Category Archives: Travail en groupe

Tous les désirs restent

Il est impossible d’effacer le désir de recevoir car c’est la création même. Vous pouvez vous tromper, vous saouler, courir après un désir au lieu d’un autre, en éteignant le premier désir de cette manière, mais il est impossible de déraciner un désir. Je peux l’ignorer par peur ou à cause d’autres désirs plus forts, mais il est impossible de le combattre directement.

Même la Lumière qui ramène vers le bien ne change pas le désir lui-même ; elle ne fait qu’élever ou diminuer son importance. Pourtant, tous les désirs restent chez une personne tels qu’ils lui ont été donnés à la naissance. Si une personne n’attribue aucune importance au désir, elle peut alors l’effacer de l’écran sur lequel elle voit le monde. Il n’y a pas d’autre moyen, car toute la création est un désir. (1)

Avant le congrès, je m’attends à ce que les dizaines européennes nouent des liens entre elles et avec tous les autres groupes mondiaux. Il devrait exister un unique lieu de réunion virtuel commun où tout le monde peut se rencontrer, obtenir des informations et se ressourcer.

Nous devons être inclus les uns dans les autres, non seulement à un niveau informatif, mais aussi dans nos sensations. Je veux ressentir les amis comme les organes de mon corps qui ont été séparés et je dois les rapprocher de moi. Dans la mesure où je les rapproche et augmente ma sensibilité à leur égard, je les anime et commence à les sentir vivants, connectés à moi et vivant à l’intérieur de moi, dans la mesure où je construis un récipient de l’âme jusqu’à ce que le Créateur s’y révèle. (2)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, « La Correction de la Brisure – Préparation au Congrès » du 16/09/2019

(1) : à 3 minutes et 10 secondes
(2) : à 19 minutes et 35 secondes

Un signe de bon progrès

Question : Il y a trois ans, j’ai commencé à étudier la Kabbale et je pensais tout comprendre. La « Préface à la Sagesse de la Kabbale » (Ptikha) et le « Talmud des Dix Sefirot » (TES) étaient tout à fait compréhensibles et clairs.

Maintenant, après trois ans je commence à ressentir que non seulement je ne comprends pas ce qui était clair auparavant, mais que PtikhaTES et le travail dans le groupe suscitent en moi un certain dégoût. Est-ce normal ?

Réponse : Ceci est un signe de bon progrès. Vous devez vivre cette période et être fort et persistant, et alors vous commencerez à tout comprendre à la fois intellectuellement et émotionnellement.

Question : Donc, ces perturbations sont une aide en fait ?

Réponse : Oui. Mais cela peut durer assez longtemps, peut-être plusieurs années. L’essentiel est de ne pas abandonner et vous en verrez la récompense.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

La pratique spirituelle

Question : Qu’est-ce qui est nécessaire au développement de l’âme ? Comment le processus se déroule-t-il ? Comment pouvez-vous comprendre et ressentir que vous êtes sur le bon chemin ?

Réponse : Une seule chose est nécessaire au développement de l’âme : commencer à la développer en se rapprochant des autres. Pour cela, nous construisons généralement de petits groupes que nous appelons des « dizaines » car il est souhaitable que le groupe soit composé de dix personnes, mais il peut être inférieur à dix. En se rapprochant des autres dans la dizaine, les gens commencent à ressentir certaines lois spirituelles qui opèrent à l’intérieur.

C’est un état très intéressant. Nous pouvons faire de nous-mêmes un laboratoire dans lequel nous nous sentirons sous l’influence d’une force spéciale, ou du Créateur.

En d’autres termes, à mesure que nous nous rapprochons les uns des autres, nous commençons à ressentir comment le Créateur se manifeste entre nous et, lorsque nous nous éloignons les uns des autres, nous ressentons à quel point Il s’éloigne de nous. Le Créateur est au centre de ce petit groupe et c’est ainsi que nous pouvons Le définir, Le clarifier et Le révéler. Cet état ne vient pas immédiatement, nous devons nous en approcher. Essayez.

En construisant la connexion entre nous malgré les forces égoïstes qui nous repoussent, nous commencerons à le ressentir. C’est le rapprochement au-dessus du rejet qui provoquera un certain sens de la révélation de quelque chose en nous. Ce « quelque chose » sera le signe avant-coureur de l’atteinte du Créateur. C’est assez compliqué et ça ne vient pas tout de suite, mais c’est précisément ce qu’est notre atelier en pratique.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/07/2019

Entrez dans la sensation de l’âme commune

Ce qui signifie que chaque personne d’Israël est assurée d’atteindre finalement toutes les merveilleuses atteintes que le Créateur a conçues dans la Pensée de la Création afin de réjouir chaque créature. Et celui qui n’en en pas été récompensé dans cette vie, le sera dans la prochaine, et ainsi de suite, jusqu’à être récompensé de compléter Sa pensée qu’Il a conçue pour lui.

Et tant que l’homme n’a pas atteint la perfection, toutes ces mêmes Lumières, qui lui sont destinées, sont considérées comme des Lumières Environnantes (Orot Mekifim). Ce qui signifie qu’elles sont prêtes pour lui, mais elles attendent que l’homme purifie son Kli (récipient) de réception, et c’est alors que ces Lumières se revêtiront dans ces récipients adéquats. (Le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des Dix Séfirot, Point 155 »)

Une personne devrait essayer de développer la qualité du don sans réserve, la qualité de la connexion entre les parties brisées de la création commune, de l’âme commune, pour les connecter ensemble et y participer le plus possible. C’est l’atteinte de la condition « aime ton prochain comme toi-même ».

Dans la mesure où il se rapproche ou même réalise la condition « aime ton prochain », l’énergie intérieure brille sur lui, le soi-disant amour, la connexion entre les parties brisées.

Cela attire ces parties les unes vers les autres et les aide à former un seul tout, une seule âme, déjà à un nouveau niveau, car l’égoïsme est entré entre elles avec son « moins » et le « plus » est devenu supérieur au « moins » ; c’est-à-dire qu’il a augmenté en raison du « moins ».

Par conséquent, une personne reçoit une âme nouvelle et immense, la qualité du don sans réserve, la qualité de l’atteinte appelée le monde supérieur.

Question : Tandis que dans le corps physique, une personne entre comme dans la sensation de cette âme commune. Va-t-on continuer à y vivre une fois le corps mort ?

Réponse : L’un n’a rien à voir avec l’autre. Notre corps animal est nécessaire pour pouvoir commencer à entrer dans cette âme, à la ressentir et commencer à la construire.

Question : Cela signifie-t-il qu’à travers notre corps, nous établissons comme un premier contact avec d’autres personnes, et ensuite tout se passe au niveau sensoriel ?

Réponse : Oui, et complètement en dehors des corps.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 11/12/2018

Invitation à la naissance spirituelle

Lorsqu’une personne peut aller les yeux fermés jusqu’au bout, on parle alors d’embryon spirituel. L’embryon, par définition, est le plus petit degré de Malkhout, limité dans ses capacités, et cela signifie colère et jugement car une personne doit rester les yeux fermés au-dessus de la raison malgré ses connaissances et ses sentiments, surmonter le dépit, sa colère et ses problèmes. Il est difficile de s’annuler devant le supérieur afin que le supérieur puisse faire de vous ce qu’Il veut. C’est ce que l’on appelle la conception (Ibour), l’état le plus petit et le plus restreint.

Cela signifie que tout commence à partir de zéro, avec l’annulation complète de ces désirs et qualités dans lesquels nous existons. Ensuite, le Créateur ajoute de plus en plus de qualités égoïstes et nous nous annulons avec succès devant Son autorité afin qu’Il fasse de nous ce qu’Il veut et non ce que nous voulons. Ces états s’appellent la naissance de l’âme.

Je m’annule moi-même dans ce que je considère comme égoïste en moi (mon « je ») et accepte du Créateur ce qu’Il fait de manière altruiste à l’intérieur de moi (Son « Je »). Il y a une double brisure ici : premièrement, lorsque je m’annule complètement et deuxièmement, quand au lieu de mes qualités, j’accepte les qualités du Créateur. Comment pouvons-nous imaginer cela dans le groupe ? Je vous invite à la fécondation spirituelle. (1)

Extrait du Congrès en Moldavie, « Premier Jour », « Être prêt à être influencé par la société », Leçon n°2, le 06/09/2019

(1) : à 1 heure 23 minutes et 33 secondes

Voir le Créateur derrière chaque ami

Question : Comment puis-je me protéger de l’affaiblissement à cause des mots et des émotions négatives que me procurent souvent les autres étudiants qui étudient la Kabbale ?

Réponse : Vous devriez traiter ceci très simplement : il n’y a personne d’autre, il n’y a que le Créateur. Il se revêt dans tous les amis qui semblent exister à vos yeux, et à travers eux Il mène Ses exercices sur vous.

Tout à coup, il semble que les amis vous disent quelque chose, vous négligent ou vous humilient. En fait, ce ne sont pas eux, mais le Créateur qui vous traite de cette façon. Par conséquent, faites toujours attention à eux, mais gardez à l’esprit que vous recevez cela du Créateur.

De ce fait, vous devriez voir le Créateur derrière chaque ami. Alors vous n’aurez pas de reproches à leur faire, mais seulement à vous-mêmes ou au Créateur.

Question : Est-ce que tout cela vient du Créateur dans le but de notre avancement ?

Réponse : Certainement.

Question : L’humiliation fait-elle avancer une personne ?

Réponse : Chaque moment de votre vie n’a pour but que de vous faire progresser. Le Créateur vous tire constamment à Lui, même lorsque vous ne le ressentez pas. C’est ce qu’Il fait.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/06/2019

Onde sinusoïdale spirituelle

Le Baal HaSoulam, dans ses lettres et ses articles, explique les états d’ascensions et de descentes spirituelles qui sont attendus.

Tout en travaillant dans ce monde, nous ne pensons pratiquement pas qu’il devrait exister une alternance entre des états positifs et négatifs. Nous nous efforçons toujours d’aller de l’avant.

Mais dans le monde spirituel, il n’en est rien. Lorsque vraiment nous entrons sérieusement dans le processus spirituel, nous commençons à comprendre que nous devrions prendre en compte les montées et les descentes. De plus, ces états alternent et, en fait, les descentes n’étant pas moins importantes que les ascensions, nous devons donc les considérer avec un sérieux absolu et de préférence de la même manière que pour les ascensions.

Le Baal HaSoulam écrit dans la « Lettre 25 » qu’une descente destinée à l’ascension suivante est considérée comme une ascension et non comme une descente. C’est vraiment comme cela.

Le fait est que sur le chemin vers le but de la création, il y a une croissance de l’égoïsme (ligne bleue sur le dessin) au-dessus de laquelle nous construisons la partie altruiste (ligne rouge). Par la suite, l’égoïsme est ajouté et nous le recouvrons encore d’altruisme. C’est ainsi que nous montons : ascension – descente, ascension – descente. C’est inévitable.

Par conséquent, nous devons nous regarder les descentes de la même manière que les ascensions. Au début, l’ego se développe en nous, puis au-dessus de nous, nous développons une ascension spirituelle anti-égoïsme et nous recouvrons l’ego de la qualité qui lui est opposée.

Ainsi, les descentes – montées se déroulent selon les phases : 1 – 2, puis 3 – 4, etc. Par conséquent, la montée est impossible sans descente.

Il est également possible de décrire cela comme une onde sinusoïdale : ascension – descente, ascension – descente. Plus la descente est importante, plus la montée correspondante sera importante. C’est ainsi qu’elles sont liées ensemble : 1 – 2, 1 – 2.

Dans le travail spirituel, tout commence par une descente, par la nuit, par les ténèbres. Comme il est dit dans la Bible : « Et il y eut un soir et un matin, jour un. »

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/03/2019

Apprenez à vivre dans le futur

Question : Comment apprenons-nous à ne pas vivre dans le présent ?

Réponse : Nous ne vivons jamais dans le présent. Même si je dis que maintenant je veux quelque chose, cela signifie que je veux déjà quelque chose qui pourrait être réalisé dans un moment futur. Nous existons toujours comme si c’était dans le futur.

Comment pouvons-nous apprendre à vivre dans le futur ? Nous devrions juste le créer.

L’avenir spirituel est créé par une plus grande connexion entre nous. Plus elle est forte, plus vite nous atteignons les états spirituels suivants. Nous devons y réfléchir.

Si nous nous occupons principalement de cela et de tous les problèmes terrestres seulement dans la mesure nécessaire, alors nous ressentirons soudainement qu’à partir de cet état spirituel vers lequel nous voulons avancer, nous nous fournissons aussi de choses matérielles parce que la Lumière supérieure brillera sur nous dans la matérialité également.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 28/04/2019

Pourquoi étudier Ptikha ?

Pourquoi étudier PtiKha (Préface à la Sagesse de la Kabbale) ou L’Étude des Dix Sefitot ? Ai-je besoin de savoir combien d’anges sont dans le ciel et quels sont leurs noms ? Le fait est que nous souhaitons voir un système complet devant nous et il est par conséquent très important de l’étudier. Nous voulons comprendre comment nous vivons dans ce système et nous y intégrer en interagissant avec lui. J’affecte le système et le système m’affecte, ainsi je ressens notre connexion. De ce fait, j’ai besoin de l’étudier, de le percevoir comme un système global, fermé, intégral et entier, incluant tous les mondes et les objets spirituels, toutes les forces.

Tout ce que nous étudions est inclus dans un système unique dans lequel je veux me voir, comprendre comment je l’affecte et comment il m’affecte. Je veux voir chacun de mes états comme une conséquence de ce système. Cela inclut la vie dans ce monde et d’autres états : tout est inclus dans un seul système.

Il est important de recevoir des informations sur le monde, son histoire, son économie et ses crises, afin de percevoir l’image la plus complète possible et de comprendre où nous sommes. Nous savons que le Baal HaSoulam s’intéressait à la science et utilisait toutes les informations dont il disposait dans ses explications. Il n’est pas écrit en vain qu’un kabbaliste doit d’abord étudier toutes les sciences du monde et ensuite seulement il comprendra ce qui se passe au-dessus de ce monde.

Par conséquent, il est important d’étudier la Préface à la Sagesse de la Kabbale afin de percevoir l’image d’ensemble et de s’y inclure, en commençant une interaction consciente avec la réalité. (1)

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Préface à la Sagesse de la Kabbale », Point 92, le 16/07/2019

(1) : à 0 minute et 20 secondes

Restriction et coup

La restriction (Tsimtsoum), c’est lorsque je ferme mon désir, me refusant de recevoir du plaisir, comme un bébé qui ferme sa bouche et refuse de manger. Un coup (Bitoush) suppose déjà une condition : si j’ai la possibilité de manger pour faire plaisir à ma mère, j’ouvrirai volontairement ma bouche. Mais je n’ai pas une telle opportunité pour le moment, alors que dois-je faire ? Aide-moi, donne-moi le désir de te plaire, et je serai heureux de m’ouvrir pour recevoir.

La restriction est une action inconditionnelle et le coup est donné à condition que je sois prêt à prendre du plaisir s’il y a une adhésion entre nous. Dans le coup, mon but est l’union. Pendant que vous êtes en restriction, il n’y a pas d’objectif pour l’union, mais seulement le fait de vous empêcher vous-même de recevoir. Je ne veux aucun contact parce que je n’ai aucune force pour plus, seulement pour me restreindre ; sinon, je brûlerai de honte.

La frappe est déjà au-dessus de la honte. Je ne prends plus en compte la honte, mais je pense uniquement à l’amour et à l’union entre nous, en s’élevant au-dessus de l’égoïsme. Avec un coup, je montre que je suis prêt à recevoir un plaisir, pas pour moi, mais seulement pour le plaisir de l’hôte.

Au début, nous vérifions notre relation avec l’hôte, et ce n’est que lorsque cette connexion spirituelle du cœur est née que nous pouvons la traduire en action, et que celle-ci descend dans la matière en désir d’avoir du plaisir. Par conséquent, tout d’abord, la décision est prise dans Roch du Partsouf, dans des pensées et des sensations pures, déconnectées du vêtement de la Lumière dans le désir, dans la matière. Vous pouvez ensuite effectuer cette action, étape par étape, du facile au complexe : la Lumière de Nefesh, RouakhNeshamaHaya et Yechida.

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de la Kabbale, « Préface à la Sagesse de la Kabbale », le 17/06/2019