Le bouclier et l’épée : le travail sur les désirs

Question : Les métaphores du bouclier et de l’épée correspondent-elles aux lignes droite et gauche ? Dans ce cas, qu’est-ce que le don sans réserve et qu’est-ce que la réception ?

Réponse : Le bouclier est fondamentalement la restriction du travail avec vos désirs. L’épée, c’est lorsque vous transformez ces désirs égoïstes en désirs altruistes, en frappant vos ennemis avec elle. C’est-à-dire que vous les battez, les conquérez, de sorte qu’au lieu de travailler pour recevoir, ils travaillent pour le don sans réserve.

Question : Est-ce que la dizaine a aussi un bouclier et une épée ?

Réponse : Bien sûr. Cela signifie qu’avant de les obtenir, les gens devraient se rassembler dans la dizaine. Avant cela, rien n’est donné à qui que ce soit séparément.

La Kabbale ne parle pas d’une seule personne, mais de dix personnes, qui se réunissent en un seul organisme. Autrement, elles ne pourront pas s’annuler mutuellement et commencer d’une manière ou d’une autre à devenir comme le Créateur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/04/2019

Je suis responsable de ma personne

laitman_549.01La nation d’Israël est un groupe inhabituel, car notre connexion n’est pas à un niveau corporel, et par conséquent elle est très instable. Cela nous connecte apparemment quelque part au-dessus, mais nous ne ressentons aucun lien entre nous. Tout cela est dû à nos grands ego qui nous séparent les uns des autres. Il n’y a pas de connexion naturelle, physique, matérielle ; il n’y a qu’une connexion spirituelle qui échappe à nos sens.

Le Baal HaSoulam écrit que seuls les problèmes communs nous unissent, comme des frères d’infortune. Ainsi, nous ressemblons à une poignée de noix à l’intérieur d’un sac uni uniquement par le sac, ce qui ne les laisse pas se disperser. De ce fait, notre seul espoir est une éducation publique, un mouvement vers l’unité nationale capable de susciter l’amour de la nation au sein du peuple, afin que nous nous ressentions comme un seul corps.

Nous ne devons pas nous sentir comme des frères d’infortune, comme nous le faisons aujourd’hui, mais nous devons ressentir la connexion naturelle et éternelle qui existe en chacun de nous et dont personne ne peut se cacher. C’est la Lumière supérieure qui nous unit ensemble. Les autres nations sont connectées instinctivement par la nature même, ressentant un sentiment d’appartenance à leur nation. Mais pour le peuple d’Israël, cette connexion nécessite notre participation, nous devons l’attirer d’en haut par nous-mêmes.

Cet amour existait parmi nous à l’époque d’Abraham, le fondateur de la nation d’Israël. Mais après la destruction du Temple, cela a commencé à s’estomper et a été complètement perdu au cours des années d’exil. Nous devons reconstruire cet amour maintenant pour qu’il soit naturel et spirituel. Après tout, il n’y a pas d’amour corporel entre nous et nous ne voulons pas de liens mutuels comme les autres nations. Il ne reste plus rien de l’amour national après les deux mille ans d’exil. (1)

Je dois tout faire pour réveiller le groupe. Quelle que soit leur réponse, je continue de tout faire pour les unir : prier discrètement pour mes amis et faire divers actes que tout le monde peut voir, en montrant l’exemple. Ce faisant, je ne dépend de personne à part du Créateur, je lui demande donc de me donner la force et le désir. Ensuite, je me tourne vers mes amis et j’essaie de les inspirer. Je suis responsable de moi : « Si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi. » (2)

Extrait de la deuxième partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam, Journal, « La Nation », le 17/07/2019

(1) : de 1 minute à 1 minute et 19 secondes
(2) : à 12 minutes

La femme dirige, l’homme réalise

Question : Une femme peut transmettre intérieurement son désir à un homme. Beaucoup de femmes souhaitent que leurs hommes soient plus proches du Créateur. Que signifie faire passer ce désir ?

Réponse : Si une femme veut quelque chose d’un homme, elle l’obtiendra toujours. Le monde est arrangé de cette façon.

Le désir d’une femme n’est pas annoncé à haute voix. Vous savez vous-même comment influencer un homme tranquillement, sans ouvrir la bouche mais d’une manière telle qu’il se sente frappé à la tête. C’est l’action correcte de la part d’une femme. C’est intentionnellement arrangé de cette façon dans la nature. Nous, les hommes, devons accepter cela et même être heureux que les femmes aient l’occasion de nous guider sur la bonne voie.

Si une femme veut que son mari s’oriente vers la compréhension du sens de la vie, alors bien sûr, c’est une femme spéciale et une épouse formidable. Par conséquent, nous devons apprécier ces femmes et les placer comme des exemples pour les autres. Et bien sûr, nous devrions apporter de l’aide d’une certaine manière pour que les maris les apprécient et leur obéissent. Je souhaite à celles qui ne sont pas mariées de trouver de tels maris.

Question : Peut-il y avoir une exagération excessive du côté des femmes ?

Réponse : Non. Une femme a une attitude maternelle très claire. Elle sait se comporter vis-à-vis de son mari. Si elle aspire au but de la création, elle pourra vraiment le diriger. Il s’avère donc qu’un homme réalise et qu’une femme dirige.

D’après mes quarante années d’expérience, je peux affirmer que si une femme dans la famille reconnaît la grandeur du but et ce que fait le groupe, alors le mari étudiera certainement et n’ira nulle part. Cependant, si la femme est contre cela, à la fin il arrête d’étudier et part.

Ici, tout dépend de la femme. Le désir des femmes dans le monde est beaucoup plus fort et plus décisif que celui des hommes.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/04/2019

Mon interview relative à la Kabbale en Afrique francophone

Ce vendredi 8 août, Terrence Imoma mon étudiant , m’a interviewé dans le cadre de l’étude et la diffusion de la Kabbale en Afrique.

 

 

 

Israël 2019: passé, présent, futur

Dr. Michael LaitmanMon article publié dans le Times of israël en français

Ceux qui n’apprennent pas de l’histoire sont condamnés à la répéter. Il y a 2000 ans, Jérusalem a été conquise et détruite. Aujourd’hui, la capitale d’Israël est encore au cœur des conflits internationaux qui pourraient remettre en cause la légitimité de l’Etat Hébreu.

Tisha BeAv – L’histoire qui se répète ?

9 Av – Tisha BeAv – marque la destruction du Temple et le début du long exil des juifs.

L’histoire ne semble pas clémente pour Israël en cette date qui fut celle de la signature du décret d’expulsion des Juifs d’Angleterre par le roi Édouard Ier d’Angleterre, le 9 av 5050 (1290), celle de l’application du décret d’expulsion des Juifs d’Espagne le 9 av 5252 (1492), ou encore le 9 Av 5701 (2 août 1941) où le commandant SS Heinrich Himmler a reçu l’approbation officielle pour la solution finale.

Quoi qu’il en soit, cette période de deuil pour Israël est l’occasion de mener une réflexion sur notre passé, et encore plus important, sur notre futur.

Alors que s’est-il passé à Jérusalem, il y a 2000 ans ?  

Le Talmud nous dit que la cause de la destruction du Temple fut la haine gratuite et infondée au sein d’Israël.

L’histoire retiendra que ceux sont les Romains qui ont attaqué la ville et ont détruit les entrepôts remplis de nourriture et qu’ils ont brûlé le Temple, tué des Juifs et exilé les survivants à Rome.

Cependant, selon Flavius Josèphe, contemporain des faits, les événements ont eu lieu de manière différente. Dans son livre La guerre des Juifs, il relate la guerre civile entre les deux factions juives les Sicaires et les Zélotes (descendants des Pharisiens).

Cette guerre civile peu racontée nous montre avec quelles violence et cruauté, les Juifs se sont entretués.

F. Josèphe nous parle un passage peu glorieux de l’histoire de notre peuple : il nous décrit les ventres des enfants hypertrophiés par la famine, il rapporte le récit d’une mère qui aurait tué et mangé son propre enfant pour survivre car les révolutionnaires juifs avaient brûlé les réserves de vivres de leurs adversaires. Les Romains ont attendu patiemment, sur l’ordre de l’empereur Vespasien, qu’il ne reste plus qu’un camp (les Sicaires) pour intervenir et conquérir ce qu’il restait à l’être de la ville.

Ainsi, il y a 2000 ans des rivalités liées au pouvoir, comme le sacerdoce et la royauté, ont été des raisons qui ont contribué à briser l’unité du peuple juif, ce qui l’a fait courir à sa perte ou du moins à son long exil.

Israël 2019 – une haine gratuite qui nous coûte cher

Entre les rivalités pour le sacerdoce et les rivalités politiques et sociales qui divisent le peuple d’Israël aujourd’hui, il est difficile de ne pas faire le parallèle.

Les manifestations, les émeutes, les violences sont devenues monnaie courante et à à peine un mois des élections, la haine ne semble pas se calmer, mais risque au contraire de prendre des proportions considérables. Chacun campe sur ses positions, refusant d’écouter l’autre.

Alors, va-t-on continuer à faire l’autruche en disant que le peuple juif n’est pas divisé qu’il est solidaire, uni ? Il ne l’est pas, sauf en temps de menace existentielle.

Il convient cependant de rappeler qu’à sa racine, les juifs sont un peuple uni, comme une famille, derrière un idée qui est “aime ton prochain comme toi-même”.

Aujourd’hui, à défaut de parvenir à s’aimer, à réveiller cet amour fraternel, nous pourrions donc commencer par ce qu’a dit Hillel “Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse”. Cela serait déjà un premier pas vers une union et une unité, qui sont absentes au sein du peuple d’Israël et qui pourtant ont toujours été sa force.

Pour que l’histoire ne se répète pas, il faut commencer par changer le présent. Nous devons tous nous sentir concernés et responsables de notre avenir, en Israël comme à l’étranger et garder à l’esprit que le peuple d’Israël doit son élection à ce que ses patriarches lui ont appris: tolérance, amour et fraternité. 

 

Y a-t-il une fin à l’étude de la Kabbale ?

Question : Y a-t-il une fin à l’étude de la Kabbale ?

Réponse : Non. La fin de l’étude repose dans l’infini. Même après avoir quitté ce monde, nous poursuivons notre atteinte dans le monde supérieur, en dehors de nos corps. Alors ne vous inquiétez pas, tout est encore devant nous.

Question : A quel état final une personne devrait-elle arriver ?

Réponse : L’état final est une connexion complète avec tous les êtres créés et avec le Créateur dans une union unique, dans un désir commun.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

Votre ajout à Gmar Tikoun

Même lorsqu’un petit homme en bas demande et prie, il transmet son manque à la même Malkhout de Ein Sof. En réponse, la Lumière de l’infini descend sur lui, passant par tous les degrés et laissant une trace de cette personne en chacun d’eux. Ce fil, qui s’étend de haut en bas, est enregistré en son nom. Ainsi, chaque fois qu’il élève un manque et fait descendre un peu de Lumière, il investit sa part, son ajout à la fin de la correction générale. (1)

L’atteinte d’un kabbaliste dépend de son état, de son caractère et de la hauteur de la racine de son âme. Cependant, un kabbaliste n’aspire pas à acquérir le plus de compréhension possible de la spiritualité ; il veut voir seulement ce qui est bénéfique pour la correction. Si la révélation ne profite pas à la correction, il « cache son visage ». La prière du juste s’élève uniquement pour la correction, et il doit prendre soin de l’écran qui lui permettra d’accepter la révélation seulement dans la Lumière de Hassadim, pas pour lui-même. (2)

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de la Kabbale, Écrits du Baal HaSoulam « Préface à la Sagesse de la Kabbale », Point 160, le 31/07/2019

(1) : à 42 minutes et 30 secondes
(2) : à 43 minutes et 40 secondes

Lorsque vous oubliez tout…

Question : Lorsque je lis des livres kabbalistiques, j’éprouve de nombreuses expériences et sensations. Mais après avoir lu, tout disparaît de ma tête. Que dois-je faire ?

Réponse : C’est une bonne chose ! Quand vous lisez, vous vivez tout cela, vous le transmettez à vos états. Ne vous inquiétez pas qu’ils disparaissent. L’essentiel est que vous les ayez traversés, qu’ils aient travaillé à l’intérieur de vous aussi longtemps qu’ils auraient dû le faire.

Ne vous inquiétez pas de ce que vous avez oublié, de ce que vous lisez ; vous ne devriez vous accrocher à rien : ni à la mémoire, ni aux sensations, ni à votre cœur, ni à votre esprit. N’essayez pas de vous accrocher à quoi que ce soit ! Laissez tout passer. Le prochain état sera toujours plus élevé, meilleur que le précédent. Faites-lui de la place !

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019

D’où viennent les désirs et les pensées ?

Question : Les désirs et les pensées sont-ils donnés d’en haut ?

Réponse : Bien sûr. Disons que maintenant vous avez envie de quelque chose. D’où ce désir est-il venu ?

Si c’est physiologique : manger, boire, dormir, etc., cela est compréhensible, le corps a ses propres lois et exigences particulières.

Si les pensées n’ont rien à voir avec votre corps animal, alors d’où viennent-elles ?

Les désirs et les pensées ne sont pas les vôtres. Vous êtes le récipient des pensées et des désirs qui planent autour de vous. Vous avez uniquement la possibilité de les trier correctement, de les percevoir et de commencer à travailler avec eux.

Par conséquent, nous travaillons tous avec les désirs et les pensées qui naissent en nous et nous devons commencer à les contrôler. C’est ce dont la sagesse de la Kabbale, la science de la réception, discute. Vous recevez des désirs et des pensées, et la Kabbale vous apprend à les manipuler convenablement afin d’atteindre les états les plus confortables et les plus corrects.

Question : Quel est notre travail ?

Réponse : Notre travail consiste à répertorier les désirs.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 14/04/2019

La personne découvre qui elle est en lisant le texte

Question : Les kabbalistes ont-ils écrit des textes avec des codes et ont-ils caché des secrets avec des lettres ou des mots, ou les livres devraient-ils être compris tels qu’ils ont été écrits ?

Réponse : Vous devriez les comprendre tels qu’ils sont écrits. Vous constaterez alors qu’une signification complètement nouvelle et différente s’y trouve, non pas dans le texte lui-même, mais à l’intérieur de vous, en réaction au texte. C’est-à-dire que vous découvrez vous même, pas le texte.

Il n’y a pas de code, pas de secret, pas de message chiffré dans le texte. Tout le code secret est à l’intérieur de vous. Vos réactions aux mêmes mots seront complètement différentes. Vous serez capturé par ce qui apparait en vous.

En principe, le texte sera le même texte et le livre sera le même livre ; vous seul le percevrez d’une manière nouvelle. Par exemple, en lisant un livre pour la première fois, vous ressentirez qu’il dit quelque chose d’intelligent et puis, en y revenant après quelques années, vous verrez qu’il décrit la structure du monde supérieur et que vous y êtes dedans.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 10/03/2019