Category Archives: Sources kabbalistiques

Selon le conseil d’un kabbaliste

Question : Est-il impossible d’expliquer la méthode de la Kabbale à une personne qui n’a pas de point dans le cœur ? Elle ne comprend que la logique cartésienne, la psychologie de groupe, mais pas la psychologie supérieure.

Réponse : La Kabbale ne s’occupe pas des explications car elle fonctionne initialement à un niveau où il n’y a ni pensées ni désirs humains. Cela n’a aucun sens d’expliquer quoi que ce soit. C’est la même chose que de s’asseoir devant un chien en lui interprétant des canons philosophiques, tandis qu’il remue la queue pour répondre à votre affection, et ce que vous dites n’est pas important.

C’est pareil avec un kabbaliste. Lorsqu’il essaie de transmettre quelque chose aux gens, ils acquiescent avec un sourire approbateur, comme s’ils disaient « Continuez à babiller ! » mais ils n’explorent rien.

Le temps passe et s’ils continuent à étudier conformément aux conseils du kabbaliste, alors ils commencent peu à peu à comprendre où cela mène. Ils ressentent divers changements en eux-mêmes ; selon les termes employés, ils commencent à ressentir une réaction adéquate à des actions plus élevées qu’ils n’avaient pas ressenties auparavant. Ils entrent dans un champ où il y a des définitions complètement nouvelles, et de ce fait ils continuent à avancer.

Mais ce n’est pas parce qu’ils absorbent tout dans leur esprit, mais parce qu’ils agissent selon les directives de leur enseignant.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 12/04/2018

L’hébreu : la langue pour percevoir le Créateur

L’hébreu est bien plus approprié pour parler de la science de la Kabbale que toute autre langue. Il contient une plus grande quantité de mots appropriés qui expriment plus précisément une sensation intérieure. Après tout, la langue hébraïque est née de la science de la Kabbale. Cette science, son approche, l’aspiration au Créateur, a créé et formé le langage.

Par conséquent, l’hébreu contient tous les symboles pour clarifier le Créateur. La forme des lettres, la façon dont elles sont écrites, la grammaire, tout est adapté uniquement dans le but d’expliquer l’essence du désir dans lequel le Créateur peut être perçu.

Aucune autre langue ne peut être comparée à l’hébreu dans l’expression de la Kabbale. Les autres langues n’ont pas de telles propriétés.

Extrait de la 1ère partie du cours quotidien de la Kabbale, « La sagesse de la Kabbale dans le Monde Moderne – La Vraie Perception de la Réalité » du 03/10/2018

Lorsque vous vous sentez vide…

Question : Que devriez-vous faire lorsque vous ressentez un vide profond et que vous n’arrivez pas à sortir de cet état  ?

Réponse : Lorsque je ressens un vide profond et que je ne sais plus quoi faire, je prends la Préface à la Sagesse de la Kabbale ou l’Étude des Dix Sefirot qui sont écrits dans un langage scientifique sec et je commence à lire, en essayant de comprendre ce qu’il est dit.

Cela m’amène à un niveau normal et sérieux de perception de la réalité, la perception de la Kabbale. De là, je passe lentement à d’autres textes, à des articles du Baal HaSoulam du livre Shamati (J’ai entendu) et à des articles du Rabash.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 13/05/2018

Travailler avec les textes kabbalistiques

Question : Les livres kabbalistiques influencent-ils une personne si on les lit seuls ? Ou doit-on les lire en groupe ?

Réponse : Lisez comme vous voulez, il est seulement souhaitable que ce soient de vrais livres kabbalistiques, pour votre niveau, et que vous vous retrouviez correctement dans ces livres.

Question : Quels sont les critères pour l’étude correcte des livres ?

Réponse : Étudiez la littérature qui vous est recommandée dans les cours de Kabbale dans votre communauté.

Question : De plus, comment travaillez-vous avec les livres ?

Réponse : J’ai étudié plusieurs fois en détail les sources kabbalistiques primaires. Il y a même des articles et des lettres que j’ai lu quelques centaines de fois, et à chaque fois j’y ai trouvé quelque chose de nouveau. Par conséquent, dans la Kabbale, il n’y a pas de sources que je n’aurais pas connues et que je n’aurais pas pu utiliser à plusieurs reprises, dans la langue originale.

Je lis, souligne, écris, compare et recherche du matériel spécifique pour le révéler d’une façon ou d’une autre. C’est le travail habituel de tout chercheur.

Il existe plusieurs variantes du travail sur les sources primaires. Je les traduis souvent, et sinon je commence à les écourter, c’est-à-dire à les réécrire dans la langue originale, en faisant les ajustements nécessaires.

Le texte qui en ressort est ce que je veux voir maintenant dans mon état actuel. Peut-être que la prochaine fois, j’en ferai un résumé complètement différent.

En travaillant sur les textes, je peux les diviser en paragraphes, donner un titre à chaque paragraphe, poser des questions, donner des réponses, etc. Je travaille le texte pour être en lui, et il est en moi.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 25/03/2018

A qui sont destinés les articles du Rabash ?

Le Rabash, Shlavey Soulam, « Le But du Groupe » (1,1) : Nous nous sommes réunis ici pour établir un groupe pour tous ceux qui souhaitent suivre le chemin et la méthode du Baal HaSoulam, la façon selon laquelle gravir les degrés de l’homme et ne pas rester comme une bête…

Le Rabash a écrit le premier article sur le travail dans le groupe sur un papier à cigarette lorsqu’il était assis avec moi sur un banc dans le parc. Nous lui avons alors acheté une machine à écrire, et pendant toute la journée le son de la frappe sur les touches parvenait de sa chambre. C’était sa vie. Il a continué à réfléchir à la bonne façon d’exprimer ses pensées. Au moment de la rédaction des articles, il était une personne complètement différente.

Nous ne pouvons même pas imaginer la profondeur de son travail. Même maintenant, je n’atteins que la couche supérieure de ses écrits.

Question : Même un article que nous avons étudié 200 fois… ?

Réponse : Cela importe peu. Dans la Kabbale, il n’y a pas de division de l’information pour les kabbalistes débutants et avancés, parce que la profondeur du texte dépend uniquement du lecteur qui le comprend. Dans ces articles, il a exposé quasiment tout. Ils sont conçus pour ceux qui veulent passer du niveau de développement animal au niveau humain (Adam).

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 26/12/2017

Qu’est-ce que Bnei Baruch ?

Question : Qu’est-ce que Bnei Baruch (Fils de Baruch) ?

Réponse : Bnei Baruch sont les personnes qui utilisent la méthode de mon professeur, le grand kabbaliste Rav Baruch Shalom HaLevi Ashlag. Elles réalisent cette méthode sur elles-mêmes et ressentent ou essaient de ressentir que c’est lui qui les guide.

Question : Qu’est-ce que Bnei Baruch aujourd’hui ?

Réponse : Bnei Baruch est un groupe de personnes dispersées dans le monde entier, avec des langues différentes, avec diverses prédispositions et mentalités naturelles, qui étudient les œuvres du Baal HaSoulam et du Rabash, et essayent de les réaliser.

Question : Pourquoi Bnei Baruch est-elle une organisation internationale ?

Réponse : Le Baal HaSoulam a écrit à ce sujet dans son article principal : « L’Arvout » (La Garantie Mutuelle/solidarité). La réalisation principale de la Kabbale doit se produire dans le monde entier, pas seulement dans la nation d’Israël. Le peuple d’Israël n’est qu’un conduit. En principe, toute la Torah est donnée dans le but d’amener le monde entier, toute cette création brisée, au Créateur.

Question : Quel est le but de Bnei Baruch ?

Réponse : L’objectif du groupe Bnei Baruch est de révéler en eux-mêmes et de montrer au monde entier un exemple d’union de tous en un seul ensemble où le Créateur sera révélé.

L’harmonie spirituelle de la langue hébraïque

La connaissance de l’hébreu est très importante dans l’étude de la Kabbale. La Kabbale est différente des sciences de ce monde, par exemple la physique qui peut être apprise dans n’importe quelle langue. Les termes kabbalistiques en hébreu correspondent directement aux récipients spirituels, aux Lumières et aux actions.

En lisant le texte kabbalistique, nous ne lisons pas seulement des mots, mais nous passons de désir en désir, révélant le Créateur à travers le changement des lettres et leur séquence.

Chaque lettre est un symbole spirituel, et chaque mot est une matrice. C’est comme un code secret spécial, un cryptage. Chaque mot, lettre, ordre de mots, et la racine de chaque mot viennent de la relation des Lumières et des désirs. La langue hébraïque a été créée sur cette base. C’est le seul langage qui ne soit pas apparu pour un usage corporel, mais qui est descendu d’en haut pour définir les relations entre les Lumières et les désirs.

Par conséquent, la connaissance de l’hébreu nous aide à pénétrer plus profondément dans la connexion de la Lumière et du désir, à en ressentir le goût et à comprendre pourquoi elle est exactement comme elle est. Nous pouvons ressentir l’harmonie inhérente à la langue hébraïque et l’interconnexion interne des forces de la nature qui s’expriment à travers ses lettres.

Lors de la traduction d’un texte kabbalistique en français ou dans une autre langue, l’essence de l’explication qui est incluse dans le mot lui-même est perdue. La traduction donne une compréhension plus extérieure de l’action, tandis que le mot hébreu exprime la signification intérieure des désirs, leur connexion entre eux et avec la Lumière, et la forme du remplissage.

En plus des lettres en hébreu, il y a des points de vocalisation, des couronnes sur les lettres (TANTA soit Ta’amim – Goûts, Nekoudot – Points, Taguin – Couronnes, Otiot – Lettres) qui montrent comment ces propriétés commencent à se révéler.

Il y a 22 lettres en hébreu : neuf de Bina, neuf de Zeir Anpin et quatre de Malkhout, et cinq autres lettres finales, c’est-à-dire les symboles qui se trouvent sur la Parsa. La sortie de la Lumière construit les points (vocalisations) qui disparaissent. Les voyelles ne sont presque jamais utilisées, elles sont juste implicites.

Les lettres, les points, les couronnes sur les lettres sont tous très importants. Ils peuvent révéler toute la sagesse. Si seulement nous pouvions connaître la signification intérieure des mots et de l’ordre des mots et des lettres ; tout ceci est la révélation entière du Créateur aux êtres créés.

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Le Don de la Torah – 1 » du 14/05/2018

Le général et le particulier sont égaux

Question : Le Baal HaSoulam, dans son article « L’Essence de la Sagesse de la Kabbale », écrit que « le général et le particulier sont égaux ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : Le spirituel ne peut pas être divisé en plusieurs parties et c’est pourquoi la plus petite partie du système spirituel a absolument la même valeur que le système entier.

En supprimant même la plus petite particule microscopique du système, nous le détruisons complètement parce que chaque grain du système spirituel existe dans absolument toutes ses parties ! De cette manière, l’absence d’une minuscule particule entraîne la perturbation du bon fonctionnement de l’ensemble du système.

De là vient le principe que le général et le particulier sont égaux. En d’autres termes, s’il y a un petit écart, une omission, une perturbation ou une détérioration, cela se manifeste dans tout le système !

Question : Comment ce principe est-il appliqué dans la pratique ?

Réponse : Dans la spiritualité, nous devons toujours nous efforcer d’atteindre la plénitude. La différence entre les 125 niveaux réside dans le fait que nous en venons de plus en plus à englober plus complètement notre connexion au système général.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 26/11/2017

Les vraies origines de la Kabbale

Question : Quelle est la différence entre l’école du Baal Shem Tov et celle du Gaon de Vilna ?

Réponse : C’est un système très complexe de deux tendances dans la sagesse de la Kabbale. En général, il y a quatre courants dans la sagesse de la Kabbale :

1 – La sagesse orientale de la Kabbale,

2 – La Kabbale du Baal HaSoulam, qui est une continuation de la sagesse de la Kabbale du Baal Shem Tov,

3 – La Kabbale du Gaon de Vilna, qui est une continuation de la sagesse de la Kabbale du Ramchal (Rabbi Moshe Chaim Luzzatto),

4 – La sagesse de la Kabbale du Ramak (Rabbi Moshe Cordovero).

Aujourd’hui cependant, il n’y a plus de courants uniques. Ils sont tous étudiés étant mélangés ensemble et différentes sources kabbalistiques sont utilisées. De nos jours, vous ne pouvez même pas comprendre lesquels sont vrais et lesquels ne le sont pas.

Je crois que les vraies sources sont Le livre du Zohar avec le commentaire du Soulam, les écrits du Ari et les écrits du Baal HaSoulam et du Rabash. Nous étudions selon eux.

Il y a des courants qui étudient selon d’autres courants, avec d’autres sources. Je ne peux rien dire à leur sujet, et je ne veux rien dire non plus les concernant. Chaque personne choisira en fonction de ses intérêts.

Notre tâche principale est de rendre la sagesse de la Kabbale accessible à tous dans toutes les langues et de la manière la plus simple possible afin que chaque personne dans le monde puisse l’utiliser et découvrir comment se corriger et découvrir le système de gouvernance supérieure.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/10/2017

La Kabbale et la psychologie sociale

Question : Je suis psychologue et je vois que la Kabbale et la psychologie sociale ont beaucoup en commun, par exemple, les règles de l’atelier. Les avez-vous pris de la psychologie ou avez-vous de telles méthodes dans la Kabbale ?

Réponse : La psychologie est apparue il y a un peu plus de 100 ans, à la fin du 19ème siècle.

La Kabbale est apparue il y a 5778 ans. De ce fait, ce n’est pas la Kabbale qui a pris quelque chose à la psychologie, mais c’est la psychologie et surtout la philosophie, comme l’écrivait le Baal HaSoulam, qui a emprunté beaucoup de la Kabbale. C’est pourquoi les psychologues pensent que la Kabbale leur a pris certaines méthodes.

Tout s’est passé dans l’autre sens parce que les livres kabbalistiques ont été écrits il y a deux, trois et quatre mille ans. De plus, si vous pénétrez dans ce que dit la Kabbale, qui ressemble à la psychologie sociale, vous découvrirez que c’est un système absolument différent.

Après tout, la méthode de la Kabbale conduit une personne à la correction sous l’influence de la force supérieure, la Lumière supérieure. Tous nos exercices, études, repas et tout le reste sont à cet effet.

La psychologie est différente. Elle utilise les forces égoïstes ordinaires et internes de la personne. Par conséquent, nous voyons qu’elle a commencé à disparaître aussi rapidement qu’elle est apparue.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 08/10/2017