Category Archives: Zohar

Rouakh : un mouvement spirituel d’une personne

49.04Rouakh nourrit Nefesh dans ce monde (Le Livre du Zohar).

En hébreu, « Rouakh » signifie vent et esprit. C’est-à-dire que Rouakh est un mouvement.

L’esprit, la respiration, le souffle, tous sont associés à ce qui est en mouvement. Sur l’étape de Rouakh, le mouvement spirituel d’une personne a lieu. Elle ressent une connexion telle au supérieur qu’elle commence à faire quelques mouvements conscients, et entre ainsi en communication avec lui.

Elle sait déjà lesquelles de ses actions vont provoquer les réactions du supérieur. Un dialogue s’instaure entre eux. Ce bébé commence à comprendre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, et comment réagir. Il apprend d’un adulte à être conscient, à tout absorber en lui. Et cette absorption de signaux, le sens de l’adulte, le rend comme un adulte.

C’est pourquoi ces mouvements sont appelés « esprit » (Rouakh).

Question : Il est écrit : « Rouakh nourrit Nefesh dans ce monde. » Que signifie l’expression « dans ce monde » ?

Réponse : Dans ce monde est l’état dans lequel nous sommes. Chaque niveau où je me trouve est appelé « ce monde », mon monde, mon état.

Dans notre monde, un roi, un monarque, un homme riche ou une personne célèbre peut dire : « Ceci est mon monde. » Et la même chose peut être dite par un homme pauvre ou un prisonnier malheureux. Mais pour chacun, ce sont des mondes différents, c’est-à-dire l’état dans lequel il se trouve.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

Vers le haut, vers le monde de Atsilout

610.2Zohar, portion Lekh lekha, point 101 : « Au milieu du jardin il y a un pilier qui est formé de toutes les couleurs. Quand ce Rouakh veut monter au monde d’Atsilout, il enlève cet habit de l’air du Jardin d’Eden et va au pilier, s’élevant à l’endroit d’où il est venu, à Noukva de Atsilout, comme il est écrit « et l’esprit retournera à Dieu qui l’a donné ».

La ligne médiane, qui surgit de la symbiose, de la connexion correcte, des principes masculin et féminin, est le pilier qui s’élève du monde inférieur vers le monde supérieur.

Ce pilier est constitué de trois lignes qui semblent s’entrelacer, ressemblant à une colonne torsadée ou à la spirale d’une molécule d’ADN.

Question : Et pourquoi s’élève-t-il entrelacé et non pas droit ?

Réponse : Parce qu’une qualité prévaut constamment sur l’autre. Il doit en être ainsi, qu’elles semblent toujours interagir l’une avec l’autre dans diverses combinaisons, chacune se manifestant opposée à l’autre. Nous ne pouvons pas ressentir une chose sans la comparer à une autre.

Par conséquent, en s’entrelaçant dans une telle combinaison alternée de qui est plus grande, qui est plus petite, dans quelles qualités, elles finissent par nous faire avancer, nous élever dans le monde de Atsilout.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

De quel matériau est fait l’écran ?

232.05Question : De quel matériau est fait l’écran ?

Réponse : L’écran est fait uniquement de la connexion entre la qualité du don sans réserve et la qualité de la réception ; lorsque je m’élève au-dessus d’elles, je commence à prendre d’en haut ce dont j’ai besoin d’elles et à les assembler dans la bonne combinaison l’une avec l’autre.

Question : En même temps, existe-t-il aussi une troisième force, le Créateur ?

Réponse : La troisième force est appelée l’écran.

Question : D’après ce que j’ai compris, si nous les gens étions engagés dans la corrélation du côté droit et du côté gauche, et que nous trouvions un tel écran, est-ce que nous nous éloignerions des guerres, de tout problème ?

Réponse : Naturellement ! Chacun d’entre nous et tous ensemble, nous serions engagés dans la combinaison correcte de nos qualités négatives et positives afin qu’elles se complètent mutuellement. Et ainsi, nous atteindrions l’harmonie à chaque fois. C’est ce que nous devons faire.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°17 sur KabTV

S’élever au-dessus de la vie bestiale

051Question : Que symbolise l’Arbre de Vie ?

Réponse : L’Arbre de Vie est la force et le but auxquels nous devons parvenir. Nous arrivons à le comprendre précisément avec l’aide du serpent.

Il y a beaucoup d’arbres dans le Jardin d’Éden. On peut s’y promener et manger ce que l’on veut. Cela signifie qu’il y a une partie de notre monde où vous existez normalement. Et il y a une qualité égoïste telle que lorsqu’elle est activée, elle ne vous permet pas de vivre en paix et vous devez commencer à vous élever de là vers le monde supérieur.

Cette qualité égoïste ne s’éveille pas simplement à l’improviste, mais à la suite du travail du serpent sur vous. Il vous fait goûter le fruit de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal.

Vous commencez alors à ressentir que vous devez vous élever au-dessus de votre vie bestiale parce que le Jardin d’Éden est un lieu pour les animaux, pour les anges.

Et le but de la création est de vous élever plus haut. Par conséquent, vous avez besoin de ce serpent, de cet énorme désir égoïste, qui vous réveillera et vous donnera l’occasion de vous élever. Vous avez besoin de goûter au fruit de l’Arbre de la Connaissance du bien et du mal. Au milieu de la connaissance du bien et du mal, vous vous élevez, absorbez le bien et le mal, et devenez une personne réelle, semblable au Créateur.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°16 sur KabTV

A l’époque du Rashbi

709Tous les amis du temps du Rashbi avaient l’amour de l’âme et l’amour de l’esprit [Nefesh et Rouakh] entre eux. (« Les Amis », Ouvrir le Zohar). Par conséquent, les étudiants du Rashbi ont pu écrire ensemble le Livre du Zohar.

Question : Qu’est-ce que l’amour de l’âme et de l’esprit, l’amour de Nefesh et de Rouakh ?

Réponse : On dit que c’est l’âme et le cœur. Mais en principe, ce sont deux petits désirs.

Nos désirs actuels sont plus égoïstes. Si nous comprenons le Livre du Zohar aujourd’hui, nous révélerons beaucoup plus et beaucoup plus clairement ce que Rabbi Shimon et ses disciples ont écrit, car nous sommes encore plus égoïstes.

Par rapport à nous, ils n’étaient pas de grands égoïstes. Mais en travaillant sur nous-mêmes, nous avons atteint de grands sommets.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°21 sur KabTV

La roue qui tourne sans cesse

528.03« Zohar pour Tous », « Ki Tissa », point 54 : C’est pourquoi, à sa génération, les secrets de la Torah étaient révélés. Rabbi Shimon disait : « Tous les amis qui ne s’aiment pas s’égarent du bon chemin. »

Cela ne parle que des personnes qui aspirent à aller de l’avant afin d’atteindre le degré du Créateur. Elles se sont déjà engagées dans la méthodologie spirituelle, atteignant le niveau de l’amour, du soutien mutuel et de l’adhésion dans le groupe, et ensuite elles passent par les processus inverses.

Puis, un plus grand égoïsmeapparait en conséquence, et à nouveau elles y travaillent, et à nouveau elles s’élèvent au niveau du don sans réserve, de la connexion et de l’amour. Comme le mécanisme d’une montre : tic-tac, tic-tac.

La roue tourne pas à pas : en avant, en arrière, en avant, en arrière. On a l’impression qu’elle s’arrête, mais en fait cet arrêt révèle un égoïsme encore plus grand.

Question : Le fait qu’elles s’égarent est-il de leur faute parce qu’elles ne s’aiment pas ?

Réponse : Ce n’est pas de leur faute. Elles doivent simplement découvrir la totalité de l’énorme égoïsme en elles qui a été créé par le Créateur. Cependant, cela apparait progressivement, selon les 125 niveaux de notre ego qui existent en chacun de nous.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » – n°21 sur KabTV

Les âmes poursuivent la volonté du Créateur

961.2Rabbi Shimon Bar Yochai (le Rashbi) est un système spirituel entier, une très grande âme, qui comprend de nombreuses autres âmes qui lui sont liées. Grâce à lui, elles ont pu s’élever, se connecter les unes aux autres et fusionner.

L’âme de Rabbi Shimon nous guide et nous fait avancer de la même manière que l’âme de Moïse, du Ari, du Baal HaSoulam, et l’âme d’Abraham, qui fut le premier à établir la méthode kabbalistique.

En fait, Adam était le premier. Mais il n’avait pas de groupe avec lequel il pouvait développer cette technique. À cette époque, ce n’était pas nécessaire car l’égoïsme de l’humanité était encore trop faible.

Le niveau suivant d’égoïsme a été découvert par Abraham, mais il était également faible puisqu’il suffisait que lui et ses disciples se connectent les uns aux autres. L’égoïsme le plus important est apparu pendant la période appelée l’exil égyptien.

Question : Et les âmes des grands kabbalistes tels que Adam HaRishon, Abraham et le Rashbi sont en quelque sorte connectées les unes aux autres ?

Réponse : Oui. Ce sont des âmes qui se manifestent constamment dans l’humanité, ainsi que la principale force supérieure qui doit se manifester en nous afin de répandre la méthode de correction parmi nous pour nous organiser. Ces âmes descendent dans notre monde en tant que messagers pour enseigner les méthodes spirituelles.

Elles ne se corrigent même pas elles-mêmes, elles enseignent simplement aux autres comment se corriger. Par conséquent, on ne peut pas dire qu’elles ont elles-mêmes atteint leur niveau. Mais elles ne sont pas comme tout le monde. Ce sont des âmes spéciales qui sont engagées dans l’exécution de la « politique » du Créateur dans ce monde.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°21 sur KabTV

Les quatre langues de la Kabbale

137Il existe quatre langages dans la Kabbale qui peuvent être utilisés pour décrire l’effet de la lumière sur nous et notre réaction à celle-ci.

Le langage du Talmud est un langage judiciaire, légal.

Le langage du TANAKH (Torah, Prophètes, Hagiographes) est un langage narratif, littéraire, le langage du roman.

Le langage des Hagadot (légendes) est un langage très vaste, intéressant, mais en même temps très incompréhensible.

Le langage de la Kabbale est un langage clair, purement mathématique des Sefirot et Partsoufim, dans lequel les forces sont liées les unes aux autres et s’influencent mutuellement. Il est accompagné de schémas, etc.

Conformément à cela, il existe quatre types d’âmes, chacune d’entre elles étant proche de l’un ou l’autre langage. Naturellement, toutes les âmes les comprennent en fonction de leur racine spirituelle. Mais, en fin de compte, au fur et à mesure de leur développement, elles voient que toutes les langues sont incluses les unes dans les autres. Et lorsque les âmes atteignent leur développement commun, alors toutes les langues sont combinées en une seule.

Chaque personne se développe dans son propre style. Par exemple, au début de mon voyage, j’étais plus proche du langage de la Kabbale, un langage physique et mathématique clair avec des dessins, des notes et des définitions. Le langage scientifique était le plus fiable pour moi.

Puis vient le langage des sentiments, un langage narratif, comme dans le TANAKH : la Torah, les Prophètes et les Hagiographes. C’est un langage littéraire sur lequel vous superposez vos impressions.

Puis le langage juridique s’y ajoute, alors que l’on parle déjà du fait qu’il existe une mesure de miséricorde et de jugement qui régit une personne comme deux rênes.

Et puis vient le langage des légendes, le plus difficile, le plus allégorique, avec des allusions. Mais d’un autre côté, dans ces légendes, chaque mot exprime une sorte d’impression formidable. Et quand on le vit, c’est-à-dire qu’on atteint le niveau spirituel de l’auteur, on vit tout simplement dans le conte de fées.

C’est la réalité, mais elle est si vaste, si riche et si impressionnante qu’elle n’est qu’un conte de fées !

Extrait de l’émission « la force du livre du Zohar » #14 de KabTV.

Ressentez votre livre

209Question : Comment conseilleriez-vous les lecteurs de livres kabbalistiques puisque parmi eux, comme vous l’avez dit, il y a des poètes lyriques et des physiciens ? Il est difficile de s’y retrouver dans la grande variété de livres. Comment peut-on ressentir son livre ?

Réponse : Une personne devrait comprendre ce qui l’attire : les poèmes ou la physique. C’est une question sérieuse parce que la Kabbale révèle une approche scientifique et sensorielle du monde, ce dont nous sommes faits.

En général, nous ressentons d’abord le monde, puis nous essayons de le mettre dans un format, de l’expliquer, d’écrire des formules, etc. Nous devons tenir compte de tout cela.

Tout d’abord, je vous conseille d’étudier mon premier livre « Connaissance des Mondes Spirituels : un guide de découverte spirituelle ». Il est davantage basé sur les sensations, il révèle à une personne dans quoi elle s’apprête à entrer afin qu’elle ne se fasse pas d’illusions.

Ensuite, je passerai d’un livre basé sur les sensations à un livre plus basé sur la réalité, « Introduction à la Science de la Kabbale » avec des schémas et des dessins.

Mais la principale chose dont vous avez besoin est le désir !

Question : Où puis-je me le procurer ?

Réponse : Vous ne pouvez pas l’obtenir n’importe où. Vous devez faire partie du groupe de gens qui s’y intéressent et être parmi eux. C’est auprès d’eux que vous obtiendrez le désir. Nous vous attendons.

Extrait de « Questions sur les Livres Kabbalistiques » sur KabTV, le 22/10/2019

Ressentir le livre du Zohar

294.2Commentaire : Les anciens sages disaient qu’il y a une force positive dans Le Livre du Zohar qui peut nous corriger et nous amener au meilleur état possible. Vous nous aidez à ressentir un peu ce livre afin que la force qu’il contient nous touche de manière positive.

Ma réponse : La valeur du Livre du Zohar n’est pas d’expliquer son contenu, car on ne peut toujours pas comprendre le fonctionnement du monde supérieur tant qu’on ne l’a pas au moins un peu ressenti.

Nous le lisons uniquement dans le but d’attirer la lumière supérieure qui peut vous corriger, vous élever au niveau du monde supérieur et vous ressentirez tout cela là-bas. Tout comme dans notre monde : Est-il possible d’expliquer à un bébé d’un an des choses que seul un enfant de dix ans peut voir et comprendre ? Vous devez donc le développer jusqu’au niveau d’un enfant de dix ans, et lorsqu’il grandira, vous pourrez lui expliquer ce qu’il voit.

Mais tant qu’une personne ne se développe pas, ce livre restera un mystère pour elle. Elle peut le lire pendant cent ans, et pendant cent ans, elle ne comprendra rien. Peut-être commencera-t-elle à imaginer quelque chose, mais ce n’est toujours pas ce que c’est réellement.

Par conséquent, vous devez vous attendre à chaque instant à ce que le Livre du Zohar vous influence et vous développe. Après tout, dans notre monde on donne à un enfant d’un an des jeux éducatifs et son corps se développe automatiquement, alors que dans le monde spirituel, nous devons vouloir notre grandir à chaque instant, sinon cela ne se fait pas.

Extrait de l’émission « La force du livre du Zohar » #14 de KabTV.