Category Archives: Religion

Comment pouvons-nous devenir la nation d’Israël ?

laitman_944Question : Le peuple d’Israël est fondamentalement très égoïste ; chacun se considère lui-même comme le centre de l’univers. Peut-on espérer des changements radicaux positifs dans une nation où tout le monde se focalise sur lui-même ?

Réponse : C’est la raison pour laquelle il est dit que les Juifs sont un peuple au cou raide. Il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet. Nous avons été créés de cette façon intentionnellement afin de diriger le monde entier et de donner au monde.

Nous avons tant donné au monde, et maintenant nous devons donner la méthode de la connexion et de l’unité intégrale à l’humanité, et nous devons être ceux qui le font, même si nous sommes tellement individualistes et si loin de cela.

Question : Qui est « nous » ? En fait, il y a 300 000 Juifs vivant en Israël qui sont considérés comme « d’importance secondaire » pour l’État, comme les « demi-juifs » et les familles mixtes.

Réponse : Nous ne faisons pas référence à un peuple sur une base génétique, mais au peuple qui s’est fondé sur la base d’une idée de 3500 ans introduite par Abraham dans l’ancienne Babylone.

Question : Qui est considéré comme la nation d’Israël aujourd’hui ?

Réponse : Il n’y a pas de nation aujourd’hui. Ce que nous appelons notre nation, c’est uniquement les gens qui ont des réminiscences (Reshimot) des générations précédentes et qui ont porté l’idée de l’unité à travers l’histoire humaine. Cette intelligence génétique se réveille en eux aujourd’hui et exige l’accomplissement du sens de la vie.

Il y a des gens chez qui la question sur le sens de la vie est encore en sommeil, mais elle peut apparaître chez des personnes qui n’ont jamais été liées au peuple Juif. Cela signifie que, selon la sagesse de la Kabbale, un Juif d’aujourd’hui est quelqu’un qui ressent un désir intérieur de découvrir le sens de la vie.

Si nous nous unissons selon la méthode de la connexion et de l’unité intégrale, il n’y aura pas de problèmes, non seulement en Israël mais partout dans le monde.

Question : Cela implique que, fondamentalement, le monde entier peut devenir Juif.

Réponse : Il doit en être ainsi puisque nous ne parlons pas de nationalité. Un Français, par exemple, peut être un Juif idéologiquement.

Question : Je suis pour l’idée de voir tous les gens dans le monde comme faisant partie de la nation d’Israël, mais il semble qu’en Israël il y a ceux qui font tout pour refuser aux gens le droit d’être appelé Juifs.

Réponse : Nous devons établir un système d’absorption différent selon lequel nous pouvons accepter tous ceux qui veulent venir ici. Nous examinerons leur état de préparation pour l’unité, pour la connexion d’égal à égal avec tout le monde, et si une personne accepte cela, c’est un signe qu’elle est un Juif.

Question : Mais nous ne pouvons pas baser notre politique sur cela.

Réponse : Je ne vois pas de politique spéciale ici. Je vois une masse de gens qui est appelée une nation qui est totalement divisée. Cela me rappelle des noix dans un sac qui ne veulent pas se connecter, et c’est seulement le sac qui les relie et les maintient ensemble.
Par conséquent, ce n’est pas une nation, ni un état, mais comme le disent les Arabes, « une entité sioniste temporaire ».

Si nous étions comme tous les autres pays, connectés intérieurement par nos gènes naturels, nous serions un état, mais nous ne sommes pas connectés à l’heure actuelle, ni par les gènes ni par l’idéologie. De ce fait, il n’y a pas de nation.

Nous ne pouvons pas nous entendre et vivre les uns avec les autres, et nous nous entendons uniquement lorsque nous sommes sous pression de l’extérieur et nous devenons comme un sac de noix. Cependant, il est impossible de vivre sous des pressions extérieures pendant longtemps puisque celles-ci ne sont que des souffrances et rien de plus. Ce dont nous avons besoin, c’est de parvenir à un équilibre des forces.

Du Webinar sur Zahav.ru, le 13/01/16

La différence entre un groupe d’étudiants de la Kabbale et une secte

laitman_934Question : Quelle est la différence entre un groupe d’étudiants de la Kabbale composé de dix personnes et une secte dont le but est d’exploiter ses membres ?
Réponse : Un groupe d’étudiants de la Kabbale est basé sur l’amour pur absolu et dans un tel groupe vous n’obéissez pas à ceux qui le dirigent, mais uniquement à son but spirituel. Par conséquent, il appartient à une personne d’intégrer le groupe ou pas.Dans une secte d’autre part, il y a beaucoup de conditions ; elle est très limitée et fermée, possède son idéologie distincte, et plus on se rapproche du centre de la secte, plus il devient d’avantage caché. Une secte a également des rituels typiques tels que des prières, des méditations, etc. Ces choses-là ne font pas partie de l’étude de la sagesse de la Kabbale.Un groupe de kabbalistes n’est pas fermé. Il est basé sur le principe de l’amour mutuel, l’honnêteté, la cordialité, l’inclusion mutuelle et l’entraide selon les principes des kabbalistes et selon les sources qui sont étudiées. Le seul rituel qu’il encourage est de partager un repas.

Il n’y a pas de conditions quant à la religion, la race ou une nationalité. Une personne qui veut se joindre au groupe est acceptée et si elle veut partir, elle peut le faire. Tout est ouvert et gratuit, tous les documents pour l’étude sont disponibles sur Internet dans toutes les langues; il n’y a aucune barricade ou séparation.

La sagesse de la Kabbale encourage l’unité de toute l’humanité dans l’amour mutuel et les bonnes relations mutuelles sans aucune contrainte, de la même manière pour tout le monde et avec tout le monde.

De la leçon de Kabbale en russe, le 29/11/15

Le véritable sens des anciennes prophéties

laitman_933Question : Le prophète Jérémie a comparé l’existence éternelle du peuple d’Israël à la légitimité du soleil et de la lune dans la description de leur service de Dieu. Quel sens cela a-t-il en ce qui concerne le peuple d’Israël d’aujourd’hui ?

Réponse : Tant que nous ne comprenons pas les interprétations des écrits originaux des kabbalistes, il nous revient de nous lier à eux seulement de façon pratique.

Le peuple Juif se compose d’un groupe de personnes unies par une condition commune d’existence : l’approche mutuelle, combinée en un seul et unique organisme. Sinon, il n’existe pas. C’est ce que le prophète Jérémie voulait dire.

Les prophètes étaient des kabbalistes se trouvant à un niveau particulier de développement spirituel. Chacun de leurs mots s’exprime dans un langage allégorique, et ainsi avec des mots comme « soleil », « lune », etc., le sens ne concerne pas les objets physiques, mais les forces internes de la nature.

De l’Exposé au Centre Culturel Juif de Moscou, le 24/11/15

Blanchir le point noir

laitman_423_02La croissance humaine dans le monde spirituel est similaire aux phases de la lune, au renouvellement constant de la lune. La lune symbolise Malkhout, qui en soi est noire et ne brille pas mais atteint la correction à travers Ohr Hozer (Lumière Réfléchie). La correction de la lune est appelée Kiddouch (Sanctification), qui est Kodesh (Saint), ce qui signifie qu’elle s’élève au niveau de Bina à travers lequel elle est blanchie. Grâce aux corrections, le point noir se transforme en un point blanc chaque mois.

Un Hodech (Mois) symbolise Hidoush (nouveauté), et cela ne dure pas nécessairement trente jours. Cela continue même après lorsque le travail avec notre Partsouf spirituel est divisé en Rosh, Toch et Sof, chacun avec dix Sefirot dont résultent exactement trente parties. Toutefois, nous pouvons en même temps passer par des renouvellements à chaque instant parce que nous n’avons pas encore découvert les détails clarifiant notre contact avec le Créateur en tout point.

Ainsi, la chose principale maintenant est d’essayer de se construire comme un Oubar (Fœtus) à l’intérieur du groupe. Il est nécessaire d’imaginer que le groupe a l’image du Créateur, qu’il est dans la connexion et dans l’amour, et que je dois seulement devenir intégré avec lui. À travers le groupe, je serai en mesure de trouver la force qui m’aidera à m’annuler.

Je dois m’annuler en ce qui concerne tous les événements de la vie, mais cela ne signifie pas que je ne dois pas faire quelque chose, comme nous le pensons parfois à tort et nous asseyons sans bouger dans une sorte de méditation, nous annulant par rapport à quelque chose de supérieur. S’annuler signifie annuler mon égoïsme, pas l’inaction.

Je dois spécifiquement mener des actions, et il y en a beaucoup. Je dois affronter toutes les perturbations qui me cachent « Il n’y a rien hormis Lui » et, comme il est écrit (Psaumes 119: 68) : « Tu es bon et Tu fais le bien. » Je dois déterminer au-delà de toutes les perturbations que tout vient du Créateur, moi et mon entourage tous les deux.

Il y a un seul point noir, à partir duquel je fais une clarification à propos de moi-même et de l’environnement, qui veut tout noircir du point de vue de mon égoïsme. C’est uniquement ce point noir que je dois transformer en blanc, comprenant que tout vient sur ordre du Créateur, selon sa Commande, et c’est la façon d’avancer.

Si nous faisons de tels efforts et nous aidons les uns les autres, alors très rapidement nous allons atteindre un état de Oubar.

De la préparation au cours quotidien de Kabbale, le 16/02/14

Est-il judicieux de vivre comme un Tzadik (un juste)?

laitman_571_01Question : Y a-t-il une raison de vivre comme un Tzadik dans le sens de l’observation physique de la Torah et des Mitsvot (commandements) sans rechercher le Créateur ?

Réponse : Partout dans le monde, l’humanité se dirige vers la découverte du Créateur. Et à cet effet, il est absolument clair qu’il est nécessaire de commencer à se rapprocher les uns des autres et d’inclure tout l’égoïsme dans ce rapprochement.Par conséquent, il ne suffit pas d’être un Tzadik dans le sens physique. En outre, aujourd’hui nous ne sommes pas dans de telles conditions sereines comme avant. L’ego a grandi en chacun de nous, et il nous appartient de le corriger fondamentalement de sorte qu’au lieu de se rejeter l’un l’autre, nous devons nous connecter entre nous. C’est notre travail.

De la leçon de Kabbale en russe, le 15/11/15

La vie est une intégration de deux forces

laitman_207Dans l’avancement spirituel, de grands obstacles sont placés devant une personne : toutes les grandes forces égoïstes qui dans la Torah sont appelées Balak, Balaam, etc., continuent de croître. En les surmontant, une personne s’élève et commence à comprendre la structure de la direction du monde.

C’est précisément à travers les contradictions et les problèmes auxquels elle est confrontée et par leur résolution progressive qu’une personne devient sage et forte dans l’intellect, le désir et la compréhension, et de cette façon elle peut prendre sur elle les rênes de la direction du système de la création.

Sur le chemin vers le sommet, les forces égoïstes repoussent une personne loin de la mission de plus en plus fortement. D’abord, elle corrige les désirs du monde de Briya, puis ceux du monde de Yetsira et puis ceux du monde d’Assiya, puis elle les élèvent peu à peu au niveau de Atsilout. Le processus de correction se fait à partir des problèmes les plus faciles jusqu’aux plus difficiles parce que la correction des problèmes les plus faciles l’aide à comprendre, à découvrir et à corriger les problèmes qui sont plus difficiles.

Avec l’aide de deux forces opposées, une personne commence à manipuler ses propriétés, puis se construit elle-même entre deux systèmes (les lignes droite et gauche) grâce à la bonne connexion entre eux, comme dans une équation électrique de plus et de moins, ou de condensateur et de solénoïde. Après tout, tout dans la nature est construit selon l’intégration correcte de deux forces.

La vie se trouve toujours entre des caractéristiques opposées et la coopération mutuelle et correcte entre elles. Ainsi, la sagesse de la Kabbale repose sur ce principe, en les assortissant correctement et en existant entre elles. C’est seulement de cette façon qu’une personne peut découvrir le Créateur, le système, la force, qui est au-dessus de ces deux forces.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 08/07/15

Les anges sont des forces

laitman_741_02La Torah, « Nombres », 22:22 : « Mais Dieu étant irrité de ce qu’il partait, un ange du Seigneur se mit sur son chemin pour lui faire obstacle. Or, il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes esclaves l’accompagnaient.« 

Il n’y a qu’une seule loi dans la nature qui se réfère à tous les niveaux de l’existence qui s’appelle la loi de l’amour et du don sans réserve. La Torah appelle les forces individuelles de cette loi « anges ».

La loi de la gravité, par exemple, peut être décrite comme un ange qui se trouve à l’intérieur de la terre et attrape tout ce qui est dans l’air et sur la surface de la terre et l’attire vers le sol.

Une personne ressent les anges comme des forces positives ou négatives, car une personne peut mesurer et ressentir un certain phénomène dans ses sens uniquement par rapport à un phénomène qui est opposé à lui comme la lumière et l’obscurité, le froid et la chaleur, l’amertume et la douceur, la force et la faiblesse, etc. Voilà comment tout phénomène apparaît dans la nature parce que tout doit être équilibré.

Une personne existe aussi en opposition avec le Créateur au premier abord. Bien que le Créateur nous soit dissimulé, nous mesurons tout par rapport à Lui. C’est notre nature, et par conséquent, c’est effectivement dans cette opposition que nous ressentons que nous existons.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 12/08/15

Comment peut-on apaiser les forces supérieures ?

laitman_628_2Question : Une personne peut-elle apaiser les forces du mal ?

Réponse : « L’apaisement » ou l’équilibre des forces du mal est possible uniquement à travers une force positive supérieure qu’une personne attire à elle.

Question : Dans la sagesse de la Kabbale, est-ce qu’un concept comme « être au bon moment et au bon endroit » existe ?

Réponse : Si l’occupation principale d’une personne est le développement de l’âme, elle n’a plus du tout d’intérêt en cela parce qu’à travers sa préoccupation pour la connexion intégrale entre toutes les créatures, elle est celle qui détermine complètement toutes les activités, même la plus petite.

De la leçon de Kabbale en russe, le 08/11/15

Il est impossible de maudire Israël

laitman_561La Torah, « Nombres », 22:16-22:18 : Arrivés chez Balaam, ils lui dirent : « Ainsi parle Balak, fils de Cippor : Ne te défends pas, de grâce, de venir auprès de moi.

Car je veux te combler d’honneurs, et tout ce que tu me diras je le ferai ; mais viens, de grâce, maudis-moi ce peuple ! » Balaam répondit en ces termes aux serviteurs de Balak : « Quand Balak me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne pourrais contrevenir à l’ordre du Seigneur mon Dieu, en aucune façon.« 

L’ego est né dans le but de le corriger et non pas pour l’utiliser. Par conséquent, le seul état qui le bénira est lorsqu’il se soumet lui-même à l’intention pour le Créateur, pour le don sans réserve et l’amour. Il est impossible d’utiliser l’ego par lui-même. Dans la Kabbale, « interdit » signifie impossible.

Il est évident de voir que Balaam comprend qu’il ne peut pas utiliser l’ego, parce que l’ego qui est sa nature et qui le contrôle lui a été donné uniquement pour servir Israël, signifiant son intention afin de donner sans réserve et d’aimer, pour le Créateur.

Par conséquent, il est inutile d’essayer de faire quelque chose d’autre à l’intérieur de l’ego, parce que par là, cela pourrait causer une énorme douleur à l’humanité comme elle l’a déjà connue dans le passé : les jeux de guerre, les destructions et les souffrances, qui ont été clarifiés dans la perspective historique comme étant des processus inutiles.

Par conséquent, Balak ne peut pas maudire Israël parce que l’ego est né spécialement pour ce besoin afin de construire par dessus lui le degré suivant.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 12/08/15

Comment les religions sont-elles nées de la Kabbale ?

laitman_281_02Question : Si au début il n’y avait que la Kabbale, alors comment les religions sont-elles apparues  ?

Réponse : Cela s’est passé précisément parce qu’ils ont abandonné le travail continu de l’union (à l’intérieur d’un groupe, d’une nation) et ont permis à l’égoïsme d’apparaître dans les relations entre les gens. Cela a fait que le judaïsme vient de la Kabbale. Le judaïsme réglemente les actions extérieures qu’une personne accomplit avec son corps (c’est pourquoi cela s’appelle la « Torah Externe » – « Hitzhonioute aTorah« ), tandis que la Kabbale se réfère uniquement à des actions internes (par conséquent, cela s’appelle la « partie Interne de la Torah » – « Pnimiout aTorah« ).Cela signifie que la Kabbale montre comment à travers l’unité dans le groupe, une personne peut obtenir une élévation au-dessus de son égoïsme et dans cette annulation mutuelle de l’égoïsme, elle peut révéler le Créateur. La différence entre la Kabbale et la religion est non seulement dans l’action (que ce soit mécanique ou dans l’intention), mais aussi dans le résultat (elle espère recevoir une récompense après la mort ou elle espère révéler le Créateur dans cette vie).