Category Archives: Prière et intention

Qu’est-ce qui détermine le niveau d’une âme ?

Question : Concernant le développement d’une âme, est-ce un développement du désir de recevoir la Lumière du Créateur ?

Réponse : Oui. Le Créateur donne uniquement. Nous ne pouvons que recevoir. En recevant pour le don sans réserve, nous transformons la réception en don. C’est pourquoi une qualité de réception avec l’intention de donner sans réserve est appelée une « âme ».

Question : Qu’est-ce qui détermine le niveau de l’âme ?

Réponse : Il y a cinq mondes spirituels (Assiya, Yetsira, Briya, Atsilout et Adam Kadmon), après quoi vient le monde de l’Infini. Chacun possède 25 niveaux d’atteinte en lui, donc il y a 125 niveaux au total.

Ils viennent de l’intégration de la Lumière et du désir ; par conséquent, nous énonçons simplement ce fait.

Le niveau de l’âme est déterminé par le nombre, c’est-à-dire la force de mon désir de 0 à 125.

La force du désir est déterminée par où je suis. Si je suis capable d’apporter la bonne intention à mon désir, alors la Lumière du Créateur y entre, et l’ensemble des trois composantes (la Lumière qui me remplit, mon intention et mon désir) sera appelée une « âme ».

Question : Quelles sortes d’âmes sont là, car il est dit qu’il y a encore des niveaux minéral, végétal et animal ?

Réponse : Ce sont simplement des gradations qui n’ont aucune pertinence pour nous. Vous ne devriez pas penser qu’il y ait une âme animale dans un animal, une âme humaine dans une personne, et une âme inanimée dans un rocher. Cela signifie que chaque désir contient cinq composants : minéral, végétal, animal, parlant et universel.

Sur cette base, nous disons : « Son âme s’est installée dans un animal ou une plante. » Ce ne sont rien d’autre que des niveaux de désir. Tout comme j’ai un désir de consommer, disons, 100 grammes d’une chose et un kilogramme d’une autre, telle est la différence entre le désir animal et celui du parlant. Ce sont simplement des noms symboliques n’ayant aucun lien avec notre monde.

En effet, tout est précisément régulé, déchiffré et quantitativement divisé en fonction des niveaux d’énergies et de forces.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/01/2018

Que se passe-t-il en traversant la Machsom ?

Question : Qu’arrive-t-il à une personne lorsqu’elle traverse la Machsom ?

Réponse : Une personne se dissout dans les autres. Elle reste dans le corps physique, mais quitte l’essence égoïste intérieure et commence à grandir dans l’essence spirituelle.

Question : Est-ce qu’elle perd la peur pour elle-même ?

Réponse : La peur apparaît à la descente et disparaît à mesure que l’on s’élève parce qu’une personne adhère de nouveau au Créateur. Cela arrive à maintes reprises. L’état de déconnexion du Créateur est appelé une descente, et l’état d’adhésion au Créateur est appelé une ascension.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

L’esprit et les sentiments

Question : Une personne peut-elle ne pas comprendre la Kabbale intellectuellement, mais seulement sentimentalement ?

Réponse : Notre esprit est un dérivé des sens. Le monde spirituel ne peut pas être compris par la raison, parce que le Créateur a créé un désir, c’est-à-dire des sensations, et lorsque nous commençons à changer nos désirs, l’esprit change avec eux. Par conséquent, nous nous tournons vers les sens : ils doivent être changés, et l’esprit changera respectivement.

L’esprit sert nos désirs égoïstes. En d’autres termes, il est égoïste.

Question : Qu’arrive-t-il à la raison, lorsque les intentions changent ? Est-ce qu’elle devient différente ?

Réponse : Lorsque les sensations changent pour l’amour et le don sans réserve, l’esprit change aussi. Il est clairement un serviteur des désirs.

Question : Les scientifiques ont établi qu’une personne utilise entre 3 et 5% du potentiel du cerveau. Si elle travaille pour le don sans réserve, utiliserait-elle les 97% restants ?

Réponse : Oui. Mais pour cela, il est encore nécessaire d’atteindre la qualité du don sans réserve.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/01/2018

Une question est un désir de satisfaction

Question : Si votre professeur était à côté de vous maintenant, lui poseriez-vous des questions ?

Réponse : Non, parce que vous devez répondre vous-même aux questions qui surgissent en vous.

Question : Pourquoi demandez-vous aux élèves de vous poser des questions ?

Réponse : Pour accélérer l’échange d’idées à travers lesquels l’unité surgit. Plus vite vous pouvez progresser, mieux c’est. La vitesse dépend du rapprochement entre vous, et le rapprochement dépend de la quantité de discussions dans les dizaines. C’est pourquoi j’essaie de susciter tout cela en vous.

Question : Y a-t-il des questions auxquelles vous n’avez pas de réponse ?

Réponse : Il y a beaucoup de questions dans la Kabbale auxquelles on ne peut pas répondre. Les étudiants doivent les ressentir de l’intérieur.

Une question est le désir de remplir le cœur et l’esprit. Se satisfaire sera la réponse. Si ni le cœur ni l’esprit ne sont prêts à recevoir le remplissage, comme un enfant à qui vous essayez d’expliquer quelque chose mais il ne peut pas comprendre, alors vous ne pouvez rien faire.

Par conséquent, le message (la réponse) doit correspondre au récipient, au désir et à l’intention de l’élève. C’est le problème.

Question : Avez-vous posé beaucoup de questions au Rabash ?

Réponse : Oui. J’ai posé des questions pour moi et pour les autres.

Question : Mais aujourd’hui ne demanderiez-vous rien ?

Réponse :
Non. Je n’ai rien à demander. Je peux déjà lui poser des questions. Si nous étions physiquement côte à côte, nous serions assis et silencieux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Comprendre la vérité

Nous devons comprendre que pour l’instant, nous agissons encore avec le désir de recevoir. Cela peut être désagréable, mais c’est la vérité ; en comprenant cela, j’avance en attirant la Lumière qui ramène vers le bien. La Lumière est attirée par moi étant opposé à elle. Reconnaître que je suis dans mon ego m’aide à établir une connexion avec la Lumière supérieure ; par conséquent, il est écrit que « La Torah a été donnée aux pécheurs ».

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 2, Article 38 « Qu’est-ce que « une Coupe de Bénédiction doit être Complète » dans l’œuvre ? » du 25/03/2018

Une prière pour les autres aide tout le monde

Mon cœur se brise lorsque je vois que je suis incapable de réaliser une seule action spirituelle de don sans réserve par mes propres forces. Je comprends que je n’ai aucune connexion à la spiritualité et que je ne suis pas prêt à m’unir avec les amis. En d’autres termes, je me sens comme un simple animal ou même plus bas que cela.

Et à partir de cet état j’ai besoin de me réveiller. Si avant cela nous avions fait un accord de garantie mutuelle pour agir ensemble au sein du groupe, cela m’aiderait. Alors je ressens que je ne suis pas seul et qu’il ne s’agit pas de personnes, mais de la connexion mutuelle des désirs, des intentions, des pensées et des efforts ; alors sur la base de tout cela, je peux agir.

Il nous manque la sensation d’un Kli commun. Ce n’est pas que je me suis soudainement effondré indépendamment des autres, mais notre connexion existe. Ceci ne m’affecte pas parce que maintenant je suis dans une descente et déconnecté, mais cela touche encore les autres, et ils me sauvent.

En raison de cet acte où chacun est sauvé d’une descente de cette manière, il se transforme en une Sefira principale, Malkhout, ajoutant son désir aux neuf Sefirot supérieures. De cette façon, un Kli capable de s’adresser au Créateur apparaît.

Qu’est-ce que cela signifie que les amis lui jettent une corde et le tirent hors de la rivière ? Ils se tournent vers le Créateur avec une supplication pour lui parce qu’il est incapable de le faire lui-même. Chacun prie pour l’autre, et ainsi ils tous sont sauvés.

Si toutefois, depuis votre cœur brisé, vous vous adressez au Créateur en l’implorant pour vous-même, alors Il ne vous écoutera pas. (1)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877 « Trois Prières » du 21/03/2018

(1) à 23 minutes et 45 secondes

Comment peut-on mesurer la dévotion de l’âme ?

Lors de l’étude de la Kabbale, il faut s’efforcer non seulement de devenir plus sage en recevant de nouvelles connaissances, mais surtout de modifier ses sensations afin que le cœur change et se développe. Le cœur apprend à ressentir les phénomènes supérieurs qui nous sont inaccessibles maintenant, les actions de don sans réserve et d’union. Ils sont au-dessus de notre raison.

Dans la Kabbale, il y a un concept de « foi au-dessus de la raison ». La connaissance est ce qui correspond à la raison. Selon la mesure de ma compréhension, je suis capable de donner, sachant que cela me fera du bien. Je vais dans un magasin et paye pour avoir des biens. Il n’y a pas de problème avec cela.

Mais il n’y a pas de foi au-dessus de la raison dans notre monde. Où puis-je obtenir le pouvoir supplémentaire pour le don sans réserve au-dessus de la raison ? D’après ce que je comprends, je suis prêt à payer deux euros pour un café, et on me demande de payer vingt euros au lieu de deux, pour une quelconque bonne cause. Où puis-je obtenir la force pour donner les dix-huit euros supplémentaires ?

Le pouvoir qui me donne l’occasion de faire un travail supplémentaire, de faire des efforts supplémentaires et de sacrifier mon égoïsme est appelé « foi ». C’est ce à quoi nous devons aspirer. C’est seulement de cette façon que l’on peut mesurer combien je donne vraiment. Et cela ne vient pas de mon calcul raisonnable, mais du désir de donner à l’Hôte.

En d’autres termes, je donne au-dessus du calcul de combien j’ai reçu de Lui et suis prêt à Le dédommager, mais de manière complètement désintéressée. C’est ce que l’on appelle la dévotion de l’âme lorsque je suis prêt à Lui donner le monde entier même si je n’obtiens rien de Lui.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, le 21/03/2018

Réponses à vos questions, n°223

Question : Un grand effort est une demande et une prière au Créateur dans un état où je ressens la suprême grandeur du Créateur. Ce ne peut être qu’à travers un grand effort et seulement pour quelques secondes. Ensuite l’effort s’évapore, et une préparation pour une nouvelle goutte d’effort est requise à nouveau.

Cela est particulièrement important lors ce que nous lisons en groupe le Livre du Zohar. J’ai entendu dire qu’un étudiant d’un grand Rav pouvait atteindre un tel effort jusqu’à 300 fois lors de la lecture du Livre du Zohar. Ce n’est pas facile ; cela nécessite une intention spéciale, un environnement, un développement personnel, un état spécial, etc. Un effort comme celui-ci nécessite-t-il une préparation préalable ?

Réponse : La capacité de mettre en œuvre un tel effort n’est acquise qu’après plusieurs années d’études dans un groupe.

La prière que le Créateur entend

Une personne ne se tourne pas automatiquement vers le Créateur dès qu’elle ressent qu’elle ne peut pas s’en sortir. Elle tombe simplement dans le désespoir, soit elle dormira ou soit elle pleurera d’impuissance.

Si seulement il y a des amis proches qui ne sont pas dans une descente et ni désespérés comme elle, alors leur soutien, ainsi que son état désespéré, formeront en elle une demande correcte au Créateur.

C’est le seul moyen possible. Une personne seule ne se tournera jamais vers le Créateur, ni dans un bon ni dans un mauvais état. Elle peut remercier ou maudire le Créateur, mais ce ne sera pas une prière.

Une vraie prière doit consister en dix Sefirot en tant que récipient spirituel : les neuf Sefirot supérieures et Malkhout. Par conséquent, elle doit être impressionnée par neuf amis et attacher sa Malkhout vide, souffrante et sombre à eux, et ainsi un appel vers le Créateur naîtra en cela.

Une prière est un récipient spirituel dans lequel HaVaYaH [Nom sacré, ndt], les dix Sefirot, doivent agir. De ce fait, une personne ne peut pas prier seule ou pour elle-même ; c’est simplement impossible.

La vraie prière, que le Créateur entend, peut surgir uniquement lorsque quelqu’un est inclus dans le groupe et reçoit des amis leurs intentions, leurs impressions et leur soutien. Alors avec son manque et avec ce qu’il reçoit des neuf premières Sefirot des amis, de leur soutien et de leurs propriétés, il peut se tourner vers le Créateur.

Après tout, on ne peut pas utiliser seulement son mauvais état. Mais si quelqu’un se connecte à ses amis, alors sa prière n’est plus une mauvaise sensation. Le Créateur ne nous fait pas de mal, mais nous donne l’occasion de nous unir avec des amis et avec Lui. Par conséquent, la prière ne peut être qu’à l’intérieur du groupe et à propos du groupe.

C’est ici que nous avons besoin de l’Arvout, la solidarité. Si nous y parvenons, alors tout ira bien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877, « Trois Prières » du 21/03/2018

Le monde entier est l’Égypte

Notre monde entier, toute notre vie, c’est l’Égypte, le lieu de l’exil. Nous sommes nés ici et avons grandi en nous ressentant à l’intérieur d’une fausse réalité, très éloignée du pouvoir du don sans réserve, de l’amour, du sacrifice de soi, de l’unité, c’est-à-dire des propriétés du Créateur.

L’étude de la sagesse de la Kabbale est destinée à établir une vision de plus en plus correcte du monde afin que nous puissions voir qu’il y a seulement qu’une seule personne dans le monde.

Chacun doit se voir comme cette seule personne. Si elle incorpore toute l’humanité en elle-même, grâce à l’unité et à l’amour et aux diverses corrections qu’elle doit effectuer en elle-même, elle ne verra réellement qu’une seule personne existant dans le monde.

En attendant, nous découvrons une multitude de forces dans le monde qui se contredisent et s’opposent. Nous devons toutes les attacher à une unique source, à un seul désir, à une seule force à côté de laquelle il n’y a rien. De cette façon, nous arriverons progressivement à la conclusion que seule l’annulation de soi est la seule action que nous devons faire à chaque instant, en abolissant toutes les forces qui viennent de moi, des autres, de tous les autres, afin qu’une seule force supérieure qui domine complètement sur tout subsiste.

C’est l’état qui nous place devant le Créateur, à Son côté, pour adhérer à Lui et pour être inclus en Lui.

Extrait de la 1ère partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Rabash le 27/03/2018

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