Archive par catégorie : Religion

Patauger ou se rendre devant le flot ?

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, « L’essence de la religion et son but» : Dans cet article je tiens à résoudre les trois questions suivantes: 
A. Quelle est l’essence de la religion? 
B. Son essence est-elle atteinte dans ce monde ou dans l’autre monde? 
C.  Son but est-il de bénéficier au Créateur ou à  la créature? »

Évidemment, ces trois questions couvrent tout l’immense sujet de la religion. Alors, qu’est-ce que la religion? 
Une personne vivant dans ce monde a ces trois questions sur sa vie. Elle veut savoir: «Qui suis-je? D’où  je viens? Qui me gouverne? Comment puis-je exister? Où vais-je? »

Les animaux ne sont pas concernés par cela. Ils sont nés naturellement, vivent sous la domination de leurs instincts, et meurent sans se poser de questions. Les questions se réveillent seulement dans la race humaine, et encore pas en chacun de nous. Quatre-vingt dix pour cent des gens ne pensent pas à cela du tout. Ils acceptent la naissance, la vie et la mort comme une donnée. Ce qui se passe est évident et clair pour eux.

Toutefois, si une personne pense à quelque chose de plus grand, sur la raison de tout cela ? Cette raison vient du Créateur.

Comme nous le savons, chaque étape est divisée en quatre niveaux d’Aviout, c’est-à-dire la profondeur ou la grossièreté du désir. Si une personne a déjà atteint un niveau plus profond, plus corrompu, elle a plus de questions. Elle éprouve des craintes diverses, veut gagner de l’argent, cherche la vérité, et creuse plus profond. Ainsi, ces gens deviennent des scientifiques et des philosophes, et en général, développent une attitude particulière envers la vie.

A la dernière étape de cette échelle, une personne commence à se rapporter à ce qui se passe objectivement, indépendamment d’elle-même. Ce n’est pas seulement une démarche scientifique, elle veut découvrir le secret de la vie, en dépit de son intérêt personnel élevé, tout en demeurant aussi indépendante que possible dans son jugement.

Un scientifique traditionnel obtient des données, en s’ignorant lui-même, sans révéler sa propre relation avec le sujet. Il étudie seulement la nature matérielle dans laquelle il n’y a pas de réponses à des questions sur le sens. C’est pourquoi les scientifiques et les philosophes ne peuvent pas découvrir la dimension qui se trouve au-dessus de cette vie, qui se déroule dans les cinq organes des sens corporels.

Toutefois, si une personne se rend compte qu’elle doit révéler l’essence de la vie au-dessus de sa nature, en dehors d’elle-même, alors elle doit se déconnecter de cette vie, s’élever au-dessus, et devenir un vrai scientifique.  Elle ne peut pas rester prisonnière de sa propre nature qui lui dicte sa vision du monde et son comportement.

Ainsi, à la recherche du sens de la vie, nous devons atteindre un tel niveau où nous sommes réellement indépendants de notre nature, ce qui est le niveau le plus objectif et le plus complètement séparé de tout ce qui existe en nous. Comment cela peut-il être? C’est un gros problème, et la sagesse de la Kabbale traite de cela par dessus tout.

Notre progrès dans la vie est divisé en deux étapes. A  la première étape, nous devons relever notre niveau d’indépendance, armés de toutes les facilités nécessaires, les outils et les détails de la perception pour occuper les «no man’s land» où nous ne devons rien à personne: ni à ce monde, ni au monde futur, ni à l’égoïsme, ni  au don sans réserve, ni au bon penchant, ni au  mauvais penchant, ni au Créateur, ou à la créature. Nous devons rester au  milieu, dans le lieu appelé Klipat Noga ou le tiers médian de Tifferet.

Nous ne comprenons pas comment cela pourrait être. Après tout, il n’y a rien, sauf le Créateur et la créature, rien que la Lumière et le récipient. Et puisque nous parlons de nous-mêmes, au sujet de la créature, alors, par définition, nous sommes dans le récipient du désir créé. Comment peut-on être porté à un tel état où nous ne dépendons ni de nous-mêmes ni de la Lumière? Comment pouvons-nous marcher sur le fil du rasoir? Qui prend réellement les décisions dans cette situation, et quel côté pouvons-nous choisir si nous sommes neutres?

Ici, nous avons à comprendre que faire une analyse impartiale de notre vie n’est possible que si nous nous élevons au-dessus de nous, au-dessus de nos propres propriétés. Ainsi suspendus dans les airs, nous devenons indépendants de nous-mêmes en premier lieu. Alors nous trouvons, éventuellement, que nous sommes sous l’autorité du Créateur et que nous aurons aussi à nous débarrasser de ça. Comment pourrait-il en être autrement?

Donc, pour répondre à la question sur l’essence de la religion, il est nécessaire de comprendre l’origine de ma vie, qui me contrôle, et où je vais. Après tout, je suis transporté par le flot, mais cette connaissance vat-t-elle m’aider? Pourrais-je changer mon destin en un meilleur? En révélant le sens de la vie, pourrais-je l’améliorer, ou au contraire, mon ignorance est-elle une bénédiction ?

En fin de compte, ce qui sera sera. Donc, la question de l’essence de la religion est très complexe, et en l’approchant, nous avons à résoudre quelques tâches préliminaires. 

 De la 4e partie du cours quotidien Kabbale du  24/11/2011 , « l’essence de la religion et son but»

Derrière les caprices de la nature

Dr. Michael LaitmanQu’est-ce que chaque personne veut à la fin de la journée ? Elle veut savoir exactement ce qui l’influence. Est-ce une seule force, ou y en aurait-il peut-être deux ? Peut-être y en a-t-il des milliers de chaque côté ?  »Ce n’est pas important. Le principal est de rester connectés à ces forces et qu’elles soient bonnes pour nous. Alors, nous irons bien.  »

C’est ce que notre égoïsme demande. De même que notre ego évolue, notre attitude face au destin change. Les gens commencèrent par croire que leur vie dépendait de divers facteurs extérieurs. C’est sur cette base que les croyances et les religions furent créées.

La séparation entre le «bien et le mal» est subjective. Nous « faisons entrer » une image extérieure en nous-mêmes et étiquetons les choses d’un «plus» et d’un «moins». Si nous ne faisions pas cela, nous considérerions tout ce qui nous arrive « comme étant le mieux. » Cependant, nous percevons tous les phénomènes naturels qu’à travers le prisme de nous-mêmes, et c’est pourquoi nous sommes incapables de les distinguer.

Des milliers de détails de nature positive et négative se produisent dans notre imagination. Dans la mesure où nos désirs égoïstes grandissent, nous sentons la nécessité de détecter les facteurs qui influencent chacun de ses nouveaux aspects. Nous leur assignons un sens supérieur divin car nous dépendons d’eux pour le meilleur ou le pire.

C’est ainsi que notre attitude se développe, par le changement de notre état d’esprit envers le destin et par le changement de ce à qui ou à quoi l’on donne naissance et qui ensuite nous envoie à la mort en nous conduisant l’on ne sait où. Finalement, toute la nature se divise à nos yeux en de multiples éléments et forces séparés.

Si nous arrêtons d’associer des désirs, des sensations et des pouvoirs à ces forces, nous verrons que nous ne faisons que parler de la nature. Dans un tel cas, divers facteurs ne sont pas habillés en vêtement humain et n’ont pas de désir. Ils ne sont que « nature aveugle», rien de plus. La nature cesse d’être capricieuse en se manifestant comme « positive ou négative», mais agit plutôt en conformité avec des lois rigides.

Parce que nous n’avons pas appris les lois de la nature et n’avons pas le contrôle de l’image générale dessinée par elles, nous devons constamment faire face à des situations inattendues. Le problème est que nous n’avons tout simplement pas la connaissance des lois objectives de la nature, qui ne dépendent de rien, sauf d’elles-mêmes.

Le problème est que nous ne voyons pas les causes des événements. Disons que tout ce qui nous arrive d’un niveau supérieur nous l’ignorons, alors que des choses évidentes ressortent des lois d’une nature aveugle. Toutefois, une personne est incapable d’exercer une telle approche, car elle dépend de multiples facteurs qui à ses yeux sont indépendants. Ainsi, elle commence à les associer aux caprices de la nature.

Une personne ne retrace pas ses racines et ne voit pas l’origine de ses actes, de ses jugements et sensations, elle ne soupçonne même pas qu’elle fonctionne selon un programme spécial installé en elle. Elle considère uniquement la partie observable, c’est pourquoi elle se considère et considère les autres, comme étant indépendants et arbitraires. En conséquence, elle attribue le même concept à la nature et commence à croire à tort que celle-ci a une sorte de volonté propre qui peut être modifiée selon les circonstances.

Elle pense qu’elle devrait traiter la nature positivement, l’amadouer, la payer, et payer ceux qui éventuellement sont proches de la nature et qui pourrait la protéger. A ce stade, une personne cesse de dépersonnaliser la nature, mais lui attribue plutôt ses propres désirs, pensées et qualités. C’est la racine des croyances et religions.

Aujourd’hui, nous constatons que nos désirs égoïstes, qui ont connu une croissance pendant des siècles, nous conduisent à travers ces théories et différentes attitudes vers la divinité. À la fin, elles s’effondrent toutes. Certains sont enclins à maintenir fanatiquement une certaine théorie en se séparant artificiellement du reste du monde pour le bien d’une stabilité présumée, même si cela les empêche d’évoluer. Cette attitude se retrouve dans le fanatisme religieux et le fascisme, c’est-à-dire dans une sorte d’unité égoïste et étroite d’esprit, qui au premier abord apporte une stabilité à la société, mais qui à la fin se brise, car elles rendent impossible l’évolution.

Dans la mesure où l’égoïsme des gens augmente, les êtres humains restent « nus », car ils perdent la possibilité de se connecter à la nature. Ils sentent qu’ils sont devenus captifs du pouvoir absolu qui embrasse toutes les sphères de la vie, qu’ils dépendent de la chance et du destin, et qu’ils ne peuvent tout simplement pas former une sorte d’attitude subjective envers ces notions. Cela devient un point charnière qui finira éventuellement par tourner l’humanité vers la sagesse de la Kabbale.

De la 4e partie du cours quotidien de la Kabbale du 16/12/2011, « La Paix »

Questions à propos de l’apprentissage de l’hébreu et de l’égoïsme

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je suis catholique, et je suis actuellement en train d’apprendre seul à lire en hébreu afin de pouvoir lire la Torah dans sa langue d’origine. Je pense que ce sera très bénéfique pour mes études de Kabbale. Mes questions sont: ceci va-t-il entraver ou ralentir mes études dans la Kabbale? Ai-je besoin d’étudier l’hébreu? Je suis juste un étudiant débutant.

Réponse: Cela vous aidera dans la mesure où nous utilisons les définitions de l’hébreu, qui sont nécessaires. Tout le reste est selon votre désir.

Question: Qu’est-ce qui empêche le Kli mondial de se connecter? Comment allons-nous y remédier?

Réponse: C’est l’égoïsme, et même plus que dans le cas des gens ordinaires!

Question: Il semble que notre seul travail soit de révéler  le mauvais penchant et de demander la correction. Comment peut-on se battre contre le sentiment de culpabilité et de dévalorisation, qui est un obstacle en demandant la correction?  Ça commence à être insupportable de voir à chaque fois le mauvais en soi.

Réponse: Toutes les pensées sauf celles pour une prière pour la correction sont vides et confuses, et à mesure qu’elles surviennent, il faut immédiatement les rejeter

Questions sur la fréquence de l’étude et une kippa

Question: Combien de fois doit-on étudier la Kabbale? Suffit-il d’étudier et  de méditer intensément une ou deux fois par semaine et utiliser le reste de son temps pour le travail, ou doit-on étudier quotidiennement, pour que nous soyons dans l’unité?

Réponse: Tout le temps, après avoir terminé les activités nécessaires.

Dr. Michael LaitmanQuestion: Je suis étudiant à Bnei Baruch depuis  plusieurs années, et je sens que mon expérience croît constamment. Il est très important pour moi de savoir pourquoi un kabbaliste a besoin d’une kippa.

Réponse: C’est juste une tradition, et je dois l’observer parce que personne ne va accepter un kabbaliste, sans une kippa, qui est aussi une tradition

L’amour déchiré et troué

Dr. Michael LaitmanIl y a beaucoup de chemins avant qu’une personne n’arrive à la question de l’amour et de l’unité. En règle générale, le mot «amour» signifie tout autre chose pour nous: l’accomplissement de nos désirs égoïstes de nourriture, sexe, famille, richesse,  gloire, connaissance et ainsi de suite.

« J’aime » signifie essentiellement «je veux». Quand je veux recevoir quelque chose, cela signifie que je l’aime, que je veux qu’elle soit mienne, la rapprocher de moi, et moi-même me remplir avec elle.  Voilà tout ce qu’est l’«amour». Pour résumer, la définition intérieure du mot « amour » est « je veux le recevoir. »

C’est parce que nous existons dans notre monde qui s’est formé après la brisure, comme l’explique la sagesse de la Kabbale. Notre monde entier est complètement égoïste, c’est pourquoi nous décodons la notion de « l’amour » comme quelque chose destiné exclusivement à soi-même. Si j’aime quelque chose, cela signifie que je tiens à la rapprocher de moi, pour la sentir, et me remplir avec elle. Quand je réalise mon désir, quand je prends plaisir à quelque chose d’agréable, je l’appelle «amour».

De la même façon, nous n’avons aucun égard pour l’autre moitié, l’autre force existant dans la réalité : la force du don sans réserve qui contient aussi la même notion d’« amour ».Cependant, là, aimer quelqu’un signifie le combler, lui apporter ce qu’il veut, plutôt que ce que je veux. Ceci est totalement contraire à notre compréhension de l’amour.

Dans le passé, les humains ont été proches de la nature et ont naturellement senti qu’il existait une autre force de la nature, la force du don sans réserve dans laquelle « l’amour » signifiait que je considère les autres et leur donne sans réserve. Les kabbalistes, comme beaucoup d’autres personnes dotées d’une grande sensibilité envers la nature, ont révélé ces forces.

Et il y avait beaucoup de gens en dehors  des kabbalistes qui ont ressenti et découvert par eux-mêmes, dans toutes sortes de formes, que la force du don sans réserve n’est pas moindre que la force de la réception. Ils ont réalisé que dans cette autre moitié de la réalité (dans le don sans réserve) les mêmes actions existaient comme dans la force de la réception, que seules leurs interprétations étaient  différentes, opposées à celles que nous utilisons ici, dans notre monde.

Nous, cependant, nous existons seulement dans une moitié de la réalité: dans la réception, le désir de se satisfaire, car nous sommes une conséquence de la rupture des désirs (Kélim). Et l’homme reste largement brisé, alors que les niveaux inanimé, végétal, et animal de la nature, comme le Baal HaSoulam l’écrit dans  la «Préface à la science de la Kabbale (Ptikha) », montent  et chutent avec l’homme, sans aucun calcul pour se préoccuper d’eux-mêmes, mais seulement dans la mesure où ils doivent faciliter les changements que l’homme doit subir.

Les religions et les croyances, depuis leur création, ont également surgi du fait qu’elles ont aussi révélé l’autre force existant dans la nature: la force du don sans réserve. À la base, elles parlent d’amour et d’unité. Donc pour cette raison elles sont restées le lot de quelques personnes. Mais après qu’elles se sont répandues dans les masses égoïstes qui ne sont pas aussi sensibles, elles sont devenues un ensemble de cérémonies, de rituels, et diverses autres actions. A ce moment elles ont commencé à être utilisées égoïstement: pour se remplir, plutôt que pour amener les gens à l’unité, l’amour, le don sans réserve, et l’équilibre entre les deux systèmes.

Comme le temps passait et l’humanité se développait à travers l’histoire, alimentée par la croissance constante de l’égoïsme dans chaque personne et dans l’humanité en général, nous nous sommes éloignés considérablement, même à partir de cette compréhension naturelle que l’humanité avait une fois possédée – à partir de  la compréhension du don sans réserve et de l’amour inhérent à l’autre moitié de la nature. 

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 13/12/2011, Ecrits du Rabash

Les faiseurs de mythes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on se débarrasser des croyances si nous avons besoin de croire en quelque chose que nous n’avons pas encore atteint?

Réponse: Abraham a atteint son niveau après avoir brisé toutes les idoles. Dans le second degré, il entra dans la «fournaise». A ces stades une personne se détache de toutes les connexions imaginaires entre la réalité « bestiale » qu’il découvre dans ses cinq sens et la réalité spirituelle.

Cela est très difficile. Vous ne pouvez pas vous débarrasser des mythes, des habitudes et des préjugés complètement jusqu’à ce que vous entriez dans le monde spirituel. N’ayant pas le choix, une personne imagine toujours en parallèle la spiritualité à la matérialité, ce qui domine ses désirs, ses attributs et ses sentiments.

Seule la révélation de la Lumière peut aider une personne à se débarrasser de toutes les imaginations et les images mystiques à laquelle elle est habituée. Jusque-là les «anges» et les «diables», les «fantômes», le Créateur et la créature, les «palais» et les «cieux» seront toujours dépeints comme quelque chose d’extérieur. Même s’elle comprend que ce sont tous des forces, elle pense encore qu’elles fonctionnent à l’extérieur et non à l’intérieur d’elle. Elle ne les a tout simplement pas encore découverts à l’intérieur d’elle.

Donc je dois les porter en moi, les identifier comme les forces de mon âme. Il n’ya rien d’autre à part elles, y compris ce que je ressens maintenant, y compris le groupe, la réalité, le Créateur. Je sens tout cela dans mes désirs. Je n’ai aucune perception en dehors d’eux. Mais nous pouvons vivre dans cette image interne que si nous atteignons la révélation. C’est alors seulement que notre attitude envers la philosophie, les croyances et les mythes et les fausses perceptions dont nous avions l’habitude de changer, mais pas avant.

Pendant ce temps, une personne peut attacher un fil rouge autour de son poignet, méditer et imaginer des choses différentes et même se sentir bien en le faisant, mais seulement dans le court terme, sur le plan corporel. Elle se calme psychologiquement et acquiert un sens imaginaire de sécurité ….

Mais nous parlons de la perception réelle, un changement qualitatif interne, quand nous nous corrigeons et nous nous élevons grâce au traitement correct de nos problèmes. Après tout, ils arrivent de telle sorte que je vais les identifier et changer immédiatement mon attitude de la réception au don sans réserve.

Mais à la place, j’achète de l’eau bénite et donne la charité, etc. En d’autres termes, je ne corrige pas la raison pour le mal que je ressens dans un de mes désirs, mais plutôt je m’achète une compensation psychologique, si j’ai l’argent pour cela, bien sûr. Ceci est absolument contraire à la sagesse de la Kabbale, qui souligne le grand tort que de telles méthodes causent uniquement en éloignant une personne loin de la forme de la correction.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale 27/11/11

Question sur le diable et Le Coran

Dr. Michael LaitmanQuestion: Sur l’ensemble des documents publiés par vous et Anthony Kosinec, il était facile pour moi de synchroniser tous vos enseignements avec le Saint Coran. Je voyais clairement que la Torah et le Coran sont issus de la même source. Cependant, je ne vous vois pas du tout parler du diable ou de comment il peut affecter nos désirs. Pouvez-vous, s’il vous plaît, expliquer selon votre enseignement où vous le placez le diable et ses effets ? (Arabie saoudite)

Réponse: Tous les forces positives (force du don) et négatives (force égoïste) n’existent que dans la personne elle-même. Il n’y a rien en dehors d’une personne, que la Force dissimulée qui corrige (la Lumière, le Créateur), qui se manifeste dans la mesure de notre aspiration à devenir, dans nos relations, semblable à Elle.

C’est pourquoi «aime ton prochain comme toi-même» est la règle générale de la Torah (la méthode de correction). Il ne fait aucun doute que le Coran est aussi une conséquence des mêmes lois de la nature (le Créateur), dont la Torah parle (la Kabbale).

À propos de la Kabbale et de la religion

Dr. Michael LaitmanQuestion : Quelqu’un a demandé où est Jésus dans la Kabbale et la réponse qui revient : il est absent. Alors «comment Jésus peut-il être absent?   La Kabbale dit qu’il traite avec l’énergie physique, alors comment pouvez-vous la séparer de celui qui la génère? C’est comme séparer le gaz de la voiture. Comment peut-il fonctionner sans elle?

Dieu est la source de toutes choses. Dans la Genèse, Dieu a dit : «Que la lumière soit, et la lumière fut». Mais ce n’est pas de l’énergie lumineuse?  Alors pourquoi Dieu Lui-même se sépare-t-il de ce qu’Il a créé ? Comment la Kabbale peut faire pour n’avoir aucun rapport avec la religion ? Peu importe à quelle religion elle est, Dieu est la source de toute énergie, toutes choses dans les cieux, sur terre, et en dessous.

Réponse : Parlez-vous du Créateur ou de l’homme, sur ce qui est révélé ou sur ce que les gens croient ? Je pense que c’est une question de foi, qui n’a rien à voir avec la science. Allez-vous demander à un physicien : «où est la force divine dans votre accélérateur de particules» ? La Kabbale parle seulement de ce qui nous est révélé : l’humanité qui se développe dans la force du don et de l’amour

Quitter l’Egypte sans quitter votre fauteuil

Dr. Michael LaitmanToutes les descriptions pittoresques qui nous sont données dans la Torah nous parlent d’une connexion plus forte entre les êtres humains. Dans le monde spirituel nous n’entrons pas physiquement en Egypte,  ni ne traversons physiquement la mer Rouge et le désert du Sinaï, ni n’atteignons  la terre physique d’Israël. Dans le monde spirituel tout cela symbolise les différents degrés de la connexion entre les âmes, entre les êtres humains, qui se connectent intérieurement, dans leurs désirs.

C’est un sujet que la Torah nous raconte. Elle ne parle pas de la géographie ou de l’histoire de certains groupes qui erraient dans le pays de Canaan ou en Egypte. Elle ne  parle que de la connexion dans laquelle nous découvrons ces degrés. «Quitte ton pays » signifie « sors de tes  désirs égoïstes, la vie à Babylone ». Vous avez besoin de quitter ce désir et de parvenir à un plus grand, dans lequel vous vous connectez à votre groupe plus fortement. Ce désir est déjà appelé la «terre de Canaan» («terre» signifie «désir»).

Plus tard, nous entrons dans la ligne de gauche, nos désirs augmentent, le mauvais penchant est d’avantage révélé, et c’est ce qu’on appelle la « descente en Egypte ».Et quand on monte plus tard de cet état de «l’Egypte» en nous connectant  ensemble, il est dit que nous sommes dans « le désert du Sinaï ».

Après la connexion au-dessus de tous les problèmes qui se révèlent à nous, nous nous élevons à un niveau appelé la «terre d’Israël». Tous ces éléments sont des degrés de connexion et non des lieux géographiques.

Les noms sont tirés de notre monde, mais ils sont utilisés pour nommer les degrés spirituels. Nous pouvons prendre un bus et voyager de Babylone à la terre de Canaan et en Egypte et retourner, mais ce  ne serait pas un voyage spirituel. Ce serait juste d’un voyage corporel.

Tout dépend de la façon dont nous, assis dans un seul endroit, montons les degrés et découvrons les mondes spirituels en nous. Ce n’est révélé que selon la force du lien entre nous. Comme nous nous unissons, nous découvrons les degrés spirituels selon la force de notre unité.

Nous ne corrigeons tous nos « 613 désirs» que par la connexion. Si une personne ne se connecte pas avec les autres, elle ne remplit aucun «commandement», ne fait aucune correction du désir de recevoir. Tous les désirs sont déconnectés les uns des autres en raison de l’éclatement, et  ils  ne  peuvent être corrigés que par la connexion de l’un à l’autre.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 14/10/2011, Ecrits du Rabash

Pourquoi les femmes ont-elles besoin de couvrir leurs cheveux?

Dr. Michael LaitmanQuestion: J’ai fait une recherche sur google pour savoir «Pourquoi les femmes juives orthodoxes et mariées couvrent leurs cheveux?» Voici ce que j’ai trouvé:

«Selon le Zohar et la Kabbale, la mystique juive, la femme est considérée Malkhout, ou le «récipient». L’homme est considéré comme Zeir Anpin, ou le «tiroir de lumière et d’énergie».  Quand un homme juif et une femme se marient, leurs Neshamot (les âmes) deviennent une et créent un système complet.  L’homme puise la lumière basse par rapport à l’univers, et la femme est le récipient dans lequel cette lumière se propage, pour elle, son mari et les enfants qu’ils ont ensemble.

Comment gère-t-elle cette énergie?  Grâce à ses cheveux.  Les cheveux d’une femme (et les cheveux d’un homme sur sa barbe et certaines parties de la tête) agissent comme des conduits pour cette lumière et cette énergie.  En couvrant ses cheveux, une femme gère cette énergie, la contenant, pour essentiellement la conserver pour sa famille.  Quand elle ne couvre pas ses cheveux, cette énergie s’échappe ou devient impossible à gérer, lui amenant des défis à elle et sa famille. »

Est-ce qu’une partie de cette explication existe dans la Kabbale authentique, et si oui, pouvez-vous s’il vous plaît expliquer sa signification réelle?  Est-ce que la femme doit se couvrir la tête?  Et si oui, où puis-je lire à ce sujet dans les textes?

Je pensais que nous n’avions pas à associer notre vrai moi avec notre corps.  Alors, quelle est la raison de ces « étranges » règles sur les cellules mortes de la peau?

 

Réponse: Malheureusement, les livres sont écrits par des gens ignorants la Kabbale.  C’est pourquoi ils comprennent les textes kabbalistiques au sens littéral, comme s’ils parlaient de gens dans notre monde, et non des âmes.  En fait, les textes se réfèrent uniquement au désir, la seule chose qui a été créée, puis sa correction avec l’écran ou l’intention.

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