La carte du destin

laitman_448Dans le calendrier juif, il existe des corrélations spéciales entre les dates. C’est parce que le système spirituel a un instrument appelé Zeir Anpin (ZA), qui revêt Malkhout, et la Lumière de Bina y pénètre d’en haut.

Zeir Anpin a des ouvertures ou des trous particuliers, à travers lesquels il éclaire Malkhout. Lorsqu’un trou correspond au récepteur, Malkhout, l’âme, alors la Lumière y pénètre et on l’appelle « Mazal » (le destin d’une personne).

Il existe des corrélations spéciales entre les jours et les nuits et entre différents moments. Par exemple, quelque chose qui peut être fait un certain jour et à une heure de la nuit particulière, peut également être fait à un jour différent et à un moment différent, et les résultats seront pratiquement les mêmes.

Nous voyons dans quelle mesure nous sommes touchés par la Lumière de Bina. Selon Zeir Anpin et Malkhout, nous nous plaçons chaque fois dans un nouveau destin.

Dans le Judaïsme, les cartes astronomiques ont été assemblées il y a très longtemps. Christophe Colomb, Newton et d’autres scientifiques ainsi que des voyageurs les utilisèrent. Abraham lui-même était un grand astronome et astrologue.

À l’époque d’Abraham, l’astrologie n’était pas comme aujourd’hui. Elle reposait sur un lien clair entre le positionnement des étoiles, de la Lune, de la Terre et du Soleil vis-à-vis de chaque personne, par rapport à son âme, en tenant compte du moment où elle a été conçue, où elle est née, etc.

Si nous savions tout cela, nous saurions ce qui va arriver à chaque personne et comment elles agiront : leur destin serait connu. Il n’était pas nécessaire de prédire l’avenir, c’est la carte de notre destin.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 30/12/2018

Aimer le Créateur

Question : Comment les kabbalistes pratiquent-ils l’amour pour le Créateur et qu’est-ce que cela fait ?

Réponse : Essayons cette pratique ensemble.

Essayez de rester constamment dans une pensée où vous voulez aimer le Créateur, vous voulez Lui faire du bien, vous aspirez à Lui de toute votre âme, vous voulez vous rapprocher de Lui et Le ressentir.

Essayez de voir si vous pouvez développer la sensation intérieure que vous manquez de cette connexion.

Le mieux, c’est de penser constamment : « Je voudrais vraiment Lui faire du bien. » Un tel désir ardent intérieur suscitera rapidement certaines sensations à l’intérieur de vous et vous pourrez alors dire : « En effet, j’ai une attitude spéciale envers le Créateur. Sur la base de cela, je peux me développer davantage. »

Je répète et je continue à penser : « Je veux avoir un besoin constant de faire du bien au Créateur. Mais je ne veux pas que le Créateur soit au courant de cela. Je veux juste le faire moi-même. » C’est tout.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Yom HaShoah

Mon article publié dans Dreuz

Yom Ha Shoah 2019, se souvenir et après?

Depuis la fondation de l’Etat d’Israël en 1948, en mémoire des 6 millions de juifs qui ont péri dans les camps, la journée en mémoire de la Shoah a été instaurée pour ne pas oublier les horreurs du passé. Des témoignages bouleversants de survivants, de militaires, de résistants sont diffusés à la télévision. Une cérémonie nationale a lieu et la sirène retentit, immobilisant tout le pays pour une minute, afin de ne jamais oublier le massacre orchestré d’une main de maître par les nazis, plus connu sous le nom de la « Solution finale »,  officialisant les camps de la mort et le nettoyage ethnique de l’Europe.

Il semblerait que la sympathie suscitée après la Shoah soit arrivée « à prescription » légitimant la remise en cause de l’existence d’Israël et les attaques antisémites dans le monde. Il est presque devenu « banal » de taguer de croix gammées les stèles, les vitrines, les voitures, les boites aux lettres. Peu semblent s’en offusquer, les premiers à réagir sont toujours les juifs que l’on accuse de lobbying. On pourrait même se demander si les documentaires filmés à la libération des camps ont encore un impact sur les gens et que seule la propagande antisioniste et antisémite ait lieu d’être.

En plus du devoir de mémoire, il semblerait que le temps d’agir soit venu. Cependant, quelle action entreprendre quand le virus de la haine se propage à nouveau? Faut-il protester, s’indigner ou se résigner? Nous pouvons néanmoins y réfléchir. En effet, comment après 2000 ans de persécutions et d’humiliations, le juif se retrouve toujours sur le banc des accusés?

Certes, cela est presque flatteur qu’une si petite minorité soit le centre d’intérêt permanent des médias, mais en réalité, c’est fatiguant. Après tout, le juif aspire comme n’importe qui à vivre paisiblement.

Cependant, le monde semble vouloir autre chose, ne nous laissant pas la possibilité d’oublier notre identité. Les contributions technologiques, informatiques, scientifiques des juifs sont incontestables, mais n’ont pas fait taire les revendications, c’est même l’inverse.

Il serait bon que les juifs se demandent s’ils n’ont pas un autre rôle à jouer, il porte le nom de peuple élu, de peuple du livre et cela implique des responsabilités.

Quoi qu’il en soit, pour cette journée de l’Holocauste, nos pensées sont avec ceux que la haine irrationnelle a exterminés. Nous, qui sommes en vie, semblons être poussés par le reste du monde vers un destin auquel il serait bon de réfléchir sérieusement, afin d’éviter que le passé ne se répète.

 

Avons-nous besoin d’approfondir la signification du texte ?

Question : Lorsque nous lisons les sources originales avec un ami ou en groupe, devons-nous animer des ateliers afin de mieux comprendre le sens du texte ?

Réponse : Oui et non. Le fait est que parfois, nous plonger dans la signification du texte nous induit en erreur et au lieu d’entrer dans des sensations et la connexion entre nous, nous commençons à disséquer le texte en éléments et propriétés phonétiques, orthographiques ou linguistiques. Je pense que c’est inutile.

Il est possible de l’analyser uniquement du point de vue de nos atteintes spécifiques dans ce texte : ce qu’il devrait donner à notre connexion pour révéler le Créateur. Cela suffit. Le reste viendra.

Dès que nous commencerons à découvrir la manifestation du Créateur entre nous, nous entrerons dans la Kabbale pratique, et ensuite tout ce qui est écrit dans le livre deviendra clair. Nous commencerons à comprendre ce qui est écrit dans le Talmud des Dix Sefirot et dans d’autres sources.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 11/02/2019

La conséquence de l’avancement

Question : Certains nouveaux étudiants qui font face à des problèmes soudains pensent que ceux-ci sont liés à l’étude de la Kabbale. Est-ce vrai ?

Réponse : Non. Les problèmes liés à l’étude de la Kabbale ne surviennent que dans un groupe lorsque des amis commencent à ressentir le rejet et l’hostilité. Cela résulte de l’avancement, de sorte que chaque fois on surmonte ces obstacles, rien de plus.

Question : D’où vient le sentiment que quelque chose est sur le point d’arriver ? Peut-être que la sensibilité augmente ?

Réponse : La sensibilité augmente également. Sinon, comment pouvons-nous surmonter toutes sortes d’obstacles afin de s’élever au-dessus d’eux encore plus haut et définir davantage le spirituel si nous ne les ressentons pas ? Les obstacles existaient auparavant, ils se manifestent davantage maintenant parce que nous le méritons et que nous pouvons nous élever au-dessus.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 18/11/2018

Les moyens d’atteindre le Créateur

Question : Les kabbalistes disent que la sensation du Créateur n’est rien de plus que la sensation de notre connexion les uns aux autres. Cela signifie-t-il que le Créateur ne se révèle pas à l’intérieur de moi, mais dans la connexion entre moi et d’autres personnes ?

Réponse : C’est juste un outil auxiliaire pour la révélation du Créateur. Le fait est que le Créateur est une force donnant sans réserve, qui remplit et développe. Elle agit d’elle-même.

Pour Le ressentir, nous devons développer une force similaire, adéquate, qui donnera sans réserve et remplira. Il n’y a pas une telle force en nous. Nous n’avons que la force de recevoir.

Par conséquent, la chose la plus importante pour atteindre le Créateur est de créer en nous la force du don sans réserve, en plus de la force de recevoir. En même temps, nous ne changeons rien en nous-mêmes, nous restons tels que nous sommes, nous ne faisons qu’ajouter d’autres forces.

En développant la force du don sans réserve, nous commençons à tout ressentir conformément à la loi de similarité avec le Créateur. Conformément à la loi de similitude, nous ressentons ce qui existe autour de nous dans nos propriétés de réception, de la même manière que nous pouvons ressentir le Créateur dans les propriétés du don sans réserve que nous développons.

Il est possible de former ces propriétés uniquement sous certaines conditions de connexion entre nous, lorsque nous nous réunissons en groupes et étudions la Kabbale, ce qui nous explique comment nous pouvons être interconnectés. C’est à l’intérieur de cette connexion que nous commençons à construire un système appelé le don sans réserve. Il est le seul à pouvoir attraper la propriété du Créateur, et en lui, en tant que notre nouvel organe sensoriel, nous commençons à Le ressentir.

Extrait de KabTV, « L’Essence de la Science de la Kabbale, Partie 4 » du 12/11/2018

Le résultat du développement de l’humanité

Question : Si l’on en croit les historiens, alors l’homme, en tant qu’homo sapiens (homme sage), existe depuis environ 70 000 ans. Les kabbalistes prétendent que l’homme est celui qui a découvert le Créateur. Y a-t-il eu de telles personnes depuis 6 000 ans ?

Réponse : Nous pouvons dire qu’ils n’étaient que quelques individus. La première personne qui a atteint le Créateur s’appelait Adam, du mot « Domé » (ressemble au Créateur). Dans toute l’histoire de ces personnes, il n’y en a eu que des dizaines de milliers.

Mais la Kabbale dit que selon le plan de la création, toute l’humanité doit parvenir à la découverte du Créateur. En fin de compte, chaque personne se manifestant constamment sur la Terre dans un corps physique doit L’atteindre.

Extrait de KabTV, « L’Essence de la Science de la Kabbale, Partie 6 » du 12/11/2018

Le Créateur et Atsmouto

Question : Si nous construisons un réseau de relations correctes, alors une telle communication nous amène-t-elle à un état semblable à celui du système appelé « le Créateur » ?

Répondez :
Dans le monde physique, notre vue ou notre ouïe ne capte qu’une certaine gamme d’ondes. Il y a des ondes au-dessus et au-dessous de notre vue et des ondes sonores supérieures à 20 kHz et inférieures à 20 Hz, mais nous ne les détectons pas. Cependant, nous savons qu’elles existent et nous inventons des instruments qui nous permettent d’élargir la gamme de nos sensations.

Ici, nous ne nous développons pas seulement, mais nous créons en nous un organe de sensation radicalement nouveau qui ne fonctionne pas pour la réception, mais pour le don sans réserve.

La force que nous ressentons dans notre nouvel organe sensoriel, la similarité avec laquelle nous nous construisons, s’appelle Boré, d’après les mots « Bo » (viens) et «  » (vois).

Il y a autre chose au-dessus de celle-ci que nous ne percevons pas, appelée Atsmouto (l’essence du Créateur). Il y a une frontière définie selon laquelle nous percevons quelque chose, mais pas au-dessus. Nous ressentons clairement cette frontière.

Question : Existe-t-il des informations sur Atsmouto ?

Réponse : Durant de nombreuses générations, depuis 6000 ans déjà, nous n’avons été que dans l’atteinte du Créateur. Mais lorsque toute l’humanité atteindra Son plein accomplissement et entrera dans l’organe sensoriel en dehors d’elle-même, c’est-à-dire, en plus des cinq organes sensoriels corporels, et lorsqu’elle ressentira les cinq organes sensoriels spirituels construits sur le don sans réserve, alors nous passerons à une dimension supérieure appelée Atsmouto.

Extrait de KabTV, « L’Essence de la Sagesse de la Kabbale, Partie 5 » du 12/11/2018

Tout dépend de la racine de l’âme

Question : Partout et toujours je me détache de mon « moi ». Le sentiment d’isolement par rapport aux autres m’empêche de me connecter à eux. Je les repousse. Que devrais-je faire ?

Réponse : Je vous comprends parfaitement. Mais vous n’êtes pas le seul. C’est pratiquement le cas de tout le monde.

Il y a des gens qui sont très sociables. Pour certains, c’est difficile et il y a ceux qui ne ressentent pas du tout les autres. Ils vivent seuls, comme s’il y avait des plantes, pas des gens, autour d’eux. C’est ainsi que le Créateur nous a créés.

Par conséquent, vous ne devriez pas vous comparer aux autres et être offensé. Cela dépend de la racine de votre âme. En se développant de manière kabbalistique, vous découvrirez que tout émerge de cette racine. L’âme a son Reshimo (gène spirituel) qui détermine absolument tout en vous.

Chacun de nous a son propre gène spirituel, qui ne ressemble en rien aux autres. C’est notre place dans le système général d’Adam à l’intérieur de l’âme commune. C’est uniquement le mien, le vôtre, le sien, et ainsi de suite.

Cet endroit définit toutes nos propriétés : physique, biologique, génétique, spirituelle, quelle que soit leur origine. Le même endroit définit notre destin.

Si nous connaissions notre gène spirituel, sa place et ses coordonnées dans l’âme commune, nous pourrions calculer tout ce qui nous concerne. Il n’y aurait alors rien d’incompréhensible ni en nous ni dans nos vies, ni en ce qui s’est passé, se passe ou se passera.

Mais cela nous est verrouillé pour le moment. Vous atteindrez tout lorsque cette révélation ne vous gênera pas dans votre développement spirituel, mais vous aidera uniquement.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/12/2018

Je viendrai et j’enseignerai

Question : Comment des étudiants « aveugles » peuvent-il travailler sans un enseignant s’ils n’ont pas le temps d’atteindre la vision spirituelle de leur vivant ?

Réponse : Cela n’a pas d’importance. Le Ari a écrit à ce sujet de manière très intéressante. Alors qu’il mourait, un de ses élèves lui a demandé : « Qu’adviendra t-il ? » Le Ari répondit : « Vous devez continuer à apprendre, et ensuite je viendrai vous enseigner. »

« Comment allez-vous nous enseigner si vous mourez maintenant ? »

« Cela ne vous regarde pas, vous ne comprenez rien. » Et il est mort.

De ce fait, je peux dire que cela ne vous regarde pas. Ne soyez pas inquiet. Je viendrai vous enseigner.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/12/2018