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Toute l’histoire est en nous

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, le chapitre « VaYechi (Et Jacob vécut), » Point 24: Le troisième exil est le long exil où nous sommes, ce qui correspond à 100 ans dans la vie de Jacob par rapport aux quarante (ans) d’exil à Babylone.Nous ne devons pas considérer cette histoire comme un récit historique. Il n’y a pas une telle chose dans l’histoire. La réalité dans laquelle nous pensons vivre s’avère n’être en nous que des tableaux imaginaires, elle se déploie à l’intérieur de notre désir (Kli).
Tout ce que nous sommes censés faire, c’est de corriger le programme de notre perception. En le faisant, nous allons ressentir la véritable réalité grâce à nos propriétés authentiques (qui sont semblables au Créateur qui les a faites).
C’est pourquoi nous avons à traiter les narrations du Zohar comme une invitation à révéler tout ce qu’il décrit de l’intérieur, dans nos sensations et notre conscience, et nos esprits et nos cœurs.

La vie collective de la lumière et du désir

Dr. Michael Laitmanchacun d’entre nous est inclus en tant que parties d’un système général dans le seul état qui soit : le monde de l’Infini. Il existe comme un seul corps, semblable à un organisme vivant qui se compose de différents sous-systèmes internes qui transfère le sang, la lymphe, ou les signaux nerveux. Nous sommes tous interconnectés au niveau du Monde de l’Infini comme un organisme éternel qui fonctionne comme une machine parfaite semblable à la lumière qui le remplit. Le désir et la Lumière travaillent en harmonie.
Comme dans tout corps sain, les processus d’expansion-contraction ont lieu, comme le pouls, la respiration, ou mes battements du cœur. Même si le désir de recevoir du plaisir et de la Lumière sont contraires l’un à l’autre, leur opposition crée une dynamique appelée «vie». Tous ces changements produisent la sensation de la vie.
Si seule la Lumière, ou seul le désir existe, rien du tout ne serait ressenti. La Création ressent son existence parce que la Lumière et le désir agissent en rapport l’un avec l’autre, ce qui signifie en harmonie: parfois, la lumière augmente et parfois le désir la dépasse tout au long, l’un complète l’autre.

Parfois, la Lumière est plus grand parce que le désir diminue volontairement de lui-même et permet à la Lumière d’agir. D’autres fois, la lumière permet au désir de fonctionner. L’un est plus élevé, et puis c’est l’autre, comme sur les balançoires. C’est ainsi que nous nous permettons à l’un et à l’autre de monter, dans une flambée vers le haut ! Cette dynamique donne naissance à la vie.

Cela fonctionne comme cela dans le Monde de l’Infini. Cependant, notre état est volontairement gâté d’une façon artificielle afin que nous voyions l’avantage « de la Lumière en étant dans l’état de l’obscurité. » Cela nous permet de sentir notre opposition à la Lumière et nous permet de faire notre propre effort de correction. C’est seulement à cette condition que nous sommes capables d’apprécier la Lumière.

Si vous étiez nés parfaits, vous vivriez «automatiquement» et ne voudriaient jamais révéler la perfection dans sa plus profonde étendue. C’est la raison pour laquelle les restrictions et les réticences, la distanciation et la rupture ont eu lieu, jusqu’au point d’un détachement complet de la créature du Créateur. Et cette corruption n’existe que dans notre perception intérieure et nulle part ailleurs.

Je me sens moi-même, dans un certain corps (c’est une pure illusion) dans un monde (imaginaire) que parce que je suis inconscient. J’existe dans le Monde de l’Infini, mais mon inconscience produit des délires divers et des tableaux imaginaires. Ces délires sont appelés « ce monde ».C’est le dernier, le plus faible, et le pire des degrés de tous les états possibles.

Par conséquent, il est évident que nous devons faire des efforts et reprendre conscience (une sensation de perfection). Ceste seulement après l’avoir accompli que nous nous rendons compte de sa profondeur maximale.

Comment allez-vous colorier votre monde ?

Dr. Michael LaitmanLe symbole de notre prochain congrès, c’est l’unité, la connexion, la garantie mutuelle, et l’union de l’humanité tout entière autour de la Force Supérieure, qui se révèle parmi nous. Cela nous amènera à l’égalité, la sérénité, la paix, et l’éternité. Grâce à cela nous annulons la mort! L’ange de la mort est né de la haine qui nous sépare. Et si, à la place nous tirons la force spirituelle, la force du don sans réserve, nous méritons la vie éternelle. C’est précisément la haine entre nous qui annule la vie et nous conduit à la mort. Elle tue nos corps et nous donne une sensation de ce monde.Ce monde est un reflet de la connexion égoïste entre nous. Cependant, chacun doit se résoudre ainsi que le monde entier à une forme différente de connexion, quand, au lieu de ce monde, nous ressentons une connexion spirituelle appelée Assiya, Beria, Yetzira,Atzilout, Adam Kadmon, et le Monde de l’Infini. Tous les mondes sont des formes de lien entre nous, rien d’autre ne change! Nous vivrons dans notre corps, tout comme maintenant, et notre attitude changera et nous donnera une sensation d’une nouvelle réalité. Nous sentirons que nous existons dans le Monde de l’Infini et cesserons de sentir notre corps puisque notre monde montera vers l’Infini.

Les différentes relations et les liens entre les gens (de la plus menaçante à la plus neutre et bienveillante) donnent lieu à un spectre de couleurs et de nuances qui nous entourent. Elles vont du noir le plus profond aux couleurs constamment pus légères et magnifiques, comme le ciel bleu et, finalement, tout blanc.

Imaginez toute l’humanité aujourd’hui, armée de fusils et de couteaux les uns contre les autres, où chacun tient à se garder des autres avec une forteresse et d’avoir sa tasse pleine là, indépendamment de tout le monde. Imaginez maintenant le contraire de cela : un monde totalement ouvert, sans limites, où moi et l’autre sont comme un tout, et tous les peuples du monde sont mes enfants, mes voisins, des amis, nous sommes un organisme unique.
Nous allons commencer à penser que sans les autres, nous nous perdons. Nous commençons à apprendre ceci petit à petit de la de nature alors que nous révélons que tout le monde est connecté et interdépendant. Pour le moment, nous arrivons à cette conclusion en raison de la nécessité. Plus tard, nous allons réaliser qu’être relié aux autres est vraiment bon. Après tout, précisément grâce à cette connexion (si nous la faisons correctement), nous nous élèverons au-dessus de ce monde vers la perfection et l’éternité.
Je serai reconnaissant que ce lien existe, car il me permet en particulier de me changer ainsi que ma perception de la réalité et d’entrer dans une dimension différente, spirituelle et éternelle.

L’illumination noire de Malkhout

Dr. Michael LaitmanD’un côté nous avons le Monde de l’Infini qui est un plaisir absolu à tous les égards: la réalisation, la compréhension, le sentiment, l’éternité et la perfection. Et d’autre part, nous avons ce monde où doit se faire sentir en tout un manque. 

Toutefois, afin de nous donner une chance d’y exister en quelque sorte, une dissimulation du Monde de l’Infini a été effectuée. Dans ce monde nous ressentons le manque sous une forme qui n’est pas si tragique, bien que l’abondance infinie nous soit cachée. Le Monde de l’Infini diminue apparemment de lui-même, un degré après l’autre, créant sur lui-même cinq niveaux (cinq mondes) de dissimulation. Nous sommes situés en dessous de tous ces mondes et, partant, ne ressentons pas à quel point il nous fait défaut.

Pourtant, dans la mesure où nous nous développons, nous grandissons et nous augmentons notre égoïsme. Peu à peu la Lumière se révèle à nous de plus en plus ce qui nous oblige à expérimenter un manque de plus en plus grand et le mal. Par conséquent, si nous ne devenons pas comme la Lumière, nous allons continuer à nous sentir de mal en pire. Il n’est pas surprenant que monde moderne expérimente des choses telles que des cataclysmes. Après tout, la croissance de l’ego nous rend de plus en plus opposés à la Lumière.

Plus la différence (delta) entre le désir et la Lumière devient tangible, et, par conséquent, plus nous souffrons. S’il n’y avait pas la dissimulation de tous ces mondes, nous serions incapables de nous tolérer ensemble puisque nous nous percevons par rapport à la Lumière de l’Infini. La disparité entre nous serait si grande qu’il serait impossible de tolérer une telle sensation horrible.

Peut-être que vous avez déjà vécu cette sensation, et sinon, un jour cela arrivera car tout le monde doit passer par là une fois dans sa vie. C’est ce qu’on appelle l« ‘illumination de Malkhout », sentiment d’obscurité absolue en face de vous, quelque chose de terriblement effrayant. C’est la révélation du delta entre le point de notre monde et l’Infini, nous permettant de ressentir à peine cette obscurité horrible.

Cependant, tous les 125 degrés de dissimulation qui nous séparent de l’Infini sont créés précisément pour nous permettre de tolérer notre état. Derrière tous ces écrans de dissimulation, nous sommes confiants, comme un bébé à côté de sa mère, incapable de faire quoi que ce soit de son propre chef, mais se sentant protégé par elle. De même, nous nous sentons protégés par tous ces écrans de dissimulation, sinon, nous serions incapables de tolérer la pression de la Lumière Supérieure.

La lumière serait perçue comme l’obscurité! C’est appelé «Poulsa DeNoura, « le coup de Lumière, quand la lumière est supérieure à ce que le Kli est en mesure d’accepter. C’est une sensation très désagréable car nous avons constamment besoin d’être en équilibre en ce qui concerne toutes les influences, les bonnes et les mauvaises. Même si le bien est donné en abondance, s’il dépasse la capacité de notre Kli, nous ne pouvons pas le tolérer. Nous savons que tout le monde préfère le temps chaud au froid, mais quand il fait trop chaud, ce n’est pas bon, et ce n’est pas meilleur que le froid glacial.

La lumière qui brûle à travers le cœur

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous avez dit que pour comprendre Le Zohar nous devons faire une « ouverture dans le cœur ». Qui fait cette « ouverture » ? 

Réponse: La Lumière! Je suis moi-même incapable de le faire. Seule la lumière le peut. Comme à travers une loupe, les faisceaux de lumière se concentrent et deviennent si puissants qu’ils « brûlent à travers » votre désir d’éprouver du plaisir, créant ainsi une « ouverture ».
Question (suite) Pourquoi ne pouvons-nous pas faire cette « ouverture »?
Réponse: Ce n’est pas notre travail de le faire survenir. Quand deux cœurs s’unissent à travers leurs désirs, c’est appelé des ouvertures « dans les murs de leurs cœurs ». Un mur dans le cœur, signifie un cœur tout entier, mais nous avons besoin de cœurs brisés. Si notre cœur, le vôtre et le mien, sont «forcés» et que nous relions ces « brêches» le travail est fait. Je veux ce que vous voulez, et vous désirez ce que je veux. Nous sommes unis déjà. Si deux sont unis et sont reliés à la qualité du don sans réserve, c’est là que la révélation a lieu.

La puissance de cette révélation reposera sur tout ce que vous et moi nous avons dans nos cœurs, en plus de la brisure et de ces « brêches» reliées entre elles. Il y a des milliers d’obstacles dans votre cœur, toutes sortes de pensées et d’inquiétudes; je les ai aussi.

Dans la mesure où nous sommes en mesure de surmonter ces obstacles et de rester connectés, enracinés en tous et constamment en train de nous tenir au-dessus d’eux pour rester dans la sensation commune de la qualité du don sans réserve (car ce n’est que grâce au partenariat que nous pourrons rester dans celui-ci), c’est à ce degré que nous sommes capables d’atteindre la propriété du Créateur dans la connexion entre nous. Ainsi, nous essayons de discerner le goût du don sans réserve.

Question suite. Comment peut-on connecter les « brêches » dans nos cœurs?

Réponse: c’est le fait de la Lumière. Notre travail consiste seulement à souhaiter que cela se produise. Aucune autre action n’est nécessaire! Pendant la lecture du Livre du Zohar, vous devez souhaiter que ses mots « percent» et ouvrent un « hublot » en vous.

La demande de pardon avant la nouvelle année

Dr. Michael LaitmanAvant Roch Hachana (Nouvel An), il est de coutume de se repentir de ses péchés et de demander pardon.

De l’article du Rabash : «demande de pardon »: Si une personne demande au Créateur pour Son pardon, cela signifie qu’elle réalise la véritable raison de ses péchés. Si elle n’a pas la foi complète, alors elle prie le Créateur de lui donner le pouvoir d’obtenir la foi dans son cœur.

C’est là que réside la différence entre quelqu’un qui a déjà obtenu la foi (attribut de don sans réserve) et est donc appelé «Israël» (aspirant vers le Créateur) et quelqu’un qui n’a pas obtenu la foi et est donc appelé «Gentils» («étranger», qui signifie quelqu’un avec un ensemble différent de désirs puisque le désir [Ratzon] vient du mot Aretz terre] [et, par conséquent, «Gentil» est celui qui n’aspire pas vers le Créateur).
Ceux qui ont atteint la foi permanente sont en mesure de faire la différence entre les deux niveaux de développement spirituel et de bénir le Créateur pour être en mesure de monter du niveau appelé «Gentil» au niveau «Israël»: «Merci, mon Seigneur, pour ne pas faire de moi un Gentil. « 

Un «étranger» est une personne qui agit pour son propre compte; «Israël» ou « Yehoudi » est celui qui veut s’unir au Créateur afin de Lui donner. Les deux parties sont présentes dans chaque personne: la partie non corrigée (où gouverne l’égoïsme) et celle corrigée (où gouverne la propriété du don sans réserve).

Ceci constitue la différence entre un «étranger» et «Israël» et c’est un indicateur de tous nos péchés. Nous devons toujours rester au milieu. Ce type d’auto-analyse signifie le début d’une Nouvelle Année (nouveau changement).
Tout le monde doit se sentir comme un « Babylonien » qui est confrontée au choix de l’endroit où aller: suivre Abraham et devenir« Israël » (celui qui cherche le Créateur, la qualité du don sans réserve) ou suivre le chemin du reste du monde, le chemin de l’égoïsme.
Tout est mesuré seulement par rapport à la propriété du Créateur (le don sans réserve), qui est, dans la mesure où nous voulons que cette propriété nous contrôle et nous dirige dans tout ce que nous faisons, consciemment ou non. Nous devons imaginer le Créateur que comme une force interne qui régit une personne, plutôt que comme une influence extérieure.
Il est évident qu’une personne n’a pas péché en ayant des désirs égoïstes car elle a été créée de cette façon. Toutefois, si elle choisit de rester dans son égoïsme, alors c’est appelé un péché. La première fois que cela se produit, ce n’est pas appelé un «péché» (comme il est dit à propos du péché d’Adam HaRishon); ce n’est que la première clarification de l’action, sa cause et sa conséquence. Mais quand j’ai déjà révélé mon péché (l’ego) et que je suis d’accord avec sa gouvernance sur moi, cela signifie que j’ai « péché. » Ceci est un test qui montre vers quoi je tends vraiment.

La danse est le travail intérieur le plus sérieux

Dr. Michael LaitmanIl existe des actions au cours de nos réunions, lorsque nous avons à renoncer à toutes nos critiques et simplement à fusionner avec tout le monde. Comment puis-je faire? Je peux le faire précisément en sautant et en chantant ensemble avec tout le monde comme un enfant, en m’annulant. 

Cette attitude me connecte à l’état général, en me donnant la possibilité de sortir de mes limites et de ressentir un « vent » spirituel ! Il pourrait sembler que ce genre de comportement est irresponsable, mais cela semble de cette façon pour nous parce que nous n’y reconnaissons pas la spiritualité, et c’est parce que c’est la Lumière de l’infini! Nous sommes incapables d’y discerner quoi que ce soit avec nos instruments de la perception. C’est pourquoi il nous semble que c’est sans vie ou minéral (Nefesh). Toutefois, savoir si nous serons oui ou non en mesure d’y voir tout le trésor spirituel de la lumière NaRaNHY, cela dépend entièrement de notre Kli.

Tout ce qui vient de l’unité, même de la plus petite espèce, est parfait. Par conséquent, c’est précisément de cette manière, à travers la danse mutuelle lorsque vous sautez avec d’autres, que nous avons la possibilité de percevoir une sensation spirituelle.
Ces danses nous sont venues des grands Kabbalistes, en particulier du Baal Shem Tov. Le Rabash aussi nous fait danser de cette façon, nous ses élèves. Ce n’est pas seulement de l’insouciance; à l’intérieur de la danse il ya une réflexion sérieuse et un travail extraordinaire. Tout à coup, vous n’en voulez pas et les pensées «pour» et «contre» alternent en vous avec une grande fréquence, évoquant des doutes horribles. Pendant ce temps, vous continuez à sauter …

Ce n’est pas non plus de la méditation parce que vous ne vous débranchez pas de la réalité. Vous êtes toujours debout devant la question: Qu’est-ce que je fais et pourquoi? Qu’est ce que cela me donne, qui me fait faire ça, et avec qui suis-je en train de sauter, qu’est-ce qui nous relie? Vous passez par tout le travail intérieur du début à la fin pendant que êtes en train de danser.

La danse vous oblige à passer par toutes les différentes pensées qui existent contre elle! Elles sont contre l’unité, que vous ne voulez pas. Votre esprit se soulève toujours en bataille contre ceci et vous êtes obligés de faire des discernements.

C’est pourquoi la danse se transforme en un travail intérieur ardu. Vous sortez de là simplement drainé, sans énergie. Et ce n’est pas parce que vous avez sauté, mais parce que vous êtes allé à travers tant de discernements intérieurs. Vous dansez au cœur de vous-même, dans votre ascension intérieure et vos descentes. Et le fait que vous êtes en train de sauter à l’extérieur en même temps, n’est là que pour éveiller ces états intérieurs en vous.

Vous sautez à l’extérieur, en montant et descendant, tandis qu’à l’intérieur de vous, il ya une profusion d’autres montées et descentes qui se déroulent simultanément – et c’est la chose la plus importante! Sans les actions extérieures vous ne seriez pas en mesure de faire les actions intérieures. L’un ne va pas se faire sans l’autre. C’est pourquoi la danse se transforme en un moyen unique de travail. C’est pourquoi le Baal Shem Tov et les premiers Hassidim, qui ont été kabbalistes, ont enseigné ces traditions.

Dr. Michael LaitmanQu’est-ce que «la foi au- dessus de la raison? « La foi » est le don sans réserve et «au-dessus de la raison » signifie qu’elle est plus importante que la réception. Dans notre état, cette propriété ne se manifeste que par mon attitude envers le groupe, parce que dans un groupe que je peux clairement voir que je préfère le groupe à mon propre bien-être, dans mes actions et mes pensées.De la 1ère partie de la Kabbale leçon quotidienne 8/8/10,

Ne pas attendre que l’heure sonne d’En-Haut

Dr. Michael LaitmanTout d’abord, nous allons remercier nos ego pour amener des questions comme «Qui» et «Quoi». En fait, elles indiquent que le Créateur, Moïse, et le Pharaon se sont rencontrés. Le Pharaon défie Moïse: «Qui est le Créateur pour que moi j’écoute Sa voix? » C’est une révélation du point de « Moïse » en vous, le point qui vient du Créateur au «Pharaon» et évoque ces questions en vous. Ces questions relèvent de la dimension spirituelle, et non de la corporéité. Maintenant, vous devez les faire bouger et les cultiver plus en avant. . 

Vous souvenez-vous comment la Torah décrit ce qui s’est passé à la suite de ces questions? Moshe a peur, mais n’a pas le choix. Au fil du temps, il vient à pharaon avec le Créateur, et le «Pharaon» (notre désir égoïste) est frappé encore et encore. Voilà comment une personne évolue.

 

Le Créateur admet qu’Il durcit délibérément le cœur de Pharaon, notre ego. Ainsi, nous sommes soudain pressés par divers calculs égoïstes. Notre fascination terrestre se renouvèle, et nous pensons que ce monde est plein de potentiel. Nous pensons que nous pouvons atteindre beaucoup de succès en lui et ne comprenons pas pourquoi nous l’avions laissé. D’ailleurs, où sont la reconnaissance, la richesse, la puissance, et une chance de nous établir en lui comme les autres?

 

Plus ces questions se poseront, et plus votre évolution dépendra uniquement de l’environnement. Nous voyons que, jusqu’à ce que toutes ces «plaies d’Egypte »» soient passées, « la nation d’Israël» ne devient pas une en nous. Cela a lieu seulement avant l’exode même. Dans l’intervalle, nous devons rester forts. Nous ne pouvons recevoir la totalité de la Lumière du Créateur’, l’assistance Supérieure, qu’uniquement par l’environnement. Elle ne viendra de nulle part ailleurs.

La Lumière vient des textes kabbalistiques. Toutefois, si vous n’êtes pas connectés à l’environnement spirituel, ils ne vous affecteront pas. Afin de trouver le Créateur et aller à Pharaon avec Lui, vous avez besoin de l’environnement et des sources authentiques.

 

C’est ainsi que nous devrions répondre à ces questions avant même qu’elles ne fassent surface en nous. Ne pas attendre que l’heure sonne et que les exécutions égyptiennes débutent. Commencez dès maintenant. Connectez-vous au groupe et construisez une base solide pour vous-même. Si le groupe vous donne la force, vous avancerez perturbé par les chutes morales mais votre véhicule gardera sa lancée alimenté par cette force.

Lorsque les questions de Pharaon nous submergent

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que faut-il qu’on se dise quand les questions de Pharaon nous submergent ? 

Réponse: Une personne religieuse ne souffre pas de ces questions, elle est contente par le fait qu’elle reçoive des connaissances par l’étude de la Torah. Toutefois, une personne qui étudie la Kabbale vérifie en permanence: Pourquoi je fais cela, où je suis, et quand vais-je parvenir à l’objectif de la création? C’est-à-dire qu’on existe dans un état constant d’analyse interne.

L’environnement qui l’entoure existe également dans les mêmes circonstances, le même examen, et l’influence. En outre, l’environnement n’est pas seulement composé de gens qui l’entourent directement, mais de milliers de personnes partout dans le monde qui étudient la Kabbale et pensent dans une seule direction. Elles évoluent toutes de façon synchrone, comme si elles étaient balayées par un vent puissant ou par des vagues d’un tsunami qui approchent l’une après l’autre.

 

Par conséquent, ces questions émergent en chaque personne: «Qui est ce Créateur et pourquoi devrais-je écouter Sa voix? Pour qui je fais tout cela? Qu’est-ce que ce travail me donne?  » C’est-à-dire, pourquoi je fais tout cela? Est-ce afin de parvenir au don sans réserve ? Mais qu’est-ce ça me donnera ?

 

Ces questions proviennent de Pharaon, notre ego, et elles sont très justes et correctes. Il est écrit dans le Livre du Zohar que Pharaon était plus intelligent que tout le monde, et la plus grande sagesse a été accumulée en Egypte. Pharaon personnifie tout le récipient spirituel, tout le désir qui a été créé par le Créateur. Par conséquent, lorsque le Créateur souhaite attirer la personne (Moïse et la nation d’Israël) plus près de Lui-même, Il dit: «Allons à Pharaon! » Où donc peut-on attraper le désir de révéler qui on est? Seulement de Pharaon. Le Créateur dit: «Je veux aller avec toi Moi-même. »
C’est comme si on n’avait pas le choix. On a besoin de se tourner vers Pharaon, pour obtenir la force du désir égoïste car sans elle, l’évolution est impossible. Où peut-on obtenir cette sagesse? Seuls de Pharaon, de la Lumière de la sagesse, la Lumière de Hochma qui existe dans ces désirs.

 

Par conséquent, il est bon que les questions de Pharaon émergent en nous. Nous avons juste besoin de travailler avec elles.