Category Archives: souffrances

Apprenez à vivre dans le futur

Question : Comment apprenons-nous à ne pas vivre dans le présent ?

Réponse : Nous ne vivons jamais dans le présent. Même si je dis que maintenant je veux quelque chose, cela signifie que je veux déjà quelque chose qui pourrait être réalisé dans un moment futur. Nous existons toujours comme si c’était dans le futur.

Comment pouvons-nous apprendre à vivre dans le futur ? Nous devrions juste le créer.

L’avenir spirituel est créé par une plus grande connexion entre nous. Plus elle est forte, plus vite nous atteignons les états spirituels suivants. Nous devons y réfléchir.

Si nous nous occupons principalement de cela et de tous les problèmes terrestres seulement dans la mesure nécessaire, alors nous ressentirons soudainement qu’à partir de cet état spirituel vers lequel nous voulons avancer, nous nous fournissons aussi de choses matérielles parce que la Lumière supérieure brillera sur nous dans la matérialité également.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 28/04/2019

Je suis responsable de ma personne

laitman_549.01La nation d’Israël est un groupe inhabituel, car notre connexion n’est pas à un niveau corporel, et par conséquent elle est très instable. Cela nous connecte apparemment quelque part au-dessus, mais nous ne ressentons aucun lien entre nous. Tout cela est dû à nos grands ego qui nous séparent les uns des autres. Il n’y a pas de connexion naturelle, physique, matérielle ; il n’y a qu’une connexion spirituelle qui échappe à nos sens.

Le Baal HaSoulam écrit que seuls les problèmes communs nous unissent, comme des frères d’infortune. Ainsi, nous ressemblons à une poignée de noix à l’intérieur d’un sac uni uniquement par le sac, ce qui ne les laisse pas se disperser. De ce fait, notre seul espoir est une éducation publique, un mouvement vers l’unité nationale capable de susciter l’amour de la nation au sein du peuple, afin que nous nous ressentions comme un seul corps.

Nous ne devons pas nous sentir comme des frères d’infortune, comme nous le faisons aujourd’hui, mais nous devons ressentir la connexion naturelle et éternelle qui existe en chacun de nous et dont personne ne peut se cacher. C’est la Lumière supérieure qui nous unit ensemble. Les autres nations sont connectées instinctivement par la nature même, ressentant un sentiment d’appartenance à leur nation. Mais pour le peuple d’Israël, cette connexion nécessite notre participation, nous devons l’attirer d’en haut par nous-mêmes.

Cet amour existait parmi nous à l’époque d’Abraham, le fondateur de la nation d’Israël. Mais après la destruction du Temple, cela a commencé à s’estomper et a été complètement perdu au cours des années d’exil. Nous devons reconstruire cet amour maintenant pour qu’il soit naturel et spirituel. Après tout, il n’y a pas d’amour corporel entre nous et nous ne voulons pas de liens mutuels comme les autres nations. Il ne reste plus rien de l’amour national après les deux mille ans d’exil. (1)

Je dois tout faire pour réveiller le groupe. Quelle que soit leur réponse, je continue de tout faire pour les unir : prier discrètement pour mes amis et faire divers actes que tout le monde peut voir, en montrant l’exemple. Ce faisant, je ne dépend de personne à part du Créateur, je lui demande donc de me donner la force et le désir. Ensuite, je me tourne vers mes amis et j’essaie de les inspirer. Je suis responsable de moi : « Si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi. » (2)

Extrait de la deuxième partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, Journal, « La Nation », le 17/07/2019

(1) : de 1 minute à 1 minute et 19 secondes
(2) : à 12 minutes

La Lumière du futur

Question : Quelle devrait être notre attitude vis-à-vis des manifestations négatives du Créateur s’il nous semble improbable que quelque chose de positif arrive après cela ? Ou vice versa ?

Réponse : Si je travaille dur en ce moment et qu’il me reste deux heures avant de finir ma journée de travail, mais que je sais qu’une magnifique soirée m’attend : je vais rentrer chez moi, me doucher, bien m’habiller et sortir avec une belle fille, est-ce que le temps passé à souffrir en travaillant est-il vraiment une souffrance pour moi ? Non, il est déjà teinté par la Lumière, par le plaisir que je recevrai le soir.

C’est ce qu’on appelle Ohr Makif (Lumière environnante), qui m’illumine maintenant du futur. Par conséquent, aujourd’hui je ne peux pas ressentir la souffrance. La souffrance est ressentie parce que je n’ai pas d’avenir.

Question : Si je ne vois pas le futur, alors je ne peux pas voir la prochaine étape dans laquelle une face positive sera révélée ?

Réponse : Ceci est une autre affaire. Comment puis-je m’assurer que, même si je ne vois pas la prochaine étape, je suis sûr que cela existe et que c’est dans mon intérêt ? Dans ce cas, vous devez créer un groupe qui vous soutiendrait à cet égard. Étreignez les amis et avancez.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/02/2019

Est-ce que tout est prédéterminé ?

Question : Se pourrait-il que la souffrance ou la punition soit prédéterminée pour une personne et que l’on puisse les annuler à l’aide de la Lumière de la Kabbale ?

Réponse : Ce ne sont pas les souffrances ni les punitions qui sont prédéterminées pour chaque personne, mais le chemin à suivre pour la correction de son âme. Ce chemin peut être bon ou mauvais, mais c’est un choix personnel.

Question : En fin de compte, la souffrance est-elle utile ?

Réponse : Personne n’a besoin de souffrir, même un seul instant. Le Créateur est bon et ne désire que du bien. Par conséquent, chaque seconde de souffrance est enregistrée sur notre compte comme allant à Son encontre. Si nous voulons L’accompagner, nous devrions nous débarrasser de la sensation de souffrance le plus rapidement possible.

Question : Qu’est-ce qui nous développe le plus : souffrir du manque de quelque chose ou du désir ardent de plaisir ?

Réponse : Il s’agit uniquement de tendre vers le but, vers la vérité, et non vers le plaisir ni d’éviter la souffrance.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 18/11/2018

De quoi dépend le désir d’étudier la Kabbale ?

Question : De quoi dépend le désir d’étudier la sagesse de la Kabbale ?

Réponse : L’aspiration envers le Créateur dépend du Reshimo (un gène spirituel) qui apparaît chez une personne. Ce ne sont pas seulement des questions sur le sens de la vie et sa futilité, car leurs réponses peuvent être purement corporelles.

Une question pressante surgit à l’intérieur d’une personne au sujet de l’essence de l’existence au-dessus du fait qu’elle ne fait que se remplir elle-même. Peu importe pour moi comment je vis, de quelle manière je me remplis, ce que je possède et quand ma vie se terminera. Il est important pour moi de comprendre sa signification intérieure ! D’où vient-elle et pourquoi elle m’a été donnée ? Quel est ce phénomène de la vie ? Qu’est-ce que cela représente ?

Lorsque cette question émerge à l’intérieur d’une personne, il lui faut vraiment découvrir le but de la création. Le Créateur  est une notion floue. Cependant, si la pensée selon laquelle tout a été créé (« Dans quel but ? Pourquoi ? Pour quelle raison ? Comment ? Par qui ? ») attire une personne, elle arrive à l’étude de la Kabbale et y reste.

Pourtant, si elle a été attirée accidentellement vers la Kabbale par d’autres questions moins centrées sur le sens profond de la vie, elle s’en ira. Par conséquent, il est écrit qu’un millier rentre dans une pièce et qu’un seul sort vers la Lumière.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

Que faire lorsque vous n’avez pas de force ?

Question : Que devriez-vous faire lorsque vous n’avez pas de force ? luttez avec soi-même ?

Réponse : Pourquoi se battre avec vous-même ? Vous ne pouvez jamais venir à bout de vous-même parce que ce n’est pas vous, mais votre égoïsme, qui est beaucoup plus fort que vous, et vous n’avez rien d’autre que cela. C’est une bataille perdue d’avance.

La seule chose à faire est de rester collé au groupe autant que possible. Ensuite, vous aurez la force, une direction, tout ce dont vous avez besoin pour surmonter les problèmes.

Question : Comment pouvez-vous ne pas être piégé, en pensant que vous vous développez, mais en fait vous vous égarez depuis longtemps et régressez ?

Réponse : Seulement en se collant au groupe. Je ne peux donner aucun autre conseil. Si vous avez une dizaine, alors vous avez une bouée de sauvetage. Si vous n’en avez pas, alors vous vous noyez.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 20/01/2019

Le Créateur peut-il souffrir ?

Question : Le Créateur peut-il souffrir ?

Réponse : Nous ne pouvons rien dire à propos du Créateur. Nous parlons uniquement de la force du don sans réserve et de l’amour, qu’Il peut diriger vers nous afin de nous changer. Nous ne percevons le Créateur que dans nos sensations, c’est-à-dire non pas le Créateur lui-même, mais la manière dont nous pouvons Le ressentir.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 18/11/2018

Les guerres mènent-elles au progrès ?

Question : Vous dites que l’annihilation mutuelle conduit à la régression dans le développement de la société, mais en fin de compte la guerre ne stimule-t-elle pas habituellement des forces productives ?

Réponse : Oui, les guerres stimulent les forces de production, mais elles ne contribuent pas au développement intérieur de la société et de la population, ce qui en fait compte vraiment. Au contraire, elles introduisent les hommes dans une spirale et, par conséquent, le progrès technique est le seul progrès qu’elles apportent.

Bien sûr, sans les guerres et les menaces, l’humanité se serait développée beaucoup plus lentement sur le plan technique et, par conséquent, sur le plan scientifique et dans d’autres domaines, mais pas sur le plan social.

Les guerres provoquent la régression de la société, pas le progrès. Les blessures qui restent après les guerres mettent très longtemps à guérir et sont pratiquement incurables. Elles se cachent quelque part à l’intérieur et nous essayons de ne pas les voir, mais en fait, elles empêchent la construction de relations normales.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/01/2019

Pour que l’amer devienne douceur

Question : Qu’est-ce qui détermine si le goût de l’illusion matérielle sera amer ou sucré ? Pouvez-vous le contrôler ?

Réponse : Il ne peut être contrôlé qu’en reconnaissant que cela vient d’en haut, du Créateur, et par conséquent toute amertume devient douceur.

Bien qu’en réalité, il n’y ait rien de doux dans l’univers entier. C’est le mal, c’est l’amertume absolue, le sel absolu, le poivre, l’aigreur. Cependant, lorsque vous commencez à relier ces sensations au Créateur, elles s’imprègnent de douceur.

Les mêmes états amers, salés, aigres et autres états similaires sont imprégnés de la douceur du Créateur et deviennent incroyablement savoureux ! Il n’y a pas d’autre douceur comme cela.

La douceur du monde supérieur se compose de deux opposés qui se complètent mutuellement. C’est comme dans notre monde : disons qu’il y ait quelque chose de sucré-salé. Par exemple, du cognac ou de la vodka est ajouté à du chocolat. Sans cela, c’est impossible, cela ne fonctionnera pas. Il doit y avoir quelque chose comme ceci ou vous ne sentirez pas le goût.

Question : Ou la douceur de gagner un Oscar ou le prix Nobel dans notre monde ?

Réponse : Non, ce sont des types de douceur complètement différents qui s’ajoutent parce que les gens souffrent. Après tout, ils investissent toujours des efforts.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 20/01/19

La compassion pour les étudiants

Question : Un enseignant de Kabbale ressent-il un sentiment de compassion pour les gens ou pour ses élèves ?

Réponse : Un enseignant de Kabbale éprouve toutes les sensations inhérentes à une personne, seulement agrandies 620 fois. Pour supporter ces énormes sensations, il dispose des outils appropriés. Même dans une faible mesure, il ressent chaque sensation 620 fois plus fortement qu’une personne ordinaire.

Question : Qu’est-ce que la compassion pour les étudiants ?

Réponse : Lorsque l’enseignant voit comment un élève cherche à faire quelque chose dans la spiritualité, mais échoue et tombe, et puis essaie à nouveau de monter et chute encore, cela provoque de la compassion chez l’enseignant car il ne peut pas aider l’élève. Il doit attendre patiemment. Bien sûr, il aide l’élève à sa manière, mais pas au niveau où l’élève ressent cette aide.

Je l’ai très bien compris de par ma propre expérience. J’ai été dans de très mauvais états. Mon professeur sympathisait avec moi, mais il ne m’aidait en aucune manière.

Quelques années plus tard seulement, je me suis rendu compte qu’il m’avait aidé de manière complètement différente, peu importe que je souffre ou non devant lui.

Le fait est que la souffrance est ressentie dans le système général et n’est pas purement vôtre ; c’est la souffrance de tout le système de la révélation du Créateur. Cette souffrance générale est ce que ressent le professeur. L’individu n’est pas inclus ici.

Comprenez que seule votre inclusion dans la dizaine se fait ressentir dans la spiritualité. Par conséquent, rester assis seul et souffrir n’aide pas. Le temps perdu ne sera pas rattrapé. Unissez-vous rapidement et connectez vos désirs.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018