Category Archives: travail intérieur

Ne laissez pas les mauvais états se manifester

Question : Si je vois que mon ami est dans une mauvaise situation matérielle, est-ce que cela signifie que je veux qu’il soit dans cet état ?

Réponse : Non, tous les mauvais états sont le résultat de la brisure de l’âme d’Adam. Par conséquent, nous ne faisons rien de mal.

Vous n’êtes pas le Créateur des mauvais états. Cependant, lorsque vous ne demandez pas leur correction, vous laissez ces états se manifester. Le degré d’amélioration de ces mauvais états dépend de nous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/11/2018

Le don sans réserve spirituel

Laitman_120Question : J’ai demandé à plusieurs reprises ce qu’est le don sans réserve spirituel et je n’ai jamais reçu de réponse claire. Vous donnez l’exemple d’une mère et de son enfant, ce qui n’est pas spirituel, mais du don sans réserve matériel. Alors, qu’est-ce que le don sans réserve spirituel ?

Réponse : Le don sans réserve spirituel est le don au-dessus de mon égoïsme, lorsqu’à partir de celui-ci et en me basant sur lui, je fais des actions altruistes contraire à mon désir.

Je peux uniquement les faire si je suis dans un groupe qui me soutient dans cette tâche, et à travers lui, je reçois la Lumière supérieure, la Lumière du don sans réserve. Ainsi, je peux agir.

C’est une action absolument réelle qui s’avère finalement être le contraire de mon désir égoïste.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 11/11/2018

Pourim symbolise le salut d’Israël

Pourim n'est pas le Mardi-gras juif, du Dr. Michael LaitmanMon nouvel article sur la fête de Pourim

Pourim est une grande fête : Tout commence et se termine par un festin, avec une histoire intermédiaire digne des films à suspens mais qui heureusement finit bien.

Les personnages principaux en scène sont le roi, la reine Esther, le juif Mardochée et Aman, le méchant gouverneur nouvellement promu par le roi, au grand dam des juifs. Au delà de la représentation physique des personnages, ils incarnent en fait les forces cachées en nous. Ces dernières permettent le développement spirituel.

L’avancement spirituel décrit dans le Livre d’Esther est le récit d’Aman, le mal le plus absolu, confronté à la bonté même incarnée par Mardochée. La confrontation de ces deux forces ne cesse que si les Juifs s’unissent. En effet, la seule chose qui aide contre le mal absolu est l’union. Lorsque Mardochée supplie Esther d’implorer la miséricorde du roi, elle répond qu’elle-même, la reine, ne peut les sauver, sauf si lui, Mardochée, rassemble tous les Juifs et qu’ils ne jeûnent et prient pour elle. Ce n’est qu’en s’unissant qu’ils réussiront.

Esther, la reine juive, représente le désir corrigé de se connecter à Dieu. C’est pourquoi elle apparaît après que la reine Vashti se soit mal conduite et que le roi l’ait répudié. Elle s’appelle Esther, du mot hébreu Hastara (dissimulation),  car son identité juive est encore cachée. Celle-ci n’est révélée que lorsque la reine doit agir afin de sauver les juifs, d’où le mot Méguilla (rouleau/livre), provenant du mot hébreu Guilouï(révélation). Par conséquent, le complot décrit dans le livre d’Esther est considéré comme « un miracle dissimulé », pour indiquer d’une manière cachée le miracle de la révélation de la puissance de Dieu.

Mardochée, quant à lui, représente la miséricorde. Il est la bonté pure et ne veut rien pour lui-même. Après avoir dénoncé le complot contre le roi, il se contente de s’assoir aux portes du palais, sans aucune prétention quelque qu’elle soit.

Afin de contraindre Mardochée à agir pour finalement gouverner, le roi décide de faire peser un danger suffisamment grand pour qu’il prenne part au plan divin. En l’occurence, il s’agit de la décision de détruire tout le peuple juif du royaume. Cette décision est exécutée par Aman, qui ne supporte pas qu’un peuple ne lui prête pas allégeance, ni ne le respecte.

Aman sait qu’« Il y a un certain peuple dispersé et séparé », il entend bien régner en maître absolu, le seul obstacle à son projet est les Juifs. Aman comprend que si les juifs sont unis, ils sont invincibles car l’union fait la force. L’union des Juifs  « comme un seul homme dans un seul cœur » est l’arme contre tout mal. Pour parvenir à ses fins, Aman demande à ce qu’un Pour (décret) soit signé par le roi, qui éliminera définitivement toute entrave à sa quête de pouvoir absolu.

Les Juifs sont terrifiés. Ils ne savent pas quoi faire pour éviter un tel sort ni ne comprennent ce qu’ils ont fait pour mériter la mort. La reine Esther, pour sauver son peuple, demande donc à Mardochée de rassembler toute la communauté qui devra jeûner et prier. Cette union retrouvée neutralise Aman et bien évidemment la décision du roi est révoquée. Les Juifs peuvent vivre et même se défendre, s’ils sont agressés.

Pour conclure, Pourim est une fête qui nous enseigne que tous nos maux ne proviennent que d’un manque d’union entre nous. Sans elle, nous sommes persécutés, comme durant l’exil de Babylone, durant toutes les persécutions que nous avons subies à travers l’histoire.  L’éveil de l’antisémitisme et de l’intégrisme religieux aujourd’hui en France, comme ailleurs, a également la même source. Si nous agissons dans la solidarité, comme une seule famille, nous sommes protégés, et rien ne peut nous atteindre. En cette période difficile, il serait bon de s’inspirer du passé et plus particulièrement de l’histoire de Pourim pour réactualiser l’union comme solution à tous les maux.

Les intérêts matériels et spirituels

Question : Pourquoi semble-t-il que lorsque nous commençons à étudier la Kabbale, nous n’avons plus d’intérêts communs avec nos anciens amis et que notre vie sociale s’estompe ?

Réponse : Lorsqu’une personne commence à pratiquer la Kabbale, c’est comme si elle quittait ses affaires ordinaires. Elle travaille involontairement, vit à contrecœur dans la famille et existe contre son gré parce qu’elle est captivée par cette science qui parle de l’éternel, de la perfection et de l’âme, ce qui donne une impression bien plus profonde que la vie matérielle.

Mais peu à peu cette sensation disparaît et elle équilibre sa perception de la vie ordinaire avec ses impressions de la vie spirituelle. Il faut passer par ceci.

Naturellement, vous n’aurez pas grand-chose en commun avec vos anciens amis car leurs intérêts sont au niveau de notre monde et les vôtres au niveau du monde supérieur. Par conséquent, le groupe que vous organisez pour étudier la Kabbale représentera la société la plus importante pour vous.

Extrait de la leçon en russe, le 11/11/2018

Demander ou remercier ?

624.02Question : Est-il logique de ne pas demander au Créateur, mais simplement de Le remercier ? Ou est-ce que l’on a juste besoin de la demande ?

Réponse : Notre prière au Créateur comprend deux parties : une demande et un remerciement. Il est préférable de commencer par remercier, car cela nous prépare à savoir quelle attitude adopter avec la force supérieure. Et puis vient la demande.

Question : Comment pouvons-nous remercier correctement ?

Réponse : Faites-le du cœur. Dites merci comme vous le ressentez. Il n’y a pas de canons ou de règles. Le désir est dans le cœur.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 04/11/2018

Une bénédiction pour la famille ?

Question : Puis-je demander au Créateur une bénédiction pour ma famille et mes amis qui ne s’intéressent pas à la Kabbale ?

Réponse : Vous pouvez demander, mais je ne sais pas ce qui en résultera. Je ne pense pas qu’il en sortira quelque chose de spécial, car la demande devrait être une demande pour la correction et vous demandez l’amélioration d’une situation, mais l’amélioration est impossible sans correction.

Question : Puis-je demander au Créateur de m’envoyer la Lumière pour corriger mon égoïsme ?

Réponse : Oui, c’est possible, mais votre demande devrait être aussi désintéressée que possible.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/11/2018

Le Créateur répondra et je comprendrai

Laitman_112Question : Comment les nouveaux étudiants peuvent-ils poser les bonnes questions ? Comment demande-t-on correctement ?

Réponse : N’essayez pas d’être malin. Essayez d’agir avec votre cœur. Demandez comme vous le ressentez.

Comme un enfant qui pleure et sa mère comprend pourquoi et ce dont il a besoin, vous devriez faire pareil; si vous demandez ce qui est dans votre cœur, sans trop y penser, tout ira bien. Alors, le Créateur vous donnera une réponse et je vous comprendrai également.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/11/2018

Écoutez les paroles du Créateur

Question : Vous dites souvent : « Le Créateur a dit. » Que voulez-vous dire ? À qui a-t-Il parlé ? Quand a-t-Il parlé ?

Réponse : Naturellement, le Créateur n’a ni bouche ni langue, ni cordes vocales. Nous nous exprimons simplement dans la langage de ce monde.

Le Créateur est une force. Une force pas même au sens physique du mot, mais en pensée. Il n’y a que la pensée. Nous existons constamment à l’intérieur d’elle. Et le fait qu’il nous semble que nous ayons des corps physiques, des caractères et des qualités, il n’y a rien de cela.

Il n’y a que la pensée.

Question : Lorsque j’entends quelque chose de quelqu’un, puis-je dire qu’à travers lui le Créateur me parle ?

Réponse : Oui. C’est une autre affaire. De cette façon, Il communique avec nous.

Mais pour cela, vous devez avoir un modem, un émetteur, en vous ; en écoutant une personne, vous commencez à comprendre ce que le Créateur veut vous dire. Vous devez traduire son discours en langage spirituel. Ainsi, vous entendrez des paroles divines de la part de personnes, même d’un balayeur de rue. Il ne saura pas ce qu’il dit et vous écouterez les paroles du Créateur à travers lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/10/2018

Transmettre des informations kabbalistiques

Question : Quels sont les paroles d’un kabbaliste ? Les kabbalistes peuvent-ils se sentir tristes ?

Réponse : Les paroles sont des sensations. Dans la Kabbale, les sensations ont toujours leur expression mathématique spécifique.

Je peux les écrire sous la forme de formule et vous l’envoyer par fax ou par courrier électronique. Et si vous la comprenez, vous pouvez déjà diriger cette formule, c’est-à-dire que vous pouvez la reproduire en vous-même et ressentir ce que je ressens. Ainsi, vous et moi aurons les mêmes sensations. De cette façon, nous nous transmettons des informations kabbalistiques.

Dans notre monde, nous pouvons nous transmettre mutuellement des informations sensorielles, mais cela exprimera différentes sensations en nous. Supposons qu’une certaine symphonie soit jouée, chacun la perçoit différemment parce qu’elle impose des sons qui évoquent des sensations chez chacun, et par conséquent chacun les interprète en fonction de ses expériences intérieures, de son passé, etc.

Ce n’est pas le cas dans la Kabbale. En reproduisant une information kabbalistique, vous y pénétrez de manière sensorielle, vous vous transmettez entièrement à cette information, elle joue en vous. Vous devenez le matériau qu’elle sculpte et forme ; vous expérimentez cet état.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, 11/11/2018

La prière qui ne vient pas du cœur est-elle utile ?

Question : Nous savons qu’une prière correcte est une prière pour les autres. Mais lorsque je n’ai pas la force de vraiment prier, mais malgré cela je fais un effort, une telle prière produit-elle un résultat positif ?

Réponse : En réalité non, car il ne s’agit pas d’une prière, mais d’une demande incorrecte.

Le Créateur est une force générale de la nature qui ne reçoit que les véritables désirs non artificiels de quelqu’un. C’est comme si vous respiriez de l’oignon pour vous faire pleurer. A quoi ça sert ? C’est pareil ici.

Il n’y a pas besoin de faire semblant. Nous devrions étudier la Kabbale en essayant de comprendre notre relation avec la force supérieure, et comment et quoi demander. Nous devons nous assurer que nos demandes suivent néanmoins la voie de notre développement et demander pour nos prochains états, plus élevés.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/11/2018