Category Archives: Travail en groupe

Les amulettes kabbalistiques existent-elles ?

Question : Les amulettes kabbalistiques existent-elles ? Est-ce que les fils rouges aident ?

Réponse : Rien ne peut aider ! Absolument rien ! Croyez-moi. Essayez de vous attacher à un fil rouge et enveloppez-vous de chiffons rouges. Rien ne vous aidera !

Question : Cependant, cela peut-il aider psychologiquement ?

Réponse : Tout peut aider psychologiquement. Vous pouvez fabriquer une toge et la porter comme dans la Rome antique. Mais alors quoi ?

La psychologie spirituelle vient uniquement de l’influence mutuelle des uns et des autres à l’intérieur du groupe. Bien que les amis existent uniquement dans le monde corporel et que chacun soit un égoïste, ils peuvent s’influencer mutuellement.

Question : Avez-vous rencontré dans une quelconque source la mention de fils rouges ?

Réponse : Non. Même si cela est mentionné quelque part, cela ne signifierait absolument pas une manifestation corporelle. Ni le Baal HaSoulam ni le Rabash n’ont écrit quoi que ce soit à ce sujet.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 19/11/2017

Réponses à vos questions, n°223

Question : Un grand effort est une demande et une prière au Créateur dans un état où je ressens la suprême grandeur du Créateur. Ce ne peut être qu’à travers un grand effort et seulement pour quelques secondes. Ensuite l’effort s’évapore, et une préparation pour une nouvelle goutte d’effort est requise à nouveau.

Cela est particulièrement important lors ce que nous lisons en groupe le Livre du Zohar. J’ai entendu dire qu’un étudiant d’un grand Rav pouvait atteindre un tel effort jusqu’à 300 fois lors de la lecture du Livre du Zohar. Ce n’est pas facile ; cela nécessite une intention spéciale, un environnement, un développement personnel, un état spécial, etc. Un effort comme celui-ci nécessite-t-il une préparation préalable ?

Réponse : La capacité de mettre en œuvre un tel effort n’est acquise qu’après plusieurs années d’études dans un groupe.

Le Créateur : L’Enseignant

Question : Le Créateur peut-il être l’enseignant direct d’une personne ?

Réponse : Non. Notre égoïsme le voudrait parce qu’il veut recevoir, capturer, saisir, asservir. Le Créateur peut servir d’enseignant uniquement à travers le groupe, en son sein. Selon le degré où je fusionne avec le groupe, y entre, m’y dissous, de la même façon, je commence à découvrir la présence du Créateur à l’intérieur de lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Dix Sefirot ni plus, ni moins

Nous ne pouvons pas ressentir moins de dix Sefirot dans la spiritualité parce que dix est le seuil de notre sensation. Après les neuf premiers attributs, nous commençons à nous ressentir exister, recevoir, comprendre et éprouver. Et pas avant cela.

C’est comme un rayon de lumière qui n’a pas encore atteint le cerveau à travers tous les canaux afin que le cerveau commence à réagir et à dessiner pour nous une image de ce qui se passe.

Peut-être qu’un signal est déjà entré dans le cerveau, mais il ne m’a pas encore atteint et je ne comprends pas, je ne ressens pas et je ne réagis pas. Ou si je n’entends pas bien et que je n’ai pas entendu le son, et que le son s’est déjà produit, il fait son chemin dans mes oreilles. C’est ce que l’on appelle les neuf premières Sefirot.

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie 2 du 27/03/2018

Faire une place pour le Créateur

Nous devons essayer d’attribuer tout ce qui nous arrive, tout ce que nous ressentons, qui est éveillé dans l’esprit et dans le cœur, le monde entier autour de nous, à une seule force, en dehors de laquelle il n’y a rien d’autre.

Tout vient de cette force bonne et bienveillante, dans le seul but pour nous de relier tout ce qui arrive à cette source unique et, ce faisant, Le révéler.

Si nous attribuons tout à une seule force supérieure, alors nous cessons de contrôler nos actions, pensées et désirs, puisque toutes nos pensées et nos désirs, tous nos efforts, visent uniquement à nous annuler, à faire un espace pour « Il n’y en rien hormis Lui ».

Et ainsi nous Le révélons dans le désir de donner sans réserve, dans de nouveaux organes sensoriels, dans les qualités de Bina. Donc, même si nous n’avons pas de chemise, nous n’en avons pas besoin : seulement d’avoir l’auto-annulation qui nous permet de révéler le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Pourquoi nous avons Besoin de « Réponds à Ton Cœur, pour Savoir que le Seigneur est Dieu », dans le Travail » du 26/03/2018

La prière que le Créateur entend

Une personne ne se tourne pas automatiquement vers le Créateur dès qu’elle ressent qu’elle ne peut pas s’en sortir. Elle tombe simplement dans le désespoir, soit elle dormira ou soit elle pleurera d’impuissance.

Si seulement il y a des amis proches qui ne sont pas dans une descente et ni désespérés comme elle, alors leur soutien, ainsi que son état désespéré, formeront en elle une demande correcte au Créateur.

C’est le seul moyen possible. Une personne seule ne se tournera jamais vers le Créateur, ni dans un bon ni dans un mauvais état. Elle peut remercier ou maudire le Créateur, mais ce ne sera pas une prière.

Une vraie prière doit consister en dix Sefirot en tant que récipient spirituel : les neuf Sefirot supérieures et Malkhout. Par conséquent, elle doit être impressionnée par neuf amis et attacher sa Malkhout vide, souffrante et sombre à eux, et ainsi un appel vers le Créateur naîtra en cela.

Une prière est un récipient spirituel dans lequel HaVaYaH [Nom sacré, ndt], les dix Sefirot, doivent agir. De ce fait, une personne ne peut pas prier seule ou pour elle-même ; c’est simplement impossible.

La vraie prière, que le Créateur entend, peut surgir uniquement lorsque quelqu’un est inclus dans le groupe et reçoit des amis leurs intentions, leurs impressions et leur soutien. Alors avec son manque et avec ce qu’il reçoit des neuf premières Sefirot des amis, de leur soutien et de leurs propriétés, il peut se tourner vers le Créateur.

Après tout, on ne peut pas utiliser seulement son mauvais état. Mais si quelqu’un se connecte à ses amis, alors sa prière n’est plus une mauvaise sensation. Le Créateur ne nous fait pas de mal, mais nous donne l’occasion de nous unir avec des amis et avec Lui. Par conséquent, la prière ne peut être qu’à l’intérieur du groupe et à propos du groupe.

C’est ici que nous avons besoin de l’Arvout, la solidarité. Si nous y parvenons, alors tout ira bien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877, « Trois Prières » du 21/03/2018

L’exil égyptien du 21ème siècle

Pourquoi Pharaon avait tout intérêt d’élever Moïse dans sa maison ? Si vous y réfléchissez un peu, le monde a grandement gagné grâce aux Juifs ? Le monde doit tout son développement aux Juifs parce que la Lumière supérieure est conduite à travers eux, à travers la qualité de Bina vers Malkhout, apportant tout : le début de toutes les religions, croyances et connaissances.

Même les désirs corporels pour la nourriture, le sexe et la famille se développent parce que la Lumière brille sur eux d’en haut, en plus du niveau animal. Et tout cela parce qu’il y a une intention de donner sans réserve, représentée par Israël. Par conséquent, plus de Lumière continue à parvenir et développe les désirs. Et le désir lui-même ne se développe pas, il est mort comme la poussière.

La seule raison pour laquelle un désir se développe est pour atteindre le degré suivant. Et si les quatre étapes (minérale, végétale, animale et humaine) sont toutes déjà atteintes, alors le développement ultérieur ne peut venir que d’en haut, à travers Israël.

Cela peut se voir par le déplacement du peuple juif en Europe au cours de l’histoire car ils ont été expulsés d’un pays à l’autre. Sans ce petit groupe dans notre monde qui est en quelque sorte connecté à la Lumière supérieure, le monde ne se serait pas développé. Pourquoi ? Tout le développement est fait dans le but d’atteindre le don sans réserve, l’adhésion et la fin de la correction.

Et s’il n’y a pas de tel groupe et aucune connexion entre la Lumière supérieure et Malkhout, alors Malkhout ne se développe pas. Par conséquent, le monde blâme les Juifs pour tous ses problèmes. Ce sont les Juifs qui ont provoqué le développement du monde qui est maintenant arrivé à la fin. Le monde se dresse contre un mur, les crises mondiales s’étendent et les Juifs vont évidemment être blâmés pour cela.

Les Juifs sont étonnés de ces accusations parce qu’ils ont donné au monde tant de bien, tant de nouvelles inventions. Mais c’est un malentendu sur notre rôle, car nous sommes destinés à quelque chose de complètement différent.

C’est semblable à l’histoire de l’exil en Égypte. Au début, les Juifs ont apporté beaucoup de choses à l’Égypte, et la vie a mal tourné. Ces parties de Bina sont censées commencer à s’élever à partir de Malkhout et l’élever au prochain niveau de développement. C’est comme une femme qui est prête à donner naissance, mais qui est incapable de le faire. Pouvez-vous imaginer ce qui arriverait à cet enfant ?

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Préparation pour Pessah », Partie 1, du 11/03/2018

Pessah, Matza, Maror

Nous n’avons pas un besoin de spiritualité : cela nous est donné d’en haut. Personne ne peut par soi-même se doter d’une aspiration à étudier la Kabbale et à découvrir le Créateur. On y est conduit d’en haut, et cela s’appelle « en temps voulu » (Beito), par le chemin naturel de développement. Cependant, si nous souhaitons avancer par nous-mêmes selon « l’accélération du temps » (Akhishéna), nous avons besoin de solidarité. Grâce à la connexion au groupe, je peux recevoir des amis et fournir à chacun d’entre eux les besoins spirituels corrects par lesquels nous serons en mesure d’avancer.

Il n’y a pas d’autre moyen. Je ne peux pas extraire l’aspiration correcte pour la spiritualité de moi-même ; ce serait pour autre chose que la spiritualité. Nous ne devrions pas avoir honte ou avoir peur des désirs qui surgissent dans le groupe. Après tout, la jalousie, la fierté, l’honneur et le désir de pouvoir, qui se manifestent consciemment ou inconsciemment dans le groupe, nous aident à atteindre le monde spirituel. Pendant ce temps, une personne peut vivre les désirs les plus honorables et les plus purs, mais s’ils ne passent pas par le groupe, ils ne contribueront pas à son avancement. (*)

Au cours de Pessah (Pâque), une personne doit dire : « Pessah, Matza, Maror. » Sinon, elle ne sortira pas d’Égypte. Le Matza est la guerre contre le mauvais penchant. Le Maror est l’amertume insupportable du travail, de l’incapacité de quelqu’un à s’unir et à donner sans réserve. Par conséquent, nous arrivons d’abord à Pessah (Passakh signifie le passage), puis au salut.

L’un suit l’autre : Pessah, Matza, Maror. Pessah ne dépend pas de la personne ; c’est le Créateur qui donne la force de s’échapper (Passach). Et Matza et Maror sont le devoir d’avaler son travail dans le but d’étouffer l’amertume de l’égoïsme et de crier. (**)

Extraits de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Igrot (Lettres) / Lettre n°72 du 20/03/2018

(*) : à 11m30sec
(**) : à 17m00sec

Le coefficient du don sans réserve

Toute science dans le monde étudie les connexions entre les parties de la réalité, chacune à son niveau de réalité (physiologique, psychologique, biologique et physique) et il y a donc la psychologie, la biologie, la physique, etc.

La sagesse de la Kabbale ne traite pas de ces niveaux, mais du niveau le plus fondamental, qui est le désir contenu dans chaque partie de la création, seulement sous des formes différentes, à des niveaux différents, et à des tailles différentes.

Par conséquent, la Kabbale est considérée comme la science principale. Elle conduit la même recherche scientifique que toute autre science, elle en tire des formules, étudie la création et les actions du Créateur, clarifie notre place dans la création et mesure la création en relation avec le Créateur. Tout cela présuppose une étude scientifique sérieuse. Toutes les autres sciences ne donnent pas de définitions aussi précises.

En fait, la création est très compliquée. Bien qu’il semble qu’elle repose sur une formule très simple : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal au désir de recevoir de la créature.

Cependant, ce n’est pas une simple égalité, car elle inclut un coefficient (C) qui devrait égaliser le désir de recevoir et le désir de donner : le désir du Créateur de donner sans réserve est égal à C multiplié par le désir de recevoir de la créature.

Ce coefficient inclut en lui-même une restriction, un écran (Massach) et une Lumière Réfléchie. Nous devons appliquer cette équation tout le temps. Par conséquent, je dois connaître le désir de recevoir, le désir de donner sans réserve, et mon coefficient.

Ainsi j’étudie toujours le désir du Créateur de donner sans réserve. J’aspire à Lui et m’assimile à Lui. Selon ces paramètres, je détermine mon état et ma place dans la création. De cette façon, j’explore toute la création. Sans cela, il est impossible de me positionner correctement par rapport au Créateur, et je dois arriver à L’aimer. Le coefficient est mon intention en vue du don sans réserve. Sans cela, je ne peux pas être en contact avec le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 01/03/2018

Le groupe comme un mini-modèle de l’humanité

Les kabbalistes nous conseillent de nous unir en groupes qui deviendront un modèle de mini-humanité, de mini-Adam, car alors les lois de la communication fonctionneront entre les gens comme avant le péché d’Adam HaRishon. Et de cette manière, nous attirerons la Lumière supérieure qui nous influencera encore plus et nous unira.

Nous voulons avancer. D’après les lois de l’évolution, la Lumière supérieure exercera une pression sur nous et nous unira que dans une centaine d’années. Mais nous, nous voulons que cela se produise maintenant !

C’est pourquoi nous effectuons toutes les actions qui nous sont demandées, comme les petits enfants qui jouent et se développent en jouant. Et de la même manière, nous voulons construire un groupe dans lequel les lois de la réparation finale s’appliquent.

La Lumière influence le groupe en réponse à nos efforts : nous l’obligeons. Selon les lois de la nature, nous éveillons la Lumière supérieure pour nous influencer davantage et avancer dans la mesure de nos tentatives et de la force de notre désir. De ce fait, nous accélérons le temps de notre développement. C’est l’essence de la méthode de la Kabbale.

Le désir d’aimer son prochain comme soi-même, qui est la loi de la réparation finale, devient notre objectif quotidien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Préparation à Pessah (Pâque) », Partie 2 du 06/03/2018

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