Category Archives: Zohar

La pertinence du Livre du Zohar

610.2Le Livre du Zohar a été écrit au IIe siècle par dix kabbalistes qui se sont réunis dans une grotte, l’ont rédigé pendant une longue période, puis l’ont caché. Le Livre a été retrouvé au XIe siècle, mais il n’a été véritablement révélé qu’au XXe siècle. Depuis lors, il peut être compris et utilisé par les kabbalistes. Avant cela, même les kabbalistes ne pouvaient pas le comprendre.

Le grand kabbaliste du XXe siècle, Yehouda Ashlag (le Baal HaSoulam), a écrit Soulam (l’Échelle) Commentaire du Livre du Zohar, et il est devenu un livre de travail pour nous. Pourquoi ? Si nous nous réunissons dans des dizaines, comme le faisaient ceux qui ont écrit Le Livre du Zohar, en essayant de nous unir les uns aux autres afin de découvrir le monde supérieur et de le décrire, nous agissons de la même manière qu’eux, et nous commençons alors à comprendre ce qu’ils ont écrit.

À notre époque, Le Livre du Zohar devient particulièrement pertinent pour nous, car les âmes qui sont capables et prêtes à une telle compréhension sont descendues dans notre monde. Et bien que ce livre ait traversé de nombreuses générations, c’est à notre génération qu’il est vraiment devenu un outil pour comprendre le véritable univers et diriger notre propre destin.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

Les conditions pour découvrir le Créateur

294.3Nous existons pour la réalisation correcte des connexions entre nous, la correction de l’âme, et la découverte du Créateur en elle. Afin d’aimer son prochain et de découvrir le Créateur dans la dizaine, il est nécessaire de remplir toutes les conditions de la connexion des amis entre eux, de révéler la grandeur du Créateur, de donner un exemple aux amis sur comment je peux m’annuler devant eux, combien je suis prêt à faire n’importe quoi juste pour les servir et soutenir le groupe.

Une condition nécessaire dans la dizaine est d’atteindre la solidarité (Arvout), lorsque chacun s’annule devant les autres. En même temps, tous ensemble nous formons progressivement une prière vers le Créateur pour qu’Il aide chacun à recevoir la qualité de l’amour pour les autres amis.

Ainsi, la sensation du Créateur apparaîtra à l’intérieur de nous comme dans une dizaine correcte, qui augmentera tout le temps jusqu’à ce que nous arrivions à une correction absolument complète de l’égoïsme.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

Les descendants d’Ismaël : une perturbation et une aide

547.05Question : Il est dit que le Créateur a multiplié la descendance d’Abraham et lui a donné Isaac. Mais il y avait aussi Ismaël. Pourquoi ne s’agit-il que d’Isaac ?

Réponse : Cela dépend de la racine de l’âme. Isaac est le contraire d’Abraham. Abraham est la ligne droite, Isaac celle de gauche, et Jacob est la ligne médiane.

Ismaël n’a pas eu cette semence, il est resté proche mais pas plus que cela.

Question : Et qu’est-ce que « Ismaël » en nous ?

Réponse : Ismaël en nous est quelqu’un qui cherche le but de la vie et le Créateur mais qui prend toujours des chemins détournés. C’est comme s’il lui manquait quelque chose. Il est constamment près d’Abraham ou de ses descendants et interfère avec eux tout le temps. D’un côté, il les aide, et de l’autre, il les dérange.

Il est écrit dans le Zohar qu’à la fin des temps, lorsque les enfants d’Israël retourneront en Terre Sainte où le Créateur a fait venir Abraham d’Ur des Chaldéens, cette terre sera d’abord remplie de descendants d’Ismaël, qui empêcheront les descendants d’Abraham d’y entrer. Et nous le ressentons encore aujourd’hui.

Question : Cela signifie-t-il qu’ils veulent quelque chose des descendants d’Abraham ?

Réponse : Oui, bien sûr. Ils veulent quelque chose, nous voulons quelque chose, et au final, tout se passera comme le veut le Créateur.

Extrait de KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 06/09/2021

Le langage du Livre du Zohar

222Le Livre du Zohar est écrit dans une langue particulière, principalement en araméen. L’araméen est une langue ancienne parallèle à la langue hébraïque parlée dans l’État d’Israël aujourd’hui. Ces deux langues étaient populaires dans l’ancienne Babylone, et c’est pourquoi les kabbalistes les utilisent.

Le premier kabbaliste, dont le nom était Adam, a commencé à utiliser à la fois l’araméen et l’hébreu. Dans son livre Raziel HaMalakh (L’Ange Raziel), il a utilisé les deux langues.

La langue du Livre du Zohar n’est pas un langage physico-mathématique exact, mais un langage d’allusions que nous devons comprendre. Seule une personne qui est revêtue des images et des événements qui y sont décrits de manière allégorique peut le comprendre. Par conséquent, une personne ne peut pas comprendre immédiatement ce dont parle ce livre.

Cependant, si elle travaille sur elle-même, étudie la Kabbale, se trouve dans un groupe, et crée un groupe similaire à celui qui a écrit Le Livre du Zohar, alors elle commence à comprendre ce qu’ils ont écrit et les choses décrites dans le livre commencent à jouer dans son groupe. C’est-à-dire que Le Livre du Zohar commence à jouer comme un disque, se manifestant entre eux et leur montrant ce dont il parle.

Mais cela ne se produit que dans la mesure où ils ont les mêmes qualités que les auteurs du Livre du Zohar. Par conséquent, le langage même de ce livre appelé le « langage des branches » est allégorique, et seuls ceux qui sont à un degré spirituel peuvent le comprendre. Sinon, Le Livre du Zohar est perçu comme un recueil d’histoires, de contes de fées et de légendes.

Extrait de « Conversation sur Le Livre du Zohar » sur KabTV

Notre monde est un point d’ascension spirituelle

947Le monde où nous vivons a été formé par la descente successive du monde supérieur qui, se réduisant progressivement, a atteint le tout dernier point appelé « notre monde ». Et c’est le meilleur état pour l’ascension spirituelle.

En nous élevant, nous n’oublions pas cet état, mais nous commençons à le comprendre d’une manière nouvelle, à le ressentir, à l’approuver et à le justifier. Nous voyons que c’est grâce à ce monde très bas, éloigné de la perfection, que nous pouvons apprécier la perfection vers laquelle nous nous élevons.

En même temps, nous élargissons et ouvrons de plus en plus le monde spirituel et commençons à comprendre que notre état a été forcé, spécialement créé pour nous, non pas comme une punition, mais absolument opposé à la perfection. Et sur la différence entre les deux mondes, nous pouvons réaliser à quel point le monde supérieur est parfait.

Par conséquent, si une personne commence à voir correctement notre monde comme un point d’ascension, elle ne le maudit plus, elle sait comment l’utiliser, elle l’apprécie et le valorise. Ce monde est un très bon point de départ pour nous.

Question : Cela se produit-il uniquement au niveau de la perception, et non de la sensation ?

Réponse : Cela dépend de la façon dont on le comprend. Par exemple, si je tombe malade, le médecin me fait une piqure. Cela me fait mal, c’est désagréable, mais je le prends avec gratitude et je le paie pour ce service parce que je sais que cela donnera un bon résultat. Par conséquent, le médecin, en tant que médiateur, est justifié et désirable à mes yeux.

Il suffit donc d’ouvrir les yeux pour voir le résultat final. C’est ce que la Kabbale nous offre. Et alors, tout ce monde devient nécessaire, désirable et correct ; vous savez comment l’utiliser pour atteindre la perfection en fonction de l’état opposé.

Question : À cet égard, voulons-nous en quelque sorte améliorer notre monde ?

Réponse : Non. Nous devons seulement nous élever nous-mêmes. Il n’y a rien à faire pour transformer le monde. Nous essayons constamment de l’améliorer, mais il ne fait qu’empirer, car c’est à nous de changer, pas au monde.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

« Et ils retourneront à leur poussière »

260.01Lorsque l’esprit lui est ajouté et qu’il voit, alors il quitte ce monde, comme il est écrit : « Tu leur retires leur souffle, ils périssent et retournent à leur poussière. » (Le Livre du Zohar)

Lorsque vous gravissez les niveaux spirituels, l’étape précédente est mortifiée et l’égoïsme devient encore plus grand et ne passe que par les états de votre déni. Selon la loi du déni, de la négation, à l’étape suivante, vous l’utilisez dans une mesure encore plus grande, dans une expression égoïste encore plus grande.

Une personne voit cette mort, cette déchéance, cette immersion dans la « tombe » de son égoïsme. Elle se réjouit que son égoïsme pourrisse, qu’elle l’ensevelit, l’enterre.

La décadence de l’égoïsme est un refus de l’utiliser parce qu’il est sans vie, il ne vous insuffle pas la vie.

Question : Y a-t-il un lien entre la déchéance spirituelle et ce qui se passe en terre avec le corps humain ?

Réponse : Tous ces processus ont lieu dans le spirituel. Dans notre monde, seule une faible copie de ceux-ci est incarnée.

En fait, le monde spirituel est un immense système de niveaux, tandis que notre monde est le plus petit, le plus faible, le dernier niveau inanimé. Comparé aux satisfactions spirituelles, il y a ici un vide absolu.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

Découvrir une nouvelle vie

232.05« Lorsqu’une personne va mourir et que sa sentence a été rendue, l’esprit élevé lui est ajouté. » (Le Livre du Zohar)

Nous ne parlons pas de la mort physique. « Mourir » signifie s’élever d’un état à un autre.

Toutes les vies et les morts dont parle le Livre du Zohar, nous devons les endurer durant notre vie animale. Une personne doit mourir à l’étape précédente et s’élever à la suivante.

Le stade précédent semble mourir pour elle, comme on le dit parfois : « Tu es mort pour moi. Je ne te sens plus, je ne te ressens plus, je ne te perçois plus. » Il faut traiter cet état de la même manière : attendre et agir de telle sorte qu’il s’éteigne, devienne un stade obsolète, abouti.

La personne a l’impression d’acquérir une nouvelle vie. « Celui qui veut vivre (s’élever au niveau supérieur), qu’il se mortifie » à ce niveau.

Le Haut Esprit lui est ajouté dans une mesure qu’elle n’a jamais eue auparavant. L’esprit de l’étape suivante, sa Lumière, descend sur une personne afin de l’élever spirituellement, moralement et intérieurement à l’étape suivante. Cet esprit est au-dessus d’elle, semblable à la Lumière environnante (Ohr Makif).

Et puisqu’il est sur elle et s’attache à elle, elle voit ce qu’elle n’a jamais été récompensée de voir, car l’étape suivante s’ouvre à elle, une Lumière plus élevée entre en elle.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°20 sur KabTV

Quand le sang se transforme en lait

565.01Nefesh, le degré le plus bas du monde spirituel, est comme un bébé qui ne comprend encore rien, ne sait rien, mais existe grâce aux autres du fait que ses parents lui donnent tout. Certes, lorsqu’il nait, la période d’allaitement commence.

Tout ce qu’il n’a pas reçu pendant les neuf mois de son développement spirituel intra-utérin, il le reçoit pendant les deux premières années de sa vie, la période d’allaitement spirituel.

C’est une période très intéressante car tout ce qu’une personne n’a pas pu développer dans notre monde, à notre niveau, s’élève avec elle dans le monde de Assiya, à un niveau supérieur. Là, elle recevra ce développement sous forme de lait.

Au lieu de le recevoir à notre niveau sous forme de sang (une circulation commune avec la mère), elle le reçoit là-bas sous forme de Lumière spirituelle.

Dans notre monde, le pouvoir qui développe une personne est appelée « sang » puisque notre monde est minéral; le sang en hébreu est « Dam » du mot « Domem », « inanimé/minéral ». Dans le monde spirituel, le pouvoir de la Lumière est appelé « Halav », « lait », car il acquiert une qualité blanche, la qualité du don sans réserve.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

Rouakh : un mouvement spirituel d’une personne

49.04Rouakh nourrit Nefesh dans ce monde (Le Livre du Zohar).

En hébreu, « Rouakh » signifie vent et esprit. C’est-à-dire que Rouakh est un mouvement.

L’esprit, la respiration, le souffle, tous sont associés à ce qui est en mouvement. Sur l’étape de Rouakh, le mouvement spirituel d’une personne a lieu. Elle ressent une connexion telle au supérieur qu’elle commence à faire quelques mouvements conscients, et entre ainsi en communication avec lui.

Elle sait déjà lesquelles de ses actions vont provoquer les réactions du supérieur. Un dialogue s’instaure entre eux. Ce bébé commence à comprendre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, et comment réagir. Il apprend d’un adulte à être conscient, à tout absorber en lui. Et cette absorption de signaux, le sens de l’adulte, le rend comme un adulte.

C’est pourquoi ces mouvements sont appelés « esprit » (Rouakh).

Question : Il est écrit : « Rouakh nourrit Nefesh dans ce monde. » Que signifie l’expression « dans ce monde » ?

Réponse : Dans ce monde est l’état dans lequel nous sommes. Chaque niveau où je me trouve est appelé « ce monde », mon monde, mon état.

Dans notre monde, un roi, un monarque, un homme riche ou une personne célèbre peut dire : « Ceci est mon monde. » Et la même chose peut être dite par un homme pauvre ou un prisonnier malheureux. Mais pour chacun, ce sont des mondes différents, c’est-à-dire l’état dans lequel il se trouve.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV

Vers le haut, vers le monde de Atsilout

610.2Zohar, portion Lekh lekha, point 101 : « Au milieu du jardin il y a un pilier qui est formé de toutes les couleurs. Quand ce Rouakh veut monter au monde d’Atsilout, il enlève cet habit de l’air du Jardin d’Eden et va au pilier, s’élevant à l’endroit d’où il est venu, à Noukva de Atsilout, comme il est écrit « et l’esprit retournera à Dieu qui l’a donné ».

La ligne médiane, qui surgit de la symbiose, de la connexion correcte, des principes masculin et féminin, est le pilier qui s’élève du monde inférieur vers le monde supérieur.

Ce pilier est constitué de trois lignes qui semblent s’entrelacer, ressemblant à une colonne torsadée ou à la spirale d’une molécule d’ADN.

Question : Et pourquoi s’élève-t-il entrelacé et non pas droit ?

Réponse : Parce qu’une qualité prévaut constamment sur l’autre. Il doit en être ainsi, qu’elles semblent toujours interagir l’une avec l’autre dans diverses combinaisons, chacune se manifestant opposée à l’autre. Nous ne pouvons pas ressentir une chose sans la comparer à une autre.

Par conséquent, en s’entrelaçant dans une telle combinaison alternée de qui est plus grande, qui est plus petite, dans quelles qualités, elles finissent par nous faire avancer, nous élever dans le monde de Atsilout.

Extrait de « La force du Livre du Zohar » n°18 sur KabTV