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Les erreurs qui nous font apprendre

Dr. Michael LaitmanIntroduction à l’étude des dix Sefirot, Point 58: Avec ceci nous comprenons les paroles de nos Sages: que celui qui se repent de la peur est récompensé par ses péchés qui deviennent des erreurs. … Les péchés commis par quelqu’un se présentent à lui à partir de la réception de la Providence, à travers la double dissimulation, à savoir la dissimulation au sein de la dissimulation ….Une dissimulation signifie qu’on croit que la Providence récompense et punit. Pourtant, en raison de l’accumulation de la souffrance, on en vient parfois à des pensées de transgression.

Pourquoi une personne fait-elle une erreur? C’est parce qu’elle n’a pas vu qu’elle était en faute. Pourtant, elle n’était même pas censée la voir, n’est-ce pas ? Tout notre travail se monte à acquérir une nouvelle vision par la foi au-dessus de la raison. Ainsi, au début, nous ne percevons pas la spiritualité de sorte que plus tard nous pouvons la voir dans la lumière du don sans réserve. La spiritualité ne peut pas être vue à la lumière égoïste.

Personne n’a caché la spiritualité ou ne l’a clôturée loin de nous. Nous nous la cachons par notre désir égoïste. C’est pourquoi nous commençons à percevoir la spiritualité qu’en nous élevant au-dessus de notre égoïsme. C’est comme si j’étais face à un mur, à une barrière. En m’élevant au-dessus d’elle, je peux avoir un aperçu de ce qui se trouve au-delà.

C’est ainsi que nous pouvons nous représenter ce qu’est la foi au-dessus de la raison. Tant que je suis «dans des limites raisonnables», en dessous de la barrière, je ne vois pas le monde spirituel. Mes organes de perception sont différents; en attendant, je dois commencer à percevoir la réalité dans le désir de donner sans réserve. La Lumière Réfléchie brille sur moi, Elle me révèle la réalité spirituelle, que je peux voir dans cette Lumière.

C’est pourquoi, naturellement, j’ai commis une erreur et commis des crimes tant que je ne voyais pas la spiritualité. Comment aurais-je pu ne pas commettre une erreur? Cependant, pourquoi ne sont-elles pas appelées « transgressions »? C’est parce que, grâce à la révélation et à la correction de mes erreurs, je me suis corrigé. De cette façon, j’ai atteint le degré de « repentance venant de la peur « , c’est-à-dire, que j’ai construit l’écran pour donner en vue de donner sans réserve.
J’ai appris de mes erreurs car il est impossible de corriger quoi que ce soit jusqu’à ce quelqu’un révèle tout le mal du désir égoïste. C’est ce qu’on appelle l’identification d’une erreur. En corrigeant une certaine mesure de l’erreur qui a été révélée à moi, j’accomplis un commandement.

Ainsi, au terme de son repentir, on corrige toutes ses erreurs. C’est précisément à cause d’elles et grâce à elles qu’on atteint le don sans réserve. Toutes ces erreurs sont le résultat de la dissimulation.

Le feuilleton intitulé «Ma vie»

Dr. Michael LaitmanDissimulation et révélation sont en nous. Ce sont les seules choses que nous pouvons influencer. Après tout, nous existons dans un univers constant et éternel, qui n’a pas de commencement et qui n’aura jamais de fin. Bien que nous parlions du fait qu’une fois la création a émergé et qu’une fois nous atteindrons la correction et exécuterons le plan de la création en devenant partie intégrante du Créateur, et que nous nous imaginons ceci dans les limites de temps, ceci est incorrect. 

Nous sommes situés dans un système unique, qui est appelé la «Nature» ou le Créateur », où aucun changement ne survient. Nous changeons seulement dans nos sensations ! Alors, comment pouvons-nous commencer à nous changer nous-mêmes, consciemment et en fonction de nos choix, de manière contrôlée, afin de ne subir aucun changement désagréable et indésirable ?

Il y a certains changements dans mes désirs intérieurs, qui altèrent ma vision de la réalité de telle manière que je les perçois comme des problèmes, des guerres et des souffrances. D’un autre côté, il y a des changements qui sont gentils, mais qui sait comment les contrôler?

La science de la Kabbale nous l’enseigne. Il est clair que si la réalité est invariable, alors c’est seulement par le contrôle de nos propres qualités que nous pouvons influer sur notre image du monde et décider quel « feuilleton  » nous voulons regarder sous le titre «Ma vie ». Toutefois, cela ne signifie pas que je suis libre de regarder n’importe quel film, du genre que je souhaite.

Un programme est déjà mis en place, et il m’avance vers la révélation de la véritable image, où toutes les dissimulations s’estomperont et je vais révéler l’état éternel et parfait dans sa forme véritable. Ensuite, je vais voir que la réalité est constante et invariable. Si je comprends bien tout cela, je peux avancer par le gentil chemin. Et si je ne le comprends pas, alors je vais être forcé d’avancer par le chemin de la souffrance.

Cependant, nous ne parlons que des changements à l’intérieur d’un homme qui existe dans certain environnement qui sont encore inconnus de lui. Cet environnement est appelé le Créateur ou l’Infini. Ce n’est pas en notre pouvoir pour changer l’ordre de nos degrés cet ordre est déjà implanté en nous. Qui sommes- nous pour savoir ce que cet ordre devrait être?

Cependant, nous pouvons accélérer le processus à traverser grâce à un réglage en fonction de notre propre désir et en exerçant un effort. Et la vitesse de l’avancement nous donnera une sensation différente. Après tout, c’est une chose d’avancer vers un événement fatal, sans être d’accord avec cela, mais en étant incapable de l’éviter. Et c’en est une autre chose d’aspirer à un but désiré! Ensuite, je vais aimer le chemin, et je vais avancer vers lui dans la joie.

En d’autres termes, tout dépend de notre préparation aux prochains états, qui, inévitablement, viendront. Toutefois, ma bonne volonté détermine ma perception et la vitesse de mon avancement. C’est pourquoi nous avons tellement besoin de la science de la Kabbale. En étudiant la Kabbale, nous serons en mesure d’aller vers notre développement par une voie positive, agréable, et courte au lieu d’un long chemin à travers la souffrance.

Action plus intention

Dr. Michael Laitman«Le Créateur est bon et fait le bien. » Nous devons accepter cela comme seul axiome dans la spiritualité. Rien de mauvais ne vient jamais d’En-Haut. Au contraire, la Lumière reste dans un état de repos complet, et seul le bien absolu est révélé. 

Le seul problème réside dans le récipient, le désir de la créature. En d’autres termes, tout dépend de la personne, de ses efforts et de sa préparation. L’action elle-même peut être la réception ou le don sans réserve, et l’intention peut être pour soi-même ou pour autrui.
Nous commençons notre développement à partir de «la réception pour soi-même», qui est la double dissimulation ou Lo Lishma. L’action est la réception, l’intention est pour soi-même. Mais alors, nos efforts nous amènent au degré du « don sans réserve pour soi-même. » La transition de la «réception pour soi-même» au « don sans réserve pour soi-même » implique de changer seulement l’action mécaniquement. C’est ce que nous sommes en mesure de faire!

Nous n’avons aucun contrôle sur l’intention qui ne peut être corrigée que par la Lumière. Cependant, nous sommes capables de changer nos actions de la réception au don sans réserve aussi longtemps que nous le faisons pour nous-mêmes. Nous donnons sans réserve pour améliorer notre propre état. Ce travail est appelé «Achète-toi un ami »

Mais pour passer de « donner pour recevoir » à « donner afin de donner sans réserve, » nous devons changer l’intention et pour cela nous avons besoin de l’influence de la Lumière qui ramène vers le bien. Nous déployons des efforts et faisons tout ce qui est nécessaire dans le groupe et dans les études, mais le changement d’intention se fait uniquement par la puissance de la Lumière.

Et quand nous arrivons à « donner afin de donner » (le degré de la foi, Lo Lishma, récompense et punition, et la première révélation), nous viendrons ensuite à nous élever consciemment au degré de « recevoir afin de donner sans réserve  » à la fois par nos actions et par l’influence de la Lumière.

Nous libérer de l’emprise de la déception

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: De quel genre de jeu s’agit-il ? pourquoi percevoir les amis comme les plus grands ?

Ma réponse: Ce n’est pas un jeu, c’est la brisure par la dissimulation. Mon égoïsme me cache des autres et les autres de moi: il ne me permet pas de voir l’ensemble du Monde de l’Infini. En ce moment je suis dans le Monde de l’Infini, mais ce que je vois est tout à fait un tableau sombre. Mon égoïsme dépeint l’ image de quelqu’un de laid, bête, paresseux, couché. Mais en réalité, tout est faux; cette image réside en moi, dans mon égoïsme. Si mes propres enfants, que j’aime beaucoup, étaient à côté de moi en ce moment, comment les verrais-je ? Ils me paraitraient parfaits maintenant parce que « l’amour couvrira tous les péchés. » Je les aimerais toujours, avec tous leurs défauts.

Seul mon ego est à blâmer, je ne vois rien au-delà. Au fond de mon cerveau, j’ai un écran. Il me semble voir le monde à travers mes yeux, mais il entre à travers le prisme de mon égoïsme et est projeté sur l’écran de mon cerveau. Tout dépend de mon attitude, et de la manière dont je me calibre pour le voir. Donc, je dois me mettre au diapason du groupe de telle manière que je les vois tous comme les gens les plus grands de cette génération, entièrement corrigés.

Est-ce un jeu? Non, c’est tout simplement l’annulation de la tromperie de l’ego C’est un acte rationnel. Au-delà de moi, il y a le Monde de l’Infini, et j’y ai déjà résidé, juste maintenant. Si vous retirez toutes les coquilles (Klipot), qui faussent le Monde de l’Infini vers cet état médiocre et inversé, vous verrez l’Infini.

Tout d’abord, essayer de faire semblant. Faisons un effort. Essayez de nous voir comme entièrement corrigés, grands, et unis. Par cette action, nous allons attirer une Lumière environnante très forte et elle va corriger notre nature. Au lieu de l’égoïsme, nous atteindrons le don sans réserve. C’est un principe très simple, et il est absolument vrai, il n’y a aucun mysticisme ici. Nous essayons, par notre propre effort, de nous voir dans l’état corrigé, et dans ce degré, nous recevrons une force intérieure, qui est contenue dans ce système corrigé. Notre désir le pousse à agir. Ce sont là les actions concrètes en direction de la correction

Ne vous faites pas d’idole!

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Le but de la lecture du Livre du Zohar est-il de développer notre sensibilité à ce que nous ressentons dans nos cinq organes de perception? Développe-t-il notre conscience de la vision de ce monde? 

Ma réponse: Absolument pas ! Pendant la lecture du Zohar, j’oublie ce monde, je ne le vois pas ou ne le ressens pas. Je suis entré dans le système de la Gouvernance et de la Supervision Supérieures, en lisant à son sujet, en étudiant et essayant de le percevoir, ce qui signifie me connecter à lui dans mes sensations et mon esprit.

J’essaie, au mieux de mes capacités, d’utiliser tous les noms et appellations écrits dans le Zohar. Essentiellement, l’ensemble du Zohar parle de YESHOUT, Zeir ANPIN, Malkhout, et les âmes. Tout se passe entre Zeir ANPIN et Malkhout, mais le Zohar exprime en milliers de noms et de situations.

Par conséquent, lors de la lecture du Livre du Zohar, je suis en train d’entrer dans ces états d’âme, mais pas de les attirer dans notre monde matériel. Pourquoi en ai-je besoin? Je dois me trouver dans le monde spirituel, ressentir comment je me revêts dans ZON du monde de Atzilut, m’identifier, et fusionner avec lui dans tous mes désirs et toutes mes pensées.

Je dois essayer de toujours voir tout ce qui se passe dans un corps singulier de l’âme commune, parce que ce sont toutes mes qualités: Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Joseph, Aaron, David, et toutes les actions don parle le Zohar, la Klipa et la sainteté, les étapes de ZON du monde de Atsilout.

Mais ce monde n’existe pas pour moi, pour ainsi dire. Je ne comprends pas ou ne le ressens pas; je n’ai pas besoin de ce monde imaginaire. Il est écrit que nous devons nous élever au niveau du Monde Supérieur, et à partir de lui, après avoir obtenu une certaine compréhension des racines spirituelles, nous sommes en mesure d’étudier leurs branches inférieures dans notre monde.

Il n’est pas nécessaire d’être dans les branches « juste parce que. » En fait, il est interdit d’attacher les racines Supérieures à celles du bas. C’est ce qu’on appelle l’idolâtrie quand vous prenez les noms et les actions du Monde Supérieur et que vous essayez de voir leurs effets en ce monde dans la correspondance exacte de l’un à l’autre. C’est interdit, car c’est faux. Qu’est-ce que ça veut dire « interdit »? Cela n’existe pas. Cela signifie «se faire une idole ».

Essayez de voir la vérité derrière l’illusion

Dr. Michael Laitman«Préface au commentaire du Soulam » Point.61.Une Grande règle en temps et lieu, » Sache que tout ce qui dans la sagesse de la Kabbale, exprime le temps et le lieu ne se réfère pas à l’imaginaire ni au lieu dans la ùatérialité, puisque tout dans la spiritualité est au-dessus du temps et au-dessus de l’espace. Au contraire, «avant» et «après» désignent la cause et la conséquence. Nous nous référons à la cause comme «avant» et à la conséquence comme «après», puisque chaque cause précède ses conséquences… c’est ainsi que « au-dessus et au-dessous» et «montée et la descente » sont des mesures de la grossièreté et la pureté du désir, car « montée » signifie purification du désir et « descente » désigne l’épaississement rugueux.

Et quand nous disons que le degré inférieur a augmenté, cela signifie que l’inférieur a été purifié et est devenu aussi pur que le degré supérieur. Par conséquent, on le considère accroché à lui parce que l’équivalence de forme attache les degrés spirituels les uns aux autres …Etudiez- les de cette manière, c’est-à-dire, dans les significations spirituelles, selon la question. »

La Kabbale utilise le langage des racines et des branches, qui utilise les mots de notre monde pour décrire ce qui se passe dans le monde spirituel, le Monde Supérieur. Dans le monde spirituel, le sens de notre monde comme le temps, le mouvement, l’espace, la distance et la direction n’existent pas. Mais les noms mêmes que nous utilisons pour identifier certains objets et des actions dans le monde signifient, dans le monde spirituel, les forces, les qualités et leurs actions.

Par conséquent, nous devons faire de notre mieux pour essayer d’imaginer des actions spirituelles derrière ces mots. Ces efforts sont très utiles car ils créent une demande (MAN), le désir, le besoin de comprendre et de percevoir le Monde Supérieur, et commencer à vivre en lui. Grâce à ces actions, nous nous aidons à y entrer.

 Ainsi, dans l’article du Baal HaSoulam « Préface à l’étude des dix Sefirot, « Point 155, il est écrit que même si nous ne comprenons pas ce que nous étudions, en raison de notre profond désir et de notre volonté de comprendre les textes étudiés, nous attirons la Lumière qui entoure nos âmes. En conséquence, cela nous apporte des qualités dont ous avons besoin afin de percevoir le monde spirituel.

Cela ne signifie pas qu’une nouvelle image extérieure nous est révélée. Mais notre désir entraîne un changement dans notre perception, dans nos qualités intérieures, dans lequel nous commençons à voir ce que nous lisons.

C’est OK si vous ne savez pas ce que la purification et l’épaississement du désir signifient ou ce que l’ascension et la descente de l’écran sont, mais il faut essayer d’imaginer cela sous la forme de désirs et d’intentions. C’est tout ce qu’il y a : un désir, son intention, et la Lumière qui travaille sur eux. Voilà comment je dois me connecter à ces mots avec ce que je sais et comment je devrais être impressionné par ce qui est écrit.

C’est déjà assez pour se connecter avec ce système. Que ce soit erroné, n’a pas d’importance! Ce qui importe c’est mon effort, mon désir d’entrer dans ce système même s’il est artificiel. Certes, je ne me sens pas une connexion sensorielle, mais c’est naturel, et surtout, on n’attend rien de plus de moi.

L’accord en or

Dr. Michael Laitman«Préface au commentaire de la Soulam », « Trois sortent d’un, un existe en trois « , Point 52: Ainsi, il a été expliqué que le second discernement en élevant MAN de Zeir Anpin à YESHSOUT est d’unir les deux lignes de YESHSUT, la droite et la gauche. Elles ne peuvent briller qu’à travers le Masakh de Hirik dans Zeir Anpin (point 39), qui complète la ligne médiane en elles, et détermine les deux lignes de Bina….Il y a deux lignes dans Bina: la ligne de droite, qui est Hassadim (la %iséricorde) et la ligne de gauche, qui est Hokhma (la Sagesse). Elles ne sont pas en mesure de se réunir. En fait, chacune est prête à occuper entièrement le désir à 100% par elle-même. Elles demeurent dans l’opposition l’une à l’autre.
Toutefois, elles ne peuvent émaner l’une sans l’autre! Elles viennent toutes deux d’En Haut, mais la ligne droite, c’est comme si elle disait : «Comment est-ce possible sans don sans réserve ? Le don sans réserve n’est-il pas le but de la création? « Alors que la ligne de gauche, c’est comme si elle soutenait :« Je suis le fondement de la création! Je suis la Lumière de Hokhma qui doit être révélée en elle ! Comment cela se peut-il sans moi?  »
Et elles se disputent l’une avec l’autres, sans possibilité de compromis ou de réconciliation. Pourtant, dans leur accord se trouve la solution: la réception pour le bien du don sans réserve.
Pour faciliter un accord, un troisième facteur est nécessaire. Ce troisième facteur permet à chacun de bouger de sa ferme position et de comprendre l’autre. La solution se trouve au milieu. La solution n’est pas un compromis! Il s’agit plutôt d’une occasion unique et remarquable de se comprendre l’ une et l’autre, pour se revêtir dans l’autre, et arriver à l’accord en or.

 

Avant la ligne médiane il n’existait que les qualités du Créateur. La Création commence avec la ligne médiane qui permet l’union du don sans réserve et de la réception. C’est la forme sous laquelle la créature peut participer pleinement au don sans réserve et peut devenir semblable à son Créateur. C’est comme un enfant qui unit ses parents (les deux lignes opposées du Créateur), et les fait devenir une famille.

Etre impressionné et dépendant en même temps

Dr. Michael LaitmanL’environnement va me tenir en pensée sur le but spirituel, si moi, à mon tour, je veille à ce que tout le monde pense à notre unité et n’abandonne pas ces pensées. Ainsi, tout le monde recevra cette impression, se renforcera, et avancera. C’est ce qu’on appelle «garantie mutuelle», permettant à chacun de se soucier que les autres ont tout ce qui leur est nécessaires à l’avancement spirituel. 

Si, au lieu de me soucier de recevoir de l’environnement, je m’inquiète de la façon de renforcer le lien entre les amis, comme une mère se soucie de ses enfants, alors cela est suffisant pour que cet environnement commence à m’influencer.

Tout d’abord, je dois prendre des mesures dans le sens du don, de la connexion, et des soins. Je devrais me considérer comme étant plus grand qu’eux à cet égard, afin de les influencer, de les renforcer; je devrais rechercher des moyens supplémentaires de façon à leur fournir cela. Et après cela, je dois pouvoir me rendre humble pour recevoir d’eux.

Cela viendra à vous, parce qu’en mettant vos efforts en quelque chose, cela vous devient cher et important, et influe ainsi sur vous. C’est pareil pour les parents d’être à la fois impressionnés par leurs enfants et dépendants d’eux.

On ne peut marcher seul

Dr. Michael LaitmanSi je reste seul pendant un moment, sans le soutien du groupe, je vais immédiatement tomber. Par moi-même je n’ai pas de prise sur la spiritualité, ni sur le Créateur, ni sur le don sans réserve. Je peux me trouver soit au sein de mon récipient spirituel, pendant que je suis connecté aux autres et que je reçois un soutien de leur part, soit à l’extérieur de celui-ci. Dès que je perds leur soutien, je tombe.On ne peut pas avancer et réaliser quelque chose de son propre chef. On ne sera pas en mesure de se maintenir dans la spiritualité, même pour un instant. Si une personne croit qu’elle peut avancer par elle-même grâce à la lecture de livres kabbalistiques, en effectuant certaines actions, et rester sur le chemin spirituel, alors c’est de l’auto-tromperie. L’un sera en train de se mentir et espérera seulement en vain un avancement. Sans la participation et la connexion avec le groupe, appelé la garantie mutuelle, nous n’avons aucune chance de rester dans la spiritualité, même un instant.

D’ailleurs, être présents dans l’environnement spirituel ne signifie pas être en lui physiquement. Ce qui importe est de savoir combien vivement une personne désire cet environnement pour l’influencer car cela témoigne de son désir de se placer sous l’influence de la Force Supérieure ou du Créateur. Mais si une personne lit simplement des textes kabbalistiques dans la solitude, elle ne sera pas sous l’influence du Créateur, car tout ce qu’elle lit traverse son filtre égoïste. Une personne percevra le livre comme elle l’entend, le ressent et veut le voir !

Ainsi, je suis sous l’influence du Créateur seulement si ce que je lis me parvient à travers le groupe. Le Créateur ou la Lumière, « qui réside parmi son peuple », ce qui signifie « au sein du groupe, de l’assemblée des âmes. »

Individuellement, nous n’avons aucune chance d’avancement spirituel. Nous devons comprendre très clairement que notre seul instrument pour dévoiler le Créateur, c’est notre unité

Envoyer le bouc dans le désert

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, le chapitre « Tetsaveh (Ordonna) », article 102: … Quand on a dit, « cherchez deux boucs, un pour moi et l’autre pour que le délateur, la Sitra Achra , pense alors qu’il a mangé de mon propre repas, et ne connaîtra pas la joie de notre autre repas. Il prendra cette partie,  » GAR de la gauche », qui est envoyée dans le désert, à l’endroit de la destruction, de lui rendre sa domination, ce qui signifie au point du milieu de la ruine du monde …. 

Nous lisons dans tous les livres kabbalistiques sur les actions que nous devons faire afin de révéler le monde réel en ayant de bonnes vision et perception. Par exemple, quand je ne sais pas où je suis, j’essaie de rendre mes sens plus précis, je nettoie mes lunettes pour effacer la buée devant mes yeux. J’essaye différentes choses pour m’aider à m’orienter vers l’endroit étrange que je n’arrive pas à comprendre.

Les kabbalistes nous donner le même genre de prescription: les choses que nous devons faire afin de clarifier nos canaux sensoriels: vision, ouïe, goût, odorat et le toucher (cinq Sefirot), afin de nous orienter dans le nouvel espace et être capable de le discerner. C’est pourquoi Le Zohar nous dit que si il y a une perturbation dans notre perception, que l’on appelle « GAR de la gauche », alors nous devons cesser de l’utiliser, et l’envoyer dans le désert.  »
En d’autres termes, le Zohar décrit la façon dont nous voulons travailler avec nos sens et ce que nous devons faire afin de se rapprocher de la bonne orientation dans l’espace où nous existons. Essentiellement, l’ensemble de la sagesse de la Kabbale ne parle que de la réalisation de la perception d’une nouvelle réalité au lieu de percevoir ce monde imaginaire.

Après tout, nous ne sommes allés vraiment nulle part, nous n’avons pas volé ou bougé , nous restons dans le même lieu et le même état. Nous n’avons tout simplement pas cessé de perfectionner nos sens. C’est pourquoi la Kabbale est appelée la science de la réception, la science de la perception (en hébreu, le mot «Kabbale» vient du mot « Lekabel »- recevoir).