Archive par catégorie : Spiritualité

Aujourd’hui, tous les chemins mènent dans le New Jersey

Dr. Michael LaitmanQuestion : Y a-t-il une différence entre suivre le congrès à la maison, sur l’écran d’ordinateur, ou y venir en personne ? Est-ce qu’on obtient quelque chose de plus en y assistant en personne ?

Réponse : Vous savez sans doute qu’au18ème siècle, il était usuel que la classe riche achète leur propre siège ou loge à l’opéra ou au théâtre. Si une personne voulait entendre son air favori à l’opéra, elle pourrait y venir en profitez seulement pendant 15 minutes, puis rentrer à la maison. A l’époque il n’y avait pas de magnétophones ou d’enregistrements, alors les gens devaient y venir en personne pour entendre une symphonie ou un opéra.

Plus tard, les magnétophones et les téléviseurs furent inventés, alors pourquoi les théâtres n’ont pas fermés à ce jour ? Par exemple, un billet pour un opéra italien réalisé par un célèbre chanteur coûte beaucoup d’argent. Je suis allé une fois à un opéra à Londres et la place la moins chère au poulailler coûtait 40 livres. Mais les gens continuent à y aller, parce qu’il est impossible de transférer une impression à travers un écran.

Pour avoir une impression complète, vous devez être à cet endroit en personne.  »Un endroit » est une notion spirituelle, qui existe aussi dans notre monde.

Et c’est encore plus vrai pour un congrès kabbalistique, parce nous nous rassemblons pour nous unir ! Et pour cela, il ne suffit pas de le voir sur l’écran ou de l’entendre à travers des écouteurs. Si justement un opéra enregistré ne vous donne pas la même impression qu’un concert, alors c’est d’autant plus le cas avec le sentiment d’unité.

Le seul but du congrès est l’unité. Tous les événements, les séminaires et discussions sont consacrés à ce sujet. Il s’agit d’un seul et unique processus vivant, qui ne peut être transmis sous aucune forme. Pour cela, je suis prêt à me rendre auprès de n’importe quel groupe, auprès de tous les points au monde, même si cela m’est assez difficile. Mais il n’y a pas le choix, je ne peux pas mener à bien ma mission dans toute autre forme et vous ne pouvez pas atteindre l’objectif autrement.

Ce n’est que si une personne vit dans un endroit très isolé et n’a pas la possibilité d’y assister, et ne peux vraiment pas (et il devra le prouver au Créateur, et non pas à nous), alors apparemment, il y a un calcul personnel spécial avec lui. Mais je ne voudrais pour rien au monde laisser passer l’occasion de prendre part à un congrès.

Il y a l’exemple célèbre d’une personne qui vécut, il y a des milliers d’années, dans le désert du Néguev et qui travaillait dans l’agriculture ; une fois par an, il se rendait à pied pour étudier à Jérusalem. Il ne pouvait y rester et y étudier que pendant un jour, car la route prenait tant de temps qu’il devait immédiatement repartir pour pouvoir retourner travailler à temps dans son champ. De nos jours, il existe encore une journée spéciale au cours de l’année qui fut nommée en son honneur («un étudiant d’un jour ») quand tout le monde s’assoit et étudie.

Il est impossible de faire passer l’énergie d’une personne à l’autre sans contact physique personnel, quand nous sommes tous ensemble. C’est pourquoi nous existons dans ce monde ! Ce monde est spécial parce que nous sommes tous égoïstes et nous ne pouvons commencer notre connexion que de cette manière.

Après tout, nous ne sommes pas encore liés par une connexion spirituelle. Et donc, un autre niveau, plus faible nous a été donné, appelé « ce monde » – une réalité imaginaire dans laquelle notre connexion est née. Et après cela, elle commence alors à se développer spirituellement.

C’est comme une fleur qui ne pousse pas, tant que la graine ne pourrit pas dans la terre et tant qu’un bourgeon ne sort pas de lui, qui se développera ensuite pour devenir une fleur. C’est ainsi que nous devons planter le début de notre connexion. Et même si nous sommes dans un monde égoïste, notre graine doit pourrir dans ce sol égoïste et une nouvelle pousse en sortira.

Cependant, cette phase préliminaire, cette connexion physique entre nous est nécessaire, et c’est pourquoi tout ce monde existe.

Je pense qu’après ces mots, une explosion se produira et que tout ceux qui ne sont pas encore enregistrés se précipiteront pour s’inscrire au congrès. Si j’étais une personne vivant en Amérique, je ne resterais à la maison …

Vous pouvez placer une télévision avec le plus grand écran en face de vous, et mettre en place les conditions idéales, les plus confortables, prendre des vacances, afin que personne ne vous empêche de suivre le congrès, mais cela ne vous donnera jamais un vrai contact. Vous passerez à côté de la chose la plus importante : la sensation intérieure, et vous ne verrez que l’image extérieure.

De la leçon en Amérique du 09/05/12, Shamati

Le processus complexe de croissance spirituelle

Dr. Michael LaitmanQuestion : Tout le monde dans mon groupe veut s’unir. Tout le monde essaie, fait un effort, mais sans résultat. Ce sentiment trouble énormément ma concentration, et je ne sais pas comment y faire face.

Réponse : Le processus n’est pas facile. Même dans notre monde corporel, nous ne grandissons pas simplement. Regardez combien de temps s’écoule jusqu’à ce qu’une personne se développe, jusqu’à ce qu’elle se transforme en un adulte.

Sur le chemin spirituel, nous devons recueillir de nombreux discernements et sentiments. Toutes nos sensations sont basées sur des déceptions et des accomplissements.

Nous marchons simultanément « sur deux jambes», sur la gauche et la droite, par le moins et le plus. Ce n’est que lorsque nous atteignons une certaine taille, une certaine valeur entre le négatif et le positif que nous parvenons au prochain niveau.

Cela signifie que nous devons passer par de grandes déceptions et accomplissement, sinon, nous n’avançons pas. Ainsi, celui qui avance est seulement celui qui marche sur le chemin, qui le surmonte. On doit simplement avancer. La formation, les exercices, que vous commencez maintenant, doivent se faire continuellement.

Je suis sûr que chacun de vous va progressivement commencer à ressentir l’apparence de l’unité, la force commune qui se crée spécifiquement à la surface de nos sentiments réciproques. Celle-ci se révélera. On doit simplement travailler sans cesse sur ce point.

C’est le système qui permet le développement intérieur du capteur additionnel, du sens spirituel. Il se développe spécifiquement au sein d’un groupe, et seulement de cette manière.

Nous développerons ce système encore plus. Nous le rendrons plus précis et plus complexe. Vous recevrez ces tâches. Vous sentirez que vous êtes en train de changer.

Vous savez que, lorsqu’on prépare la pâte pour le pain, on la pétrit pendant une longue période. Vous devez vous « pétrir » vous-mêmes, jusqu’à ce que l’image « d’un homme » sorte de vos attributs.

Ce travail doit se poursuivre pendant quelques mois. Plus fortement nous nous y aspirons, plus rapidement nous aurons des résultats. Toutefois, ce n’est que de cette manière, que nous y parviendrons.

Tout cela est décrit dans nos sources. Je ne dis rien de nouveau. Nous commençons tout simplement la réalisation la plus sérieuse et la plus vaste de ce système.

Que vous ressentiez aujourd’hui quelque chose ou non est très bien. Ne l’oubliez pas, mais aussi, ne restez pas là ! Prenez-en note et allez de l’avant!

Vous verrez comment, progressivement, à chaque fois, votre état changera. L’accumulation de ces impressions produira finalement en vous intelligence et sensation, et permettra la découverte mutuelle du prochain niveau, la force du Créateur. Il se révélera.

Dans tous les cas, même si vous ne sentez rien de ce que vous aviez espéré ou voulu atteindre, vous aurez traversé certains types de phases, certains types de sentiments, et c’est déjà beaucoup. Vous devez apprécier cela !

Le principal est de ne pas se laisser aller. Tous les discernements sont positifs, et l’homme doit les vivre.

Du Congrès de Vilnius 23/03/2012, Atelier 1

Le Créateur – l’enseignant

Dr. Michael LaitmanQuestion: J »aimerai rester avec vous le plus longtemps possible

Réponse: Tout d’abord quand les gens se traient correctement, ils pensent que c’est bien de se trouver à proximité. Je ne sais pas s’il existe un meilleur endroit où être.

Deuxièmement, si vous parlez de moi, l’enseignant reste avec ses étudiants autant qu’ils en ont besoin. Dès que ce besoin disparait, il n’y a pas d’autre travail, il est transféré à un autre endroit.

Ainsi, il n’y a rien de terrible ici. Vous ne devez penser qu’à comment réaliser ce qui est écrit dans les sources essentielles et c’est tout. Qu’il y ait un enseignant ou pas, ne dépend pas de nous. Le plus important est ce que nous faisons maintenant. S’il existe de tels groupes, si les femmes les aident activement, les soutiennent, les dirigeant vers le centre du groupe, vers les désirs de découvrir le Créateur,alors tout ira bien.

Un enseignant n’est pas nécessaire: le Créateur, la lumière vous enseignera. En fait, c’est ce que nous essayons de « comprendre » ici – la méthode de travail avec la lumière.

De l’atelier n°4 du congrès de Vilnius du 25/3/12

Le résultat spirituel

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi le processus spirituel est-il si physiquement pénible pour les femmes? Quand sentirons-nous le résultat, après tout, le congrès ne se termine pas, il continue?

Réponse: Je crois que chaque personne peut sentir le résultat dans la mesure de son désir, dans la mesure de sa participation constante.

Nous sommes constamment en train de faire des examens, des analyses intérieurs; c’est comme si nous tirions et extrayions de plus récentes définitions et sensations de l’intérieur, que nous utilisons pour construire et former le nouveau sens, appelé l’âme.

Cela se  fabrique à partir d’une manière spécifique que je combine avec d’autres, peut-être grâce à des moyens plus ou moins agréables, à travers nos différentes sensations, etc. Il s’agit d’un organe intégral. Plus nous sommes actifs dans la connexion les uns avec les autres dans le but de révéler l’intégralité, mieux nous révèlerons notre unité mutuelle, et dans cette mesure le Créateur se manifestera dans ce domaine comme une force commune, conformément à la loi de la similitude des qualités.

Il n’y a rien d’autre à faire pour nous, sauf agir dans ce sens. Ceux qui le sentent, le sentent ; et ceux qui ne le sentent pas, ne le sentent pas. Aujourd’hui, cette possibilité est donnée pratiquement à tout le monde: aux hommes et aux femmes. Essayez de vous déplacer plus clairement vers cela. 

Du cours virtuel du  26/02/12.

Un homme et une femme comme traits de la nature

Dr. Michael LaitmanQuestion: Mes parents ont divorcé et cela m’a laissé une empreinte. Je sais qu’il y a beaucoup de gens de ma génération qui ont également été touchés par ce phénomène. Nous avons peur des femmes. Il est très difficile de leur faire confiance.

Réponse: Je ne comprends pas vos problèmes parce que nous parlons de choses absolument différentes. Nous ne parlons pas des hommes et des femmes en tant qu’organismes biologiques, un ensemble de chromosomes, de gènes et d’hormones.

Nous parlons des hommes et des femmes en tant que traits de la nature (et c’est très important pour nous!), lorsque nous, les adultes, comprenons comment bien utiliser nos forces et nos faiblesses afin d’atteindre un objectif commun. Des gens sérieux sont réunis ici, qui veulent atteindre cela et ne se soucient pas des problèmes quotidiens entre les hommes et les femmes dans notre vie ordinaire. Nous nous éloignons de la vie matérielle et nous nous  élevons  au-dessus. Nous voulons utiliser nos qualités spirituelles, qu’elles soient masculines ou féminines, afin de  nous soutenir mutuellement et nous élever. Nous devons aller ensemble vers le but pour l’atteindre.

Chacun de nous a sa propre mission, son propre rôle, mais ne peut pas être sans les autres. Seule notre association mutuelle  rend notre lien productif.

Nous apprenons à connaître Aviout (désir) et Zakout (écran). Il est nécessaire d’avoir les deux à la fois comme complémentaires et égaux entre eux. L’un ne peut exister sans l’autre. Si un écran était plus grand qu’Aviout, où serait-il apparu au début? Un écran ne peut pas être différent, car il n’apparait qu’au dessus d’un désir. Si le désir est plus grand que l’écran, cela signifie qu’il n’est plus dirigé vers le don sans réserve, mais vers la réception. Ainsi, il est important d’avoir une bonne combinaison des qualités masculines et féminines.

Je tiens à souligner que nous parlons de qualités, et non pas d’hormones ou d’autres  traits corporels.  Selon le concept de « une femme »  on entend une aspiration vers le spirituel,  et « un homme » est une réalisation de cette aspiration que ne s’applique absolument pas à ce monde.

 Du congrès de Vilnius du 23/03/2012, cours n°2

Le point immature dans le cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: La plupart d’entre nous ont des parents et des amis qui nous sont chers, et qui n’ont pas encore manifesté un intérêt pour la spiritualité. Nous nous soucions de leur sort et nous avons l’intention de les débarrasser de la souffrance; cela vaut-il  la peine de réveiller leurs points dans le cœur ?

Réponse: C’est vrai, chacun de nous a de nombreux parents et amis à qui nous aimerions expliquer ce par quoi nous sommes préoccupés. Peut-être que cela les aiderait aussi. Au moins, il pourrait égayer leurs vies en s’intéressant et penser différemment au sujet de leurs ennuis et problèmes. Cependant, nous savons tous que c’est une tâche très difficile, en règle générale, pour expliquer de telles choses à ces gens qui ne les comprennent pas. Pourquoi est-ce le cas?

Notre méthodologie s’applique uniquement à ceux qui ont éveillé l’aspiration vers le but de la création, ceux avec le soi-disant «point dans le cœur ». Tout le monde l’a .Les kabbalistes modernes d’aujourd’hui viennent du premier kabbaliste : Adam. Avant la naissance d’Adam, pendant des milliers d’années, de nombreuses générations possédait un point latent dans le cœur. Adam a été le premier homme dans ce monde dont le point dans le cœur a été réveillé. Cela commence à partir de là. Avant, chaque génération a eu très peu de gens dont les points dans le cœur n’étaient en sommeil.

Quand l’âme d’une personne (le désir intérieur)vient à échéance (mûrit), elle commence à explorer: «Pourquoi ai-je besoin de cette vie? Pour quoi faire? Peut-être que je devrais en finir avec tout cela? Ou bien trouver enfin ce qui rend la vie digne d’être vécue? »

Ces questions se posent dans le monde, mais à des degrés différents. Chaque personne (en particulier dans l’enfance) se demande : «Pourquoi les gens vivent ?» Plus tard dans la vie, la routine quotidienne supprime cette quête et les gens l’oublient.

Aujourd’hui, nous voyons que, en raison des crises et de différents problèmes, la question de la signification de la vie se propage à des millions de personnes à travers le monde. Cependant, les gens continuent de restreindre leur recherche en interrogeant: « Comment puis-je me débarrasser de la souffrance ? » Comment puis-je sortir de la douleur, et non pas comment puis-je aller de l’avant.

Néanmoins, à ce moment, nous voyons des millions de personnes qui ont un point dans le cœur. Regardez combien il y a d’autres étudiants dans le monde et combien de personnes que nous ne connaissons même pas, mais qui étudient avec nous. Ils n’ont pas une volonté manifeste de nous contacter pour le moment, c’est pourquoi notre tâche est de les traiter avec beaucoup de délicatesse, de ne jamais les pousser trop, et de trouver des matériaux de lecture appropriés pour eux.

Je pense que la diffusion de notre méthodologie, accompagnée des documents que nous créons pour les 99% de la population mondiale va progressivement amener les gens à venir, et aidera beaucoup d’entre eux (des millions!) à révéler leurs points dans le cœur. D’autres se contenteront de suivre, ils vont progresser, principalement parce qu’ils ont envie d’échapper à la douleur en quelque sorte.

Je suis sûr que vous devriez chercher des matériaux intéressants et les donner à vos amis. Si vous voyez que les mots ne fonctionnent pas, alors ne parlez pas. Les documents imprimés sont plus convaincants. Essayez-les. Soyez patient! Personnellement, je ne sais pas comment faire face à ces gens qui ne cherchent pas de réponses à ces questions. Pourquoi avons-nous besoin de les forcer? Vous devez dire aux gens quelque chose qu’ils sont prêts à entendre.

Du congrès de Vilnius du 23/03/2012, cours n° 1

La fin de l’esclavage en Egypte est proche

Dr. Michael LaitmanNous approchons de la sortie de l’exil que lorsque nous commençons à comprendre que nous sommes en exil. L’«exil» symbolise ma perception de tout ce que je reçois dans mon désir de recevoir comme sans valeur et sans importance. Tout ce qui est dans mon ego appartient à «Pharaon», et je ne suis autorisé à recevoir que ce qui est nécessaire.

Cela ne signifie pas que je doive me limiter de tous les côtés, comme un moine vivant dans le désert. Je ne considère tout simplement pas les choses matérielles comme étant très importantes, et les accepte seulement comme nécessaire à mon existence. Toute ma vie est consacrée à l’atteinte de l’amour pour le Créateur, l’attribut général du don, à travers la connexion aux autres.

Si une personne a un tel besoin intérieur et est incluse dans le groupe, elle commence à se diriger correctement, c’est-à-dire à haïr tout ce qu’elle reçoit dans son ego, essayant d’être satisfaite par l’essentiel. En même temps, Pharaon la corrompt avec des pots de vin et lui donne tout. Cela signifie qu’elle construit de magnifiques villes pour son ego, Pithom et Ramsès.

Elle sent que par rapport à l’intention de « désirer donner », qu’elle veut avoir dans ses pensées et son cœur, elle est en exil, parce qu’elle n’a pas la force de donner. Alors, elle sent qu’elle s’est plainte auprès du Créateur, pour ne pas l’avoir aidée à sortir de l’exil, ce qui signifie qu’Il ne la laisse pas être le donneur.

Mais dans l’intervalle, le désir d’une personne est très faible et elle doit traverser 400 ans d’exil. Cela signifie qu’elle doit élever son désir jusqu’à ce qu’elle veuille vraiment donner.

Tout notre travail dans l’exil en Egypte se fait dans un groupe où tout le monde devient plus fort et reçoit des autres la grandeur du but, le pure désire de donner, ainsi que l’inexistence et l’insignifiance de son état prédéfini, dans lequel il est impossible d’atteindre un désir mutuel de donner. D’un point de vue spirituel, cela est très mauvais.

Ainsi, une personne commence à percevoir correctement le terme «exil» : l’exil se réfère au désire de donner, à la capacité à donner, et c’est pourquoi elle sent vraiment qu’elle est en exil en Egypte. Jusqu’à ce qu’elle atteigne l’état où elle ne peut pas en supporter davantage. Alors viennent les «dix plaies d’Egypte ».

Une «plaie» ou coup symbolise le fait que vous recevez différentes bonnes choses corporelles, mais que vous ne recevez rien dans la spiritualité, et une personne ressent cela comme un coup.

Elle sent le durcissement du cœur, et les désirs corporels continuent à croître. Elle n’a pas le choix. Elle comprend que le désir égoïste continuera à augmenter et à la troubler en la distrayant et en attirant son attention vers divers objectifs corporels, vers une vision différente du groupe, de sorte qu’elle surmonte l’ego corporel grâce au contact avec les amis. Ce n’est que par eux, qu’elle pourra apprendre à apprécier d’avantage le chemin et le but de la création, la grandeur du Créateur, et la bassesse d’une satisfaction égoïste.

Nous ne pouvons recevoir toutes ces valeurs que de la société, de l’environnement. Alors, malgré les difficultés et les interruptions, la personne adhère encore au groupe au-dessus de ses sentiments et de son esprit, parce que ce n’est qu’en lui qu’elle trouve protection et salut. Elle comprend qu’autrement elle est perdue. Elle comprend cela que lorsqu’elle regarde au-dessus de son désir égoïste, parce que du point de vue de l’ego, la situation pourrait sembler merveilleuse, offrir des connaissances et d’autres avantages.

Quand elle interprète toute la situation correctement, elle découvre qu’elle s’oppose à Pharaon. Cette situation découle de plusieurs raisons, des attributs, et des tentatives qu’elle a accumulés pendant 400 ans d’exil en Egypte: les quatre phases qu’elle a traversées dans chacun de ses désirs de recevoir quand elle a élevé le désir de donner au-dessus du désire de recevoir, ce qu’on appelle « la foi au-dessus de la raison.  »

La traversée de ces quatre phases est appelée «le moment de la préparation. » Et quand elle arrive au bout, une forte résistance à l’ego se révèle, appelé les dix plaies d’Egypte, l’obscurité. Ce sont les clarifications et révélations finales qui aident vraiment une personne à quitter l’esclavage de son ego.

Grâce aux 10 plaies, le personne devient plus forte et s’échappe enfin dans l’obscurité, de nuit, elle les sent dans son désir de recevoir, avec un seul point pour la conduire, appelé «Moïse». Ainsi, elle élève son ego et réalise la rédemption.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 05/04/12, Shamati

La quête spirituelle

Dr. Michael LaitmanQuestion: Il y a des gens dans le monde qui suivent l’appel de leur cœur. Ils sont plongés complètement dans leur objectif et ne vivent que pour lui. Ces gens possèdent-ils un organe des sens spirituel et ont-ils besoin de la Kabbale?

Réponse: la Kabbale a son origine dans l’ancienne Babylone, qui a été plongée dans la même crise qu’aujourd’hui et son peuple avait perdu un sens de l’orientation dans leur vie. Ils ont soudainement senti que l’égoïsme les confinait à l’intérieur d’une existence animale. Ensuite, ils ont révélé cette méthode de réalisation de la force supérieure.

La Kabbale est nécessaire seulement pour ceux qui se trouvent dans une profonde crise intérieure, et qui s’interrogent sur le sens de la vie.

En général, la question sur le sens de la vie se pose à beaucoup de gens pour des raisons différentes. Si moi, par exemple, j’ai perdu de l’argent au jeu, ou un stock de marchandises, ou quelque chose qui m’est arrivé, je pense aussi au sens de ma vie. Mais cette question se pose à moi comme un résultat d’un «moins», c’est-à dire, à la suite de la souffrance et d’une perte dans notre monde. Dans ce cas, les gens n’aspirent pas à s’élever, cela ne les intéresse pas.

Nous devons bien comprendre pourquoi les gens viennent à nous. Vous pouvez préciser cela avec n’importe quel psychologue ou même indépendamment.

Supposons une personne qui a tout: une voiture, une maison, une famille, et un emploi. Si cette personne a perdu quelque chose dans cette vie (un moins), il ou elle va  également s’interroger sur le sens de la vie: « Quel est le but de ma vie si j’ai perdu? » Mais ce n’est pas l’aspiration vers le haut, vers l’avant. Si vous donnez à cette personne un «plus» au lieu d’un « moins », cela suffira à la satisfaire.

Les gens comme ça n’ont pas besoin de quelque chose de spirituel, quelque chose de supérieur. Ce qui parle en eux ce n’est pas un homme supérieur à un animal, mais un niveau ordinaire animé: le soleil brille, l’herbe pousse, et tout va bien sur la terre.

Pour une personne qui s’interroge sur le sens de la vie, c’est comme si tout s’arrêtait d’exister. Rien ne vaut rien, ne veut rien dire, parce que tout commence et se termine. La vie elle-même ne donne rien de spécifique, il n’y a rien de particulièrement précieux en elle, sauf pour le fait que je reçois, rien d’autre ne se passe, et à la fin, j’ai tout simplement vécu comme une bête.

Une personne qui pense de cette façon et commence à s’interroger sur le sens de la vie remet en cause quelque chose de différent, quelque chose qui est dirigée vers le haut, au-dessus de son existence bestiale, la raison pour laquelle elle est si limitée pendant les années de sa vie, dans ses capacités, et les inconvénients que ne lui laissent pas de tranquillité d’esprit. « Qu’est-ce qui est au -dessus de ce moins, c’est dans quel but tout cela ? » Selon le niveau d’origine de cette question, cette personne vient au mysticisme ou ailleurs.

Le désir ne cesse de se développer en nous. C’est le développement de la question sur le sens de la vie selon les cinq niveaux progressifs du désir: 0, 1, 2, 3 et 4.


Si une personne est au niveau préliminaire de développement, elle va se satisfaire de différentes philosophies. Si c’est le niveau suivant, alors c’est psychologique. Ces gens-là deviennent souvent poètes, écrivains, philosophes, et psychologues. Il y a un niveau de développement où une personne est attirée vers certaines actions, diverses pratiques psychologiques: «Nous allons danser ou nous assoir dans la position du lotus, nous allons respirer ou ne pas respirer, c’est-à-dire , nous allons commencer à atteindre les substances supérieures à travers le corps. »

Cela se rapporte aussi à la recherche. Si une personne est à un niveau comme celui-ci, elle va faire du yoga, d’autres pratiques diverses, et cela va la satisfaire. Vous ne pouvez rien lui prouver. C’est le niveau de ses connaissances, de sa satisfaction et de ses  sensations, c’est le niveau de questionnement qui se pose à elle maintenant. Partiellement, les différentes religions sont aussi ici. Elles sont destinées à rassurer, assurer l’équilibre, et à donner de l’espoir.

Au niveau suivant, quelqu’un ne peut plus se contenter de divers exercices physiques, de la gymnastique respiratoire, et ainsi de suite. Il estime que cela ne lui donne rien. Après tout, tout concerne l’organisme qui s’efforce de se sentir à l’aise. « Que se passerai-t-il si je commençais la méditation ? » Et il commence à méditer avec des lettres ou des symboles. C’est déjà quelque chose de plus abstrait, mais cela ne va pas non plus aller au-delà de son cadre psychologique.

Finalement, au dernier palier de développement, la question se pose à l’homme: «Y a-t-il quelque chose qui existe en dehors de moi-même si je m’annule complètement ? Y a-t-il une méthode qui va m’aider à me débarrasser de mon habituel «moi»? Je tiens à percevoir le monde extérieur par moi-même. » Ces gens-là viennent à nous.

Qu’est-ce que signifie « en dehors de moi-même »? Cela signifie la perception du monde qui n’est pas à l’intérieur de moi, qui n’est pas à travers mes cinq sens de la vue, ouïe, odorat, goût et  toucher. Ces sensations nous pénètrent, s’additionnent, et donc nous ressentons le monde à l’intérieur de nous-mêmes selon un certain programme en nous.

Sur l’écran situé à l’arrière du cerveau, la somme de toutes ces sensations  dépeint devant nous une image du monde dans une certaine proportion: nous recevons plus de 90% de cette image grâce à notre vue, 7-8% grâce à notre  ouïe, et le reste grâce à notre odorat, le toucher et le goût. C’est tout !

Cela signifie que le programme évolue à l’intérieur de moi, que les désirs  changent, et, en conséquence, je reçois une sensation d’un monde différent. Comme s’il se déplaçait, comme s’il faisait quelque chose à l’intérieur de moi. Mais comment puis-je sortir de moi-même et commencer à sentir l’univers dans son intégralité?

Les dernières études scientifiques disent qu’il n’existe seulement qu’un champ, une force, et rien d’autre autour de nous; seulement une seule force, et rien à côté d’elle. Ainsi, ce qui apparaît à l’intérieur de moi, en moi, et ce que nous recherchons  aujourd’hui, tout cela, je dois le voir comme ma relation avec cette force. Je n’ai pas d’autre occasion de le révéler, que par les impressions que je reçois.

C’est à dire, je dois constamment analyser que tout ce qui se passe à l’intérieur de moi, à la fois en plus et en moins, tout vient d’une force. Si je ne cesse de me diriger vers elle  de cette manière, alors même à travers ma perception actuelle, je commence à me mettre au diapason de cette force et à la ressentir  de plus en plus. En conséquence, après avoir atteint un tel état où je  reçois en moi-même un capteur supplémentaire, je commence à sentir cette force elle-même.

Je commence à la révéler, et précisément par le biais de son influence opposée à moi,  je ressens  l’infini, la perfection. Elle me confond volontairement et me donne divers obstacles afin que par eux je puisse m’accrocher à cette force. Ainsi je m’élève au-dessus de mon animal.

Sur le plan animé, il m’est volontairement donné des sensations de diverses influences négatives afin que je puisse m’élever au-dessus d’elles et ressentir cette force. C’est  avec quoi l’ensemble du procédé est constitué. Et le groupe, les études, la diffusion, et tout le reste ne sont là que pour aider à la réalisation de l’objectif. 

Du congrès de Vilnius, le 24/03/2012, cours n° 3

Ressentir la force qui contrôle le destin

Dr. Michael LaitmanTout notre travail est de trouver en nous-mêmes la possibilité de détecter la force qui remplit le monde, contrôle le monde et notre destin, nous conduit à travers la vie, et détermine tous les événements de celle-ci – ce qui arrivera à chacun de nous, à chaque minute.

Pour ce faire, nous devons constamment plonger dans nous-mêmes, notamment à travers nous-mêmes. Nous ne serons pas en mesure de trouver quoique ce soit dans le monde mécanique qui nous entoure. Seul par l’affinement de nos sens, l’augmentation de notre sensibilité intérieure, nous commencerons à sentir les fines couches de la nature ainsi que sa couche d’informations. Cette couche va nous révéler la totalité du programme de la création, tout ce qui doit nous arriver, et ce qui s’est déjà passé, et va nous élever au-dessus de la sensation du temps, de l’espace et du mouvement mécanique vers une zone tout à fait différent.
Ainsi, nous devons constamment aller plus loin et chercher en nous-mêmes la sensation de cette couche d’information, de cette force qui contrôle tout. On peut l’appeler la force fondamentale de la nature, la force supérieure de la nature, ou le Créateur, car elle crée tout et contient tout le programme de la création. Pour y parvenir, nous nous réunissons pour accroître notre impact sur l’autre et ainsi aider chacun de nous à nous unir.

Nous commençons à créer un nouveau détecteur dans un sentiment collectif, qui sera capable de nous révéler la force qui nous entoure et qui pénètre tout. Dans une relation constante et correcte entre moi et les autres, je m’élève au-dessus de moi, je sors de moi-même et commence à ressentir ce qui est entre nous. Cela devient de la plus grande importance.

Mais tout le reste m’appartient, comme mon corps animal. Quand je désire sortir totalement de moi-même, pour ressentir ce qui est en dehors de moi, là je trouve cette force supérieure de la nature.

Tisser des liens avec elle est le but de notre existence. Et nous voulons tous atteindre cet objectif.
Du congrès de Vilnius du 24/03/12, Leçon 3

Par les contradictions: la vérité

Dr. Michael LaitmanLes kabbalistes me donnent des «conseils dans l’obscurité», et à la fin je suis comme un enfant devant une réalité encore non étudiée.

Nous donnons des conseils aux petits enfants de la même manière, et docilement ils suivent les instructions, car pour l’instant ils ne savent absolument rien sur le sujet donné et ils font complètement confiance aux adultes. Instinctivement, un enfant nous croit, car sa nature lui ordonne de le faire, il ou elle nous suit, « yeux fermés ».

Nous devons suivre les kabbalistes de la même manière. Bien sûr, cela provoque une gêne; nous sommes des gens cultivés, nous voulons  ressentir et comprendre. «Attendez, qu’est-ce que je fais exactement ? Pourquoi dois-je faire cela et dans quel but? D’où cela vient-il ? »Tout le monde a beaucoup de questions et d’excuses.

Cela n’a pas d’importance. Si nous étions des enfants, le monde supérieur  s’ouvrirait devant nous en un rien de temps. Mais alors nous serions comme des « anges » là-bas, pas plus élevés que « les animaux ». Mais si nous voulons atteindre le degré du Créateur, alors nous ne pouvons pas faire toutes nos actions et prendre toutes nos étapes à travers nos aspirations naturelles, nous devons le faire à travers la foi au-dessus de la raison -en d’autres termes, contre notre égoïsme.

Ceci constitue toutes les complications.  On me donne un certain conseil, mais je ne vois pas en lui de logique, parce que mon esprit et mes sentiments se rapportent à ce monde. Je ne vois pas et ne ressens pas que c’est la manière exacte dont je dois agir.

On me dit: « Même si vous ne le comprenez pas, vous devez savoir que c’est la façon dont les choses sont là dans le monde supérieur, puisque là, tout est dirigé vers le don sans réserve, quand ici, tout est dirigé vers la réception. Là, tout est dans l’unité , et ici tout est dans la séparation. Là, tout est éternel, parfait, et aspire à l’équilibre, tandis qu’ici tout est dans l’autre sens. »Mais les mots ne m’aident pas. Je suis toujours debout sur ​​le fondement de ce monde, et j’ai besoin d’acquérir le monde supérieur à partir d’ici.

Oui, c’est difficile d’une part, mais nécessaire de l’autre. Je n’ai pas besoin de faire la transition d’un monde à l’autre, mais plutôt, je dois vivre dans deux mondes afin d’être indépendant par rapport au Créateur. Cela ressemble à ce que l’invité dit à l’hôte: «Je veux être comme vous. Vous êtes un donneur et je veux donner. Vous me donnez et je veux vous donner. Je  dépends de vous et je veux que vous dépendiez de  moi. »Donc, j’ai aussi besoin d’être indépendant  face au Créateur.

Nous ne pouvons même pas l’imaginer: d’un part il y n’a rien hormis Lui, et d’autre part il y a quelque chose d’indépendant. Et cet état n’existe que parce que nous nous imposons dans les deux mondes: je ne cesse de construire le monde supérieur au-dessus de ce monde. C’est pourquoi le voyage est si difficile. Après tout, toute mon action, chacun de mes pas, doit s’opposer à mon désir et ma compréhension, tout ce que je sais et tout ce que j’ai recueilli et collecté au cours de toute ma vie.

Tout est dans l’autre sens autour. Même lorsque nous parlons de l’amour et de l’unité, en réalité, ce  n’est pas le genre d’amour et d’unité auxquels nous sommes habitués. Ils se trouvent au-dessus de notre nature. En d’autres termes, je dois atteindre un état où je ne semble pas exister. Cela ressemble un peu à une mère qui se donne sans compter à son enfant.

Mais ici, j’ai besoin d’aller au bout dans l’unité pleine et illimitée en ce qui concerne le monde entier. Et ce, malgré tous les obstacles, c’est quand je découvre que tous les désirs auxquels je dois me donner entièrement, sont opposés à moi, me détestent et me rejettent. Tandis que l’Aviout (l’épaisseur du désir) se développe, on me montre la distance entre la réception et le don sans réserve, puis je révèle tout le fardeau caché dans l’unité.

Et tout cela est pour acquérir l’indépendance à la hauteur du Créateur.

C’est pourquoi nous avons besoin d’être d’accord avec tout ce que nous éprouvons. Et même si notre nature, la nature de ce monde, rejette toutes les formes du monde spirituel, nous devons être d’accord avec cela. La forme spirituelle est en face de moi, je la déteste et ne l’accepte pas, mais c’est la façon dont les choses doivent être. Je dois le comprendre et l’aimer, je dois me préparer pour cela avec l’aide du groupe, de l’environnement. C’est  exactement là où nous allons: vers cette contradiction, pour la rendre  désirable de sorte qu’elle serve à titre de preuve du fait que nous avançons vers la vérité.

 Convention d’Arava, Cours  7 du 25/2/12

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