La méthode de correction, partie n°8

laitman_294.2Lorsqu’un ami est toujours sous vos yeux

Le Baal HaSoulam, « L’Amour du Créateur et l’Amour des Humains » : Après tout, on s’aime certainement de tout son cœur et de toute son âme et de toute sa force, mais en ce qui concerne le Créateur, on peut se tromper ; et avec un ami, il est toujours sous nos yeux.

La loi de correction de la relation avec un ami est encore plus importante que la relation avec le Créateur, car c’est ainsi que l’on peut se rapprocher de Lui. Je ne peux pas imaginer le Créateur, mais un ami est constamment devant moi et je peux clairement vérifier comment je me comporte avec lui.

Remarque : Le Baal HaSoulam écrit que la méthode de correction de la perception égocentrique du monde, avec ses préoccupations concernant l’auto-satisfaction et le remplissage, a été donnée à l’ensemble de la nation, qui était un rassemblement de représentants des différentes nations de Babylone.

Mon Commentaire : On leur a imposé une condition selon laquelle chacun devait accepter le principe « d’aimer son prochain comme soi-même » comme un moyen de parvenir à l’adhésion au Créateur.

À cette époque, l’ancienne Babylone connaissait un déclin, qui est appelé la « tour de Babel ». L’égoïsme a soudainement grimpé en flèche, la haine entre les gens a éclaté et ils sont devenus incapables de coexister pacifiquement, ce qui a conduit à la destruction de l’empire babylonien. La même chose s’est produite à l’époque de Rabbi Akiva au moment de la destruction du Temple.

Question : Nous a-t-on donné l’amour de soi pour que nous réalisions à quelle fin nous devrions aimer un ami, s’en préoccuper ?

Réponse : Bien sûr. Ce n’est que par le contraire que vous pouvez le comprendre.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 07/02/2019

La vie et la mort, partie n°6

laitman_282.01Que reste-t-il d’une personne après sa mort ?

Question : Pourquoi les gens ne vivent-ils pas plus longtemps ou indéfiniment ? Pourquoi changer de corps ?

Réponse : Si nous vivions même mille ans, nous serions toujours pressés de faire quelque chose parce que la vie serait finie. Inversement, si nous vivions indéfiniment, nous ne ressentirions pas que nous sommes soumis à des forces, aux limites du temps.

Supposons que nous existions comme un organisme qui ne fait que vivre, sans commencement ni fin. On ne peut même pas imaginer un tel état car tout est mesuré : existence – absence, existence – absence ; c’est-à-dire que chaque seconde quelque chose naît et quelque chose meurt. La mort est utile, car la mort nous pousse à comprendre la vie.

Question : Que reste-t-il d’une personne qui a vécu un certain nombre d’années ?

Réponse : Les informations sensorielles sont dans le cœur et l’esprit. La mesure selon laquelle une personne a progressé par rapport aux autres, la mesure selon laquelle elle a amené un rapprochement entre soi et les autres afin de rapprocher chacun vers le Créateur, c’est ce qui reste d’une personne.

Uniquement cela reste qualitativement parce que la connexion est le but de la création.

Le but de la création est de connecter l’humanité en un tout unique. Pas dans un seul morceau de chair, mais dans un seul désir qui se compose de nombreux désirs différents, mais tous sont dirigés de manière à aider à se connecter les uns aux autres.

Question : Autrement dit, ils sont tous connectés en un seul désir de découvrir le Créateur ?

Réponse : Oui.

Question : Donc, si une personne fait cela au cours de sa vie, alors ses efforts, ses expériences et ses sensations restent et continuent ?

Réponse : Tout cela reste.

Question : Même si quelqu’un fait déjà cela mais n’a pas atteint le but, pourquoi cette personne doit-elle mourir et naître de nouveau dans un corps différent ?

Réponse : Cela ne dépend pas de la personne, mais plutôt de l’état général de l’humanité.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 14/01/2019

La méthode de correction, partie n°6

laitman_571.01Pour autrui ou pour le Créateur ?

Question : Le Baal HaSoulam a écrit que la méthode de la Kabbale comporte deux parties. La première partie est la correction de la relation d’une personne avec le Créateur ; la deuxième partie est la correction de la relation d’une personne avec son ami. La deuxième partie est préférable. Aux premiers stades de développement, c’est plus important.

Le Baal HaSoulam insiste alors sur une chose très intéressante : il n’y a aucune différence si une personne travaille dans l’intérêt de son ami ou du Créateur, car tout ce qui est en dehors d’elle lui semble inexistant.

Pourquoi n’y a-t-il aucune différence entre travailler pour le Créateur et pour autrui ?

Réponse : C’est parce que cela va au-delà des limites de mon égoïsme, et peu m’importe pour qui je travaille. Si vous choisissez avec qui traiter, de qui recevoir, alors bien sûr, le Créateur est plus préférable qu’une autre personne. Mais si vous donnez à quelqu’un en dehors de vous, en dehors de votre égoïsme, alors peu importe à qui cela va.

Question : Y a-t-il une différence s’il s’agit du Créateur ou simplement d’une autre personne, même très importante ?

Réponse : Quelle différence cela fait-il s’il n’y a rien là pour moi ? C’est le vide.

Question : Et s’il y a quelque chose ?

Réponse : Alors ce n’est plus le don sans réserve. Le don sans réserve doit être important, mais peu importe le prochain ou le Créateur. Le don sans réserve est la propriété du Créateur.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 07/02/2019

La méthode de correction, partie n°5

laitman_962.8Pourquoi le Créateur ne nous a-t-Il pas créé corrigé ?

Question : Dans l’article « L’amour pour le Créateur et l’amour pour les êtres créés », le Baal HaSoulam écrit qu’une personne n’a besoin d’effectuer qu’une seule action pratique, une correction par rapport à ceux qui l’entourent, ce qui l’amènera à fusionner avec un puissance supérieure.

Alors la question se pose : le Créateur ou la nature ne pourraient-ils pas nous créer déjà corrigés sans se soucier de toutes ces actions depuis le début ?

Réponse : Alors nous ne ressentirions pas où nous sommes. En tant qu’êtres créés, nous ne nous ressentons que dans deux états opposés : l’obscurité – la lumière, le bien – le mal, le sucré – le salé, etc. Nous ne pouvons pas ressentir seulement l’un d’entre eux. Cela n’existe pas dans la nature. Par conséquent, nous sommes obligés d’absorber d’une part toutes les propriétés négatives, et d’autre part, toutes les propriétés positives, et de résoudre ce problème systémique entre elles.

Question : Autrement dit, le Créateur ne pouvait pas nous créer déjà corrigé. Est-ce à dire qu’il y a quelque chose qu’Il ne peut pas faire ?

Réponse : Nous accepterons cela pour l’instant, puis nous comprendrons la raison pour laquelle Il a agi ainsi. Peut-être que cela n’est pas clair maintenant, pourquoi Il ne pouvait pas nous créer différemment, non pas parce qu’Il n’était pas en mesure de le faire, mais parce que sinon nous serions insensibles. Ressentir un seul état signifie ne rien ressentir. Tout n’est perçu qu’en contraste, qu’en comparaison.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 07/02/2019

La vie et la mort, partie n°5

laitman_617Pourquoi devons-nous renaître à nouveau ?

Question : Est-il possible de dire qu’en dehors du renouvellement constant des Reshimot (données génétiques), une personne doit changer son corps physiologique toutes les quelques dizaines ou centaines d’années afin de renaître dans un quelconque environnement différent et se connecter à des âmes différentes, des gens ?

Réponse : Oui, c’est nécessaire.

Question : Donc, j’ai bien compris ?

Réponse : Plus ou moins. Dans notre monde, nous ne pouvons pas utiliser notre vocabulaire pour exprimer ce qui se passe réellement dans le monde spirituel. Cependant, imaginez-le au moins de cette façon. Au moins, la vérité est qu’à cause de cela, nous commençons à faire un calcul : que m’arrive-t-il, que devrais-je faire ?

Question : Une personne a-t-elle besoin de mourir pour que les connaissances et l’expérience qu’elle a acquises dans ce monde passent aux sentiments ? Par exemple, le Baal HaSoulam donne un exemple avec le blé : le grain doit pourrir pour qu’une nouvelle pousse puisse croître à partir de lui.

Réponse : Oui. C’est vrai. De cette façon, il y a une transition de la qualité à la quantité ou, inversement, de la quantité à la qualité. Une personne vit environ 80 à 100 ans et tout ce qu’elle a acquis, toutes ses expériences, sont incarnés dans ses descendants.

Question : Où tout cela est-il stocké ?

Réponse : Les données d’information existent dans le champ d’information autour de la personne.

Question : Ce champ est-il commun à tout le monde ou chacun a-t-il le sien ?

Réponse : Chacun a son domaine personnel et il y a un domaine commun pour tout le monde qui nous dirige tous. Nous voyons même dans notre monde comment nous nous développons : toute l’humanité est attirée quelque part, mais chacun a son propre destin personnel.

Extrait de « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 14/01/2019

La méthode de correction, partie n°4

737.01Comment respecter la loi de la nature

Question : « Aime ton prochain comme toi-même » est le but ultime de la nature. Mais il existe encore des lois préliminaires, dont l’une est « Ne faites pas aux autres ce que vous ne souhaitez pas que l’on vous fasse ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : Il ne s’agit pas d’amour mais de ne pas faire de mal. Ceci est notre première loi.

Remarque : L’homme ne peut pas faire cela non plus. Si je suis un égoïste, alors en prenant soin de moi, je fais encore du mal à quelqu’un d’autre. Il s’avère que l’on nous donne des lois auxquelles nous ne pouvons pas nous conformer dès le départ.

D’une part, il est dit que vous devez le faire, et d’autre part, vous ne pouvez pas le faire parce que c’est contre votre nature.

Mon Commentaire : Si vous avez des penchants, des aspirations et des désirs pour cela, si en étudiant la Kabbale vous réalisez que vous en avez besoin et que c’est vraiment un objectif universel, que vous ne pouvez pas vous en éloigner, et vous comprenez également comment l’ensemble du monde doit y parvenir, alors vous devez chercher un moyen de le réaliser.

Cependant, cela ne peut être fait qu’avec l’aide de la force supérieure, ce qui nous donnera la capacité d’agir au-dessus de notre nature.

Supposons que nous ayons un morceau de fer devant nous. La gravité de la Terre l’attire vers le bas. Si je mets un aimant au-dessus, le fer s’élèvera et restera suspendu dans l’air. Autrement dit, les deux forces seront équilibrées et le morceau de fer sera entre elles.

De même, si mon égoïsme est placé en dessous et qu’une force opposée est utilisée au-dessus, alors je vais « suspendre » en l’air et l’égoïsme n’aura pas de pouvoir sur moi, je serai indépendant de lui, quelque part au milieu. Si la force supérieure est si forte que je m’y accroche et que tout mon égoïsme reste en dessous, alors je deviendrai une personne totalement juste.

De ce fait, nous devons découvrir cette force pour qu’elle nous affecte. C’est tout ce qu’il y a.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 07/02/2019

Un cœur plus dur que la pierre

laitman_962.5Il est dit que le Créateur est proche de ceux dont le cœur est brisé, et mon cœur se brise lorsque je comprends que je ne peux pas le briser. Je dois beaucoup travailler pour accepter que mon cœur est vraiment aussi dur qu’une pierre, et seul le Créateur peut le briser, et seulement à travers la dizaine, les amis. (1)

Extrait de la 1ère partie de la leçon de Kabbale Quotidienne, « La Condition de s’élever au-dessus de votre Cercle » du 12/06/2019

(1) : à 1 heure 11 minutes et 19 secondes

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Conseils rapides de Kabbale du 14/07/2019

laitman_600.04Question : Lorsque le développement se passe bien, est-ce que cela veut dire qu’il est exact ?

Réponse : Non. Nous disons simplement que si nous faisons une bonne chose, nous nous sentons bien. Que signifie « bien » ?

Cela est évalué par des définitions complètement différentes, et non pas égoïstes, car mes exigences pour le monde, pour la vie, changent. Autrement dit, le confort prend une forme complètement différente pour moi, la vie prend un contenu différent.

Question : On sait qu’il n’y a pas de concept de temps et d’espace dans la spiritualité. Comment puis-je déterminer que mon état de développement actuel est plus lent qu’il ne devrait l’être ? Sur la base de quels critères mon parcours est-il considéré comme accéléré ? Dois-je déterminer cette accélération ?

Réponse : Premièrement, l’accélération du chemin spirituel est déterminée par vous et l’environnement.

Deuxièmement, il n’y a pas de temps dans le monde spirituel. Les 6000 ans dont nous parlons ne sont pas des années mais le nombre d’états que nous devons traverser. C’est-à-dire qu’il s’agit de 6000 degrés de nos changements consécutifs à partir de l’égoïsme complet et absolu jusqu’à l’altruisme complet et absolu.

Question : Comment une personne peut-elle reconnaître un tel environnement qui la développera à travers le chemin de la Lumière ?

Réponse : Pour ce faire, vous rejoignez un groupe où vous pouvez en discuter. Seulement dans le groupe et pas à l’extérieur. Vous pouvez bien sûr donner des conférences aux débutants et organiser d’autres cercles d’études. Cependant, vous pouvez discuter uniquement du développement spirituel entre vous.

Question : Que devrions-nous faire en cas de désaccord entre des amis particuliers dans le groupe ? Devons-nous rejeter toute la faute sur le Créateur ou essayer de toujours équilibrer le conflit et parvenir à une entente ?

Réponse : Il est impératif de parvenir à une compréhension basée sur le fait que c’est le Créateur qui cause toutes les problèmes et uniquement pour que vous puissiez vous élever au-dessus d’eux.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 14/07/2019

Débat inutile

laitman_268.02Question : Un élève peut-il débattre avec l’enseignant ?

Réponse : Je ne pense pas que cela soit possible à moins que l’élève ne se soit rapproché de l’enseignant. Cependant, ils n’ont pas non plus d’argument. Peut-être y a-t-il des vérifications de certains phénomènes pas encore clairs. Quel genre de débat peuvent-ils avoir ?

Nous étudions le système supérieur de gouvernance de notre monde et celui qui l’atteint n’a aucun doute sur sa fiabilité. Celui qui ne l’atteint pas flotte dans l’air. Pour lui, tout peut sembler fiable ou non, comme il désire le voir. C’est donc une discussion inutile. Personne ne le fait.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 27/10/2019