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Ressentez le jeu du Créateur

Question : Il y a des événements que nous percevons comme justes ou injustes, bons ou mauvais. Cela dépend-il de notre perception ? Ou existe-t-il un système de bien et de mal ?

Réponse : Le mal n’existe pas. Et les soi-disant effets négatifs ne sont nécessaires que pour nous pousser vers le but de la création, pour nous mettre en mouvement.

Si vous ressentez un impact sur vous-même, vous devriez d’abord le rapporter au Créateur et essayer de vous unir encore plus à vos amis malgré cette influence. Et ensuite, regardez ce qui se passe avec l’impact négatif : demeure-t-il ou disparaît-il progressivement comme le brouillard. À partir de là, vous commencerez à vivre le jeu du Créateur. Ce n’est pas de la psychologie mais ce sont des forces qui agissent dans la nature.

Ainsi, essayez d’abord de résoudre n’importe quel effet négatif dans le groupe, dans une connexion plus grande entre nous.

C’est ce que nous faisons à chaque leçon quotidienne de Kabbale. Regardez nos cours de temps en temps même si au début ils semblent difficiles, déroutants, pas pour vous. Dans ces leçons, nous étudions l’impact du Créateur sur nous et notre réaction correcte, qui nous conduit au but : la révélation du Créateur.

Découvrir le Créateur, c’est révéler le système de gouvernance, la cause de ce qui se passe en nous, avec nous, hier, demain, avant la vie, après la mort, etc. C’est le sujet de la science de la Kabbale.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/10/2018

Quel est l’avantage de la correction ?

Question : Si tous les événements sont déjà planifiés, alors à quoi bon changer ? Tout ce qui doit arriver arrivera de toute façon.

Réponse : Non. Le monde n’a pas été créé pour que nous le laissions suivre son cours naturel : « Adviendra que pourra. » Nous ne devrions pas le prendre de cette façon et nous y référer de cette façon.

Question : Ainsi, il y a un scénario, mais il n’est pas prédéterminé ? Ou y a-t-il une sorte de libre arbitre pour les participants à ce spectacle ?

Réponse : Si je pouvais m’élever d’un degré au-dessus de moi-même, je constaterais que tout en moi est déterminé à partir de là : ce que je vois, ce que je ressens, comment je décide d’agir et ce que j’accomplis. Tout existe à ce degré.

Mais je ne le sais pas. Par conséquent, je dois agir conformément à ce supposé degré supérieur, sans le voir, sans le comprendre et sans le connaître, selon la mesure de ma foi en lui et dans la mesure de ma propriété du don sans réserve.

Si j’ai l’intention de donner, d’adhérer au Créateur, de faire ce qu’Il juge nécessaire, alors je m’élève à ce degré, j’effectue tout ce qu’Il a écrit dedans et je révèle que tout est préparé de cette manière ; il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Mais j’ai moi-même pris la décision de me corriger pour pouvoir voir un monde corrigé ; je me le suis représenté devant moi et cela s’est concrétisé.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 26/08/2018

Précisez le chemin vers le Créateur

Nous concentrons toujours davantage notre chemin pour qu’il devienne plus précis et plus net, le transformant en une ligne très étroite menant au Créateur. Ensuite, nous réalisons uniquement ces actions qui se succèdent l’une après l’autre et nous conduisent au but. Sur cette mince ligne commence l’échelle des degrés, l’amour des amis et l’amour du Créateur.

Comment pouvons-nous arriver à cet endroit où cette fine ligne commence ? C’est très simple. « L’endroit » est le désir. Limitez votre désir à une seule intention, à un seul objectif, et vous vous retrouverez sur cette ligne étroite. L’essentiel est d’agir à travers le groupe pour donner sans réserve au Créateur, qui est au centre du groupe, et vous emprunterez certainement cette ligne. (1)

Nous ne pouvons pas comprendre notre cœur car il est revêtu d’une protection à plusieurs couches. Le Créateur est à l’intérieur du cœur, mais nous ne ressentons pas cela ; nous ressentons uniquement des désirs superficiels. C’est une sensation inimaginable lorsque le Créateur se révèle dans le cœur d’une personne et ne fait plus qu’un avec son cœur. C’est la fin de la correction.

Jusqu’à présent, nous sommes très loin de cet état. Nous devons frotter notre cœur, en enlevant toutes les couches de celui-ci afin de révéler le vrai cœur vivant. Maintenant, il possède une mur de pierre et s’appelle donc « le cœur de pierre ». (2)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Matan Torah » (Le Don de la Torah), Point 14, le 23/01/2019

(1) : à 22 minutes et 45 secondes
(2) : à 27 minutes et 44 secondes

Sans dépendre de l’inspiration

Remarque : Récemment, lors d’un atelier, nous avons parlé de l’amour des amis et j’ai entendu comment tout le monde ne parlait pas à partir de la logique, mais d’une sensation profonde et de la compréhension que c’était important, que cela était leur avenir et qu’ils étaient prêts à suivre ce chemin désintéressé…

Mon commentaire : Je ne suis pas particulièrement encouragé par de telles phrases. Supposons que les amis parlent d’ascension, de désir, d’aspiration, d’amour et d’amitié maintenant, nous savons à quelle vitesse cela passe et ce qui en reste.

J’aime construire mon inspiration en me basant sur le début et la fin de la création : où sommes-nous ? Comment y parvenons-nous ? Pas d’après ce qu’un homme dit aujourd’hui et demain peut-être pas.

De ce fait, je préfère avoir toujours un tel état à partir duquel je peux développer l’amour, le désir, l’approbation et la grandeur. Mais cela devrait être basé sur la structure de l’univers, sur la raison de sa création, sur son but. Alors c’est vraiment quelque chose d’éternel, de global et de parfait.

Bien sûr, tout dépend du caractère et des qualités d’une personne, mais je préfère personnellement avoir toujours un schéma sous la main qui montre le début et la fin de la création, l’ensemble du chemin et comment il peut être surmonter avec l’aide du groupe.

Par conséquent, quoi que l’on me demande, je dis toujours : « Commençons par Adam, par son développement, par le fait qu’ensemble, nous devons restaurer sa structure. » Nous ne pouvons pas y échapper. Nous sommes dedans. Et puis j’explique quoi faire. Cela ne dépend pas de l’inspiration. C’est la réalité.

Question : Donc, lorsque je suis dans un état mort, je recommence à faire défiler : la création de l’âme commune, la brisure d’Adam HaRishon, etc. ?

Réponse : Oui. Mais vous comprenez pourquoi cet état mort est donné, d’où il vient : de l’infini, du parfait, de l’éternel et du vrai !

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 27/06/2018

L’échelle de l’atteinte est constante

Question : Quels kabbalistes avez-vous déjà rencontrés et ressentez-vous le mieux ? Quelle est votre expérience personnelle sur ce chemin ?

Réponse : Le fait est que tous les kabbalistes ont franchi des étapes très importantes sur l’échelle de l’ascension spirituelle jusqu’à l’atteinte complète pour s’incorporer pleinement les uns aux autres.

Je ne suis pas aussi élevé qu’eux, donc je ne peux pas dire ce qu’ils ont déjà vécu.

C’est mon professeur le Rabash que je ressens le plus. Ce qui compte le plus pour moi est de me cramponner à lui constamment. Je reçois la Lumière supérieure de lui. Toute révélation, atteinte, me parvient uniquement à travers lui.

Au-dessus du Rabash, sur la hiérarchie spirituelle, se trouvent son père, le Baal HaSoulam, puis le Ramchal, le Ari et d’autres kabbalistes. Mais en pratique, je reçois la Lumière du Rabash. Les marches de l’échelle de l’atteinte spirituelle sont constantes.

Extrait de la leçon en russe, le 16/09/2019

Contraire à la raison

Question : Pourquoi la Kabbale me parle-t-elle intellectuellement même si je ne comprends rien ? Pourquoi faut-il changer et travailler au niveau des sensations même si je ne ressens pas le monde supérieur ?

Réponse : C’est parce que nos sensations conduisent à une nouvelle compréhension. La raison est le résultat de nouveaux désirs et sensations.

Pour une raison quelconque, nous croyons que le coeur et la raison sont opposés. Ce n’est pas le cas ! Mes sensations, c’est-à-dire mes désirs et ce que je ressens en eux, déterminent pratiquement mes pensées. Être détermine la conscience.

En changeant les désirs et leurs directions, mes pensées changent. Et si non, alors je peux aller par la foi au-dessus de la raison. L’intelligence n’est pas sacrée pour moi, mais parfois elle est plus importante que les sensations car elle me donne un certain degré, et je supprime mon esprit et je vais au-dessus.

La raison dit : « Développe tes connaissances, tes désirs et travaille avec eux. » Et je réponds : « Non, je ne veux pas travailler avec parce qu’ils ne me donnent pas la réponse. Je dois prendre un chemin différent. »

Qu’est-ce qu’aller à l’encontre de la raison signifie ? Je ne détruis pas mon intelligence ; je dis seulement que ce que je vois ne me limite pas. Je dois monter un pas plus haut que cela.

Qu’est-ce qu’un pas au-dessus de la raison, je ne sais pas. Puis-je penser à quelque chose de plus élevé que moi ? Je fais donc appel à mes sensations et dis : « Mes sensations égoïstes sont fausses. Je vais aller avec les propriétés du don sans réserve, pas la réception. C’est la seule façon pour moi d’atteindre le résultat. Et ainsi, mon opinion va changer. »

Nous sommes influencés par l’esprit d’en haut, et j’en appelle aux sensations et vais au-dessus d’elles vers la propriété du don sans réserve. Et puis, j’atteins un nouveau niveau : de nouvelles sensations et un nouvel esprit.

Extrait de la leçon en russe, le 26/08/2018

L’importance des amis

Question : Le seul salut pour une personne engagée dans le travail spirituel est-il les amis ?

Réponse : Il y a deux approches ici. Premièrement, je me sauve moi-même afin de les sauver. En effet, grâce à eux, je peux me sortir du flot de l’égoïsme pour me donner à eux. Deuxièmement, je ne peux pas me sauver moi-même, mais eux, ils le peuvent.

Dans les deux cas, l’importance des amis est purement altruiste. Ceci constitue une solidarité. Si c’est le cas, la prière est obtenue pour tous.

Question : Je demande donc à mes amis de me sauver pour que je puisse les sauver plus tard ? C’est-à-dire que je n’ai pas besoin de ma vie…

Réponse : Dans votre propre intérêt, vous ne le feriez pas. Ceci s’appelle au-dessus de la vie et au-dessus de la mort ; c’est derrière l’écran. Lorsque nous nous annulons et avançons vers la connexion, le calcul purement individuel n’existe plus, à la fois psychologiquement et spirituellement.

Question : De ce fait, sans l’aide des amis, je ne peux pas être dans la bonne intention et prier pour eux ? Est-ce que je reçois de la force d’eux afin de leur donner encore plus de force ?

Réponse : Oui. Tout le travail est seulement dans un groupe d’amis. Vous comprenez qu’ils sont vous. C’est votre « moi » spirituel, votre véritable réalisation.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 06/06/2018

Des milliers d’heures d’unité

Question : Comment travaillons-nous avec la grandeur du Créateur que nous avons reçue lors de l’assemblée des amis afin que cela vive en nous jusqu’à la prochaine réunion ?

Réponse : Je doute que cette réunion une fois par semaine soit suffisante.

Le Rabash a écrit des articles sur l’ordre des rassemblements pour ceux qui se réunissent chaque jour à la leçon et discutent du matériel avant et après le cours. Ici et là, ils ont toutes sortes de « séances de rattrapage de cinq minutes » : au cours du matin, au cours du soir et parfois au milieu de la journée. Aujourd’hui, tout le monde a un téléphone portable, donc tout le monde peut s’appeler.

Les réunions actuelles des dizaines devraient être presque quotidiennes. Si les gens utilisent ce temps correctement, ils obtiennent des milliers d’heures au cours d’une année. Avec cette quantité de travail collectif, vous pouvez réussir très rapidement. L’essentiel est de bien remplir ce temps, de bien l’utiliser et de le réaliser.

Extrait de l’émission télévisée « La Dernière Génération » du 27/06/2018

Tout est résolu au niveau du monde supérieur

Question : Si les autres font partie de moi, alors en changeant les autres, est-ce que je change mes parties externes ?

Réponse : Bien sûr que oui. Mais en même temps, vous ne ressentez plus qui vous êtes en train de changer : eux ou vous-même. Vous commencez à vous connecter aux autres et il s’avère qu’il s’agit d’un seul tout commun. Le Créateur connecte tout le monde.

Question : Nous sommes maintenant en cours et pourtant, il reste encore des milliards de personnes dans le monde qui font des choses comme travailler, dormir, se battre, etc. Nous ne les ressentons pas, alors comment voir cela ?

Réponse : Vous devez vous y habituer petit à petit, et ensuite la question du temps, de l’espace multi-couches et de tout ce qui se passe va disparaître. Vous verrez que ce n’est rien et que tout est résolu à un niveau complètement différent.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/09/2018

Si vous ne voulez pas souffrir…

Question : S’il n’y a pas de punition dans le monde, alors qu’est-ce que la douleur et la souffrance ?

Réponse : Il n’y a pas de punition dans le monde et il n’y a pas de récompense hormis la découverte de l’unicité du Créateur par vous et à l’intérieur de vous.

Question : Mais si je ne veux pas souffrir ?

Réponse : Vous n’y échapperez pas. Si vous ne voulez pas souffrir, alors vous devez découvrir le Créateur plus rapidement qu’Il ne vous y pousse.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/09/2018