Category Archives: Religion

Le concept de foi dans la Kabbale

Question : Lorsque nous parlons de foi au-dessus de la raison dans la Kabbale, cela signifie-t-il la même chose que le mot « foi » comme il est généralement accepté dans notre monde ?

Réponse : Non, la foi dans la sagesse de la Kabbale n’a rien à voir avec la compréhension terrestre de ce mot. La catégorie de la foi ne fait pas partie de la philosophie, de la psychologie ni de la vie quotidienne.

La foi est la propriété du don sans réserve, qui se forme en nous sous l’influence de la force supérieure. Lorsque je dis que je crois en quelque chose, cela signifie que j’ai simplement une certaine relation avec un phénomène. Mais cela n’a aucun lien avec la foi que la Kabbale implique.

Dans la Kabbale, le concept de foi est une propriété particulière qui apparaît chez une personne sous l’influence de la force supérieure, la Lumière supérieure. Ce n’est qu’alors qu’elle peut faire des actions absolument altruistes sans aucun lien avec elle-même. C’est comme si elle avait un corps supplémentaire (un corps spirituel) et avec son aide, cela fonctionne.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.

L’expiation des péchés du point de vue kabbalistique

Question : Existe-t-il un concept « d’expiation des péchés » dans la Kabbale ? Qui est à blâmer si le Créateur contrôle tout et qu’une personne est entièrement sous Sa direction ? Qui peut déterminer la durée du séjour de la personne dans les villes de refuge pour un crime ?

Réponse : Le fait est que tout ce qui est écrit dans la TorahLe Livre du Zohar et d’autres livres kabbalistiques ne parle que du monde supérieur.

Lorsque j’étudiais avec le Rabash, je lui récitais un passage du Talmud de Babylone et il expliquait ce que ses auteurs pensaient d’un point de vue spirituel. C’était très intéressant parce que tout semblait complètement différent : ils écrivaient dans le langage des branches de notre monde tout en impliquant les racines supérieures.

Par exemple, les personnes qui ont commis des crimes ont été envoyées dans les villes de refuge pendant six ans. Bien que notre monde soit apparemment séparé du monde spirituel, les six années représentent les six Sefirot de HGT NHY (Hessed-Guevoura-Tifferet et Netzar-Hod-Yessod, ndt), qu’une personne doit traverser pour pouvoir passer de Malkhout à Bina la septième année, et ces six années se reflètent dans notre monde.

Bien que ce ne soient pas les années du monde corporel, une personne néanmoins doit être isolée pendant ces six années tout en travaillant sur elle-même, en progressant à travers les six degrés du monde spirituel. C’est ce que l’on appelle la « correction ».

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 19/08/2018

Les Commandements : les lois de la connexion entre nous

Question : Devrait-il y avoir des lois contre le bavardage ou les commérages dans un groupe qui avance vers le but ?

Réponse : Tous les commandements ne parlent que de la connexion interne entre nous. Dans notre monde cependant, ils sont décrits sous la forme d’actions mécaniques : une certaine façon de manger, de se laver les mains et autres actions physiques qu’une personne accomplit avec son corps lorsqu’elle travaille dans les champs ou avec des animaux, etc. En réalité, tous ces désirs facilitent ou entravent notre connexion. Nous devons les comprendre et les réaliser correctement.

Par conséquent, la révélation de nos différentes qualités sur le chemin de notre unité, dont certaines sont pour et d’autres contre la connexion, est nécessaire afin de nous aligner correctement. De cette façon, nous observons tous les commandements positifs et négatifs, en comprenant ce qu’il faut utiliser pour la connexion et ce dont il faut s’abstenir, et nous atteignons le but.

Ceci est respecter les commandements, qui est réalisée avec l’aide de la force supérieure appelée la Lumière, ou la Torah.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 08/04/2018

Quelle leçon tirer du discours de Netanyahou à l’ONU?

laitman_204Mon article a été publié dans le Times of Israël édition française

Le discours du Premier ministre Benyamin Netanyahou à l’Assemblée Générale des Nations Unies a été remarquable. Bien que l’on puisse le critiquer, il remplit à merveille son rôle de représentant de l’État d’Israël dans le monde.

Et Bibi n’est pas le seul qui mérite d’être félicité. Derrière lui se cachent des esprits brillants au service du renseignement et de la sécurité israéliens, des génies qui font d’Israël une superpuissance technologique, des chercheurs et des entrepreneurs talentueux qui ont permis d’énormes progrès dans les domaines de l’irrigation, de l’agriculture, de la cyber sécurité et de la santé, et j’en passe.

Mais même lorsque Netanyahou a exposé le site nucléaire secret de Téhéran, les usines de missiles de précision de Beyrouth, le fait que l’Iran n’a jamais abandonné son programme d’armes nucléaires, il n’a pas laissé l’impression souhaitée, le monde ne le croit pas.

« Je suis fils d’historien », a déclaré Netanyahou lors de son discours à l’ONU, s’adressant aux dirigeants européens qui ont promis de donner plus d’argent à l’Iran. « Je ne le demande pas simplement en tant que fils d’historien, en tant que juif, en tant que citoyen du monde, en tant qu’individu ayant vécu le XXe siècle : les leaders européens n’ont-ils tiré aucune leçon de l’histoire ? Comptent-ils se réveiller un jour ? »

Avec tout le respect que je dois à l’histoire représentée par les historiens, il y a aussi des kabbalistes – une poignée de personnes qui ont atteint un niveau spirituel et ont une vision plus profonde de la réalité.

Les kabbalistes signalent une tendance claire dans l’attitude des nations du monde envers Israël. Ils s’attendent à une vague d’antisémitisme qui balayera tous les juifs du monde entier, une haine qui atteindra de nouveaux sommets – tant envers les juifs qu’envers l’État d’Israël.

La Kabbale est la seule sagesse qui explique la haine irrationnelle envers les juifs. Elle décrit le phénomène de l’antisémitisme comme une loi qui découle de la nature de la réalité et qui prend un nouveau visage à chaque génération. Plutôt que d’essayer de le nier, nous devrions apprendre comment cela sert le but de la Création.

Selon les kabbalistes, le peuple juif a un attribut unique, le potentiel d’apporter l’unité à toute l’humanité. Une fois qu’il mettra en œuvre ce potentiel, non seulement il neutralisera l’antisémitisme, mais il permettra aussi à l’humanité entière de s’élever au-dessus de l’ego humain et de découvrir une vie  harmonieuse.

Voici la découverte sans précédent d’Abraham : quand les êtres humains font un effort commun pour construire des relations positives au-delà de leur égoïsme inhérent, un nouvel espace spirituel s’ouvre entre eux, où ils peuvent sentir l’intégralité et l’harmonie de la nature. C’est le vrai sens de « Aime ton prochain comme toi-même » et c’est l’essence même de la sagesse de la Kabbale.

« Am Israël » – le peuple d’Israël – est né d’un groupe de kabbalistes qui s’est rassemblé autour d’Abraham dans l’ancienne Babylone il y a environ 4 000 ans. Ces personnes étaient, en fait, les représentants des différentes tribus et nations qui existaient à l’époque. Par conséquent, le peuple juif est comme un représentant de toutes les civilisations de l’humanité, conçu pour permettre l’unité mondiale.

Si nous nous aimons les uns les autres, alors l’amour prévaudra dans le monde et inversement la haine gratuite entre nous, fera que le monde nous haïra. L’humanité ne hait pas Israël par choix, l’Iran d’aujourd’hui ne fait que jouer un rôle principal dans le mouvement anti-israélien international, comme les sages ont écrit « il y a des calamités dans le monde que pour Israël » (Massekhet Ivamot 63), afin que ce dernier s’unisse au-delà des différences et des différends.

Inconsciemment, l’humanité attend de nous que nous soyons plus qu’une superpuissance technologique. Elle veut que nous soyons une superpuissance spirituelle, et c’est le seul rôle d’Israël, être la lumière des nations et ainsi mériter pleinement son titre de Peuple élu.

 

 

Les secrets de la Torah

Question : J’écoute souvent l’émission télévisée « Les Secrets du Livre Éternel » où vous expliquez ce que signifie chaque commandement et j’essaie de comprendre comment les kabbalistes transmettent cette information.

Pourquoi n’ont-ils pas expliqué chaque concept entre parenthèses ? Par exemple, l’Égypte (Mitzraim) est une concentration du mal, Pharaon est l’ego, etc.

Réponse : Il y a un but à ceci : cela donne la liberté à la personne. Au fur et à mesure qu’elle se développe, elle peut facilement interpréter tout le travail spirituel, que ce soit dans notre monde ou dans le monde spirituel en fonction de sa croissance.

Je me suis aussi posé ces questions et j’ai essayé de tout mettre dans mes premiers livres, du moins de manière très simple. Mais il n’y a pas de langage dans le monde qui puisse simplement décrire les actions spirituelles et tout ce qui est écrit dans la Torah.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018

Pauvreté et richesse

Question : L’argent gouverne le monde corporel. Les personnes ambitieuses possèdent plus et exploitent les autres. Quelle est la racine spirituelle de ce phénomène ? Aussi, pourquoi les gens pensent-ils qu’une personne spirituelle doit être pauvre ? Je ne vois aucune spiritualité parmi les pauvres. Au contraire, je vois plus d’envie, un manque de culture, une éducation insuffisante, etc.

Réponse : Selon la Kabbale, être pauvre a un sens totalement différent. Une personne spirituelle se sent pauvre parce qu’il lui manque l’atteinte du Créateur et du monde supérieur. Elle aspire constamment à cela.

La notion de « pauvreté » elle-même ne provient pas d’un manque d’argent, mais plutôt des religions qui appellent les personnes qui pensent constamment à la spiritualité les défavorisées et les pauvres.

Il ne fait aucun doute que la richesse au-dessus des besoins ordinaires asservit aussi une personne. Ces personnes sont incapables d’étudier la Kabbale car elles sont trop occupées à gérer leur richesse.

Question : Quelle est la racine spirituelle de l’argent ?

Réponse : La racine de l’argent est l’écran. « L’argent (Kessef) » vient du mot « Kissouf » et il signifie couverture.

L’argent est une force qui recouvre notre égoïsme et permet à quelqu’un d’agir au-dessus de son désir égoïste. Si j’agis correctement, je peux faire beaucoup de choses bénéfiques dans notre monde grâce à l’argent. Cependant, une personne succombe généralement au pouvoir de l’argent et se vend à lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018

Les prophètes étaient-ils des kabbalistes ?

Question : Peut-on dire que les prophètes étaient des kabbalistes ? Et si oui, alors pourquoi presque tous les prophètes se sont-ils plaints ?

Réponse : La prophétie est l’un des niveaux d’atteinte du Créateur. Le livre du Ramchal, un grand kabbaliste du 17ème siècle, appelé Le Chemin du Créateur, décrit les niveaux spirituels de l’atteinte, dont l’un est appelé « le niveau de la prophétie ».

C’est l’un des niveaux que les kabbalistes atteignent, et vous aussi vous pouvez atteindre cet état. Une personne à ce niveau est déjà au-dessus des limites du temps, de l’espace et du mouvement, et c’est pourquoi on l’appelle un prophète. En d’autres termes, il voit ce qui sera à l’avenir et ce qui reste derrière soi, il le voit en dehors du temps et même en dehors des actions.

Question : Alors pourquoi les prophètes se sont-ils plaints ?

Réponse : C’est parce qu’ils ont regretté ce qui est arrivé à l’humanité, comment les gens n’ont pas compris qu’ils ne se faisaient que du mal. Il est très triste de voir cela, comme lorsque vous regardez un petit enfant, et que vous comprenez qu’il s’attire du malheur.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 18/03/2018

L’attitude des masses envers la Kabbale

Question : Pourquoi la simple mention des termes de la sagesse de la Kabbale suscite-t-elle une réaction négative chez les personnes qui ne l’étudient pas ?

Réponse : Le fait est que tout au long des années d’existence de la Kabbale, il y a eu tellement d’élucubrations autour d’elle qu’il est naturel que personne n’y soit indifférent.

Seules des personnes spécifiques comprennent la Kabbale et sont ses disciples. N’importe qui d’autre s’y intéresse avec beaucoup de prudence et est méfiant. Ils la considèrent comme sombre, mauvaise et dangereuse.

Plus important encore, la religion, fondée sur la foi aveugle, s’oppose également à la Kabbale. Ils me disent comment se comporter et, comme un jouet à remonter, j’effectue mécaniquement les actions prescrites.

Les kabbalistes disent : « Non, vous devez explorer ce monde, explorer le Créateur et vouloir Le comprendre et L’atteindre avec votre esprit. » Atteignez le Créateur pour être comme Lui, pour Le servir exactement en devenant égal à Lui. C’est l’état auquel nous devons parvenir.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 18/03/2018

« Tuer l’Égyptien » à l’intérieur de vous

Question : Pourquoi Moïse a-t-il tué l’Égyptien ? Qu’est-ce que cela veut dire ?

Réponse : Moïse a tué l’Égyptien en lui-même. Nous discutons de ce qui se passe chez une seule personne. Qui sont Pharaon, Moïse et tous les personnages positifs et négatifs de la Torah, y compris le Créateur ? Je ne sais pas qui ils sont et ce que c’est vraiment.

Je sais que cela se révèle à l’intérieur de moi (même ma propriété interne spéciale appelée « le Créateur ») parce que ce n’est pas du tout à l’extérieur.

Par conséquent, il est écrit que la Torah est étudiée dans un seul corps, à l’intérieur d’une personne, et il n’y a rien d’autre. C’est pourquoi « il tua l’Égyptien » signifie que Moïse a atteint un état dans lequel il a conquis son mauvais penchant, et à partir de ce moment, il a commencé à résister à Pharaon. Pharaon envoya donc ses forces à la recherche de Moïse pour le tuer.

« L’Égyptien » est la force de Pharaon. De ce fait, lorsque Moïse a tué l’Égyptien en lui-même, c’est-à-dire que ce désir a cessé de travailler pour recevoir, il l’a corrigé avec l’intention de donner sans réserve, et alors Moïse est devenu l’ennemi de Pharaon. Une personne ressent alors comment son égoïsme ordinaire s’oppose à son chemin et ne la laisse pas avancer. Par conséquent, il ne sait pas quoi faire et il n’a qu’une seule solution : s’enfuir. Et ainsi Moïse s’enfuit chez Jéthro.

Extrait de la conversation en Islande, le 23/05/2018