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Une carence issue de la perfection excessive

Dr. Michael LaitmanQuestion: le Créateur a-t-il vraiment besoin des êtres créés? Il serait plus raisonnable de dire que nous sommes les seuls à avoir besoin de Lui, n’est ce pas?

Réponse: Si le Créateur n’a pas besoin des créatures, pourquoi les aurait-Il créé en premier ? Et pourtant, en raison du fait qu’Il est bon et qu’Il fait le bien, Il a fait les êtres créés, afin de les contenter car c’est ce qui Lui fait plaisir! C’est ainsi, le supérieur a aussi une “déficience” mais il n’est pas égoïste: Le Créateur désire donner sans réserve.

Il est écrit: «. Plus le veau veut téter plus la vache veut le nourrir »Sinon, à qui pourrais-je donner sans réserve s’Il n’a besoin de rien venant de moi? Il a un énorme désir: Il désire que je sois comblé! C’est en effet une carence, mais une carence bonne, une carence positive.

Le désir de la créature de se faire plaisir n’existait pas initialement  et il a été créé «ex nehilo. » Mais le désir et la nécessité de donner sans réserve existaient depuis toujours. Ce besoin dépend du Créateur plutôt que de l’être créé. Et c’est le type de manque dont nous avons  hérité de Lui afin que nous nous efforcions à donner sans réserve et que nous ressentions l’obligation de compenser ce manque, et si nous ne nous donnons pas sans réserve, nous souffrons.

Le supérieur souffre si l’inférieur ne remonte pas et ne reçoit pas de Lui. Ceci est considéré comme la souffrance de la Shekhina qui ne peut pas donner sans réserve et amener les âmes plus près d’elle. Nous pensons toujours que le manque est quelque chose de négatif, alors qu’en fait, si ce dont je manque est le don sans réserve aux autres, est-ce vraiment mauvais?

Mais si le supérieur a un manque, cela veut-il dire qu’Il est imparfait? Oui, il est incomplet en termes d’être dépendant desinférieurs, mais seulement à cause de son amour pour eux. Jusqu’à la fin de la correction, ce manque restera, tant dans le côté supérieur que dans le côté inférieur.

Quant à nous, nous jugeons selon nos propres manques et pensons que c’est cela dont Il a besoin de nous, il n’est pas parfait non plus. Mais là où le Créateur est concerné, Son besoin de donner sans réserve dérive de la perfection excessive.

Le besoin de Créateur et le besoin de l’être créé ne disparaissent pas, mais plutôt grandissent et à la fin de la correction ils deviennent immenses! Ce n’est pas comme dans notre monde lorsque vous assouvissez votre besoin d’amour et qu’il disparaît. Nous étions tellement impatients d’être ensemble que maintenant que nous le sommes: le désir disparait. Je suis rempli et je ne veux plus rien, je n’ai pas de place pour un autre repas.

Ainsi, nous construisons un récipient à l’intérieur, une sorte de désir qui ne disparaîtra jamais! Au contraire, je sens un manque de plus en plus grand et un remplissage de plus en plus grand. Mais le manque est compensé par le don sans réserve aux autres, ce n’est pas un défaut. Il est très précieux, honorable et exalté! Il est semblable à celui d’une mère qui désire donner tout ce qu’elle peut à son bébé. Et elle a certainement un manque depuis l’aube au crépuscule, elle pense uniquement à lui, à partir du moment où il a été conçu en elle. Mais cela veut-il dire qu’elle a un manque? Au contraire, ils peuvent tous deux se réjouir l’un de l’autre, et c’est une occasion de se remplir, d’évoluer, et d’aimer.

Le Créateur est semblable à la mère qui souffre si elle ne peut pas donner à son enfant autant qu’elle le peut. Il y a une carence énorme que la Lumière contient, et c’est dans ce cas particulier que le désir a été créé en nous. Lorsque ce désir se déploie au complet, il sera aussi exalté comme le désir du Créateur de nous donner sans réserve. Pourtant, il ne rabaisse pas, il exalte, car il découle de l’amour.

 
De la 3e partie de la leçon quotidienne de Kabbale 22/06/2011, Talmud Esser Sefirot

La nature a toujours raison. Alors que dit-elle?

Dr. Michael LaitmanQuestion: Comment peut-on expliquer notre message d’unité aux gens? Peut-on dire qu’il s’agit d’un phénomène naturel, évident?

Réponse: Nous pouvons parler de l’unité en la montrant sous plusieurs angles. Après tout, l’unité est toujours bénéfique si elle est faite dans un souci d’un objectif bon et juste. Il est écrit: «Une assemblée d’imbéciles [au sens d’une assemblée de méchants] est mauvaise pour eux et mauvaise pour le monde. » D’autre part, l’unité des personnes qui désirent la bonté est certainement bénéfique pour elles et pour le monde. Nous voyons cela.

Nous sommes tous gagnants en nous unissant. L’unité est seulement répugnante pour l’égoïsme individuel d’une personne en raison de son caractère limité. Il n’est pas difficile d’expliquer aux gens que toute situation d’unité accompagnée d’une bonne intention ne causera de tort à personne et finira toujours en réussite. Toujours. Et c’est seulement si vous voulez nuire à quelqu’un ou profiter de quelqu’un à son détriment et c’est seulement dans les cas où vous essayez de causer des dommages directs ou indirects que l’union devient mauvaise et indésirable.

Dans tous les autres cas, on peut citer des formules, des preuves et des exemples de la vie des animaux et des plantes, ainsi que les relations humaines, qui démontrent que l’unité est bénéfique.

Question: Est-ce que cela signifie que nous pouvons dire que la bonne union est en accord avec la loi de la nature et donc elle fonctionne?

Réponse: C’est ce que je dis dans l’ensemble de mes conversations et de mes conférences vidéo. Même si une personne me déteste, même si elle est tout à fait contre moi et pousse dans l’autre direction, mon objectif est de se placer, elle et moi dans la position d’un chercheur à travers le processus de la conversation. Même si nous sommes les pires ennemis du monde, nous sommes toujours à l’intérieur de la nature, jetons donc un coup d’œil à ça. Ecoutons ce qu’elle dit. Après tout, nous allons certainement devoir progresser selon ses lois, et nous pouvons le faire dans le bon sens, si nous sommes en accord avec elle, ou dans le mauvais sens, si nous ne sommes pas en accord avec elle. Dans tous les cas, nous ne pouvons avancer qu’à partir d’elle.

Et maintenant nous allons voir lequel de nous deux a raison. Ou peut-être la vérité est quelque part au milieu? Ce n’est pas grave. Nous, en tant que chercheurs, devons reconnaître cette image, au lieu de rester dans notre erreur, notre tranquillité auto-induite, peu importe si c’est agréable ou non.

Nous voulons révéler la vérité et la vérité est la nature. Vous pouvez maudire les lois de l’univers, mais cela ne vous aidera pas parce que vous êtes à l’intérieur d’elles. C’est le point sur lequel nous devons insister. De plus en plus, les découvertes scientifiques indiquent que nous sommes à l’opposé et contre la nature, et cette opposition est exprimée comme une crise. Regardez ce qui nous arrive et où nous allons à cause de notre manque de compréhension des lois de la nature. C’est pourquoi nous devons les étudier.

Baal HaSoulam écrit à ce sujet dans l’article 42 de l' »Introduction au Talmud Esser Sefirot »:
En effet, vous devriez savoir que la raison de notre grand éloignement du Créateur est que nous sommes si enclins à transgresser Sa volonté, est pour une seule raison, qui devient la source de tous les tourments et les souffrances que nous subissons, et pour tous les péchés et les fautes que nous commettons. De toute évidence, en supprimant cette raison, nous serions instantanément débarrasser de toute la tristesse et de toute la douleur. Nous allons bénéficier immédiatement d’une adhésion avec Lui dans le cœur, l’âme et la force. Et je vous dis que cette raison préliminaire n’est rien d’autre que le «manque de compréhension de Sa Providence sur Ses Créations, » c’est pourquoi nous ne Le comprenons pas correctement.


De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 26.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

S’élever pour tout justifier

Dr. Michael LaitmanDans la lettre du Baal HaSoulam # 1, il y a  une fable à propos d’un roi dont l’amitié  pour son serviteur avait  tellement grandi qu’il voulait l’élever au-dessus de tous les ministres ….


Il a nommé le serviteur  garde à la porte de la ville, et dit à un ministre qui était un farceur intelligent de faire semblant de se rebeller contre le royaume …


Le ministre fit ce que le roi avait ordonné, et avec une grande sagesse et ruse, fit semblant de se rebeller contre la maison du roi. Le serviteur a risqué sa vie et sauvé le roi, en combattant  avec dévouement et courage contre le ministre, à tel point que  son grand amour pour le roi  fut évident pour tous.


Ensuite, le ministre enleva son costume et il y eu de grands rires car il avait combattu si âprement, et maintenant il réalisait que ce n’était qu’une fiction, ici, pas la réalité. … Chaque élément unique dans cette terrible guerre devint une ronde de rires et de  grande joie. …

[Puis une deuxième fois le roi] a dit à ce ministre qu’il devait  se déguiser en voleur et en  meurtrier, et mener une  guerre acharnée contre lui. Le roi  savait que dans la deuxième guerre, il allait montrer une  merveilleuse sagesse (Hokhma), et  mériterait d’être à la tête de tous les ministres.


Dans l’intervalle, le serviteur a hérité de  la « sagesse » (Hokhma) de l’après-connaissance, et «l’amour»  à partir de la prescience, et a ensuite été érigé pour l’éternité.

Il est vrai que toutes les guerres  de cet  l’exil  sont un spectacle merveilleux, et chacun sait en son for intérieur  que tout cela est une sorte d’humour et de joie qui n’apporte que du bien. Pourtant, il n’y a pas de tactique pour alléger le poids de la guerre et de la menace sur soi.
Nous ne savons pas vraiment pourquoi nous avons à passer par toutes les souffrances, les problèmes, les guerres et la confusion, et de l’autre côté de cela, la clarification, les réussites et les échecs …. Quelle est l’utilité de toute cette souffrance?
Mais plus tard, sur ce chemin nous allons  progressivement réaliser à quel point à partir de cela nous acquérons des connaissances, la sagesse, la puissance et la compréhension du système général. Nous étudions les actions du Créateur qui nous ont été faites, et en conséquence nous L’atteignons et Le comprenons, comme il est écrit: «Par Tes actions nous Te connaîtrons  » Dans la mesure où nous Le comprenons, nous commençons à Le ressentir.
Pourtant, la raison pour laquelle nous  devions  certainement atteindre ceci par un tel chemin difficile n’est pas claire pour nous. Et maintenant, alors que nous sommes toujours sur le chemin de la correction, nous ne sommes pas capables de le comprendre, mais seulement quand nous nous élèverons au-dessus de ses limites à l’état de la  perfection. Puis nous gagnerons l’esprit et les sentiments nécessaires, les moyens nous permettant de découvrir la justification de cette voie.

De la 1ère partie du cours  quotidien de  Kabbale du  26/06/11, «une fable à propos d’un roi »

Le livre qui guide vers la bonté

Dr. Michael LaitmanNous sommes dans une réalité inconnue, et à ce jour, tout en existant dans ce monde dans lequel nous sommes et que nous ne comprenons toujours pas exactement, par quel programme, nous nous développons, et vers quel but nous nous dirigeons. Nous ne comprenons rien dans notre vie, et nous sommes abrités par la dissimulation, nous nous considérons comme malin et intelligent, comme si nous avions la connaissance, notre propre opinion et notre liberté de choix

 

Mais quand les coups et la souffrance nous rattrapent, nous comprenons que nous sommes capables de rien, que nous ne comprenons rien, et nous n’avons aucune chance de nous comporter intelligemment. Surtout maintenant, pendant cette période de crise, nous voyons que nous n’avons aucune chance de nous relier correctement à la réalité, que nous sommes confrontés à des problèmes et que nous n’avons pas la moindre capacité à les comprendre. Même si parfois nous comprenons quelque chose, une avancée d’un millimètre dans le temps cela ne nous permet pas de changer notre état ou de se comporter différemment. Même si nous décidons que nous avons vraiment besoin de changer et de commencer à se comporter différemment, nous n’avons pas les forces pour changer nos comportements. Alors, qu’allons-nous faire de ces décisions, si nous ne pouvons pas nous changer, changer l’influence de l’autre, et le monde entier?

Même quand nous voyons que nous  infligeons des dommages et des malheurs sur nous-mêmes, que nous sommes, en fait, en train de nous conduire vers la mort, et que nous sommes toujours incapables de nous arrêter. Quelle insignifiance, quelle ignominie! Nous souhaitons simplement finir notre vie à l’intérieur de notre volonté d’obtenir du plaisir, ce qui nous tuerait complètement si nous n’avions pas reçu la Torah, les moyens de corriger le désir égoïste de sorte qu’à partir du point le plus bas possible, un instant avant la mort, nous pouvons commencer à nous élever  vers le haut, au niveau du Créateur, le plus élevé, la qualité contraire – le don sans réserve.

Ces moyens appelés « Torah » sont plus importants que tout. Sans elle, il n’y a aucune chance de réaliser quoique ce soit. Nous ne pouvons pas développer à travers la souffrance. L’influence de la souffrance ne produit que le développement de la volonté de profiter. Les coups provoquent  la  recherche de tous les moyens pour se débarrasser des ennuis, et à la fin cela conduit à la mort, au lieu d’éviter la souffrance. Quand le désir ressent des souffrances insupportables à cause de son opposition absolue à la lumière, il est prêt à se neutraliser complètement, tout sauf souffrir.

Si oui, alors la Torah est le seul moyen qui nous conduit à la vie, à la correction, et à l’existence. C’est pourquoi il n’y a pas de chemin de souffrance, pas de chemin sans Torah. La Torah doit se révéler à l’humanité afin que les gens soient capables de l’utiliser. Et ils doivent la révéler de façon correcte-comme la Lumière qui ramène vers le bien. Mais s’ils n’utilisent pas correctement la Torah, ce qui signifie qu’ils ne la réalisent pas, ce qui signifie qu’ils suivent le chemin de la souffrance. S’ils l’utilisent correctement, alors ils suivent le chemin de la Torah, le chemin de la Lumière. Et s’ils se trouvent au milieu, entre l’un et l’autre, ils avancent par « la voie terrestre. »

Par conséquent, l’article du Baal HaSoulam, « La Révélation de la Divinité (Matan Torah) » est très importante car elle nous raconte comment nous pouvons recevoir la Torah. La Torah nous est donnée par le supérieur, et il y a une réception de la Torah par le bas. Toutes les souffrances viennent à nous parce que nous n’utilisons pas la Torah correctement, la Lumière qui ramène vers le bien, qui nous ramène à la source de la bonté. Tout dépend de nos efforts pour devenir bon. Par conséquent, nous ne manquons de rien d’autre que de ces moyens. Nous allons découvrir comment recevoir la Torah et atteindre la bonté!
De la 4e partie du cours quotidien de Kabbale du 19.06.11 « Matan Torah (Le Don de la Torah) »

Le moment est venu de réfléchir

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui, le monde entier est en crise et nous nous approchons lentement de problèmes encore plus grands, visibles partout et dans tous les domaines. Tout ce que nous faisons dans ce monde n’est dicté que par notre égo.

A présent, le mal se révèle progressivement, pas à pas, goutte-à-goutte par le manque ou la sensation de « trop ». Sans la recherche de l’équivalence de forme nous chercherons toujours en vain. Mais si la douleur devient trop forte, nous ne pourrons pas penser à autre chose, seulement à la façon de nous débarrasser de toute cette souffrance. Nous ne songerons qu’à la fuir.

Cependant, si nous ressentons tous ces évènements tels les tsunamis ou autres : les crises mondiales, monétaires, ethniques, religieuses…., nous devons rechercher la cause à l’intérieur de nous. Comme dans un film : il y a un metteur-en scène, des acteurs, des figurants), mais c’est seulement après tout cela que nous voyons la concrétisation du projet. Et que nous pouvons visualiser un film globalement.

Admettre tout ceci n’est pas chose aisée : ce sont les causes et les conséquences, la honte que nous ressentons lorsque nous nous retrouvons face à lui (PBP). Et nous devrions accepter de Le refuser afin de mieux nous L’approprier. C’est un jeu qu’II joue avec nous et qu’Il a plaisir à nous voir jouer. Tout est inversé afin de pouvoir contenter chacun et ne léser personne.

Tout d’abord, nous devons étudier la cause de toute cette crise et sentir que plus Il s’approche, moins nous le sentons et admettre cela.

C’est à présent, ici et maintenant que nous devons tous agir, délicatement, progressivement afin que tous murissent en douceur. Jusqu’à la prochaine crise.

Ainsi, le Créateur nous enseigne et nous donne des occasions de chercher des raisons pour que nous Le révélions et que nous admettions que tous ce qui nous arrive est Sa volonté. Alors, nous comprendrons pourquoi nous nous sentons mal. En fin de compte, c’est parce que nous nous sentons si diamétralement opposé à Lui que nous avons honte

Que pouvons-nous faire pour nous sentir bien ? Le Créateur est parfait, bon et bienfaisant et nous laisse le choix de venir à Lui soit par les coups soit par l’Etude.

Cependant, nous devons révéler la méthode aux nations afin qu’ils apprennent d’où et pourquoi ces coups viennent. Par cela, nous faciliterons le développement de l’humanité entière. C’est appelé « Apporter La Lumière aux nations », « éclairer les nations »

Pour se développer avec conscience chaque personne doit découvrir la cause ainsi que la nécessité  de tout ces « coups ». Ceux qui possèdent la méthode de correction (et qui comprennent les écrits) ont le devoir d’amener l’Humanité toute entière à eux.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabble, Shamati 241, du 25/6/11

Une question de proportion

Dr. Michael LaitmanQuestion: La vie dans notre monde apparaît comme un chagrin d’amour sans fin, avec de petites pauses pour donner à une personne le temps de revenir sur ses pieds après un coup, juste pour recevoir le prochain. Ceci est l’histoire humaine en général et la vie d’une personne en particulier. Quel genre de progrès est-ce là, et où sont les dons que le Créateur donne à la création?

Réponse: Imaginez que je sois dans une galaxie lointaine, où je regarde l’infini de l’espace et cherche quelque chose dans cet infini. J’accélère à la vitesse de la lumière et me déplace lentement à travers des milliards d’années lumière, en me rapprochant de notre galaxie, de notre système solaire, et de notre terre. Je me pose sur la surface de la terre, et là je découvre des gens.

Il est difficile d’imaginer l’échelle à laquelle je pourrais comparer des proportions si différentes. De façon analogue, nous ne comprenons pas dans quel genre de système nous sommes. Nous savons comment faire des mesures et faire des recherches à notre propre échelle, en fonction de nos proportions. Nous comparons le poids de quelque chose par rapport à ce que nous pouvons soulever, la distance par rapport à jusqu’où nous pouvons voir, le bien et le mal-avec ce qui est bon ou mauvais pour nous. Notre spectre est un minuscule fragment de l’énorme échelle totale et nos distinctions sont minuscules.

Cependant, maintenant nous parlons du système spirituel dans lequel notre univers entier est imperceptible. Nous parlons des mécanismes qui sont énormes en raison de leurs caractéristiques qualitatives. Comparé à eux, notre monde tout entier est dans une seule qualité- un petit désir égoïste qui est animé par une petite étincelle de Lumière. La matière de ce désir est créée comme « quelque chose à partir de rien» par la Lumière qui a traversé jusqu’ici, ébauchant une projection exacte de la création spirituelle.
Et maintenant, à partir de cet état, vous êtes à spéculer sur la souffrance de l’humanité toute entière. C’est vrai, c’est comme cela que nous ressentons. Toute personne nie les choses selon sa propre imperfection et les juges en fonction de ce que ses yeux voient. Mais que pouvez-vous faire? C’est ainsi que nous devons avancer, et maintenant nous sommes incapables de percevoir quelque chose de plus. Il y a un gigantesque canevas défait devant vous, mais vous ne pouvez pas vous en sortir.

Nous sommes seulement en mesure de nous rattraper un peu sur le simple fait qu’il ya un manque de désir, un manque de récipients. Les questions abondent, « Le Créateur immuable peut-il changer ? Peut-Il créer une pierre qu’Il ne peut pas soulever? Pourquoi nous a-t-Il initialement rendus imparfaits? » Mais toutes ces énigmes sont inutiles.
Nous devons comprendre un principe de notre vie: nous devons passer par des états opposés. Ce n’est qu’à partir de ces opposés, en reconnaissant l’avantage de la lumière à partir des ténèbres, que nous formons les récipients pour des sensations plus hautes, plus élevées. Quand j’acquière les récipients qui sont prêts pour cela, le monde s’ouvre à moi. Rien ne m’est caché derrière un mur de pierre. Je dois simplement construire des récipients à l’intérieur de moi afin de voir la réalité.

Ce développement est nécessaire et le Créateur ne peut pas le faire arriver à l’avance. Pourquoi? Pour l’instant, je ne sais pas pourquoi. Je peux faire certaines conjectures, mais cela ne me donnera rien. Je vais tout mettrte de côté, en disant: «Je ne le crois pas! Il pourrait le faire! »Et il n’y a pas d’autres faits en face de vous.

Pourtant, il y a une règle: l’avantage de la Lumière est atteint à partir de l’obscurité. Toute chose est évaluée uniquement à partir de son opposé. C’est pourquoi nous devons passer par ces étapes pas à pas, en formant les récipients pour révéler la réalité où nous sommes.

Nous sommes dans le monde de l’Infini, mais vous ne le ressentez pas. Alors développez vos récipients. On vous a donné l’occasion de les développer, ou dit autrement, de les corriger. On vous a donné délibérément des désirs brisés qui sont opposées à ceux corrigées. Pour quoi faire? De sorte que vous puissiez les faire grandir et les collecter, en comprenant et révélant le monde.

Il n’y a pas d’autre moyen d’aller. Et plus tard, vous justifierez la création. Le long processus, qui dure depuis plusieurs milliers d’années durant lesquelles nous souffrons, c’est la vérité à notre échelle. Cependant, en réalité nous ne réalisons pas ce genre de proportions où nous sommes. Outre cette petite « pièce », il ya tout un monde en-dehors que vous n’avez jamais vu. Vous êtes comme un ver vivant dans un radis c’est l’exemple que le Baal HaSoulam donne.

Question: Mais pourquoi ce ver a-t-il parlé du Donneur et de Son amour?

Réponse: Dans le but d’aspirer à cela, afin de lui faire comprendre qu’il y a un objectif pour lequel cela vaut la peine de sortir du radis. En outre, non seulement vous recevez la compréhension de cela, mais aussi les moyens de le faire. Nous sommes tous comme des vers dans un radis, mais si chacun de nous commence à pousser les autres vers l’extérieur, nous allons vraiment sortir.

Par conséquent, il ya une solution. Tant que vous avez été satisfait par la vie dans ce monde, personne ne vous l’offrira. Mais maintenant vous êtes placé dans un nouveau système mondial et la solution vous est donnée.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 23.06.11, «Matan Torah (Le Don de la Torah) »

La division du travail

Dr. Michael LaitmanDans la Kabbale, quelque soit l’état, la créature est dans ce qui est appelé un «monde». Nous descendons et remontons l’échelle des mondes d’Adam Kadmon, d’Atsilout, de Béria, de Yetsira, et d’Assiya. Notre situation actuelle est appelée « notre monde ». Tout commence et finit avec l’état du monde de l’Infini. La différence entre les mondes nous parle du but de la création.

L’état initial du monde de l’Infini ne peut être perçu. Il est semblable à une goutte de sperm qui va se développer en fœtus, et donner naissance à une personne. C’est uniquement lorsqu’elle aura grandit, qu’elle atteindra l’âge adulte, l’état de conscience et comprendra où et ce qu’elle est et ce qui lui arrive. Tout cela découle d’un code génétique infime.

Dans le monde de l’infini d’où tout provient, nous sommes dans le même état, comme une goutte de sperm. Ensuite, nous passons par le second état, le stade de développement. Enfin, dans le troisième état, nous nous élevons au plus haut degré et, ensemble, comprenons un énorme désir appelé Adam.

Adam vient du mot «similaire». En d’autres termes, nous sommes tout à fait semblable à la Lumière, le Créateur. La Kabbale nous dit que pour y accéder, cet état est obligatoire.

Nous pouvons déjà voir le début de cette ascension dans notre état actuel. Après être descendu de haut en bas, nous devons maintenant arriver à la Makhsom, la barrière avant l’ascension. Nous sommes debout devant elle avec toute l’humanité.

Ce n’est pas grave qu’il n’y ait que plusieurs millions de personnes dans le monde intéressées à entrer dans le monde spirituel. Le reste de l’humanité est poussé en avant par la souffrance. Notre monde entier est pris en chasse par la souffrance c’est pourquoi nous allons de l’avant par notre propre aspiration au lieu de souffrir. C’est la différence entre nous et le monde en général. Contrairement à la masse, on avance avec notre propre aspiration. Notre désir nous tire vers l’avant.

Ainsi, il y a deux forces qui nous font avancer vers le but. La première force nous pousse et attire, tandis que la seconde force nous presse. Cela aussi existe partiellement en nous. Nous sommes partiellement poussés par derrière et partiellement nous avançons de notre propre gré. Cependant, les masses ne sont poussées en avant que par la souffrance.

Telle est la «division du travail »: Nous devons avancer, nous devons nous organiser, nous devons comprendre ce que la nature exige de nous. Ce qu’elle exige, c’est de révéler, de découvrir ces états d’exaltation, de s’adapter à ces états, et d’accéder au niveau suivant vers l’éternité et la perfection. La nature nous tire vers cela.

Dans le même temps, nous devons penser à aider les masses qui n’ont pas cette possibilité, qui éprouvent des souffrances et une énorme pression et n’ont aucune idée de ce qui les attend.

De la 2ème leçon à la Convention de Moscou 10/06/11

Le monde global ne divise pas en parties

Dr. Michael LaitmanIl y a deux forces qui nous influencent : L’une nous pousse par derrière, et l’autre nous tire vers l’avant. En conséquence, la Kabbale affirme que nous avons deux manières d’atteindre l’objectif.

1. Si nous rendons la force qui nous tire vers l’avant plus grande que la force qui nous pousse par derrière, nous progresserons de manière confortable et rapide avec compréhension et désir. Alors, une route très agréable et rapide, amenant à la correction personnelle et à la révélation de notre état parfait, s’ouvre devant nous. Dans ce cas, nous percevons l’état actuel comme un tournant, un tremplin pour un saut très doux et bon.

2. Si nous ne nous efforçons pas à avancer et à aider tous les autres, c’est-à-dire l’ensemble de l’humanité, la force négative nous poussera en avant à travers la souffrance. Bien sûr, considérant notre interconnexion globale dans le monde moderne, nous souffrirons énormément.

Ainsi, les personnes qui ont le désir et l’aspiration aujourd’hui doivent aussi comprendre leur responsabilité pour le monde entier. Leur récompense est aussi en elle. Aspirer vers le but et conduire en avant est un énorme et noble objectif.

C’est pourquoi nous créons maintenant un portail spécial sur Internet, et recueillons à cette fin une quantité énorme de matériel. Nous sommes en contact avec de nombreux sociologues, analystes politiques et scientifiques, étudiant les états actuels de la société et le monde dans différentes régions. Nous voyons comment ils sont concernés par tout ce qui se passe.

Les scientifiques étudient l’état actuel des ressources humaines qui sont laissées à notre disposition comme le gaz, huile, eau, charbon, métaux, et sol, tout ce que la terre nous donne. Ils sont horrifiés parce que nous sommes au bord de l’épuisement de nos ressources. Il y a déjà beaucoup d’articles écrits à ce sujet, encore plus sont sur le point de sortir, et nous les collectons. Il y a une énorme quantité de matériel.

Il y a aussi une quantité énorme de matériel sur l’éducation. Nous avons atteint un point, où nous sommes incapables d’élever des êtres humains. Nous sommes capables de leur fournir une certaine forme d’éducation, bien que cela ne garantisse pas qu’ils soient capables de trouver du travail ensuite. Pourtant, nous ne savons pas comment élever des êtres humains, éduquer un jeune enfant, ce «petit animal» , en un être humain qui vit en harmonie, dans une bonne connexion avec les autres comme l’exige maintenant notre monde globalisé. Nous devons bien expliquer aux gens ce que signifie être «globalisé», en d’autres termes, être totalement interconnectés.

J’ai commencé mes études et travailler dans la biocybernétique, les systèmes de l’organisme, c’est-à-dire la façon dont il se nourrit, entretient un équilibre intérieur, et l’homéostasie avec lui-même et avec son environnement. C’est un système incroyable.

La médecine est basée sur cette connaissance. Les médecins utilisent des analyses et des examens pour vérifier les différents paramètres de l’organisme, qui sont en équilibre et ceux qui ne le sont pas. Il y a des tableaux spéciaux montrant l’existence et l’état de nos systèmes internes : pression et maintien de la température, équilibre des électrolytes, acides, etc. Ceci se rapporte à un énorme bloc de données interconnectées.

Notre société mondiale d’aujourd’hui est exactement pareille. Elle ne peut plus être divisée en pays distincts comme avant. Cependant, nous ne sommes pas encore psychologiquement prêts pour cela. Nous ne le comprenons pas. Nous devons développer et comprendre le système global et la connexion équilibrée, qu’elle doit maintenir. Cet équilibre nous donne la perception d’une vie normale.

Dès qu’une partie de l’organisme humain commun tombe de son interconnexion adéquate, les maladies apparaissent immédiatement. Par ailleurs, celles-ci peuvent apparaître dans différents systèmes et se manifester sous différentes formes. Nous ne comprenons pas cela encore. Les scientifiques commencent encore à examiner les mécanismes globaux.

La technologie nous apprend le comportement des systèmes analogiques, des systèmes globaux et des systèmes en circuit fermé. Dès que nous commençons à imaginer ceux-ci en référence à la société humaine, nous constatons aujourd’hui une divergence horrible avec la situation. Mais la nature nous pousse progressivement vers une vision du globale du monde.

De la 1e leçon  du 10/06/11 à la Convention de Moscou

Nouvelles en direct: Treize minutes pour la chose la plus importante

Dr. Michael LaitmanLa crise qui a embrasé le monde était très évidente lors des récentes conventions, que nous avons organisées, y compris celle qui s’est tenue en Italie il y a trois semaines et surtout il y a une semaine à Madrid, en Espagne. Là, la crise est très visible. Les masses sont en plein désarroi, et le taux de chômage des jeunes est de 40%. Les choses ne font qu’empirer chaque jour. Il y a des manifestations et des protestations dans la rue, et plus encore.
 

J’ai délibérément marché dans les rues et parlé aux gens. Ils ne savent pas quoi faire et organisent des manifestations devant les bâtiments du gouvernement. Mais le gouvernement ne sait pas non plus que faire. Tout le monde est confus et personne n’est coupable. Et tout ça, parce que nous nous faisons face au défi de la nature.

Les places de travail ne peuvent pas être créées à partir d’un espace vide. Et pour quoi faire ? En faisant ainsi, nous épuiserions les ressources naturelles restantes encore plus rapidement, nous ruinerions le sol et polluerions l’environnement encore d’avantage. Nos ressources en eau et en air diminueraient encore plus vite. Alors, pourquoi devrions-nous stimuler une économie qui détériore ? Juste pour donner du travail aux gens ? Avec de telles conséquences, il est préférable de ne pas leur en donner !

En Espagne, je me suis présenté à la chaîne de télévision la plus populaire en « prime time ». Au lieu de parler pendant plusieurs minutes, tel que le programme le prévoyait, l’interview a duré treize minutes. Pouvez-vous imaginer – treize minutes durant les nouvelles du matin, sur les événements actuels les plus importants ! Ils ne pouvaient tout simplement pas mettre fin à l’entrevue.

Ma suggestion étais simple et se réduisait à un seul conseil pratique : Nous devons mettre les personnes à l’étude. Elles devraient recevoir des allocations de chômage (ce qui serait également la stratégie la plus efficace pour économiser de l’argent) et elles devraient apprendre dans quel genre de monde nous vivons, ce qui existe en face de nous, et quel genre de défi la nature nous lance.

Ce n’est pas le caprice de quelqu’un ou les intérêts d’un parti ou les chefs de gouvernement. Ce n’est autre que la nature, qui nous met au défi. Et le défi est pour nous de changer. Nous ne devons rien changer d’autre que nous-mêmes.

Nous devons devenir intégral et global, conformément à la crise actuelle. Après tout, la crise est la sensation de son manque de conformité avec la nature environnante. Par conséquent, si nous nous corrigions de cette façon, tout deviendrait équilibré et atteindrait l’harmonie. C’est ce que l’on devrait enseigner aux gens.

L’entrevue a reçu une réponse positive dans toute l’Espagne, ainsi qu’en Amérique latine et en Amérique du Nord, et c’est parce que c’est vraiment la seule façon raisonnable de sortir de la situation qui s’est formée. Et l’Espagne n’est pas seule. La Grèce, l’Islande, l’Italie et d’autres sont dans une situation similaire, et il y a beaucoup d’autres pays entrant peu à peu dans cette crise. Et en d’autres endroits, la crise arrive de façons différentes.

C’est ainsi que la nature nous place devant une tâche claire : Nous devons changer. Nous devons être solidaires avec la nature, comme l’est tout ce qu’elle contient – le niveau inanimé, végétal, et animal. L’homme ne doit pas penser qu’il est supérieur à la nature et qu’il peut faire ce qu’il souhaite. Sa tâche la plus importante est de devenir consciemment une partie intégrante du tout.

En devenant partie intégrante de la nature, il commence à comprendre ce qu’elle est, et découvre tout à coup de nouvelles profondeurs en elle : les mondes d’Assiya, de Bryia, de Yetsira, d’Atsilout, d’Adam Kadmon, et le monde de l’Infini. Il ne fait plus obstacle à la nature par son égoïsme, mais commence à sentir la nature comme transparente. Il comprend enfin et prend conscience des forces qui contrôlent tout, y compris lui-même.

C’est la tâche, à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui. Par conséquent, si nous le voulons et si nous utilisons la force de l’aspiration vers l’avant qui existe chez de nombreuses personnes dans le monde, alors nous allons réellement aspirer à l’auto-correction, à la révélation du monde, à sortir de l’état de rêve, de l’inconscience. Puis, nous atteindrons l’égalité totale avec la nature, le niveau du Créateur.

De la 1ère leçon à la Convention de Moscou 10/6/11

Le besoin d’unité est propulsé au sommet

Dr. Michael LaitmanLe thème de notre Congrès est «l’union – l’avenir du monde. » Je suis très ému parce que, après de nombreuses années d’étude de la Kabbale, l’unité du monde et le besoin pour celle-ci commence enfin à se manifester.

Au cours des milliards d’années de développement de notre monde, ainsi que dans le processus de nombreux événements avant sa conception, tout a progressé précisément vers ce point-le point de réaliser le besoin d’unité. Cette idée ne fait que commencer à s’éveiller, à s’exprimer et à montrer sa nécessité. Et vous et moi sommes au centre de cette réalisation.

Tout a débuté lorsque la seule force de la nature, la force du don, ou le Créateur, ce qui est la même chose, a commencé à agir, en émanant, et en créant la matière. D’abord, il fit la matière spirituelle, c’est-à-dire le désir: le désir d’être rempli, le désir de se développer, le désir de se percevoir soi-même et tout autour.

Ce désir se développe sous l’influence de la force initiale, la force de la nature. Les phases de son développement sont appelées «les quatre phases de l’expansion de la lumière directe. »
Le seul but du développement de la création ou du désir, est de rendre la créature semblable à toute la nature, en la faisant parvenir à une harmonie complète, ou en d’autres termes, en la faisant atteindre l’équivalence avec le Créateur et l’union avec Lui, car l’union est atteinte grâce à l’équivalence de forme. La matière, c’est-à-dire un désir qui est opposé à la Lumière, opposé à l’attribut du don, doit passer par toutes les phases de son développement et doit réaliser que l’état optimal, est un état similaire à la lumière, similaire à la nature parfaite, un état d’harmonie et d’union avec elle.

Cependant,  afin de parvenir à cet état, il faut d’abord sentir que vous lui êtes totalement opposés, ce qui signifie que vous fassiez l’expérience d’avoir une qualité complètement opposée à la Lumière, l’expérience de l’égoïsme, de la cruauté, du désir de ne penser qu’à vous-même, de l’unique sensation de votre propre ego, de l’incapacité de sentir quelqu’un d’autre ou de penser à quelqu’un d’autre, si ce n’est pour votre propre intérêt, à moins qu’il ne vous apporte un avantage personnel, ou qu’il s’agisse d’utiliser les autres. C’est ainsi que les qualités les plus opposées à la lumière doivent être exprimées dans la création.

Dans notre monde, cette création est l’homme, qui passe par un très grand nombre de phases de développement tout au long de l’histoire jusqu’à ce qu’il atteigne la sensation, et surtout, la réalisation qu’il est complètement opposé à la force de la nature. Il s’agit d’un processus très long et difficile. Sur des centaines de milliers d’années nous avons progressé, et l’égoïsme a graduellement augmenter à l’intérieur de nous. Extérieurement, nous voyons comment l’homme s’est développé dans le domaine social, jusqu’à son état actuel. Dans l’ensemble, cet égoïsme, ce désir, nous a poussé sans cesse vers l’avant jusqu’à l’instant présent.

Et maintenant, finalement, nous commençons à être convaincus que cet égoïsme, cette nature que nous avons, est en fait notre ennemi, et notre seul ennemi. En nous séparant les uns des autres, il nous a littéralement privé de la possibilité d’exister normalement, même au niveau de ce monde matériel.

Nous sommes de plus en plus fermés, cruels, séparés, et effrayés, et nous prenons une position défensive, ce qui nous prive d’une vie normale et nous fait perdre le sens de l’existence. Et en effet : Pourquoi devons-nous vivre ? Dans le seul but de nous défendre et de nous protéger? Dans le seul but de nous fixer des limites et d’exister en elles pour un certain temps avec un certain niveau de confort et de sécurité ? Serait-ce là tout ?

Voilà comment l’homme par nature se sent devenir, dans ce monde, de plus en plus cruel avec le temps. Nous le faisons l’homme de cette façon. Notre égoïsme nous pousse à cela.

A la fin, tout cela s’exprime en une énorme crise. La crise se fait sentir plus dans certains pays, et moins dans d’autres, mais elle monte à la tête. Peu importe combien nous le cachons, nous ne pouvons rien faire contre elle. Elle s’exprime dans l’économie, dans la structure sociale, dans la diminution du rôle de la famille, et dans tous les problèmes qui surgissent dans notre société, tels que la crise de l’éducation, la drogue, le terrorisme, et ainsi de suite.

Dans tous les domaines d’activité de l’homme, celui-ci se heurte à de nombreuses crises, mais en fin de compte, il s’agit d’une crise due à notre opposition à la nature. Et naturellement, elle ne peut être corrigée qu’à la racine.

Nous ne pouvons pas la corriger autrement. Nous voyons comment les chefs de gouvernement s’y attellent, comment les autorités sont incapables de faire quoique ce soit, et même les tyrans,  utilisant l’argent et les armées à leur disposition, sont incapables de changer quoique ce soit. Le monde s’oriente sans repos vers une grande rupture. La force et la puissance essaient encore de tenir le monde dans les limites précédentes, mais ne sont plus en mesure de le faire.

De la 1ère leçon à la Convention de Moscou 10/06/11