Category Archives: Religion

La famille et le mariage, partie n°3

Qu’est-ce qui aidera à sauver le mariage ?

Question : Aujourd’hui, l’institution du mariage ne peut pas être maintenue par des impulsions ; il est donc nécessaire de rechercher des objectifs supplémentaires. Quels sont ces objectifs pour qu’un mariage dure ?

Réponse : De nos jours, la consécration religieuse du mariage ne peut pas conserver une famille. Non seulement dans une petite société, mais pratiquement partout dans le monde. Les jeunes ne s’intéressent pas à ce que l’on pense d’eux.

En règle générale, ils ne dépendent pas de leurs parents, ne vivent pas avec eux, ne sont pas dans la même société où ils sont nés et ont grandi. Généralement, les jeunes couples sont indépendants de la génération précédente et de la société dans laquelle ils ont été élevés.

Ils se séparent complètement et créent une famille à un tout autre niveau. Entre eux, des connexions nécessaires complètement différentes apparaissent. Et s’il n’y a pas de telles relations, alors comme nous le voyons, le mariage n’existe pas.

Question : Quels objectifs peuvent soutenir le mariage à l’avenir ?

Réponse : Du moins, pas des enfants communs et des biens communs, mais quelque chose qui est au-dessus de cela. Il ne peut s’agir que d’un but supérieur à la vie : j’ai besoin de cette personne en tant que mari ou femme, avec des enfants et avec tout mon mode de vie car avec eux, je gagne l’espace nécessaire dans lequel je me prépare à un objectif supérieur. Il n’y aura pas de famille sans cela.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 01/01/2019

La signification des livres kabbalistiques, partie n°1

Les multiples visages de la Torah

Question : Lorsque nous ouvrons la Torah, nous trouvons une collection de récits historiques avec de nombreux personnages. Comment devrions-nous nous rapporter correctement à eux ?

Réponse : Si la Torah ne venait pas d’une source spéciale mais était un livre ordinaire écrit, supposons-le par une personne du Moyen Âge, alors ce serait simplement un roman historique intéressant.

La Torah elle-même est présentée dans un langage très intéressant, et lorsque vous commencez à la lire, vous ne pouvez pas vous arrêter, car elle vous captive. Il y a quelque chose dedans qui fait qu’on ne se lasse pas de la lire.

J’en parle comme d’un lecteur ordinaire qui n’a rien à voir avec l’origine de ce livre, avec sa religion, son histoire, sa géographie ou avec quoi que ce soit d’autre. C’est juste écrit dans un style intéressant.

Certains perçoivent la Torah comme un document historique, d’autres comme une fiction ou peut-être un ensemble d’instructions ou de documents juridiques. Il contient beaucoup d’informations sur l’interaction des peuples et des nations dans l’Antiquité, sur leur vision du monde.

En général, la Torah est un livre très intéressant. Nous voyons quelque chose de similaire chez Flavius Josèphe, s’il est possible de comparer la Torah et ses œuvres. Dans une certaine mesure, il raconte la Torah et la décrit comme un historien.

Josèphe est un historien vraiment éblouissant avec une vision large et une connaissance approfondie des faits historiques. Il a écrit ses œuvres en exil à Rome où un vaste institut a été créé spécialement pour lui, où des centaines de personnes travaillaient pour lui.

Mais tout de même, ce qu’il a écrit ne peut être comparé à la Torah elle-même.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 18/12/2018

La foi dans le monde futur rend-elle la vie plus facile ?

Question : Si tout le monde disait que l’âme est la chose la plus importante et que le corps n’est rien, les gens auraient probablement une attitude différente face à la mort ?

Réponse : Il n’y a pas de doute.

Question : Pourquoi ne le font-ils pas ?

Réponse : Premièrement, parce que personne dans la population en général ne ressent cela, et deuxièmement, cela est anti-égoïste. Après tout, si c’est dirigé contre l’égoïsme, alors qui veut s’y opposer ?

Ici, il est nécessaire de penser, de faire des efforts, d’agir d’une manière ou d’une autre, d’organiser quelque chose. Que vais-je en tirer ? Rien dans ce monde : pas de nourriture, pas de sexe, pas de famille, pas de gloire, pas de connaissance.

Question : Il est probablement plus facile pour une personne de vivre avec ce que les religions pensent à propos de l’existence d’un monde futur. Mais à quel point l’espoir qu’il y ait quelque chose quelque part améliore-t-il psychologiquement la vie d’une personne ?

Réponse : Aujourd’hui, pour améliorer psychologiquement la vie d’une personne, il n’est pas nécessaire d’être religieux.

Nous voyons les religions s’estomper progressivement. Récemment, de nombreuses personnes non religieuses sont apparues qui méprisent les différentes croyances populaires, car les religions ne répondent pas spécifiquement à nos questions.

Si une personne a besoin de transformer un peu cette vie, elle a Hollywood, Internet ou autre chose. C’est suffisant pour elle. Elle se créera n’importe quel monde illusoire.

Qu’y a-t-il après la mort ? Personne ne le sait. Par conséquent, une personne ne croit plus en cela. Son ego a dépassé ces récits et ne peut plus croire, encore moins sacrifier son temps et son intelligence.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 11/12/2018

Pourquoi les juifs sont-ils considérés comme intelligents ?

Remarque : Vous avez dit que pour qu’une personne devienne aristocrate, il faut l’éducation de plusieurs générations.

Mon commentaire : Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, les gens ont beaucoup de temps libre à consacrer à l’étude. Plusieurs générations de personnes qui étudient beaucoup et pendant longtemps deviendront des personnes complètement différentes.

Pourquoi croit-on que les juifs sont intelligents ? En fait, ils ne sont pas plus intelligents que les autres. Mais ils encouragent l’étude de la Torah et du Talmud depuis plusieurs milliers d’années.

Il n’y avait pas un seul enfant qui n’apprenait pas à lire, qui ne savait ni lire ni écrire et qui n’étudiait pas ces livres tout le temps. Ces livres exposaient les lois judiciaires, toutes sortes de problèmes à résoudre. C’était leur formation intellectuelle.

Je suis sûr que dans 100 à 200 ans, nous verrons que l’humanité sera pareil. Le fait est que, quoi qu’un pays ait traversé en 2000 ou 3000 ans, d’autres le feront en 200 ans.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/03/2019

Kabbale et superstition

Question : Qu’est-ce que la Kabbale dit à propos de la superstition ?

Réponse : La superstition est une invention de notre monde, c’est de la psychologie et rien de plus.

La Kabbale n’a rien à voir avec toutes les croyances, superstitions et tout ce qui est lié au mysticisme, c’est-à-dire tout ce qui est en ce monde.

Oubliez la superstition, consacrez-vous à la découverte du monde supérieur et du Créateur, et vous verrez que cela remplacera tout pour vous. Vous recevrez des réponses à toutes les questions, en outre des réponses explicites et claires, et vous commencerez à travailler avec votre âme.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

La Torah et les voyelles

Question : Les voyelles sont utilisées en hébreu : les nékoudot (points) situés au-dessus des lettres indiquant la prononciation correcte des voyelles. Il existe un récit selon lequel elles ont été développées par une famille de Tibériade après la destruction du Temple afin de préserver le son de la Torah. Mais nous étudions que les vocalisations de voyelles sont les Lumières qui sont au-dessus de la lettre, c’est-à-dire au-dessus du Kli (récipient) ou sous le Kli.

Les nékoudot ont-ils été inventés par la famille de Tibériade pour mémoriser la Torah ? Après tout, la Torah elle-même a été écrite sans nékoudot.

Réponse : Cela n’a pas d’importance. Dans la Torah, il n’y a vraiment pas beaucoup de signes nécessaires à sa lecture. Après tout, lorsque vous lisez la Torah, vous devez la reproduire avec tous vos instruments externes et internes.

C’est-à-dire que je dois savoir comment je chante le texte, comment je place l’intonation à chaque phrase, où je peux faire une pause et où c’est interdit. Après tout, une personne ne peut pas lire le texte en une seule respiration.

De plus, la lecture de la Torah est différente de la lecture habituelle lorsque vous prenez l’air dans les poumons, lisez quelque chose à haute voix et libérez l’air. En lisant la Torah, je dois bien gérer mes poumons comme un orgue dans une cathédrale. J’appuie sur certaines parties de mes poumons, qui se composent de cinq parties. Après cela, j’allume les cinq parties de l’appareil de reproduction : le larynx, la gorge, la bouche, les lèvres et les dents.

Par conséquent, les lettres hébraïques sont une forme abrégée des énormes données puissantes qu’une personne a reçues pour pouvoir lire.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/01/2019

Approchez-vous du monde supérieur

Question : Si le désir de recevoir est notre essence, alors quelle est la qualité du don sans réserve et comment peut-elle être séparée du désir de recevoir ?

Réponse : Nous n’avons qu’un seul attribut : recevoir, prendre plaisir, tout ressentir en vous-même, dans votre égoïsme. Nous ne pouvons même pas imaginer ce que c’est que de ne pas ressentir dans notre attribut. Comment cela se peut-il ? Où est-ce que je ressens ?

Par conséquent, une qualité complètement nouvelle, un sentiment, une sensation, opposée à notre nature, est en train de se construire au-dessus de nous, et elle peut être construite uniquement avec l’aide de la Lumière supérieure. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour attirer la Lumière, la diriger d’une manière ou d’une autre vers nous-mêmes, nous en approcher. C’est ce que nous faisons.

Si j’essaie d’expérimenter moi-même directement la Lumière supérieure, alors j’échouerai. Cela sera du mysticisme, je ferai face à la diffamation, aux mœurs et coutumes, peut-être même à la religion. Si je veux vraiment commencer à ressentir le monde supérieur, cela nécessite donc une force supérieure. J’ai besoin de m’adresser clairement au Créateur et d’exiger de Lui, et cela n’est possible que si nous nous tournons ensemble vers Lui.

Je peux étudier pendant de nombreuses années le Talmud Esser Sefirot (le Talmud des dix Sefirot) ou la Préface à la Sagesse de la Kabbale (Pticha), mais si je ne suis pas dirigé à travers le groupe vers le Créateur, j’échouerai.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

Le concept de foi dans la Kabbale

Question : Lorsque nous parlons de foi au-dessus de la raison dans la Kabbale, cela signifie-t-il la même chose que le mot « foi » comme il est généralement accepté dans notre monde ?

Réponse : Non, la foi dans la sagesse de la Kabbale n’a rien à voir avec la compréhension terrestre de ce mot. La catégorie de la foi ne fait pas partie de la philosophie, de la psychologie ni de la vie quotidienne.

La foi est la propriété du don sans réserve, qui se forme en nous sous l’influence de la force supérieure. Lorsque je dis que je crois en quelque chose, cela signifie que j’ai simplement une certaine relation avec un phénomène. Mais cela n’a aucun lien avec la foi que la Kabbale implique.

Dans la Kabbale, le concept de foi est une propriété particulière qui apparaît chez une personne sous l’influence de la force supérieure, la Lumière supérieure. Ce n’est qu’alors qu’elle peut faire des actions absolument altruistes sans aucun lien avec elle-même. C’est comme si elle avait un corps supplémentaire (un corps spirituel) et avec son aide, cela fonctionne.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.

L’expiation des péchés du point de vue kabbalistique

Question : Existe-t-il un concept « d’expiation des péchés » dans la Kabbale ? Qui est à blâmer si le Créateur contrôle tout et qu’une personne est entièrement sous Sa direction ? Qui peut déterminer la durée du séjour de la personne dans les villes de refuge pour un crime ?

Réponse : Le fait est que tout ce qui est écrit dans la TorahLe Livre du Zohar et d’autres livres kabbalistiques ne parle que du monde supérieur.

Lorsque j’étudiais avec le Rabash, je lui récitais un passage du Talmud de Babylone et il expliquait ce que ses auteurs pensaient d’un point de vue spirituel. C’était très intéressant parce que tout semblait complètement différent : ils écrivaient dans le langage des branches de notre monde tout en impliquant les racines supérieures.

Par exemple, les personnes qui ont commis des crimes ont été envoyées dans les villes de refuge pendant six ans. Bien que notre monde soit apparemment séparé du monde spirituel, les six années représentent les six Sefirot de HGT NHY (Hessed-Guevoura-Tifferet et Netzar-Hod-Yessod, ndt), qu’une personne doit traverser pour pouvoir passer de Malkhout à Bina la septième année, et ces six années se reflètent dans notre monde.

Bien que ce ne soient pas les années du monde corporel, une personne néanmoins doit être isolée pendant ces six années tout en travaillant sur elle-même, en progressant à travers les six degrés du monde spirituel. C’est ce que l’on appelle la « correction ».

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 19/08/2018