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Instructions: Comment « formater » un récepteur spirituel

Dr. Michael LaitmanLa Kabbale se révèle à toute personne individuellement et à l’humanité entière, afin de répondre à leurs questions. Les gens ne se soucient pas de la théorie, la quantité d’anges dans le ciel, ou des Partsoufim supérieurs. Ils sont préoccupés par une seule chose: ils ont besoin d’accomplir leurs désirs. Et finalement, ils sentiront que la Kabbale semble avoir la réponse.Jusqu’à présent, les gens ne savent pas ce qu’ils veulent, mais comme nous diffusons la Kabbale, nous devons leur expliquer où ils peuvent trouver ce qu’ils cherchent. C’est comme une mère qui peut ressentir ce dont a besoin un enfant en le regardant, ce qui est bon et mauvais pour lui. Elle sait pourquoi il pleure, ce qu’il veut, et où il a mal.

Nous avons besoin de sentir l’humanité de la même manière, de prévenir les coups, et lorsque ce désir grandit, commencer à l’élaborer un petit peu à l’avance afin de l’orienter vers le bien et éviter la souffrance. Il n’est pas nécessaire d’attendre que la faim horrible se manifeste et de faire souffrir les gens. Nous devons donner aux gens l’accomplissement à l’avance. Laissez-les essayer et voir ! Nous avons besoin de leur expliquer où leur désir est dirigé. C’est l’objet de la diffusion de la Kabbale.

Ceux qui sont pour l’instant satisfaits de leur vie, doivent être laissés seuls. Et le reste a besoin d’explication sur l’endroit où ils peuvent trouver à combler le vide qu’ils ressentent. Les gens doivent comprendre qu’un désir particulier est révélé en eux en ce moment.

Jusqu’à présent, il manque complètement de forme. Il doit être «formaté» et «branché» avec un nouveau programme ou système, comme un disque d’ordinateur qui, jusqu’à présent n’est qu’un morceau inerte en métal ou plastique, et nous avons besoin de le «faire vivre» afin d’apprendre à travailler avec les programmes et les données. Nous serons alors en mesure d’utiliser ce désir qui est le nôtre.
Pour faire tout cela, nous avons besoin d’une force spéciale que nous recevons grâce à nos efforts dans le groupe, l’étude et en écoutant l’enseignant. Et de cette manière nous allons progressivement nous « reformater », et dans cette mesure, nous commencerons à adopter de nouvelles informations spirituelles qui nous donneront satisfaction et nous aideront à trouver nos repères dans la vie.

La perception de la réalité: de Newton à la Kabbale

Dr. Michael LaitmanNous vivons dans un monde assez confus. Et les gens se posent des questions sur où ils vivent, où ils existent. En général, nous n’avons pas posé ces questions au cours de milliers d’années. Nous avons pensé que le monde dans lequel nous vivons est ce monde. Cette conception est appelée la «perception du monde en fonction de Newton. »Puis, alors que nous avancions dans notre étude de la nature, nous avons découvert que d’autres êtres, qui sont différents des humains, perçoivent le monde d’une autre manière: les serpents le perçoivent sous la forme de taches de chaleur; les chiens le perçoivent comme un nuage d’odeurs; les abeilles le perçoivent divisé en de nombreux secteurs, et ainsi de suite. En d’autres termes, chaque être perçoit le monde de différentes façons et est guidé en fonction de ses sensations. Et cela ne nous empêche pas d’exister dans une dimension, où nous percevons tous le monde d’une manière absolument différente.

Ensuite, un paradigme différent a vu le jour. Einstein est venu et a prouvé que tout est relatif: temps, espace, mouvement, et il n’y a rien d’absolu. En d’autres termes, notre perception de la réalité est seulement nos habitudes, et nous pourrions le percevoir d’une manière complètement différente.

Si nous devions bouger à une vitesse très rapide, si nous étions en orbite autour de grandes masses célestes, le temps et l’espace se déformeraient, et nous sentirions, verrions et nous percevrions de manière absolument différente. C’est la perception de la réalité selon Einstein, la théorie de la relativité: Tout est relatif à l’homme. Le scientifique suivant, Hugh Everett, a prouvé que le monde que nous percevons est par rapport à nous, c’est-à-dire, ce qui dépend de nous pratiquement n’existe pas; nous le construisons dans nos sensations.

Et puis la sagesse de la Kabbale est apparue, qui a été cachée pendant presque 6000 ans, et il était toujours écrit dans ses livres que ni nous ni le monde n’existons comme nous le percevons, tout n’est que relatif à nos sens. Si nous devions changer nos sens, le monde changerait.

En d’autres termes, selon la théorie d’Einstein il y a un observateur et l’objet de l’observation. Selon la théorie de Hugh Everett il y a un objet et un observateur, les deux changent constamment, et nous sommes en mesure de percevoir quelque chose de moyen entre eux. Mais on peut aussi même percevoir sur demande, en fonction de nos qualités intérieures. C’est ce dont la Kabbale parle.

Pourquoi avons-nous besoin de toutes ces connaissances? Nous en avons besoin pour que nous puissions enfin comprendre où nous vivons, le monde où nous existons. Des films comme « Matrix » et « Que savons-nous » apparaissent, qui véhiculent les hypothèses et les idées que la dimension que nous percevons par nos sens physiques n’est pas la dimension dans laquelle nous vivons

Nous avons la vue, l’ouïe, le goût, l’odorat et le toucher. Nous percevons tout ce qui tombe dans le champ d’application de ces cinq sens. Notre image du monde est sur cette base.

Mais si nous devions commencer à nous désengager de ces sens, l’image du monde commencerait à diminuer et disparaître. En d’autres termes, ce que nous percevons n’est pas ce qui existe réellement en dehors de nous, mais nos réactions, nos influences intérieures, que l’on appelle «troubles» pour des choses que nous ne comprenons pas.

Mais quel monde percevrions-nous si nous devions nous libérer de nos cinq sens? C’est là que la Kabbale vient et nous dit comment nous pouvons surmonter ces cinq sens et commencer à percevoir le monde comme étant différent, complémentaire. Nous pouvons commencer à percevoir la nature, le monde, la façon dont il existe en dehors de notre corps, en dehors de nos cinq sens, en plus du monde où nous existons maintenant dans nos corps comme tout organisme vivant.

Nous avons un rudiment de cette perception, que l’on appelle le «point dans le cœur ». Ce n’est ni un cœur, ni un point en lui. Il s’agit simplement d’un nom pour un sentiment rudimentaire et dormant que nous avons. Nous pouvons le développer et l’utiliser pour commencer à percevoir le monde que nous pouvons imaginer en dehors de notre corps.

Ainsi, la Kabbale parle du monde qui existe en réalité en dehors de nous, en dehors de nos cinq sens, en dehors de la circulation de l’information qui nous pénètre. C’est pourquoi elle est appelée « la Kabbale » (« réception »), un guide pour l’acquisition d’une réelle perception de la véritable réalité

Un rayon de lumière dans l’obscurité

Dr. Michael LaitmanQuestion:  Pourquoi les auteurs du Zohar écrivirent dans un langage très terre-à-terre en certains endroits, comme si le livre parlait de notre monde, ce qui apporte la confusion, et en d’autres, ils écrivirent en utilisant la langue des Partsoufim et Sefirot?

 Réponse: La langue qui fut créée dès Adam HaRishon contient plusieurs Segoulot (qualités miraculeuses). Pourquoi parle t-on de Segoulot? C’est parce que nous ne comprenons pas ce qu’est le monde spirituel. Nous ne l’atteignons pas et ne pouvons pas l’imaginer correctement. Nous ne pouvons pas rien formuler sur lui avant que nous ne l’ayons atteint nous-mêmes.

Il est d’abord évident que toutes nos notions, même celles de ce monde, sont totalement fausses. Comme des aveugles, nous essayons tous d’avancer en sentant notre chemin, ne sachant pas ce que nous  heurtons et ce qui se passe. Tous nos souvenirs et nos images imaginaires sont incorrectes et fausses.

Nous sommes à un niveau tellement noir que nous n’avons jamais goûté le goût de la vérité. Pas même un faible rayon de lumière n’a une fois pénétré dans cette obscurité, afin d’éclairer un tant soit peu les détails du monde, dans lequel nous vivons, ainsi que les liens entre nous.

C’est pourquoi une question survient: Est-il seulement possible de parler à ces créatures? C’est encore pire que de chercher des vers dans le sol et d’essayer de parler de la Torah à ces vers. C’est n’est pas une blague! La différence entre nous et le monde spirituel est beaucoup plus grand qu’entre nous, les êtres vivants, et un ver de terre, qui est aussi une créature vivante.

Dans les ténèbres où vous existez tous deux, vous différez du ver par la taille de votre conscience et de votre connaissance. Cependant, vous et une personne, qui êtes séparés dans la spiritualité par une perception opposé – un abîme même inimaginable.

Adam HaRishon fut la première personne qui a révélé le fait que, outre notre état, il existe une source – le monde spirituel, la vraie réalité, alors que nous sommes dans l’obscurité totale, comme des vers dans le sol qui n’ont jamais rampé à l’extérieur et ne savent pas qu’un autre monde existe. Par conséquent, nous devons recevoir au moins le bout d’une corde à laquelle l’on pourrait s’accrocher.

Ainsi, ceux qui ont atteint la spiritualité à partir d’Adam HaRishon, ont inventé ce qui semble être toutes sortes d’histoires. Toutefois, ce ne sont pas des histoires, mais un système qui nous relie au monde et ce sont les âmes qui atteignent la spiritualité, en s’unissant entre elles et c’est la Lumière qui est en elles.

À l’heure actuelle nous n’avons aucune idée du sens de chacun de ces mots – que ce soit le mot monde, âmes, connexion, ou lumière – rien! Alors, ils ont tracé une certaine connexion avec un état, qui nous est inconnu, et dont nous avons également aucune idée. Mais ils ont fait ainsi, pour nous relié en quelque sorte à cet état. Et si nous utilisons cette connexion en suivant leurs conseils, elle nous influencera peu à peu.

Par conséquent, il est absolument hors sujet de demander pourquoi ils ont écrit en utilisant tel type de langage ou tel autre – l’un peut être plus sensible ou plus rationnel, l’autre plus clair ou moins clair. Nous ne pouvons être confus que par les descriptions qui semblent plus terre à terre et plus proches de nous.

Il n’y a qu’une seule possibilité de se rapprocher du Zohar: nous unir, autant que possible, l’un avec l’autre. Dans la mesure où nous nous unissons par nos efforts au-dessus de notre ego, nous donnons à ces états l’occasion d’être révélés. Mais tant qu’ils ne sont pas révélés, nous ne pourrons pas savoir ce qu’ils sont. Il est écrit: « J’ai vu un monde inversé. » Vous verrez que le monde spirituel n’est absolument pas ce que vous pouviez imaginer.

Pour toute chose il y a une saison

Dr. Michael LaitmanAujourd’hui, la sagesse de la Kabbale doit être révélée au monde. De nos jours, chacun doit savoir quel est le but de la vie et comment atteindre la racine de la création. Atteindre la racine peut être comparé aux fruits, où la vie spirituelle d’une personne et son développement spirituel sont assimilés à la tendance d’un arbre à porter des fruits.Dans une de ses lettres, le Rabash explique comment « entretenir » le désir en utilisant l’analogie de l’entretien d’un arbre dans notre monde. Nous le cultivons dans les quatre stades de HaVaYaH jusqu’à ce que nous acquérions le désir de donner sans réserve, après quoi nous commençons à employer le désir de recevoir pour donner sans réserve. C’est le «fruit», qui signifie la fin de la correction de l’homme, sa maturité.

Mais en attendant, après avoir fait face à la question du sens de la vie, une personne vient à la sagesse de la Kabbale, l’endroit qui est représenté par les individus ayant des questions similaires. Il s’agit de la période définie comme « Lo Lishma » (pas en Son nom). L’approche de la personne est toujours égoïste, mais maintenant elle désire obtenir le monde spirituel et recueillir un « fruit » supérieur, ce qui répond à la question de ce qui est le but de la vie. En raison de la nature de l’homme, il ne comprend pas comment il peut être obtenu autrement.

C’est ainsi que nous semons la graine dans le sol, et elle commence à évoluer. Tout d’abord, une personne marche sur le chemin frappé par l’égoïsme comme il l’a toujours fait et s’appuie sur elle-même, en voyant un bel avenir devant elle. Mais après un certain temps (parfois quelques années), elle éprouve un sentiment évoqué par la Lumière qui ramène vers le Bien : elle commence à sentir ce qu’est vraiment sa nature égoïste.

Puis, elle découvre que le monde spirituel ne peut être atteint en utilisant ses sentiments et son esprit habituels ; elle se rend compte que cela ne peut être atteint que par opposition à ce qui a été jusqu’à présent. Et une personne semble perdre ses ailes. Elle ne peut pas aller de l’avant avec détermination, ouvrant toutes les portes, comme elle le faisait avant. À ce stade, elle doit commencer à travailler avec elle-même apparemment de l’extérieur, c’est-à-dire dans l’environnement: dans le groupe, avec un professeur et des textes kabbalistiques.

Il faut tendre de l’intérieur vers l’extérieur, et alors seulement, ayant complété un cercle, une personne peut se traiter comme une graine plantée dans le sol. Elle apprendra à cette graine à pousser de sorte qu’elle puisse germer et ne se dessèche pas dans le sable. Elle lui offrira des conditions stimulantes : les minéraux, l’humidité et la lumière, tout ce qui est nécessaire à sa croissance. Et c’est seulement alors que sa graine germera.

L’humanité en transition

Dr. Michael LaitmanNous existons à l’opposé de la propriété du don sans réserve du Créateur : c’est-à-dire le désir égoïste de plaisir. Sur le chemin spirituel, tous les désirs qui, progressivement, se déroulent en nous, des désirs plus légers aux plus lourds, doivent être transformés dans le but de donner sans réserve.Contrairement aux niveaux minéral, végétal, et animal, alors que nous, les humains, évoluons, notre égoïsme le fait tout autant. Toute notre histoire est une croissance non-stop du désir de plaisir et d’une chaîne de tentatives de le satisfaire. C’est notre nature. Par conséquent, nous ne cessons de vouloir que ce désir soit réalisé, rempli.

Donc, cela continue ainsi jusqu’à ce qu’à un moment donné de son développement l’homme arrive à la question: « Pourquoi ai-je besoin de cela ? » Son désir termine sa phase quantitative de l’évolution et se transfère vers le qualitatif. Maintenant, une personne n’a pas besoin seulement d’une meilleure voiture, d’une plus grande maison, et d’un monde plus confortable. Elle commence à poser des questions pour savoir pourquoi les choses se passent ainsi : « Pour quoi faire? Pourquoi? Qu’est-ce qui se passe avec moi et qu’est-ce que cela m’apporte ? »

De nouvelles questions s’élèvent au-dessus du niveau précédent de l’évolution. Au niveau humain, nous commençons à évaluer et à analyser la vie, n’étant pas satisfait du rôle d’une personne qui y « va -pour », qui, sans y penser, sert le désir égoïste. Dans les générations précédentes, de telles questions étaient très peu envisagées pour atteindre la source des événements, l’essence du processus et sa finalité. Ces personnes sont appelées des kabbalistes, du mot hébreu «celui qui reçoit» (Mekabel) car ils reçoivent la révélation de la gouvernance supérieure, avançant de ce fait. Comme les autres, ils ne se sentaient pas une vocation à répondre à de telles questions.

Dans la sagesse de la Kabbale qui aide une personne à trouver des réponses aux questions sur le but de la vie (la source et le but), il est écrit que le temps viendrait où de nombreuses personnes souhaiteraient savoir pourquoi vivons-nous. Dans leur s désirs égoïstes qui émergent progressivement, les masses vont commencer la transition à partir du niveau animal, de la vison d’une bonne vie, dans la mesure de l’homme, à la question de savoir pour quoi vaut-elle d’être vécue.

Les kabbalistes ont marqué le moment où une telle transition devait commencer: la fin du 20e siècle. Et c’est vraiment arrivé. Aujourd’hui, « les questions prioritaires» proviennent d’un grand nombre de personnes à travers le monde et dans une certaine mesure parmi toute l’humanité. Nous voyons comment le désespoir croissant, l’abus de drogues, le taux de divorce, et la crise de l’homme en général démontrent que les questions concernant la finalité de l’existence arrêtent notre développement égoïste normal, et ils exigent que nous cherchions des réponses. C’est alors seulement que nous trouverons la force pour continuer le voyage.

Un jeu en ligne avec Le Créateur

Dr. Michael LaitmanLorsque nous examinons l’univers, nous voyons que la nature ainsi que notre monde se cachent de nous. Nous révélons le monde au cours de milliers d’années, de génération en génération, et nous sommes de plus en plus familiers avec lui.Le Créateur est la force commune de la nature, et c’est pourquoi nous aurons besoin de plus de temps pour L’atteindre. Cependant, pourquoi la réalité nous est-elle cachée ? Pourquoi le Créateur Se cache-t-Il de nous?

Après tout, Il n’est pas comme les lois de la nature qui se conforment à Lui: les niveaux minéral, végétal, et animal du développement ou le niveau humain. Il est la loi commune, qui contient la pensée, ainsi que le début et la fin de l’univers. Tout est inclus en Lui. Alors, pourquoi a-t-Il tout créé de façon à nous être dissimulé ?

Qu’y a-t-il de si spécial à atteindre par nous-mêmes Sa révélation et en demandant avec cela Son aide ? Quel est ce jeu? Il Se cache de nous, et nous avons besoin de souffrir au cours de milliers d’années de notre développement jusqu’à ce que nous arrivions à la question de: «Pourquoi le Créateur est-il dissimulé ? » Ce n’est qu’ensuite que la sagesse de la Kabbale, la méthode pour Le révéler, se révèle. Qu’en tirons- nous ?Alors, on va Le révéler, et que va-t-il se passer ensuite ?

Les gens disent que nous serons heureux ensuite parce que le Créateur est le Bon qui fait le bien, et nous existerons dans l’amour au-dessus de toutesles souffrances une fois que nous atteindrons Sa révélation. Toutefois, si le Créateur est la force de l’amour infini et du don sans réserve, pourquoi nous a t-Il créées pour être si misérables et sordides? Pourquoi avons-nous besoin de travailler si dur pour venir à celui qui nous aime?

Nous voyons que tout est également de même dans ce monde. Les personnes qui ont traversé différents obstacles sur leur chemin pour atteindre l’amour, l’unité, et la révélation, les valorisent; elles sentent la façon dont elles ont bénéficié et ont découvert quelque chose de grand, cher, et important.

On voit aussi que chaque personne dans notre monde cherche en substance à être aimé pour ce qu’il est. Cependant, ce type de relation entre nous ne peut pas exister. Seule une mère éprouve ces sentiments envers son enfant, et cet amour est corporel et animal. Il est venu à la mère de la nature, et il l’oblige à aimer son enfant, à lui donner la vie, le soutenir, et lui faciliter son développement ultérieur.

C’est la seule exception. Puisque nous n’aimons pas les autres pour ce qu’ils sont, nous voulons avoir la preuve de la façon dont cela va nous profiter. Tout cela nous aide à comprendre, au moins légèrement, pourquoi le Créateur avait besoin de ce jeu (la dissimulation).

Il veut que nous venions à cet amour sans nous attendre à ce qu’il nous bénéficie. Tout comme nous voulons être aimés pour qui nous sommes, Il veut aussi être aimé pour ce qu’il est sans que nous en attendions des avantages personnels. C’est pourquoi nous ne serons pas en mesure de comprendre comment commencer à établir une connexion avec Lui avant de nous libérer de notre ego.

La première chose que nous devons faire afin de développer la sensation du Créateur en nous est de nous élever au-dessus de notre nature. En d’autres termes, nous avons besoin de nous élever au-dessus de nos intérêts personnels, au-dessus de « en quoi vais-je en tirer profit ? »

Cela sera possible lorsque je parviens à devenir tout à fait libéré de lui, comme si je n’existais pas, comme si j’étais tout à fait indépendant et objectif et capable de voir et de juger les choses de cette façon. Ensuite, je pourrais commencer à percevoir le Créateur, la force du don sans réserve, la force de la bonté, à partir de ce moment là.

Dans le cas contraire, s’Il devait se révéler Lui-même, je viendrais à Lui parce que cela m’avantagerait. C’est parce que si je sens qu’Il évoque seulement l’amour, la sécurité, la santé et le bonheur, je serais forcé de L’aimer parce qu’il est la source de tout bien. Cet amour serait obligatoire et dépendant.

C’est pourquoi j’ai besoin de m’armer d’un écran, une restriction contraire à ma nature, et de me libérer de mon propre ego. Puis, tous les deux nous devenons des porteurs de l’amour infini et pur, sans bénéfice personnel, et nous commençons à comprendre que ce n’est pas le Créateur, qui Se dérobe à l’homme, mais l’homme qui Le cache avec son ego.

Sortir du brouillard pour la Lumière et la bonté

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi dit-on que le Créateur est caché? Ses actions ne se manifeste-t-elles pas dans toutes les parties de l’Univers?
Réponse: La révélation du Créateur implique que je ressens la force supérieure, sa cause, l’ensemble du réseau des forces agissantes, la façon dont ce réseau fonctionne, et les résultats de son influence. J’atteins la totalité de la création entière dans la dimension infinie.

La seule question est jusqu’à quel point je l’atteins. Je peux soit être sans lunettes, ou je peux porter les lunettes de lecture, ou des lunettes de vision de loin. Tout dépend du niveau de ma perception.
La réalisation du monde spirituel signifie que cette réalité devient transparente pour moi, et à travers elle que je vois l’ensemble du système des forces, qui opère dans le monde entier. Je comprends les raisons derrière les forces qui agissent et font bouger tout le monde et aussi pourquoi nous réagissons de certaine manière.

 

Je peux observer ce processus à partir d’angles différents: le temps, le mouvement, le lieu, les cycles de vie des âmes, depuis le début de la création jusqu’à sa fin. Une personne révèle tout cela. Cependant, au début, elle voit cette photo très vaguement, puis de plus en plus clairement jusqu’à ce qu’elle devienne complètement transparente pour elle.
À ce moment, vous modifiez votre attitude à ce qui se passe. Vous comprenez que votre prochain ou quelqu’un d’autre ne peut pas être blâmé pour vos problèmes. Il devient clair pour vous que tout l’univers est régi par une loi unique: la loi générale de la nature appelle le Créateur.

La réalité des mondes supérieurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: A quoi ressemble notre réalité dans les mondes de BYA (Beria, Yetsira, Assiya ), quand on s’élève le long des degrés de ces mondes dans le monde de Atsilout ?
Réponse: Actuellement, je perçois tout dans mon désir qui est entièrement égoïste, visant uniquement l’auto-satisfaction, et déconnecté de toutes les forces spirituelles et du Créateur. Je n’ai aucune étincelle du don sans réserve et je vis la vie d’une bête. Un tel état est appelé «ce monde».
Quand je commence à examiner lequel de mes désirs je peux élever vers la correction, cela signifie que je suis dans le monde de BYA. C’est-à-dire, je peux m’annuler devant le groupe, recevoir la force de mes amis, m’unir avec eux dans une certaine mesure, et obtenir la garantie mutuelle, l’unité et la plénitude comme un seul homme dans un seul cœur.
Dans la mesure où je suis capable de faire cela, je m’élève à Malkhout du monde de Atsilout. En élevant mon désir, en le changeant en mieux, cela signifie que je monte. Je me connecte à Malkhout avec tout le monde et puis dans notre désir collectif( Kli ) appelé Shekhina où nous sommes tous unis comme un seul homme dans un seul cœur, nous recevons la révélation de la spiritualité, le Créateur.
Il s’ensuit que les mondes de BYA sont des états dans lesquels je me scrute en étudiant et en travaillant dans le groupe où j’ai la possibilité de communiquer avec les amis au moins dans une certaine petite mesure.
La différence entre les mondes de BYA est le degré de notre connexion selon lequel nous pouvons élever nos appels vers Malkhout de l’Infini et obtenir une correction. Mais nous restons toujours dans le monde de BYA, et nous allons seulement amener son ascension, avec nous, dans le monde de Atsilout .

Les pionnniers

Dr. Michael LaitmanLa transition entre la sensation actuelle, interne, à la sensation externe est l’étape la plus difficile sur le chemin de l’évolution. Dans le monde corporel, c’est l’égoïsme qui nous fait grandir en fournissant une motivation naturelle pour notre recherche Dans le monde supérieur, nous sentons combien il est merveilleux de sortir dans une nouvelle dimension. Nous commençons à le voir et à l’expérimenter, et à détecter les forces qui interagissent avec l’ensemble de ses parties. Nous dévoilons la tapisserie des forces qui nous unissent, qui résulte naturellement de notre aspiration à la réalisation spirituelle.Nous devons aller de l’avant à partir de notre perception actuelle vers un niveau supérieur, et séjourner dans les deux dimensions simultanément. Il s’agit d’une transition très difficile psychologiquement, car c’est comme si nous étions en train de naître à nouveau.

Tout comme un nouveau-né sort de son ancien lieu d »existence dans le monde extérieur grâce à ses propres efforts, ainsi que ceux de sa mère, ainsi nous devons donc passer à travers les étapes de la même maturation interne et à la nécessité de naître. Avec nos propres efforts, nous  » nous retounons  » ce qui signifie que nous avons complètement changé notre perception de la réalité. La force de la poussée de la mère fonctionne en synchronisation avec la force motrice de l’embryon, et par conséquent nous sortons dans le monde extérieur.

C’est l’état le plus dangereux et un point crucial de nos vies. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous allons le subir à l’échelle de masse. Dans le passé, la révélation de la dimension supérieure ou du monde extérieur s’est produite au niveau individuel. La première personne à le faire était Adam il y a 5771 années. Après lui, au cours de milliers d’années, beaucoup d’autres ont découvert cette possibilité, l’ont atteinte, et l’ont décrite dans leurs livres, qui ont survécu jusqu’à ce jour. C’est ainsi que la méthode a continué à se développer.

Quand le cœur et l’esprit s’unissent et font un

Dr. Michael LaitmanUne notion suprême établit que le Créateur est Un, unique et unifié. Une force singulière et supérieure a créé toute la création: elle existait avant que la création aie vu le jour, existe avec elle, et continuera d’exister après, quand la création n’existera plus, c’est-à-dire que cette force existe dans tous les états.Nous pouvons en discuter de divers points de vue, ce qui démontre seulement notre manque de perfection, d’où, nous le définissons comme Un, unique, et unifié, mais les diverses définitions de la Force Supérieure, le Créateur, n’existent que par rapport à nous.

· Un signifie qu’il n’y a pas aucune autre force qui pût gouverner l’univers, comme il est écrit: « il n’y a rien hotmis Lui. »

· Unique signifie qu’il est uni dans tous ses actes et n’a pas d’autre intention.

· Unifié signifie que même si ses actions semblent hors de propos et parfois contradictoires, c’est seulement parce que nous existons tous dans des états différents qui sont opposés à Lui. Par conséquent, chacun d’entre nous a des perceptions différentes, comme il est écrit: «On reproche aux autres ses propres défauts. Mais comme nous continuons à nous corriger, tous ces différents états et ces attributs finalement se réunissent en une seule notion. »

« Un » signifie la perfection. S’il y a deux, ils sont un peu différents, et l’un n’a pas les qualités de l’autre; ensemble, ils se complètent mutuellement. Et s’il y avait un million au lieu de deux, puis chacun d’eux est encore moins complet, il ou elle a seulement un millionième partie de la perfection et n’a pas les 999.999 autres parties.

Si nous disons qu’il n’y a qu’un seul, cela signifie que tout est en lui. Mais je ne pense pas qu’Il a tout parce que je suis opposé à Lui, et cela signifie que le problème est en moi plutôt qu’en Lui.

Si Il est UN, et tout est en Lui, alors la façon dont je L’ai vu n’a pas d’importance: bon ou mauvais, clair ou foncé, chaud ou froid. Je dois comprendre que ces attributs opposés ne sont pas en lui. Il n’est ni bon ni mauvais; ces notions opposées existent seulement dans ma perception.

Si je dis que le Créateur est toujours bon, cela ne constitue pas la définition de « Un » non plus. « Un » signifie que ni bien ni mal n’existe en Lui. Je suis celui qui juge Ses manifestations par rapport à moi. Pendant ce temps, Il est Un, quelque chose de totalement abstrait, au-delà même de ce qui est appelé bon.

Une personne est inspirée par le sens de « Un », sa parfaite pureté et la sensation de réalisation. Dans ce « Un », le cœur et l’esprit se réunissent en un.