Dix Sefirot ni plus, ni moins

Nous ne pouvons pas ressentir moins de dix Sefirot dans la spiritualité parce que dix est le seuil de notre sensation. Après les neuf premiers attributs, nous commençons à nous ressentir exister, recevoir, comprendre et éprouver. Et pas avant cela.

C’est comme un rayon de lumière qui n’a pas encore atteint le cerveau à travers tous les canaux afin que le cerveau commence à réagir et à dessiner pour nous une image de ce qui se passe.

Peut-être qu’un signal est déjà entré dans le cerveau, mais il ne m’a pas encore atteint et je ne comprends pas, je ne ressens pas et je ne réagis pas. Ou si je n’entends pas bien et que je n’ai pas entendu le son, et que le son s’est déjà produit, il fait son chemin dans mes oreilles. C’est ce que l’on appelle les neuf premières Sefirot.

Extrait de la 2ème partie de la leçon de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie 2 du 27/03/2018

Faire une place pour le Créateur

Nous devons essayer d’attribuer tout ce qui nous arrive, tout ce que nous ressentons, qui est éveillé dans l’esprit et dans le cœur, le monde entier autour de nous, à une seule force, en dehors de laquelle il n’y a rien d’autre.

Tout vient de cette force bonne et bienveillante, dans le seul but pour nous de relier tout ce qui arrive à cette source unique et, ce faisant, Le révéler.

Si nous attribuons tout à une seule force supérieure, alors nous cessons de contrôler nos actions, pensées et désirs, puisque toutes nos pensées et nos désirs, tous nos efforts, visent uniquement à nous annuler, à faire un espace pour « Il n’y en rien hormis Lui ».

Et ainsi nous Le révélons dans le désir de donner sans réserve, dans de nouveaux organes sensoriels, dans les qualités de Bina. Donc, même si nous n’avons pas de chemise, nous n’en avons pas besoin : seulement d’avoir l’auto-annulation qui nous permet de révéler le Créateur.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Pourquoi nous avons Besoin de « Réponds à Ton Cœur, pour Savoir que le Seigneur est Dieu », dans le Travail » du 26/03/2018

La prière que le Créateur entend

Une personne ne se tourne pas automatiquement vers le Créateur dès qu’elle ressent qu’elle ne peut pas s’en sortir. Elle tombe simplement dans le désespoir, soit elle dormira ou soit elle pleurera d’impuissance.

Si seulement il y a des amis proches qui ne sont pas dans une descente et ni désespérés comme elle, alors leur soutien, ainsi que son état désespéré, formeront en elle une demande correcte au Créateur.

C’est le seul moyen possible. Une personne seule ne se tournera jamais vers le Créateur, ni dans un bon ni dans un mauvais état. Elle peut remercier ou maudire le Créateur, mais ce ne sera pas une prière.

Une vraie prière doit consister en dix Sefirot en tant que récipient spirituel : les neuf Sefirot supérieures et Malkhout. Par conséquent, elle doit être impressionnée par neuf amis et attacher sa Malkhout vide, souffrante et sombre à eux, et ainsi un appel vers le Créateur naîtra en cela.

Une prière est un récipient spirituel dans lequel HaVaYaH [Nom sacré, ndt], les dix Sefirot, doivent agir. De ce fait, une personne ne peut pas prier seule ou pour elle-même ; c’est simplement impossible.

La vraie prière, que le Créateur entend, peut surgir uniquement lorsque quelqu’un est inclus dans le groupe et reçoit des amis leurs intentions, leurs impressions et leur soutien. Alors avec son manque et avec ce qu’il reçoit des neuf premières Sefirot des amis, de leur soutien et de leurs propriétés, il peut se tourner vers le Créateur.

Après tout, on ne peut pas utiliser seulement son mauvais état. Mais si quelqu’un se connecte à ses amis, alors sa prière n’est plus une mauvaise sensation. Le Créateur ne nous fait pas de mal, mais nous donne l’occasion de nous unir avec des amis et avec Lui. Par conséquent, la prière ne peut être qu’à l’intérieur du groupe et à propos du groupe.

C’est ici que nous avons besoin de l’Arvout, la solidarité. Si nous y parvenons, alors tout ira bien.

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877, « Trois Prières » du 21/03/2018

Le monde entier est l’Égypte

Notre monde entier, toute notre vie, c’est l’Égypte, le lieu de l’exil. Nous sommes nés ici et avons grandi en nous ressentant à l’intérieur d’une fausse réalité, très éloignée du pouvoir du don sans réserve, de l’amour, du sacrifice de soi, de l’unité, c’est-à-dire des propriétés du Créateur.

L’étude de la sagesse de la Kabbale est destinée à établir une vision de plus en plus correcte du monde afin que nous puissions voir qu’il y a seulement qu’une seule personne dans le monde.

Chacun doit se voir comme cette seule personne. Si elle incorpore toute l’humanité en elle-même, grâce à l’unité et à l’amour et aux diverses corrections qu’elle doit effectuer en elle-même, elle ne verra réellement qu’une seule personne existant dans le monde.

En attendant, nous découvrons une multitude de forces dans le monde qui se contredisent et s’opposent. Nous devons toutes les attacher à une unique source, à un seul désir, à une seule force à côté de laquelle il n’y a rien. De cette façon, nous arriverons progressivement à la conclusion que seule l’annulation de soi est la seule action que nous devons faire à chaque instant, en abolissant toutes les forces qui viennent de moi, des autres, de tous les autres, afin qu’une seule force supérieure qui domine complètement sur tout subsiste.

C’est l’état qui nous place devant le Créateur, à Son côté, pour adhérer à Lui et pour être inclus en Lui.

Extrait de la 1ère partie de la leçon de Kabbale, Les Écrits du Rabash le 27/03/2018

Les attributs kabbalistiques et matériels

Question : Pourquoi les kabbalistes ont-ils porté des chapeaux et des vêtements spéciaux pendant des milliers d’années ? Était-ce un hommage à la mode ?

Réponse : Cette tradition est née dans les temps anciens, lorsque les habitants de la Mésopotamie, de l’ancien Israël et de l’Égypte se couvraient la tête pour se protéger du soleil. Et même aujourd’hui, les Bédouins se couvrent la tête pour se protéger de la chaleur.

Quant aux kabbalistes, en aucun cas ils ne connectent eux-mêmes ou leurs atteintes kabbalistiques avec des rituels externes. Ce n’est utile ni aux gens ni au Créateur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/11/2017

La responsabilité dans la société intégrale

Question : Si nous imaginons une société intégrale et analogique, alors les gens peuvent-ils être différents en fonction du niveau de responsabilité sociale ?

Réponse : Un système analogique est un système commun dans lequel toutes les entrées et sorties sont interconnectées et définies de telle sorte qu’il n’y ait pas de différence entre elles. Une certaine réaction se produit et tout le système se stabilise, atteignant un certain état. C’est un système analogique intégré.

Les gens diffèrent selon leur capacité naturelle : le pouvoir de la pensée et son développement, l’interaction les uns avec les autres, la personnalité et bien d’autres caractéristiques. Cependant, nous ne devrions jamais enseigner ou forcer une personne : nous devrions seulement l’élever graduellement. C’est un très long processus.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 20/08/2017

Pessah : la fête du début de la correction

La fête de Pessah (la Pâque) symbolise le début de la correction. Tout commence par la sortie de l’Égypte suivie du don de la Torah.

Les corrections ne sont possibles que chez une personne qui a déjà traversé l’exil égyptien. L’être créé commence avec le péché de l’Arbre de la Connaissance et la brisure de l’âme, puis le processus de sa correction a lieu.

Par conséquent, il est clair que la reconnaissance du mal est nécessaire, la clarification de l’état dans lequel nous nous sommes trouvés après la brisure de l’Arbre de la Connaissance, où l’âme était divisée en plusieurs parties que nous devons maintenant rassembler. Cela s’accompagne de ce désir égoïste d’avoir du plaisir, qui régit jusqu’ici nos relations.

Ainsi, nous attachons à l’âme tout le déploiement de la mauvaise inclination qui nous est restituée, c’est-à-dire toute la force de la Lumière qui remplissait l’âme et a mené au rejet de chaque partie vis-à-vis des autres. Lorsque nous les reconnectons, en travaillant contre la force de la Lumière qui remplissait autrefois l’âme et qui maintenant lui est devenue hostile, nous atteignons les qualités du Créateur et de l’être créé corrigé.

Cependant, tout cela commence par la reconnaissance du mal de l’état dans lequel nous sommes maintenant, avec la révélation de l’égoïsme qui règne entre nous, le rejet, la haine, l’incompréhension et la clarification de combien chacun est profondément immergé et incapable d’en sortir. Tout ceci est la toute première étape nécessaire sur le chemin de l’étude du Créateur.

Tous les articles sur Pessah doivent être uniquement perçus par rapport à notre distance et notre connexion. Lorsque nous nous éloignons les uns des autres, les forces du mal augmentent et révèlent une sensation d’exil en nous.

Alors immédiatement nous pouvons parler de connexion et de correction, et la rédemption commence. Autrement dit, nous devons tout voir à la lumière de l’exil et de la rédemption, de la distanciation et du rapprochement, de la révélation de la brisure et de sa correction.

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, le 08/03/2018

Améliorez-vous !

Question : Comment dois-je comprendre l’affirmation selon laquelle « Il n’y a pas de mal dans le monde » si seul le mal existe dans le monde ? La cruelle histoire de l’humanité, les guerres et la fourberie en sont la preuve.

Réponse : Tout le mal dans le monde est mon mal, quelque chose que je ne peux pas équilibrer avec le bien. Le mal existe à l’intérieur de moi ! Il est écrit (Kiddoushin 70b) : « On reproche aux autres nos propres défauts. »

La conclusion est très simple : si je veux voir un monde parfait, je dois me perfectionner. Nous découvrirons qu’il en est ainsi, aussi illogique et irréaliste que cela puisse paraître. Tout ce que je vois autour de moi est mon reflet. Alors, que peut-on faire lorsqu’un tel mal est découvert ? Je dois changer.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/11/2017

Vers de bonnes relations

Question : De quoi l’humanité doit-elle désespérer ?

Réponse : Du fait qu’elle veuille construire une vie agréable en ayant des attitudes égoïstes. C’est impossible. L’humanité doit désespérer de cela et choisir un chemin complètement différent.

Question : Le Créateur ne veut-il pas que nous vivions bien ?

Réponse : Le Créateur veut que nous vivions bien à un niveau plus élevé, le plus parfait et éternel.

Question : Pour ce faire, avez-vous besoin d’atteindre le niveau le plus bas ? Après tout, dans le passé, l’humanité a progressé d’une façon ou d’une autre avec l’égoïsme.

Réponse : L’humanité a progressé en développant l’ego ; par conséquent, elle a ressenti qu’elle avançait et se développait. A présent, l’ego a atteint son état final. Le Baal HaSoulam a clairement dit que nous étions la dernière génération, et aujourd’hui nous sommes dans un processus de désintégration de l’égoïsme. Ce n’est qu’une question de temps.

J’espère qu’en 2018 nous découvrirons l’inadéquation complète de l’égoïsme et la nécessité de s’élever au-dessus de lui, et que nous choisirons une source complètement nouvelle d’existence, le don sans réserve.

Question : S’agit-il de la conscience intérieure ?

Réponse :
Le monde ne change en aucune façon. Cela a été même dit à l’époque de Maïmonide. Seules nos relations mutuelles changent.

Question : Cela signifie-t-il que nous pouvons vivre 200 ans et que les technologies continueront à se développer ?

Réponse : Tout va changer, mais uniquement si nous avons une bonne attitude entre nous et et pas comme maintenant ou nous sommes tous égoïstes. Alors, nous verrons un monde complètement nouveau. De ce fait, réfléchissons-y ensemble et mettons-le en œuvre en 2018.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/12/2017

L’exil égyptien du 21ème siècle

Pourquoi Pharaon avait tout intérêt d’élever Moïse dans sa maison ? Si vous y réfléchissez un peu, le monde a grandement gagné grâce aux Juifs ? Le monde doit tout son développement aux Juifs parce que la Lumière supérieure est conduite à travers eux, à travers la qualité de Bina vers Malkhout, apportant tout : le début de toutes les religions, croyances et connaissances.

Même les désirs corporels pour la nourriture, le sexe et la famille se développent parce que la Lumière brille sur eux d’en haut, en plus du niveau animal. Et tout cela parce qu’il y a une intention de donner sans réserve, représentée par Israël. Par conséquent, plus de Lumière continue à parvenir et développe les désirs. Et le désir lui-même ne se développe pas, il est mort comme la poussière.

La seule raison pour laquelle un désir se développe est pour atteindre le degré suivant. Et si les quatre étapes (minérale, végétale, animale et humaine) sont toutes déjà atteintes, alors le développement ultérieur ne peut venir que d’en haut, à travers Israël.

Cela peut se voir par le déplacement du peuple juif en Europe au cours de l’histoire car ils ont été expulsés d’un pays à l’autre. Sans ce petit groupe dans notre monde qui est en quelque sorte connecté à la Lumière supérieure, le monde ne se serait pas développé. Pourquoi ? Tout le développement est fait dans le but d’atteindre le don sans réserve, l’adhésion et la fin de la correction.

Et s’il n’y a pas de tel groupe et aucune connexion entre la Lumière supérieure et Malkhout, alors Malkhout ne se développe pas. Par conséquent, le monde blâme les Juifs pour tous ses problèmes. Ce sont les Juifs qui ont provoqué le développement du monde qui est maintenant arrivé à la fin. Le monde se dresse contre un mur, les crises mondiales s’étendent et les Juifs vont évidemment être blâmés pour cela.

Les Juifs sont étonnés de ces accusations parce qu’ils ont donné au monde tant de bien, tant de nouvelles inventions. Mais c’est un malentendu sur notre rôle, car nous sommes destinés à quelque chose de complètement différent.

C’est semblable à l’histoire de l’exil en Égypte. Au début, les Juifs ont apporté beaucoup de choses à l’Égypte, et la vie a mal tourné. Ces parties de Bina sont censées commencer à s’élever à partir de Malkhout et l’élever au prochain niveau de développement. C’est comme une femme qui est prête à donner naissance, mais qui est incapable de le faire. Pouvez-vous imaginer ce qui arriverait à cet enfant ?

Extrait de la 1ère partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Leçon sur le sujet : « Préparation pour Pessah », Partie 1, du 11/03/2018

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