Archive par catégorie : souffrances

Au-dessus de l’abîme noir

Dr. Michael LaitmanComment pouvons-nous imaginer l’état supérieur, dans laquelle le Créateur vous révèle qu’Il aime tous ceux qui vous haïssent et déteste tous ceux que vous aimez, vous y compris? Il semble que cela ne vous apporte rien de bon et qu’il n’y a rien de pire que cela. Avant vous êtes tout en un, Pharaon, Bilam, Balak, Amalek et Hitler et vous savez comment surmonter cela, parce que cela aussi vous vient du Créateur, bien qu’indirectement.

Plus nous avançons vers l’amour, plus les obstacles rencontrés deviennent importants. Vous les surmonter et « l’ange de la mort » devient à vos yeux l’ »ange sacré « .

Question : Je ne comprends pas cet état. Après tout, le Créateur est encore perçu comme Bon et Bienveillant. Est-ce que je le vois à la fois avec la souffrance des autres et ma propre souffrance dans le passé ?

Réponse : Vous voyez toute la souffrance qui existe en  réalité ; C’est une image horrible : une souffrance monstrueuse, pas un seul gramme de plaisir, pas un jour de repos, que la douleur et la souffrance durant des milliers d’années lumière. La souffrance est partout. Il y a un vide total dans le désir de recevoir, non pas ici et là, pas de temps en temps, mais 100% de souffrance.

Cet état est appelé l’illumination de la Shekhina, et au-dessus de cet état, vous révéler le bien et la bienveillance. Sinon, comment serait-il possible de Le découvrir ? Si le Créateur ne vous apporte que le bien, alors vous Le découvririez dans des récipients égoïstes. Mais si vous Le découvrez dans toute la profondeur de l’abîme noir, qui est en face de vous, alors Il est découvert dans vos récipients de don, qui visent à donner sans réserve.

En outre, vous verrez qu’Il est bon qu’envers ceux qui sont aussi mauvais que Lui, et qu’Il est mauvais envers ceux qui sont bons, contrairement à Lui. Voici comment cela vous paraîtra.

Notre travail est seulement de nous élever au-dessus des récipients de réception. Si vous voyez que les actions du Créateur ne correspondent pas au désir de donner, cela vous apparaît intentionnellement comme un obstacle sur le chemin, au-dessus duquel vous devez vous élever.

Question : Et qu’est-ce que je découvrirai, après cette ascension ?

Réponse : Le désir de recevoir, le récipient général de Malkhout de Ein Sof, sous une forme totalement vide : les ténèbres, le désespoir, l’inquiétude et la peur, les épreuves terribles de Job, et vous le remplissez avec la Lumière de Hassadim et avec l’amour.

Question : Cela signifie, qu’après m’être corrigé, je me sens bien, peu importe combien l’obscurité m’est révélée. Et maintenant, je regarde le passé et que vois-je ? Ai-je souffert ou non?

Réponse : C’est déjà le prochain niveau, que vous devez déterminer. A Gmar Tikoun (fin de la correction), vous ne voyez pas que vous avez souffert, bien sûr.

Question : Et quelle est la souffrance que je ressens maintenant ?

Réponse : Maintenant vous n’êtes pas la même personne, que celle qui atteindra Gmar Tikoun. Finalement, vous ne vous reconnaîtrez pas dans votre état actuel. Les sentiments qui ont été laissés derrière ne sont pas vous.

Question : Alors, que suis-je maintenant ?

Réponse : Quelque chose de virtuel.

Question : Alors, pourquoi avons-nous besoin de tous les états présents ?

Réponse : Vous les sentez afin de vous préparer, quand vous faites tout ce qui est en votre pouvoir. Il est dit : «J’ai fait des efforts et j’ai trouvé. » Vous vous préparez, jusqu’à ce que vous trouviez, jusqu’à ce que vous vous éleviez au-dessus du Makhsom (barrière), jusque-là, le vrai «vous» n’existe pas.

De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 30/01/12, «Introduction à l’étude des dix Sefirot« 

Notre objectif est d’atteindre l’harmonie avec la nature

Dr. Michael LaitmanNous sommes nés avec le seul désir égoïste d’avoir du plaisir, et tout le reste dans la vie n’a pas d’importance pour nous. Il en va de même pour un bébé, en sortant du ventre de sa mère, il pense à lui, il ne sent que lui-même et ne sent pas le monde qui l’entoure. Après quelques semaines, il commence à ouvrir les yeux, à entendre, à progressivement activer ses organes de perception, et à percevoir d’autres personnes. Et ainsi il obtient ce qu’il veut de la vie, de son environnement (principalement grâce à sa mère), pour satisfaire tous ses besoins.

Nous devons comprendre que ce désir égoïste donné à la naissance fut reçu dans le but de, grâce à l’habitude devenant une seconde nature, pouvoir construire au-dessus une autre forme altruiste : la forme du désir de donner et de l’unité.

Maintenant, nous sommes dans un état opposé ; nous sommes séparés, chacun de nous veut gagner au détriment de l’autre, et aucun de nous prend l’autre en considération, et, en outre, nous sommes tous dans l’opposition et le désaccord les uns avec les autres. Cependant, la nature a délibérément créé en nous une telle qualité négative, afin qu’en utilisant le pouvoir que nous avons à notre disposition, nous construisions entre nous une sorte de forme de connexion positive, précisément en partant de cette qualité négative.

Nous la construirons avec compréhension et conscience. De cette façon, nous parviendrons à l’unité en créant l’image d’un être humain semblable à cette loi générale de la nature qui est dirigée vers le don sans réserve : une loi douce, et aimante.

Nous réaliserons alors que cette loi n’est pas mauvaise, que toutes ces forces maléfiques, dont nous ressentons les effets sous forme d’adversité (comme le divorce, la toxicomanie, le terrorisme, la peur de la menace d’une guerre atomique, les conflits entre pays, les maladies, les problèmes environnementaux, économiques et les crises financières), et qui nous semblent être des impacts négatifs de la nature, nous nous rendrons compte qu’ils sont tous nécessaires pour que nous puissions les compenser avec les forces de l’attribut du don, les forces de notre amour et de notre unité. Aujourd’hui, si nous percevons les effets de cette loi comme négatifs, c’est uniquement parce que nous nous opposons à elle.

Cela arrive dans notre vie quotidienne. S’il fait froid ou chaud, je dois comprendre ce qu’il faut faire afin d’équilibrer ces anomalies et amener la température à un état normal. Si j’étais immergé sous l’eau, je sentirais une forte pression. Si je montais très haut dans les montagnes, je sentirais un manque d’oxygène, et je trouverais qu’il est difficile de respirer. Je compenserais alors ces écarts afin de m’équilibrer avec la nature.

Quels moyens pouvons-nous utiliser pour parvenir à une harmonie avec une nature démontrant ces diverses adversités ? Nous sentons des coups venir de toute part. L’humanité se sent unie sous la menace commune qui est en train d’arriver.

Nous comprenons que nos qualités sont opposées aux qualités de la nature et nous devons compenser cela et travailler à l’encontre de nos qualités.

Si, à un certain moment, la nature exerçait un impact négatif sur nous, nous nous surpasserions, nous nous corrigerions, et nous y répondrions en fonction de nos capacités, nous percevrions de tels impacts de manière positive et équilibrée. Alors, les problèmes environnementaux seraient résolus, les familles seraient réconciliées, les connexions entre les pays seraient renforcées, l’économie serait plus solide, et notre vie deviendrait heureuse et confortable.

On nous donne ces opportunités, afin de faire progressivement des changements en nous-mêmes et entre nous. Sur ce chemin, nous nous approcherons de la nature générale et ne nous sentirons en totale harmonie  avec elle.

De KabTV «Une nouvelle vie » Episode # 4, 01/01/12

Pouvons-nous ne pas souffrir?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi voyons-nous notre chemin spirituel comme «masochiste»? Pourquoi ne pouvons-nous éviter le vide et la souffrance?

Réponse: Sur ce chemin, nous souffrons d’amour. Nous regrettons d’être privés de similitude avec le Créateur.

Pensez-vous vraiment que le Créateur vous prive de nourriture, d’eau, d’abris et de la santé? Non, nous parlons de la souffrance de ceux qui veulent être comme Lui.

Soudain, nos désirs égoïstes et le plaisir deviennent plus grands; les désirs et les plaisirs sont en fait les mêmes et nous ne pouvons pas y faire face plus longtemps. Dans ce cas, nous souffrons, et le Créateur disparaît de notre vue. Auparavant, Il se mettait à jour devant nous. Mais plus tard, des situations difficiles surgissent et nous ne pouvons pas gérer davantage Sa révélation. Alors, il se dérobe à nous.

Il n’y a aucune comparaison avec la souffrance d’une personne ordinaire qui au lieu de gagner dix mille dollars hier, gagne seulement cent dollars aujourd’hui. Nous devons comprendre le langage des kabbalistes qui parlent de choses spirituelles, plutôt que de choses sur le plan matériel. Sur le chemin spirituel, la «punition» signifie la dissimulation du Créateur et de notre incapacité à donner sans réserve.
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale, «Introduction à l’étude des dix Sefirot » le 19/1/12

La joie de réveiller le monde

Dr. Michael LaitmanLe Créateur est heureux que les êtres crées avancent, bien que leur avancement est plein de grands problèmes et de soucis, tout comme les parents d’enfants mentalement retardés sont heureux qu’il commence à progresser et à grandir de façon plus sage. Il est celui qui a préparé tous ces problèmes pour nous, Il est celui qui a endurci le cœur de Pharaon.

C’est ainsi que nous avançons jusqu’à ce qu’une personne commence à sentir qu’elle est dans un monde qui est totalement mauvais. Tout d’abord, tant qu’elle était dans un état de «retard total», elle pensait que le monde entier était bon. Maintenant elle sent qu’elle est dans un monde mauvais et commence à chercher le sens de la vie et ce pourquoi nous vivons.

Elle continue à se développer grâce à l’environnement, le groupe, et les bons livres et commence à découvrir pourquoi elle se sent mal. Il s’avère que ce mauvais sentiment est intentionnel. Après tout, il dit: «J’ai créé le mauvais penchant. » Il y a une force supérieure qui l’inquiète et prend soin d’elle. Ce n’est pas seulement l’environnement, mais quelque chose de plus sublime.

Elle apprend non seulement sur elle-même et sa dépendance à l’égard de l’environnement, mais aussi sur la force supérieure, un troisième facteur. Elle comprend que la force supérieure lui fait intentionnellement ce mal être pour qu’elle veuille sortir de ce mauvais sentiment et qu’elle essaie de le quitter.

Elle voit qu’il y a une méthode qui lui permet de se réveiller du rêve dans lequel tout le monde est. Elle n’est plus «retardée», elle atteint la connaissance du mal et veut s’élever au-dessus afin de comprendre pourquoi elle se sent mal .

Elle commence à chercher la raison de ce mauvais sentiment et découvre qu’il y a probablement une gouvernance supérieure. Ainsi elle atteint la correction et se connecte à l’environnement.

Elle découvre que tous ces problèmes étaient intentionnels. La force supérieure n’a pas créé le mal afin de lui apporter la douleur et les souffrances, mais dans le but de quand elle s’élève au-dessus du mal, elle atteindra la force supérieure elle-même, et sera en mesure de contrôler, de comprendre, de sentir, et de tout déterminer.

Ce résultat est dû au fait qu’elle a utilisé sa nature à mauvais escient. Puis la bonne force est révélée par opposition à la force du mal. Une personne commence à travailler avec ces deux forces, quand elle est au-dessus de ces deux forces, et c’est ainsi qu’elle devient un partenaire de la force supérieure, le Créateur. Tout comme le Créateur gère toute notre vie et ce monde par ces deux rênes: le bien et le mal, elle veut aussi gérer le monde entier par elle-même, par le bien et le mal. Elle veut que le Créateur lui apprenne comment faire cela.

Ainsi à partir du détachement total de la vie, comme un enfant retardé qui grandit grâce à l’environnement égoïste qui la développe et la soutient de cette façon, elle commence à s’élever au-dessus de cet environnement vers une dimension supérieure. Finalement, elle apprend à utiliser tout l’environnement, l’ensemble de sa nature et la force supérieure elle-même, afin de devenir comme le Créateur. Elle fait tout cela en vue d’atteindre la force supérieure, de la découvrir.

Au début, elle le fait inconsciemment, comme un enfant retardé qui est dominé par la force supérieure. Puis elle commence progressivement à quitter cet état, grâce à la force du mal, qui découvre l’égoïsme en elle. Elle a développé de cette manière un certain niveau, jusqu’à ce qu’elle se demande: Quelle est la raison de tout ce mal? Si tout était bon, il n’y aurait pas de questions.

Elle n’a pas d’autre choix que de rechercher la bonne force, contrairement à la force du mal. Puis elle devient de plus en plus sage jusqu’à ce qu’elle apprenne à utiliser les deux, afin de s’élever au-dessus ces deux forces.

Tout ce processus se déroule sous la devise: «Il n’y a rien hormis Lui. » Il y a une force supérieure dans tout, ce qui aide une personne à passer par le chemin. En reconnaissant et en sentant l’ensemble du processus, elle comprend ce que la force supérieure a fait pour elle, et qu’Il a souffert beaucoup plus que la personne n’a souffert. Parce que quand une personne souffre, le Shekhina souffre beaucoup plus.

Voilà comment une personne atteint l’amour du Créateur.
De la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale 22/01/12, Shamati # 1

Gérer le passé, le présent et l’avenir

Dr. Michael LaitmanNotre vie est mesurée par le ratio entre les trois Lumières: il y a le Reshimo (la réminiscence) de l’état précédent, il y a la Lumière intérieure et la Lumière environnante en l’état actuel avec le Massakh (l’écran) entre elles qui sépare la Lumière qui vient de ces deux Lumières.

La Lumière intérieure nous donne le sentiment du présent. La Lumière environnante, qui reste à cause de ce que nous ne pouvons pas encore surmonter afin de donner sans réserve, nous donne le sentiment de l’avenir. Le Reshimo, la base sur laquelle je fais ce calcul, me donne le sentiment du passé.

Mon égoïsme non corrigé est ce qui divise  pour moi le temps en passé, présent et futur. Si je recevais un Massakh de 100% pour tous mes désirs, je n’aurais plus l’expérience des moments différents. La notion de temps cesserait d’exister et seul  le monde de l’Ein Sof existerait.

Cela signifie que le passé, le présent et le futur n’existent pas par eux-mêmes! Nous avons simplement pris l’habitude de percevoir et de sentir ces influences de cette façon, mais ce n’est qu’un problème psychologique. Il n’y a pas de temps, il y a seulement l’état de l’âme, qui sent l’influence de la Lumière qui change constamment. C’est pourquoi il nous semble que le temps passe.

Quand je passe de la notion de temps corporel au temps spirituel, au ratio entre le Reshimo, la Lumière intérieure, et la Lumière environnante, qui détermine le passé, le présent et le futur, je commence à  me relier différemment à cette condition. Il devient clair pour moi que le temps n’existe pas, et que tout ne dépend que de moi. Je  peux accélérer le temps si je me dépêche et que j’approche le présent à partir du passé, et à partir du présent, j’approche de l’avenir de plus en plus étroitement.

Tout dépend seulement de la vitesse à laquelle j’acquière le Massakh, le développe, clarifie ma situation, et en réalise des actions  afin de donner sans réserve dans les dix Sefirot de mon âme. C’est tout notre travail, car il n’y a rien d’autre que nous devrions faire, sauf gagner du temps.

Si nous «appuyons sur la pédale de l’accélérateur », nous avançons rapidement et nous raccourcissons notre chemin, et le rendons agréable, en le menant vers le but désiré. Puis nous le parcourons avec joie et plaisir tandis que nous justifions le Créateur et le remercions d’être bon et bienveillant, pour organiser pour nous un tel chemin merveilleux.

Mais si nous ne faisons pas assez d’efforts pour avancer, si nous n’appuyons pas sur l’accélérateur, mais que nous sommes plutôt poussés par derrière par les souffrances, nous  avançons au rythme naturel de l’évolution,quand tout se passe en  «son temps». Par conséquent, cette progression est ressentie comme désagréable et provoque de grandes souffrances parce que la Lumière qui vient ne trouve pas les désirs qui sont prêts à La recevoir et Elle est donc obligée de rester à l’extérieur et de faire pression sur nous et de nous causer des douleurs et des souffrances.

Dans ce cas, toute la Lumière vient sans «édulcorants», mais comme Elle est, et Elle se révèle comme Guévourot, comme un feu ardent. Tout vient de la Lumière, mais Elle peut être reçue par des désirs qui sont prêts pour cela et qui L’invite, et Elle peut venir selon le processus naturel, en son temps. Donc, la chose principale est de hâter notre travail.

 De la 1 ère partie du cours quotidien de Kabbale du 12/01/2012, Shamati # 35

Du plus éloigné du Créateur à la complétude

Dr. Michael LaitmanNous commençons par le point le plus bas, le plus éloigné. Il n’y a rien de plus éloigné du Créateur que l’homme.

L’attribut du Créateur est le don sans réserve, tandis que l’attribut de la création appartient au niveau inanimé. Il n’y a guère de différence entre les deux, à l’exception du fait que le niveau inanimé est sous le contrôle absolu du Créateur et est à 100% en  auto-négation, car il n’a rien en propre.

Puis les niveaux du végétal et de l’animal apparaissent. Ils sont quelque peu différents du niveau inanimé, non  pas dans leurs intentions et leurs désirs, mas dans leur mouvement qui semble être à l’opposé du Créateur.

Les niveaux du végétal et de l’animal croissent, se déplacent et se développent, et donc poussent en s’éloignant du Créateur. Ils n’ont toujours pas quitté son contrôle, mais tout simplement le Créateur leur « permet » d’être incorporés dans les deux forces et de se développer en étant sous Son contrôle. C’est pourquoi tous ces niveaux sont appelés la nature.

Ensuite, le niveau de l’homme apparaît et il va également à travers les étapes du minéral, végétal, et animé et parlant. C’est à ce dernier niveau que le libre arbitre commence.

La liberté est un concept relatif et dépend de l’objet observé. Nous ne jugeons pas les pierres ou les arbres, mais nous jugeons les animaux, ce qui nous permet de les former et ainsi de les utiliser. L’homme peut déjà être  jugé dans le plein sens.

Finalement l’homme se retrouve le plus éloigné du Créateur; il est tellement éloigné  que nous appelons cette nature « le mauvais penchant», tandis que les étapes précédentes sont appelées nature, c’est-à-dire sous le contrôle du Créateur.

Donc la question est: si la plupart des gens appartiennent au niveau naturel du développement, comment vont-ils progresser? Après tout, nous commençons tous à partir du niveau inanimé.

Pour ce faire, il y a un outil spécial: la souffrance. Cet outil fonctionne sur nous et nous fait avancer. Nous associons la souffrance avec un mauvais sentiment, mais nous devrions comprendre que ce n’est pas seulement un outil mais tout un système qui initie le développement. Grâce à elle, tout se développe vers la complétude.

Ainsi, dans les prochaines étapes, notre développement est dans ce sens aussi, plus loin du Créateur, selon notre libre arbitre. Dans notre nature, dans le mauvais penchant, nous croissons  plus loin du Créateur, et nous devons donc nous rapprocher de Lui avec l’aide de l’intention. A partir d’un certain point appelé « Lishma » (En Son nom), nous commençons à nous rapprocher du Créateur et à rentrer en Lui.

C’est dans ce point de départ de l’intention altruiste que nous avons d’abord le véritable libre choix , alors que précédemment nous avions seulement le substitut égoïste.

De la 4 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 04/01/2012, «La liberté »

L’abondance et le vide

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il est dit que, avant de monter vers le plus haut niveau, Rabbi  Shimon est tombé à l’état de «Shimon du marché ». Qu’est-ce que le « marché » ?

Réponse: «Shimon du marché » vit comme un Rothschild. Il a tout ce qu’il veut dans ce monde: pouvoir, argent, honneur, longévité, etc … c’est juste un rêve. Cependant, il ressent qu’à ce point il est au niveau le plus bas.

En effet, le vendeur du marché souhaite devenir un Rothschild, et c’est exactement l’état dans lequel Rabbi Shimon est tombé. C’est une ascension pour vous alors que, pour lui, il s’agit d’une descente.

Nous parlons ici d’une évaluation qualitative. Rabbi Shimon avait de l’eau et le caroubier, tandis que Shimon du marché avait une table débordant de nourriture. Alors, de quoi souffre-t-il ? Pourquoi se sent-il si bas?

Il souffre d’une perte de conscience spirituelle. Il a tout sauf ce qui est le plus important. Shimon du marché a tout prévu pour lui pour le reste de sa vie, et pourtant il ne se sent pas heureux.

Le point ici est que Rabbi Shimon comprend l’abîme qui se trouve entre lui et Shimon du marché, et il ne l’accepte pas. Il se sent encore plus blessé par le fait qu’il se ressent lui-même de cette façon.

Shimon du marché est toujours comblé. Il vend ses biens et le soir il rentre satisfait à la maison, ayant tout ce qu’il faut dans la vie. L’épouse, les enfants, et tout le reste sont en ordre. Tout le monde est en bonne santé. Il ne manque de rien.

Toutefois, lorsque Rabbi Shimon tombe dans un tel état, il sent qu’il n’a plus rien derrière toute cette abondance. Il ne peut pas supporter cette vie. Chaque moment de celle-ci est un enfer. Pour lui, ce n’est pas la vie. 

De la 4 ème partie  du cours quotidien de Kabbale du 30/12/2011 « La paix ».

Nous ne pouvons pas atteindre le don sans réserve grâce à des catastrophes

Dr. Michael LaitmanQuestion: Dans le cadre de l’éducation intégrale, y aura-t-il  un cours d’économie intégrale. Quel en sera le sujet ?

Réponse: Aujourd’hui, il est clair pour les experts que nous devons en venir à une consommation normale, saine, équilibrée, où chacun reçoit ce qu’il est en droit , et pas plus que cela. Nous ne devons pas permettre le luxe au détriment de la nature et de la dévastation des ressources naturelles et de ses trésors.

L’équilibre est la compréhension de ce qu’une personne a besoin dans son monde. Sinon il y aura une catastrophe et nous, n’ayant pas le choix, allons suivre la même direction mais dans le mauvais sens, sans la compréhension de ce qui se passe.

Si nous suivons cette voie, nous devrions nous attendre à  de nombreuses catastrophes et des guerres qui  ne nous amèneront rien nulle part. Elles ne nous obligeront qu’à devenir plus sages et à  comprendre que nous devons passer du bon côté, afin de progresser non pas par les souffrances, mais par la connexion et la garantie mutuelle, ce qui signifie par la raison. En fait, à travers l’histoire nous avons avancé par les souffrances. Cela nous a-t-il rendus plus sages en aucune façon? Savons-nous comment avancer? Cela signifie que c’est un long chemin et très dur.

D’autre part, en suivant la bonne voie, nous utilisons l’éducation et c’est totalement différent. Grâce  à l’éducation, vous commencez à comprendre ce qui se passe, vous pouvez acquérir des outils que vous pouvez utiliser, voir comment agir, et découvrir les lois de la nature. Bien sûr, la sagesse de la Kabbale devrait faire partie de cela, sinon d’où allons-nous le savoir? Seule la sagesse de la Kabbale parle d’un monde intégré, et le monde est partie intégrante du monde supérieur.

Nous avons fini le développement sur les degrés inanimé, végétal, et animal de la nature. Ensuite, il y a une frontière qui nous sépare du niveau de l’homme. Tout ce qui est en dessous appartient à la réception et tout ce qui est au dessus appartient au don sans réserve.

Vous n’atteignez pas le don sans réserve par les souffrances. La différence entre le niveau animal  et celui  de l’homme est dans notre conscience, dans la réalisation.

 

Une personne devrait comprendre où elle se trouve , ce qui signifie dans quel  monde, quel système, elle doit réaliser ce qu’est la nature, et ensuite atteindre le niveau de l’homme. La différence entre l’animé en vous et l’homme en vous est dans votre conscience, dans vos sentiments et votre esprit. Vous devez acquérir ce supplément.

Maintenant, nous faisons toujours partie du monde animé, et nous sommes encore plus corrompus, car  tout ce que nous faisons  nous nuit. Toute notre vie est faite de différentes tentatives pour nous contrôler les uns les autres et à nous nuire les uns aux autres. Ainsi nous nous détruisons nous mêmes, notre santé,  toutes nos vies, et le monde entier.

De l’autre côté, nous semblons plutôt étranges, et  c’est seulement si nous connaissons le résultat de notre développement, que nous serons en mesure d’être d’accord avec les phases intermédiaires que nous avons à parcourir. C’est pourquoi  notre conscience sépare l’homme de la bête. Elle  dit: « Connais le nom du  Dieu de ton père et sert-Le ». Nous devons connaître le Créateur, la nature. C’est toute la différence.

Dans son article «Ceci est pour Juda », le Baal HaSoulam écrit: «Ainsi, après toutes les enquêtes et tous les examens, nous constatons que le seul besoin des  souhaits de l’homme, qui n’existe pas dans l’ensemble des espèces animées, c’est l’éveil envers la pieuse Dvekout (adhésion). Seule l’espèce humaine est prête pour cela, et pas d’autre. Il s’ensuit que toute la question de la présence dans l’espèce humaine est cette préparation qui est imprimée en lui pour implorer Son œuvre, et c’est en cela  qu’il est supérieur à la bête. »

C’est la seule différence. A  tous les autres égards, même si nous différons du monde animé, c’est seulement dans le sens négatif. Quelle créature intelligente ruinerait sa maison, comme nous le faisons avec notre planète? Quelle créature raisonnable pourrait  créer un tel système économique comme celui que nous avons fait? Quant à aujourd’hui, nous avons un coffre-fort plein de factures insolvables. Alors aujourd’hui, afin d’être sauvés des troubles, nous avons seulement besoin de la  réalisation, du changement de conscience. 

De la 4e partie du  cours quotidien de Kabbable du 21/12/2011, « La Liberté »

Passer dans le monde spirituel

Dr. Michael LaitmanNous savons par la sagesse de la Kabbale que toutes les meilleures choses dans nos vies personnelles –  que ce soit notre égoïsme actuel ou quelque chose de supérieur vers quoi nous aspirons, tous les bienfaits dans le désir de plaisir ou le désir de plaire, que ce soit dans ce monde ou le monde supérieur –sont seulement réalisées par l’unité.

Aujourd’hui nous découvrons cela dans des formes assez difficiles et désagréables: nous rencontrons des difficultés et sommes submergés par la crise. Tout cela est conçu pour nous montrer que nous devons nous unir, car nous n’avons tout simplement pas d’autre choix. La nature nous presse sans nous laisser d’espace libre pour manœuvrer.

La sagesse de la Kabbale nous offre son aide dans ces conditions. Elle dit: «Je vais vous aider à atteindre l’unité. Voyez vous-mêmes qu’il n’y a pas d’autres options. C’est la seule façon de régler votre vie. »

Supposons que nous n’en voulions pas, mais comment pouvons-nous acquérir le bonheur? Nous sommes attirés par l’éternité, la perfection, la satisfaction à la fois ici et dans le monde futur, nous voulons aller au-delà de la vie et de la mort. Si nous devions faire une liste de la façon dont nous envisageons le bien-être de la consommation, il  n’y aurait pas grand chose – tout au plus dix points .Globalement, cela renverrait au plaisir, indépendamment du fait qu’il soit dans le cœur ou l’esprit. Et la seule façon d’y parvenir c’est en unissant.

Donc, aujourd’hui, quand nous découvrons cela dans le désespoir, la Kabbale vient à la rescousse. Elle ne propose pas de faire en quelque sorte le tour de cet état fixé, elle ne promet pas de protection ; elle ne nous mène pas vers le monde spirituel à travers la porte dérobée. C’est tout simplement impossible car cela fait référence à une loi de la nature.

Pourtant, la Kabbale aide à réaliser cela  de la bonne façon. Oui, cette condition est désagréable, inconfortable, amère au goût, mais l’amertume peut se transformer en douceur, et l’inconfort peuvent être surmontés grâce aux efforts communs, à la musique, à un flux de sentiments communs joyeux, aux cérémonies festives, et aux programmes de divertissement.

Il y a un travail difficile devant nous, nous devons passer par une transformation intérieure. C’est comme une personne malade qui accepte la chirurgie en sachant qu’elle aura une meilleure vie après.

Et la sagesse de la Kabbale nous aide à passer par cette chirurgie, qui nous changera radicalement. Notre mode de pensée, notre perception et notre compréhension du monde, notre perception de la réalité, toutes nos actions, tous nos objectifs, tous les mécanismes de l’esprit et des sens – toutes ces choses doivent se transformer. Nous devons désinstaller l’ancien programme et en installer un nouveau.

La Kabbale explique que vos qualités de base ne changent pas. Vos qualités inhérentes et les compétences acquises resteront comme elles étaient. Vous ne modifiez que le programme, selon lequel vous atteignez des objectifs différents dans la vie. Et puis, vous voyez tout à coup que chacun d’eux peut être réalisé.

Aujourd’hui vous êtes déçu et désemparé à cause du  mauvais programme. Vous devez le mettre à jour, et  cela vous permettra d’atteindre toutes les meilleures choses que vous voulez maintenant.

Et peu à peu, l’homme prend des mesures dans cette voie. Par ailleurs, les changements ne sont pas causés par la pression naturelle de la souffrance d’En-Haut à travers laquelle la Nature nous révèle toujours des problèmes et des défauts, nous forçant à courir. Lorsque nous nous sentons comme accrochés à une poignée, nous nous orientons naturellement vers l’état suivant.

Comme le Baal HaSoulam l’a dit, nous sommes incapables de rester en l’état actuel quand il devient insupportable, et c’est pourquoi  nous passons à l’état suivant sans avoir d’autre choix. Ce nouvel état ne fait pas appel à nous ;  sinon nous aurions choisi de commencer par lui .Selon notre nature, nous tournons autour, tant que nous pouvons  le gérer, et nous acceptons seulement les changements quand nous atteignons notre seuil d’endurance.

Et même alors, la situation n’est pas des plus agréable -c’est comme si nous avions besoin d’aller quelque part, de quitter notre maison avec toutes nos possessions,  de rejoindre le nouveau lieu, et de nous y assimiler …. Ces changements posent beaucoup d’inconfort. Mais la souffrance augmente tellement que cela nous oblige à faire ce «mouvement ». C’est ainsi que nous avançons à travers les étapes du développement humain.

D’autre part, la Kabbale ouvre de nouveaux horizons, nous montre comment bonne y sera notre vie,  en avant.  Après tout, l’objectif de la Nature n’est pas de nous pousser par des coups, mais elle crée des conditions pour que nous développions notre propre cheminement vers le bien.

Et puis au lieu de la pression venant de derrière, nous nous sentirons tirés en avant. Cela aide vraiment: avant notre train aurait été secoué par les secousses du moteur attachés dans le dos, mais maintenant un autre moteur tire de l’avant.

La Kabbale dit qu’au  21 ème siècle, notre développement  sera  réalisé par l’unité. Cela n’est jamais arrivé auparavant, avant que chacun ne soit développé individuellement, mais maintenant le temps est venu de s’unir, de devenir inclus dans un autre, pour que chacun puisse y acquérir un récipient commun. Alors tout le monde va grandir au même niveau que tout le monde, comme il est écrit: «Le particulier et le général sont égaux » . Tout le monde se sentira similaire à l’Infini, la force supérieure, percevant et embrassant toute la réalité à l’intérieur de  soi.

L’homme doit acquérir une deuxième force pour réaliser ceci –la force du don sans réserve, et l’’inclusion mutuelle avec les autres. Et c’est pourquoi il est amené à un groupe, un état de sa première union, même si cette union est externe, il s’agit d’une union avec des gens comme lui qui aspirent au même but.

En lisant le Zohar, nous aspirons à cette force, qui nous attire, et nous faisons des efforts pour nous unir entre nous. Nous aidons cette force, nous  participons  au processus et avançons vers l’objectif au lieu d’aller vers lui  sous la pression de la force initiale de la souffrance. Nous nous tournons vers le chemin de la Lumière à partir du chemin de la souffrance.

Le Zohar décrit les choses que la Lumière fait pour nous, et c’est pourquoi quand nous pensons à l’unité et aspirons à la Lumière, la lecture se transforme en un effort intérieur spirituel. C’est juste comme un enfant qui essaie dur pendant un jeu, et qu’un adulte va tout faire pour qu’il y arrive Ici nous essayons de mettre en œuvre une certaine action, mais cette action n’est pas physique, elle est intérieure. Et une fois que nous en sommes conscients, nous sentons le résultat – et le résultat est aussi intérieur. 

 De la 2 ème partie du cours quotidien de Kabbale du 30/11/2011, Le Zohar

Une vie heureuse pour nos fils

Dr. Michael LaitmanIl est écrit : « Choisis la vie ! » Bien sûr, nous ne parlons pas de la vie animale, car une personne a déjà des questions plus élevées que sur notre existence ordinaire-des questions sur la vie réelle, sur la réception de la lumière dans les désirs corrigés et sur leur ressemblance au la Créateur. C’est ce qu’on appelle la vie humaine, puisque toute existence précédente était imaginaire, comme préparation au degré humain.

Cependant, la vie qui ne parvient à réaliser l’attribut du don et la véritable existence est plus difficile que la mort. Et ce n’est pas parce qu’elle est difficile physiquement. L’humanité atteint un état où la moitié d’elle est dans la dépression et l’autre moitié dans la peur. Par conséquent, la vie devient insupportable, non seulement en raison des cataclysmes naturels et des catastrophes, mais à cause d’une douleur intérieure intolérable.

Nous pouvons avoir tous les avantages dans notre vie matérielle, et pouvons pourtant nous sentir très mal, parce qu’elle manque de sens. Une vie dépourvue de correction intérieure, sans pouvoir répondre à la question sur le sens de la vie, devient plus horrible que la mort.

Après tout, une question émerge chez une personne, ainsi que de nouveaux désirs issus du niveau humain, et alors un énorme problème se pose, parce que chaque question venant d’un degré plus élevé annule toutes les autres. On ne comprend pas pourquoi on a besoin de tous ces plaisirs si l’on ne parvient pas à trouver un sens à un degré plus élevé. Les gens ne se suicident pas dans les pays qui manquent de nourriture, mais surtout dans les régions les plus riches, comme les pays scandinaves.

Une vie sans la correction des désirs est très difficile pour une personne qui se pose cette question. Elle commence à souffrir non seulement parce qu’elle ne reçoit aucun plaisir, mais aussi parce qu’elle fait souffrir les autres. Elle se reproche son passé, son présent et futur. Elle se considère comme coupables à l’égard de ses enfants, de ses proches, et des étrangers – à l’égard de tout le monde, car elle sent qu’elle est la source de malheurs pour d’autres personnes.

Elle découvre un aperçu complet de toute sa vie, et elle voit à quel point elle fut mauvaise à l’égard de chaque personne qu’elle rencontra et combien elle utilisa tout le monde. Il est difficile de rester, dans ces circonstances, sans une compréhension de l’objectif, qui est son opposé : le bien qui fait le bien. Elle n’a aucun espoir pour l’avenir, pour les jours prochains, qui ne seront que pires. Une personne sent qu’elle va passer le reste de sa vie de la même manière inutile, sans recevoir de satisfaction dans le présent ou le futur – sans Lumière intérieure ou environnante.

Toutefois, celui qui vit en vue de la correction et qui éveille les Lumières intérieures et environnantes, devient non seulement digne de recevoir du plaisir de la vie elle-même (quand la Lumière se revêt en désirs), mais il est heureux de «donner naissance à des fils dans ce monde » (à de nouveaux états). Autrement dit, il avance encore. Il développe ses désirs et voit qu’il a besoin du monde entier, car ce dernier représente ses propres désirs, qu’il joint à lui-même et satisfait. Il s’avère qu’ils sont tous ses fils.

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale du 19.12.11, L’étude des dix Sefirot

Page 1 des 1112345Dernière »