Nous avons essayé de le faire plus d’une fois, sans succès, bien sûr.

Finalement, après de nombreuses tentatives indépendantes d’union: «Où est notre responsabilité mutuelle, notre don sans réserve mutuel, la considération mutuelle? Où est notre récipient spirituel? « Et ainsi de suite, nous commençons à réaliser que rien ne peut nous aider ici, et nous abandonnons. Un seul espoir demeure: que la Lumière supérieure vienne et nous corrige.

Mais la lumière ne vient pas puisque nous ne La demandons pas. En fait, nous demandons  l’épanouissement. Nous ne pouvons approcher la Lumière que si nous essayons de nous unir. Lorsque nous effectuons des actes de l’unité (que nous devons faire d’égal à égal, puisque l’amour et le don mutuel sans réserve  ne peut être que parmi les égaux), alors dans notre unité, au sein de notre cercle, nous sentirons que nous manquons d’aide d’en haut. C’est vraiment ce qui nous manque.

Actuellement, nous nous rappelons tout simplement qu’il ya quelque chose d’autre qui pourrait nous aider. Je peux dire que pendant les leçons, mes élèves se mettent soudain à se rappeler: «Oh, oui! Nous avons également besoin du Créateur! Nous ne pouvons rien faire par nous mêmes. Nous avons besoin de donner sans réserve et de ne pas recevoir, de ne pas attendre quelque chose en retour, mais plutôt d’aspirer au don sans réserve et d’investir certains efforts certains dans cela …. « Ainsi, les tentatives correctes pour atteindre le don sans réserve ne peuvent être qu’au sein du groupe.

Le groupe peut être virtuel ou physique, cela n’a pas d’importance, mais tout doit être fondé sur le lien entre les amis. Nous ne devrions pas oublier ce point. Maintenant, tous les mouvements privés sont dirigés pour nous-mêmes. Il nous semble qu’ils partent de nous vers les autres, mais tout ceci n’est pas vrai et c’est totalement irréaliste, car cela est réalisé égoïstement.

Seulement quand moi, avec les amis, nous commençons à aspirer à la considération mutuelle, à notre centre commun, à notre objectif commun, et que nous essayons de prendre les dispositions pour nous tous de détenir un seul désir, une seule aspiration, une seule prière, alors à l’intérieur de nous, nous révélerons que la force supérieure, le Créateur « est assis » là. Quand on Le regarde, nous devrions agir comme si nous avions une demande unifiée vers Lui, et nous tous, ensemble, comme un seul homme, nous nous concentrons sur lui avec une demande sérieuse.

Le Créateur attend, Il veut cette demande. C’est précisément ce qui L’oblige à nous apporter de l’aide sous forme d’une force unique du don sans réserve et d’amour, ce qui signifie demeurer en nous. Il ne donne rien ou ne reste nulle part. Il remplit tout, donc il a simplement besoin d’être révélé en nous. Cette révélation de Lui à l’intérieur de nous est ce qu’on appelle révéler la Lumière supérieure: la force du don sans réserve, l’amour, le degré supérieur.

Nous avons tous besoin de le demander ensemble, constamment demander et exiger, mais ensemble, en ce qui concerne notre centre, ce qui signifie notre volonté unie au sein duquel nous allons révéler la nécessité du Créateur. Et puis nous verrons que tout ce que nous avions fait avant, n’était que pour atteindre l’état dans lequel nous sommes tous unis ensemble dans la demande de révéler le Créateur en nous, que seule la révélation de l’attribut de l’amour et du don sans réserve nous sauveront.

De la conférence sur Journée de l’Unité « d’acquérir une volonté de donner » 29/01/2012

Que pouvons-nous donner?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Si nous avons l’intention de ne recevoir que pour nous-mêmes et que nous souhaitions sortir de cette intention et de donner sans réserve, que pouvons-nous donner? Nous n’avons rien à donner, parce que nous ne souhaitons pas recevoir ….

Réponse: Nous pouvons donner notre désir de donner sans réserve au groupe. Cela suffit. La satisfaction vient du Créateur, et le désir de donner sans réserve vient de nous. Je n’ai rien à donner, rien à donner sans réserve. Je vais vous donner ce qu’Il va me donner pour vous. De cette façon, nous examinons le lien entre les Partsoufim: Celui du haut, celui qui reçoit le premier, donne à celui du bas celui qu’il a reçu à partir de son Partsouf supérieur.

Nous avons seulement besoin de construire l’intention entre nous, pour moi de vouloir donner au lieu de me soucier de ce que je peux donner sans réserve.
De la leçon 1, de la convention d’Arava 23/02/2012

Une personne nait dans la joie

Dr. Michael LaitmanNous devrions être très heureux par le fait que nous soyons arrivés à l’ouvrage le plus important, l’analyse la plus importante qui existe dans tous les mondes, même dans les mondes spirituels. Le Baal HaSoulam a écrit qu’il n’y a pas plus heureux moment dans la vie d’une personne que le moment où elle découvre qu’elle est incapable de sortir de son ego et aucun effort d’elle-même ne peut lui venir en aide. Alors elle en vient à sa première prière, son premier cri pour le Créateur.

Ce premier cri est la naissance. Un nourrisson pleure dès qu’il arrive au monde. Et cela signifie qu’une personne est née.

Espérons que nous atteindrons ce cri et deviendrons humain. C’est pourquoi l’effort que nous faisons vers elle s’appelle douleurs de l’enfantement. Et nous devrions être heureux que nous en soyons venus à cette question. Après tout, qui atteint ces douleurs de l’enfantement? Nous devrions être heureux et sérieux en même temps. Mais la joie doit venir de l’état, la mission. C’est là que commence la vie spirituelle.

Quand un enfant naît, les adultes sont heureux, même s’il pleure et crie. De même, l’homme en nous (celui qui fait tout le travail et toutes les analyses) se réjouit, et l’enfant maintenant est en train de naître, il souffre encore de la pression, de la tristesse et de la perception des troubles Ils doivent tous deux être ensemble.

De la leçon 1,de la Convention d’Arava 23/02/2012

La dernière porte

Dr. Michael LaitmanNous voyons que, dans leurs explications les kabbalistes reviennent toujours aux mêmes principes. Il n’y a pas beaucoup de règles dans la spiritualité. Un seul et même état d’ascensions et de descentes, ainsi que leurs raisons, nous reviennent de différentes manières, mais c’est essentiellement toujours le même principe. Nous ne recevons pas de nouvelle force tant que l’on n’atteint pas une carence vraie.

Un serviteur du Créateur est une personne qui cherche constamment de nouvelles façons de se rapprocher de Lui. Ce rapprochement implique l’acquisition d’un nouveau récipient, le désir de donner, qui va à l’encontre de notre désir.

Une personne qui commence à étudier ne comprend pas vraiment encore ce que «pour» ou «contre» le désir signifie. Cela perdure jusqu’à ce qu’elle commence à voir qu’acquérir la spiritualité est en fait à la fois facile et difficile. Beaucoup de temps passe jusqu’à ce qu’elle commence à comprendre de quoi il s’agit.

C’est une sorte de période intérieure, qui transparaît secrètement à l’intérieur, par laquelle une personne participe à un travail spirituel plutôt passivement. Elle imagine encore la spiritualité comme quelque chose d’agréable à son égoïsme, une acquisition qui va lui donner des connaissances, une plus grande puissance sur les autres, et qui lui permettra de satisfaire ses désirs. En fait, une personne vient à la spiritualité pour cela, après avoir perdu l’espoir d’être satisfaite dans ce monde. C’est pourquoi elle décide de recevoir une satisfaction spirituelle.

Tout le monde pense de cette façon. Sinon, pourquoi étudier ? C’est ainsi que l’En-haut, la nature, fait les choses pour attirer une personne. Et même si vous dites à une personne quelque chose d’autre, elle ne vous entendra pas. Mais ce mensonge bénéfique retient une personne, au cours de cette période, dans le sentiment qu’elle est sur le point d’acquérir de plus en plus dans son désir de recevoir, dans son ego. Elle n’a pas vraiment comprit ce qu’on lui a dit, et bien qu’elle répète les mots « les désirs de donner», «la foi au-dessus de la raison, » elle n’a pas vraiment conscience de ce que c’est.

Elle attribue à ces notions sa propre interprétation intérieure, et est incapable de percevoir autrement. Il en est ainsi jusqu’à ce que finalement, grâce à l’étude de la sagesse de la Kabbale et de quelques légers coups ici et là, elle commence à comprendre en quelque sorte le vrai sens des concepts, tels que le désir de donner, l’amour de l’autre, et commence à s’élever au-dessus des buts égoïstes.

Elle commence à écouter davantage et est prête à rejoindre l’attribut du don. Tout d’abord, il s’agit d’un accord général, théorique, quelque chose d’abstrait : désirer donner au monde entier, à l’humanité, au Créateur … Ces concepts sont plutôt vagues, éloignés de la personne elle-même, de son entourage, et d’une réalisation effective.

C’est pourquoi elle est prête à « donner du contentement à son Créateur. » Mais quand il s’agit de mesures concrètes et qu’elle doit « aimer l’autre », les amis, elle n’est pas prête à faire cela. Encore une fois, cela demande beaucoup de travail.

Puis à nouveau, la Lumière Supérieure agit sur elle, en changeant ses récipients, jusqu’à ce qu’elle commence réellement à entendre que le désir de donner se réalise au sein du groupe. Le Créateur exige que nous réalisions en fait l’amour des autres, autant que nous le pouvons.

C’est bien sûr un mensonge, mais c’est un début.  Ainsi une personne devient le serviteur du Créateur – si elle fait effectivement des actions, qui aboutissent au désir de donner. Bien sûr, une personne ne crée pas elle-même ce désir de donner, ce n’est pas une conséquence directe de ses actions. Elle agit, comme si elle plantait les graines et voyait que rien ne germe. Et alors, elle recommence sans avoir encore obtenu de résultat, ce qui génère en elle beaucoup de déceptions.

En même temps, elle voit parfois un certain succès partiel : un peu plus de compréhension et de sensation. Finalement, cependant, elle arrive vers «ceux qui versent des larmes» et voit que son travail n’a servit à rien, si ce n’est à une demande, une requête, une prière adressée au Créateur. Quand elle arrive à cet état, appelé « la prière du plus grand nombre», et ouvrant la porte du ciel. Toutes les portes sont fermées, seule la porte des larmes s’ouvre. C’est ce qu’une personne découvre.

« Les Portes » (« Shéarim» en hébreu, vient de la même racine que le mot « supposé » – « Meshouar« ) et indique la façon dont une personne imagine la récompense attendue. Elle veut recevoir quelque chose derrière toutes ces portes, m’importe quoi sauf le désir de donner, et concernant le don, elle pleure seulement parce qu’elle voit clairement qu’elle ne peut pas l’atteindre par elle-même. Elle n’a pas non plus vraiment envie de l’atteindre jusqu’à ce qu’elle comprenne son importance.

Ainsi, une personne verse effectivement beaucoup de larmes, jusqu’à ce qu’elle crée la porte des larmes, jusqu’à ce que finalement elle termine sa construction en désirant l’attribut du don et en étant pas capable de l’atteindre. C’est pourquoi, elle est forcée de se tourner vers le Créateur. Jusque là, elle n’avait pas besoin de lui, mais maintenant elle voit que le Créateur est nécessaire.

Donc, par conséquent, elle veut le désir de donner et elle ne peut le recevoir que du Créateur. Elle parvient à tout cela dans le groupe, parce que c’est impossible autrement, et puis elle « récolte les fruits. » La Lumière qui corrige vient et le connecte avec les amis, et en leur sein le Créateur se révèle. Alors, une personne  » profite » du fruit de son travail spirituel. Tel est le chemin du serviteur du Créateur.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 27/02/2012, Écrits du Rabash

Vérifiez la précision du but

Dr. Michael LaitmanDu cours avant  la Convention d’Arava, Écrits du Baal HaSoulamIgrot, « Lettre 17 »: … il y a celui qui marche, qui est pire que celui qui est assis les bras croisés. C’est lui qui dévie de la route, car le chemin de la vérité est une ligne très mince sur laquelle on marche jusqu’à ce que l’on vienne au palais du roi.

Celui qui commence à marcher au début de la ligne, doit exercer le plus grand soin afin de ne pas dévier de la ligne vers la droite ou vers la gauche même d’un cheveu. Il en est ainsi parce que si dans un premier temps l’écart n’est que d’un cheveu, même si l’on continue tout droit, il est certain qu’on ne viendra plus au palais du roi …

Mais comment est-il possible de ne pas se tromper? Bien sûr, nous allons errer! Imaginez que nous jouions à un jeu où vous devez tirer et toucher une cible, comme  avec un fusil électronique ou sur un ordinateur. Mais ce jeu est disposé de telle sorte que vous ne pouvez pas gérer pour viser, et la visée dévie toujours de la cible, comme délibérément. Vous la placez sur la cible, mais elle saute brusquement sur le côté. Vous la placez là encore, et elle s’enfuit à nouveau.

C’est essentiellement notre nature. Il ne fait aucun doute que je ne peux pas viser précisément au centre du don sans réserve. Après tout, en réalité, là, au centre de la cible, c’est là qu’est le Créateur, la qualité du don sans réserve, l’amour du prochain, ce qui est à 100% opposé à moi. Je suis incapable d’aller vers cela directement, sans ajouter un certain type d’erreur, au moins un petit écart. Et ce n’est jamais en visant droit sur la cible.

Même quand je suis déjà en train de m’élever  sur les niveaux spirituels, je ne suis en mesure de réaliser l’intention du don sans réserve que dans une petite partie des désirs, comme dans une « ligne très mince ». Et le reste du «cercle» est mon énorme « cœur de pierre » (Lev HaEven), que je suis incapable de corriger pour le bien du don sans réserve. A chaque niveau il y a des désirs que je peux corriger pour le bien du don  sans réserve et avancer avec eux, tout en étant incapable de le faire avec tous les autres. Alors, comment puis-je avancer vers le but précisément? Après tout, ce qui est exigé de moi est quelque chose que je ne suis certainement pas en mesure de faire!

C’est alors que nous sommes sauvés par la notion de groupe. Chacun d’entre nous, avec sa « visée », ce qui signifie à partir de la profondeur même du cœur (à partir de la Lumière de Hokhma habillée dans la Lumière de Hassadim, en vertu de laquelle «le cœur comprend ») on vise l’objectif. Et pas une seule personne ne l’atteint  précisément, parce que chacun a une sorte d’erreur, un écart dans une certaine direction par rapport au point central.

Mais si tout le monde s’unit ensemble, chacun avec son erreur, alors nous corrigeons mutuellement les erreurs des autres. Voilà comment c’est agencé. Et puis nous visons précisément au centre. En vertu de nos efforts pour nous unir ensemble, même s’ils ne sont pas sincères, c’est comme si nous intervenions sur la brisure.

De la 3ième partie du cours dans le désert d’Arava du 23/02/2012, Écrits du Baal HaSoulam, Igrot, « Lettre 17 »

Mettre les cartes sur la table

Dr. Michael LaitmanQuestion: De quelle façon l’intention dans la convention d’Arava devrait être différente de ce que nous avions avant? Que devrions-nous nous préparer nous-mêmes pour cela?

Réponse: Notre intention au cours de cette convention est d’ajouter une grande peur, une grande anxiété: Que faire si je ne supporte pas l’effort général correctement?

Tout comme dans un jeu de poker, j’y vais complètement, misant toutes mes ressources, et mettant toutes les cartes sur la table. Je suis prêt à donner tout de moi-même afin d’atteindre la Lumière qui corrige. Je suis prêt à donner ma part et pousser tout le monde vers le but. En même temps, dans l’unification avec tous les amis, je veux recevoir à travers eux la force qui me connecter non pas à eux, mais à Celui supérieur à eux. Nous devons faire tout notre possible afin que l’amour couvre toutes les fautes. Nous devons aspirer à la garantie mutuelle et à l’unité.

La différence est que cette fois nous agissons par nous-mêmes, sans les cercles extérieurs, dans une pensée, un désir et une intention. Nous ne les quittons pas, nous sommes constamment à l’intérieur. Nous attaquons non pas seulement mentalement mais aussi dans le désir et dans l’intention.

C’est ce que nous préparons, et tout le reste dépend des participants. Ils construisent cet état.

De la 4e partie de la Leçon quotidienne Kabbale 20/02/12, « Conseils pour la Convention Arava »