Category Archives: travail intérieur

Le cœur et la tête travaillent ensemble

Question : Une fois encore, nous avons abordé l’étude de la Préface à la Sagesse de la Kabbale (Ptikha), mais à un nouveau niveau, à travers les sensations. C’est tellement intéressant, si profond, qu’il nous manque à nouveau les détails techniques.

Pourquoi, lorsque nous commençons à poser des questions techniques, cela nous éloigne-t-il de la perception émotionnelle dans laquelle nous sommes entrés, et nous cogne en nous faisant sortir d’elle ?

Réponse : Cela n’arrive qu’au début. Par exemple, lorsque les gens apprennent à jouer d’un certain instrument de musique, il faut d’abord travailler sur la technique. Ils doivent faire des exercices et s’habituer à l’instrument.

Une fois qu’ils l’ont maîtrisé, c’est comme s’ils s’unissaient à lui et l’instrument commence à exprimer leurs sentiments, ceux qu’ils ne peuvent pas exprimer eux-mêmes. Je prends un violon dans mes mains et il chante comme jamais je ne le pourrais. Mais à travers son chant, son aspiration, ses sons, je suis capable de m’exprimer.

C’est pareil ici. Nous devons d’abord apprendre l’instrument. Notre instrument, ce sont des sensations, rien d’autre que des sensations, car nous ne sommes que le désir d’avoir du plaisir. C’est ce que le Créateur a créé en nous.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

La composante spirituelle spéciale

Il y a des gens qui ont même du mal à entendre que nous devons établir une connexion pour atteindre le Créateur. Le Créateur est tellement exalté et incompréhensible, Il se trouve dans une autre dimension que nous ne ressentons pas. Il n’entre pas dans le champ de notre esprit et de nos sensations. Nous ne pouvons pas assembler ce puzzle, l’image du Créateur, à partir des pensées et des sensations qui sont en nous afin que nous puissions Le ressentir et Le comprendre.

D’autre part cependant, ils affirment que cela se produit par le biais de simples actions corporelles dans notre monde. Nous ne comprenons pas le lien qui existe entre les deux : en quoi cela aidera-t-il si je souris aux autres et que je les traite bien ? Nous ne considérons pas cela comme un jeu sérieux, mais comme de l’hypocrisie. Nous sommes égoïstes par nature et avons déjà essayé de changer notre comportement extérieur sans changer l’essence intérieure.

Cependant, nous devrions comprendre ici qu’il existe une composante spirituelle spéciale appelée la Lumière qui ramène à la source, une force spéciale que nous pouvons attirer et qui changera notre nature. Par conséquent, même si nous ne voulons pas nous unir, nous rapprocher et nous soutenir les uns les autres, nous devons le faire pour nous rapprocher du Créateur. C’est un travail difficile et nous devons nous convaincre de sa nécessité pour que, même en agissant contre notre désir, en simulant et en jouant, nous éveillions la Lumière qui ramène vers le bien.

Plus notre effort est artificiel et non naturel, et nous le produisons néanmoins, plus il éveille la Lumière. D’où le paradoxe que les personnes qui ne peuvent supporter aucune union avec les autres et n’acceptent pas ce principe, à travers leurs plus petits efforts pour s’unir, elles éveillent une grande Lumière qui corrige (1).

Extrait de la 1ère partie de la leçon quotidienne de Kabbale, « Du Point dans le Cœur à une Dizaine » (Préparation de la Convention en Amérique Latine 2019), le 28/04/2019

(1) : à 14 minutes et 52 secondes

Le travail spirituel des femmes

Question : Les femmes devraient-elles bien connaître la Préface à la Sagesse de la Kabbale (Pticha) ? Devrait-il en être autant que les hommes ou y a-t-il une certaine facilité pour les femmes ?

Réponse : Techniquement, les femmes n’ont pas à étudier Pticha comme les hommes, mais il est conseillé de connaître ses bases. Le fait que nous étudions les premiers paragraphes depuis un certain temps est une bonne chose. Il faut bien l’apprendre et l’examiner minutieusement en nous-même, le traverser. Les femmes aussi en ont besoin.

La Kabbale n’exige pas que les femmes se connectent au même niveau que les hommes, mais elles devraient avoir une compréhension générale de l’auto-annulation.

L’interconnexion des femmes est un gros problème. Mais elles doivent s’élever au-dessus d’elles-mêmes, car lorsque l’on s’élève au-dessus de soi, sans rien souhaiter, en pleine annulation de soi, cela est équivalent d’être dans la Lumière de Hassadim. C’est un état initial fondamental de l’action altruiste dans la Kabbale et les femmes doivent l’exécuter. Il n’y a pas de monde spirituel sans cela, pas d’union au Créateur ou quoi que ce soit d’autre.

On est obligé de s’élever au-dessus de soi malgré les problèmes que le Créateur éveille en chacun de nous : paresse, manque d’importance, mécontentement vis-à-vis de quelque chose, peu importe ce que c’est. Mais nous devons nous élever au-dessus de cela.

L’union aux autres convient davantage aux hommes qu’aux femmes. Il suffit aux femmes de s’élever au-dessus d’elles-mêmes et, ce faisant, elles commencent déjà le travail spirituel.

Par conséquent, elles n’ont pas besoin de la dizaine autant que les hommes. Les femmes doivent s’y rassembler uniquement pour s’annuler. Mais elles ne sont pas tenues d’être unies dans un seul cœur, comme le doivent les hommes. Ce sont différents niveaux de nature égoïste. Si elles s’annulent simplement, elles atteindront un niveau similaire à celui des hommes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

Approchez-vous du monde supérieur

Question : Si le désir de recevoir est notre essence, alors quelle est la qualité du don sans réserve et comment peut-elle être séparée du désir de recevoir ?

Réponse : Nous n’avons qu’un seul attribut : recevoir, prendre plaisir, tout ressentir en vous-même, dans votre égoïsme. Nous ne pouvons même pas imaginer ce que c’est que de ne pas ressentir dans notre attribut. Comment cela se peut-il ? Où est-ce que je ressens ?

Par conséquent, une qualité complètement nouvelle, un sentiment, une sensation, opposée à notre nature, est en train de se construire au-dessus de nous, et elle peut être construite uniquement avec l’aide de la Lumière supérieure. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour attirer la Lumière, la diriger d’une manière ou d’une autre vers nous-mêmes, nous en approcher. C’est ce que nous faisons.

Si j’essaie d’expérimenter moi-même directement la Lumière supérieure, alors j’échouerai. Cela sera du mysticisme, je ferai face à la diffamation, aux mœurs et coutumes, peut-être même à la religion. Si je veux vraiment commencer à ressentir le monde supérieur, cela nécessite donc une force supérieure. J’ai besoin de m’adresser clairement au Créateur et d’exiger de Lui, et cela n’est possible que si nous nous tournons ensemble vers Lui.

Je peux étudier pendant de nombreuses années le Talmud Esser Sefirot (le Talmud des dix Sefirot) ou la Préface à la Sagesse de la Kabbale (Pticha), mais si je ne suis pas dirigé à travers le groupe vers le Créateur, j’échouerai.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 04/04/2019

Saisissez l’onde avec le Créateur

Question : Vous avez dit que l’on peut se tourner vers le Créateur uniquement quand nous voulons Lui ressembler, à travers la dizaine. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Réponse : Vous devez atteindre la même fréquence. Lorsque vous ajustez la fréquence de votre récepteur-émetteur spirituel, vous devez capter la même onde que le Créateur.

La qualité du don sans réserve et de l’amour vient de Lui à vous ; par conséquent, une qualité similaire doit aller de vous à Lui. Sinon, Il ne vous entendra pas car le Créateur est un système qui résonne, ne perçoit que des signaux en équivalence avec sa nature.

Question : Pouvez-vous vous tourner aussi vers le Créateur depuis la joie ?

Réponse : Pas de la joie, mais seulement de l’équivalence. La joie n’est pas un indicateur d’équivalence. Elle en est le résultat. En théorie, tout le monde peut être content.

Pour cette raison, nous devons d’abord contacter le Créateur via un modem, à travers une sorte de dispositif de connexion qui permettrait d’adapter nos qualités à celles du Créateur. Le groupe de dix joue le rôle de ce modem.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/02/2019

À quoi réagit la Lumière supérieure ?

Question : Comment puis-je attirer la Lumière environnante : avec mon effort ou mon désir ? A quoi répond-elle ?

Réponse : Le désir et l’effort sont des notions très proches. Mais en général, la Lumière environnante répond à nos efforts.

Dans la mesure où j’essaie de sortir de moi-même, de me connecter aux amis et d’atteindre une propriété opposée à mon égoïsme, je commence à ressentir depuis le centre du groupe l’impact d’une propriété spéciale appelée « la foi au-dessus de la raison ».

Extrait de la leçon quotidienne de kabbale en russe, le 23/12/2018

Les étoiles n’ont aucun pouvoir sur Israël

Question : Les sages disent que les étoiles n’ont aucune influence sur Israël. Cela signifie-t-il qu’une personne engagée dans la spiritualité sort du système matériel ?

Réponse : Les étoiles ne sont que des signes de la gouvernance d’en haut. Lorsque nous nous connectons les uns aux autres, nous nous élevons au-dessus des étoiles. Les étoiles sont un degré inanimé que nous contrôlons, au même titre que les degrés végétal et animal.

En devenant similaires au Créateur, nous allons même au-delà des limites du Créateur. Comme il est écrit : « Mes fils m’ont vaincu. » Autrement dit, dans notre gouvernance, nous nous élevons encore plus haut que Son contrôle sur nous. C’est le niveau le plus élevé.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 30/12/2018

Comment devrions-nous imaginer la spiritualité ?

Question : Pouvez-vous décrire l’état dans lequel nous progressons ? Quel devrait être le niveau de connexion entre nous au niveau émotionnel et intellectuel ?

Réponse : Cette question a lieu d’être, mais il n’y a pas de réponse. Comment pouvez-vous imaginer la relation mutuelle que la Lumière supérieure révélera entre nous ? C’est indescriptible. C’est pourquoi on l’appelle « la foi au-dessus de la raison », une « qualité spirituelle », le « monde spirituel » où les opposés ne sont plus des opposés, mais une complémentarité.

Je ressens que cela est perçu au niveau linéaire en chacun de vous, rien ne peut être fait ici. Vous devez juste demander que cela se produise.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/02/2019

Que m’apporte l’étude de la Kabbale ?

Question : Puis-je relier tous les événements de ma vie à l’étude de la Kabbale ou est-ce que tous ces événements m’arriveraient de toute façon ? Qu’apporte l’étude de la Kabbale dans ma vie ?

Réponse : Votre étude de la Kabbale donne un sens à votre vie. Cela vous donne un gain éternel qui ne disparaît pas avec votre corps physique, mais reste au-delà de celui-ci. Puisque la propriété du don sans réserve est au-dessus de l’égoïsme, elle continue d’exister même lorsque notre corps meurt.

La Kabbale nous procure un bénéfice absolument pur depuis la vie en ce monde. Cela peut prendre une vie ou quelques cycles de vie, mais vous pourrez atteindre un état de similitude complète avec le Créateur, avec Son niveau. C’est le but de notre développement.

Extrait de la leçon quotidienne de kabbale en russe, le 23/12/2018

Comment le monde supérieur est révélé

La correction ne peut être faite qu’avec l’aide de la Torah, la Lumière supérieure, qui remplit initialement l’âme commune puis s’en échappe et reste à l’extérieur en tant que Lumière environnante. La Lumière attend que les désirs soient prêts pour pouvoir y rentrer selon la loi de la similarité des attributs. Par conséquent, toutes les corrections ne sont possibles que par le biais de notre connexion : physique et mentale. Nous devons essayer de nous connecter jusqu’à ce que nous ne ressentions plus que nous sommes séparés par des corps.

Si nous voyons des corps, cela montre à quel point nous sommes différents les uns des autres. Et dès que nous commençons à nous élever au-dessus de nos corps matériels, au-dessus de la division interne, le monde matériel fond et s’efface.

Ce monde ne reste pas : il n’y a que des désirs connectés les uns aux autres et luttant pour une unité et une connexion toujours plus grandes. C’est ainsi que nous révélons le monde supérieur au lieu du monde qui est devant nous maintenant ; nous commençons à voir la matière de l’intérieur.

Extrait du congrès international de Kabbale, Troisième Jour, Leçon n°9, « L’Alliance du Sel », le 21/02/2019