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La Kabbale: un seul système simple des lois fondamentales de la nature

Dr. Michael LaitmanUne personne qui ne comprend pas encore le style des textes kabbalistiques éprouve des difficultés en essayant de les comprendre. Pendant la lecture des mots tels que « mitsva », »le Créateur », » faire plaisir au Créateur »,« la peur du péché », et ainsi de suite, une personne laïque moderne ne comprend pas où elle en est et ce à quoi se rapporte le texte en réalité.
En fait, tout le problème est que nous ne savons pas comment lire le texte correctement. Les kabbalistes ont eu recours à ce style d’expression de génération en génération depuis l’époque d’Abraham qui a été le premier à développer la sagesse de la Kabbale (bien que ce soit Adam HaRishon qui l’ait découverte.)

Ceux qui perçoivent la spiritualité comprennent ce dont les livres parlent; ils comprennent qu’il y a une volonté de recevoir dont le seul but est d’obtenir pour soi-même, et que se livrer à ce désir est appelé «péché», car ce comportement est opposé au Créateur. D’autre part, recevoir afin de donner sans réserve rend quelqu’un semblable au Créateur, et c’est ce qu’on appelle une « Mitsva« .

Toutefois, cela n’a rien à voir avec des actions physiques dans le monde. Une Mitsva (loi spirituelle) ne concerne pas le corps physique. Elle se réfère à nos désirs intérieurs concernant la Lumière Supérieure, le Créateur, et non pas le monde matériel.

Tout cela était évident pour les sages qui ont écrit la Torah et qui ont vécu selon ses lois il y a 2000 ans, car ils ont atteint, maîtrisé, et perçu la spiritualité. Ils ont compris ce qui était écrit et n’ont pas confondu avec les actes matériels. Mais après la destruction du Temple, il y a eu un déclin général; la sensation humaine du Créateur a disparu.
Dès lors, les gens ont commencé l’interprétation des livres [de la Torah] à partir de leur perception qui a été exclusivement matérialiste et les ont attribuées à notre monde. Ils ont traduit les mots et les phrases, pensant qu’ils se référaient à des actions et des relations dans notre monde.

Ce fut la période de l’exil spirituel, mais elle arrive maintenant à sa fin. Nous devons revenir à révéler la Force Supérieur à nouveau, à notre rapport avec Elle, et au don sans réserve mutuel. Ainsi, nous devons comprendre qu’il n’y avait pas d’autre moyen d’écrire ces livres.

Suivre les lois de la Torah signifie utiliser la Lumière Supérieure, afin de corriger mes 613 désirs, ce qui signifie effectuer les 613 Mitsvot de la Torah. Si une personne se souvient de traduire tout ce qu’il lit (tous les termes entendus depuis l’enfance – Torah, Mitzvot, le péché, etc.), dans le langage spirituel et les définitions spirituelles, elle n’aura aucune difficulté à comprendre ce dont la Kabbale parle.

La langue et ses définitions comprennent un système simple des lois fondamentales de la nature, après tout, le mot «Créateur» signifie «nature». La Kabbale est donc une science qui porte sur l’ensemble de la réalité dont notre monde fait partie.

Un temps pour étudier et un temps pour danser

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Vous dites que la Lumière qui ramène vers le bien ne peut être tirée que de la leçon. Alors qu’en est-il du chant, de la danse, et de la tenue des assemblées des amis lors du prochain méga-congrès?
Ma réponse: Tous les systèmes de la nature viennent des quatre phases de l’expansion de la Lumière Directe. Et ce qui s’y passe est la combinaison de seulement deux forces: la réception et le don sans réserve, ou respectivement la Lumière de Hassadim et la Lumière de Hokhma,
Elles fonctionnent comme un piston: une partie est remplie tandis que l’autre est vide, et ainsi de suite, l’une après l’autre. Ce remplissage et cette vidange séquentiels se déroulent dans les phases Aleph (1), Bet (2), Guimel (3), et Dalet (4). Tous les systèmes dans le monde fonctionnent selon ce principe, ainsi, semblable à la pulsation du cœur. Il n’y a pas de mouvement sans alternance de remplissage et de vidange.
La même chose se passe dans notre progrès spirituel: dans une période où nous étudions, et dans une autre période où nous nous unissons par la danse et le chant. Les deux périodes doivent alterner.
Notre monde est construit de telle manière qu’une personne doit travailler, manger, et élever des enfants. En substance, que faisons-nous dans toutes ces actions ? Nous communiquons avec nous et le Créateur, et sans nous en rendre compte nous transférons ces deux forces, la réception et le don sans réserve, d’une qualité à une autre. Keter, Hokhma, Bina, Zeir Anpin et Malkhout, la Lumière de Hokhma et la Lumière de Hassadim, l’un se remplit pendant que l’autre est vidé (voir la partie 5 du Talmud Esser Sefirot, Mati « MatiVe Lo »- L’entrée et la sortie de la Lumière dans l’âme « ).

Par conséquent, il y a un temps pour s’unir et un temps pour étudier. C’est ce que les kabbalistes ont ordonné. C’est pourquoi nous tenons une assemblée des amis une fois par semaine, des événements régionaux d’unité une fois par mois, et un Congrès mondial une fois tous les quelques mois.

Le secret de la naissance spirituelle

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Dans un état de descente, comment puis-je garder l’objectif si fermement que je puisse transformer la descente en ascension et tomber de mon propre chef plutôt que le Créateur me jette ?
Ma réponse: J’ai besoin de contrôler cette descente et de décider par moi-même que la chute est nécessaire. Je dois me préparer pour la descente d’avance comme on se prépare à une intervention chirurgicale. Que va m’aider à ne pas « perdre la tête » lors d’une descente et tomber sous l’autorité de mes désirs? Une connexion à l’objectif m’aidera à ressentir la descente et la montée au lieu de me perdre. Je suis incapable de garantir ceci pour moi-même et par conséquent, je demande le droit de l’environnement de me soutenir quand je perds le contrôle comme une conséquence de désirs qui sont trop grands pour moi à gérer.
Lorsque vient le temps pour un embryon spirituel de naître, vers la transition au degré d’être nourri, il perd complétement son niveau actuel en se tournant « la tête en bas. » Alors, comment est-il capable de se connecter à ces deux états lors de la naissance? Comment se met-il lui-même à l’abri de devenir un fœtus avorté, et à la place, comment adhére-t-il au Créateur dans un degré plus élevé afin de naître dans un monde nouveau? Pour cela, on nous a donné différents Reshimot (enregistrements spirituels, gènes): de-Aviout et de-Hitlabshout ( du désir et de la Lumière).

Il s’avère que je serai toujours capable de me connecter simultanément à deux degrés! C’est ce qui m’aide à naître.

Naître à l’heure

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Dans notre monde, un embryon doit se développer de jour en jour à la bonne vitesse pour naître à temps. Si il sort plus tôt ou plus tard qu’il n’est censé, c’est dangereux pour lui .Comment pouvons-nous savoir que notre point dans le cœur grandit de plus en plus à la bonne vitesse et arrivera à sa naissance spirituelle dans les délais?Ma réponse: La bonne vitesse signifie viser constamment à un seul but. L’objectif est de croître et de mûrir pour naître dans la spiritualité et continuer d’évoluer jusqu’à devenir complètement équivalent au Créateur comme Aba ve Ima, Hokhma et Bina.

Vous évoluez à la bonne vitesse si vous continuez vers cet objectif singulier, que vous alignez toutes vos intentions et vos désirs exclusivement vers lui, et les utilisez comme moyen de se rapprocher de lui. Toutefois, si vous vous retirez de l’objectif, vous amenerez votre évolution vers un statu quo. Dans la spiritualité, le temps est la quantité d’actions que vous avez effectuées, ce n’est pas un compteur mécanique

L’homme commence avec l’expérience de la brisure

Dr. Michael LaitmanAu début, Malkhout n’est qu’un point. Puis vient la Lumière Supérieure qui la développe. Malkhout adopte les propriétés de Zeir ANPIN, se dilate, et pense qu’elle est capable de recevoir pour donner. Elle reçoit cette Lumière et se brise. Toutefois, à la suite de cette brisure, les désirs de Zeir ANPIN pénètrent Malkhout, et maintenant, elle contient les propriétés du don sans réserve auxquelles elle n’a pas pensé auparavant.
Dès lors, on peut prendre deux directions différentes. Les désirs du don sans réserve peuvent être utilisés pour essayer de recevoir autant de Lumière que possible pour son propre plaisir, en d’autres termes, donner pour recevoir. C’est exactement la façon dont l’humanité se développe jusqu’à ce qu’il se révèle qu’il s’agit d’une mauvaise façon de faire. Quand il s’agit de toute cette réception égoïste tout est clair: c’est mauvais et les gens la désapprouvent. Mais quand je donne sans réserve, j’ai besoin de vérifier si cette attribution n’est pas égoïste. Peut-être que je ne donne aux autres que pour en profiter?

A la fin, nous découvrons que tout notre  » don sans réserve  » est égoïste. Il faut pour cela des milliers d’années de développement. Ce n’est que maintenant que nous commençons à comprendre que le vrai don sans réserve est de donner en vue de donner et de recevoir pour donner.
Cependant, la brisure a été une préparation nécessaire pour que la correction entière et merveilleuse se déroule. Sinon, nous ne serions jamais capables de comprendre qu’il y a quelque chose de supérieur à notre nature, notre matière égoïste. Nous y resterions éternellement, comme tout le reste, les niveaux du minéral, végétal, et animés de la nature. Mais l’homme commence par l’expérience de la brisure ! Il ne peut pas en être autrement.
Dans un premier temps, les désirs de don sans réserve tombent dans ceux de la réception. L’égoïsme peut encore régner sur eux pendant une période de temps, ce qui est exactement ce qui se passe dans notre monde. Nous développons des sciences, la culture et l’éducation, et tout cela est dû aux désirs de donner sans réserve qui sont tombées en nous. Nous avançons avec leur aide jusqu’à ce que nous commencions à voir que rien de bon ne sort de ceux-ci.
Nous pouvons utiliser les désirs du don sans réserve, mais dès que nous souhaitons recevoir du plaisir à travers cela, nous découvrons que notre désir de recevoir du plaisir n’est pas en mesure de recevoir tout le plaisir à l’intérieur. Alors pourquoi devrais-je donner sans réserve ? Puis tout le développement commence progressivement à se ralentir, comme nous le vivons aujourd’hui, et éclaire en fin de compte la vérité: nous ne pouvons que fonctionner pour le bien du don sans réserve.

De quoi avez-vous besoin pour que le médicament agisse ?

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue : Quand je prends un médicament, je n’ai pas besoin d’avoir une intention particulière. Si l’étude de la Kabbale est censée être le médicament de notre égoïsme, pourquoi dois-je observer tant de conditions différentes dans son étude pour que cela fonctionne ? 

Ma réponse: Lorsque vous prenez un médicament régulièrement il y a aussi de nombreuses restrictions et conditions, telles que de le prendre avant les repas, le matin ou l’après-midi, à prendre avec un verre d’eau, et ainsi de suite.

Le médicament n’est pas seulement la pilule que vous avalez. Toute la somme des conditions environnantes est également la part du traitement. Le médicament ne fonctionnera que si vous observez ces conditions.

Lorsque vous prenez le médicament, vous influencer votre corps pour le rendre sain et rétablir le fonctionnement complet de tous ses systèmes au sein de la bonne connexion l’un avec un autre. Nous corrigeons notre âme de la même manière. Nous devons lui donner le médicament, la Lumière qui ramène vers le bien et qui nous amène à la bonté, à la façon adaptée et correcte de fonctionner. «Bonne santé» pour l’âme veut dire qu’elle est bien connectée avec les autres âmes. Grâce à leur unité, comme une seule, elles deviennent semblables au Créateur.
Cela fonctionne de la même manière que dans un corps où une maladie signifie que l’un des systèmes de l’organisme perd la connexion adéquate avec les autres. La guérison est lorsque la connexion est rétablie.

De la même manière, notre âme retourne à être ensemble. Tout comme vous devez respecter certaines conditions lors de la prise d’un médicament chimique, dans la Kabbale cela fonctionne de la même manière. Vous avez besoin de bons livres, du groupe, et de l’enseignant, et toutes les conditions intérieures (vos intentions), que décrivent les kabbalistes dans leurs livres. Sinon, le médicament pour guérir l’âme, votre correction, ne fonctionnera pas.

La ligne de l’assemblée spirituelle

Dr. Michael LaitmanLes Mondes de ABYA à travers lesquels nous nous élevons vers le haut comme une échelle, apparaissent d’une manière que l’objet spirituel supérieur (Partsouf) sélectionne les Reshimot (enregistrements d’information) les plus «légers» (les moins endommagés lors de la brisure).

Le Partsouf supérieur corrige ainsi ces Reshimot, donnant naissance à l’objet spirituel inférieur suivant. De même, à un certain niveau je choisis les Reshimot que je suis maintenant en mesure de corriger, et ils deviennent ma nouvelle réalité, mon monde. C’est comme mettre une paire de lunettes plus performantes, où je commence à voir une couche plus basse de ces enregistrements d’information.
La lumière d’En Haut commence à atteindre non seulement mon Reshimo le plus léger, mais parce que je l’ai déjà réalisé et que j’ai créé mon nouveau Partsouf spirituel en fonction de ses données, puis à travers lui, la Lumière commence à pénétrer plus profondément, dans les enregistrements du prochain Partsouf. Ainsi, couche après couche le désir devient apte à recevoir l’influence de la Lumière Supérieure. Le Partsouf supérieur, construit au niveau précédent, sert de lentille, une loupe qui focalise la Lumière sur la couche inférieure des enregistrements d’information.
Les enregistrements d’une couche sont choisis et servent de base pour le Partsouf spirituel à travers duquel la Lumière transmet plus profondément et ouvre les enregistrements d’information reliés à la spiritualité au Partzuf immédiatement inférieur. C’est pourquoi à chaque fois, la formation du Partsouf spirituel supérieur donne à la Lumière Supérieure la possibilité de s’adapter à la couche inférieure de la volonté de recevoir, entrant ainsi en contact avec elle. Jusque-là, ils ne peuvent tout simplement pas se percevoir mutuellement, car ils sont trop éloignés les uns des autres dans leurs attributs.
Toutefois, le Partsouf supérieur qui émerge devient un adaptateur entre la Lumière Supérieure et les données d’information situées dans la couche inférieure suivante. Ainsi, degré après degré, la correction a lieu. Tout le monde qui termine une correction passe tout le paquet de Reshimot au prochain objet spirituel sélectionné, en séparant cet enregistrement particulier. Et après avoir complété sa correction, ce qui reste à corriger est passé une marche plus loin.
C’est ainsi que nous devons effectuer notre travail dans la spiritualité: Nous sélectionnons le plus léger Reshimo-désir et nous travaillons avec lui. Pour le reste, il ne faut pas s’inquiéter car cela se révélera plus tard

Comment devenir une créature

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Si je donne quelque chose à mon fils, il ne ressent pas de honte à cause de mon amour pour lui. Pourquoi alors devrions-nous avoir honte devant le Créateur s’Il nous donne?
Ma réponse: Un fils ne ressent pas de honte à recevoir de son père, car un fils appartient à son père et se considère comme une partie du parent. Il reçoit de son père car c’est de droit, et tout ce qu’il reçoit ne lui appartient pas, mais c’est à son père. Pourtant, de cette façon, le fils ne se développe pas de façon indépendante.
Cette forme de développement est appelée «conception» et «alimentation», ce qui signifie que le fils, étant petit, reçoit tout de son père, l’adulte. Mais les enfants grandissent et ne souhaitent pas recevoir de leurs parents plus longtemps parce que de la sorte ils restent sous l’autorité de leurs parents. Ainsi, un père commence à sentir le besoin de se distancier de son fils afin que son enfant se développe seul en un adulte avant de devenir lui-même parent en engendrant sa progéniture. Par conséquent, selon le degré de leur indépendance, les enfants séparés de leur père, ne souhaitant plus recevoir de lui, et commencent à gagner leur vie par leurs propres moyens.

 

Le Créateur veut que nous devenions indépendants et semblables à Lui. Pour ce faire, il effectue une restriction et se cache, nous donnant l’occasion de devenir comme Lui, par nos propres moyens, pour gagner notre propre perfection, la grandeur, et l’accomplissement. Dans le cas contraire, si l’on continuait à recevoir de Lui, nous resterions petits et tout notre travailconsisterait uniquement à nous annuler nous-même et à mendier auprès du Créateur. Ainsi, après avoir passé par le stade du petit, tandis que nous apprenons du Créateur comment être comme Lui, nous acquérons l’indépendance.
Toutefois, le Créateur ne veut pas nous permettre de rester dans un tel état. Ainsi après la phase initiale, lorsque nous avons, comme les petits, appris du Créateur comment devenir comme Lui, nous acquérons l’indépendance. Dans le développement spirituel, même pendant les phases de la «conception» et de l’«alimentation», nous agissons contre notre nature, et c’est pourquoi ces degrés sont déjà des niveaux d’autonomie.
Le seul problème pour faire une créature est de nourrir son indépendance, pour lui permettre de se détacher du Créateur. Par conséquent, il n’est pas de créature sans la séparation d’avec le Créateur. Le détachement est nécessaire et obligatoire, c’est notre essence. Sinon, nous ne nous ressentons pas comme existant.
Toutefois, pour l’instant nous ne nous sentons même pas comme une goutte de sperme dans le Créateur.

Un moteur éternel qui est alimenté par le don sans réserve

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Comment pouvons-nous nous efforcer pour le don sans réserve, si nous ne percevons pas la spiritualité et que nous n’avons pas une vision claire de l’objectif, des objets spirituels, et des formes? Comment puis-je les viser et faire un pas dans leur direction sans mal faire ? 

Ma réponse: Cela serait exact si on parlait d’extériorité, mais la spiritualité est appelée le monde intérieur. Elle exige l’évolution interne, car elle se produit uniquement sur la base de notre évolution intérieure.

Quand je choisis l’environnement qui doit m’influencer, je détermine alors ce que seront mes prochains désirs et transformations intérieures. Mon examen constant de mes progrès est basé sur ce qui me fait avancer. Est-ce fondé ou non, sur le fait d’avoir reçu l’accomplissement ou la satisfaction égoïste de quelque chose que j’ai fait, un sentiment de fierté de mes actes, d’avoir reçu l’éloge de quelqu’un, d’avoir acquis une meilleure compréhension, ou atteint une meilleure perception? Ou bien suis-je en progrès en dépit du vide dans tous mes désirs égoïstes? Suis-je prêt à continuer, sans accomplissement, mais en étant alimenté par une autre force?

Quelle est cette autre force? Je ne sais pas. Je demande qu’elle me soit accordée. C’est la force du don sans réserve et de l’amour. Cette force ne peut être acquise que dans le groupe; seul le groupe peut susciter en moi l’importance de sa réception. La force elle-même doit provenir du Créateur.

J’ai soudainement commencé à détecter tout un laboratoire en moi et je n’ai pas besoin d’aucune image extérieure. Je commence à voir que la gradation des qualités et l’examen de celles-ci se produisent en moi. Ce qui se passe hors de moi n’a aucune importance. Je vois le but spirituel – de continuer à travailler alimenté uniquement par l’amour et le don sans réserve – en moi-même ainsi. Je souhaite que mon désir d’être rempli par la Lumière réfléchie, et non par l’accomplissement direct. Je ne veux que la sensation du don sans réserve, pas la sensation d’accomplissement par la Lumière.

Ainsi, je fuis mes doutes tels que où se trouve l’objectif externe et comment puis-je y arriver. Je sens qu’il est en moi. Je l’examine et je l’évalue en analysant ce qui remplit mon récipient spirituel et la source de son énergie vitale et ce qu’il attend: l’accomplissement rassasié ou le carburant pour le don sans réserve. Alors, je ne pense pas que je manque un peu de vision et de signes extérieurs sur le chemin spirituel, tout est en moi.

Quand une personne transfère progressivement son attention à partir des paramètres externes vers les paramètres internes, cette transformation est l’appareil de mesure de sa proximité de la Makhsom, la barrière qui sépare le monde matériel des mondes ou des degrés spirituels.

C’est quand une personne commence, avec l’aide du Créateur, à se contrôler elle-même de l’extérieur, par l’intermédiaire du groupe, de telle manière qu’elle puisse travailler non pas pour progresser selon ses propres critères égoïstes, mais au-dessus de la raison. Une personne commence à fonctionner sur un certain type d’énergie étrangère qu’elle ne possédait pas auparavant. Son corps, le véhicule, commence à se déplacer de lui-même comme un « moteur éternel ». C’est une indication qu’il a commencé à recevoir l’énergie du don sans réserve qui lui sert de carburant.

L’effort apporte la lumière

Dr. Michael LaitmanÀ partir des Écrits de Rabash, Shlavey Ha Soulam, article 16, 1984 « La question du don sans réserve  » : Il y a une règle que, si l’on veut atteindre un certain but et qu’on sait qu’il est impossible de l’atteindre sans peine, alors on exerce un effort et on ignore le repos . Et si une personne s’engage dans la Kabbale et le travail intérieur, cela signifie qu’elle a un besoin spirituel et s’attend à recevoir ce qu’elle souhaite de cette façon. Par conséquent, avant de commencer son travail, il faut examiner ce que l’on s’attend à recevoir avec son aide, ce qui signifie quelle récompense attend-on de son travail ? Et quand une personne commence à réfléchir à ce sujet, un ensemble de différentes pensées viennent à elle, et il est difficile pour elle de comprendre ce qu’elle veut vraiment … .

Nous nous trouvons toujours avec des appréhensions et des doutes : « Pourquoi ai-je besoin de tout cela, pourquoi fais-je cela ?  » Nous ne savons pas la véritable raison car elle nous est cachée. Ce grand abîme de doute semble sans fin et de nombreuses personnes cessent peu à peu d’analyser ces questions. Plus on se penche sur elles, plus les questions arrivent en nous; en attendant, la vie continue à couler régulièrement. Et c’est ainsi que l’on cesse de réfléchir à ce sujet et on ne recherche plus la réponse.
Mais pourquoi le Créateur nous a-t-il préparé tant de considérations, tant de chemins et de pensées,

comme «pourquoi, dans quel but, et comment?  » Je ne peux pas échapper à ces pensées, et plus je pense à elles et plus je deviens confus. Etait-ce vraiment Son intention que je dois tomber dans le désespoir et tout quitter ? Si je ne précise pas tout cela pleinement, si je ne me révèle pas le nouveau degré, je n’avancerai pas. Alors pourquoi met-Il des obstacles sur mon chemin ?

Le Créateur fait en sorte que seuls ceux qui cherchent à atteindre le don sans réserve, à devenir semblables à Lui, et ont la volonté de travailler pour cela, viendront à Lui. J’ai essayé d’atteindre le don sans réserve et j’ai réalisé que je ne sais rien, que je suis dans l’obscurité totale, et, par conséquent, que j’ai besoin d’aide d’En Haut. D’une part, je suis prêt à tout donner parce que les efforts déployés me donnent la force d’aller vers le but. Si j’ai investi beaucoup d’efforts pour atteindre un but, je ne peux pas abandonner facilement. J’ai déjà tant investi ! Je suis prêt à payer afin de ne pas laisser mon investissement en pure perte.
Si je comprends que le don sans réserve existe et que je dois y arriver par tous les moyens, la désillusion de ma propre force, donne naissance à la vraie prière.