Vivre dans une seule idée

Question : De quelle manière l’enseignant dépend-il de l’élève dans la transmission de la connaissance spirituelle ?

Réponse : De plusieurs façons. L’enseignant doit essayer d’ouvrir l’élève pour l’aider à s’accorder à une vague commune avec l’enseignant. Ils devraient essayer non seulement de se comprendre l’un l’autre, mais de vivre ensemble à travers une idée progressivement imprégnée de sensations communes.

Question : Que signifie devenir un élève d’un kabbaliste ?

Réponse : Devenir un élève d’un kabbaliste signifie vouloir la même sensation, la même compréhension et la même pensée que l’enseignant.

Question : Quelles règles un élève devrait-il respecter par rapport à un enseignant kabbaliste ?

Réponse : L’élève devrait essayer de s’attacher aux pensées de son professeur et essayer d’entrer en lui aussi profondément que possible. Rien d’autre n’est nécessaire. Pour ce faire, il existe des méthodes auxiliaires telles que l’aide à l’enseignant dans ses activités.

Même dans la science ordinaire, cela dépend beaucoup de la proximité d’un élève de son professeur. Dans la Kabbale, c’est d’autant plus vrai qu’un kabbaliste transmet à ses étudiants pas simplement des connaissances, comme un professeur à un étudiant, mais des sensations qui ne peuvent être ressenties par les sens et les qualités ordinaires. Par conséquent, une plus grande proximité est nécessaire ici, une connexion commune entre eux. Cependant, cela s’accomplit progressivement.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 27/10/2019

Géographie spirituelle, partie n°8

Le Temple : un lieu de connexion

Question : Pourquoi les kabbalistes ont-ils tant voyagé ? Pourquoi quittaient-ils leurs villes, errant pendant plusieurs années, puis revenaient ? Qu’est-ce que cela leur apportait ?

Réponse : Il y avait apparemment un tel commandement, une instruction selon laquelle le kabbaliste était obligé de quitter sa maison et de se promener sur les routes, de visiter d’autres lieux, de se familiariser avec la nature et les gens, et de voir la manifestation du Créateur en toute chose. Cela lui donnerait de l’énergie et élargirait sa conscience.

Question : Dans les temps anciens, y avait-il des temples dans de nombreuses villes ?

Réponse : Il n’y avait pas de temples mais simplement des maisons de prière. Il n’y avait qu’un seul Temple. C’était d’abord en Samarie, puis à Jérusalem sur le Mont du Temple.

Le Temple est un endroit spécial où chaque personne peut venir, juive et non-juive, et transmettre au Créateur ses espoirs, souhaits et demandes.

Question : Pourquoi était-il nécessaire de venir à un endroit précis ?

Réponse : C’est parce que toutes les conditions géographiques et spirituelles et les aspirations humaines y sont réunies en un seul point.

Question : Comme le dit la Kabbale, une personne est connectée au Créateur par son cœur. Le Créateur ressent-il mon cœur, mes désirs ?

Réponse : Naturellement, mais en plus, il y a aussi une similitude géographique avec le monde supérieur.

Question : Cela signifie-t-il qu’il y a quelque chose dans le fait que beaucoup de gens se réunissaient au même endroit ? Que faisaient-ils là-bas ? Ils ne pouvaient pas simplement sacrifier certains animaux.

Réponse : Le sacrifice est le reflet du désir d’une personne de cesser d’utiliser son égoïsme, d’arrêter de travailler avec son moi égoïste. Pour cette raison, elle veut le sacrifier.

En conséquence, les gens apportaient du sel, du pain, de la viande, du poisson et du vin au Temple. Tous ces produits correspondent à certains types de désir sur lesquels une personne fait une restriction. Les gens priaient, demandaient, rôtissaient de la viande, mangeaient.

Question : Est-ce que cela les connectait d’une manière ou d’une autre ?

Réponse : Oui, bien sûr. Le Temple est le lieu de la connexion. C’est de la plus haute importance.

Question : Cela signifie-t-il que lorsqu’une personne sacrifie son égoïsme dans l’intérêt de l’autre, elle lui montre des signes de respect et d’amour ?

Réponse : Imaginez qu’il y ait un restaurant spécial où vous pouvez venir, apporter votre nourriture ou votre argent, peu importe ce que vous avez, et vous mangez, chantez ensemble. C’est l’endroit de convivialité qui connecte tous les gens. C’est ainsi que le Temple fonctionnait toujours.

Les gens de toutes les nations pouvaient s’y connecter. L’entrée était ouverte à tous.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 28/01/2019

Le chemin pour atteindre le but supérieur, partie n°2

laitman_961.2L’enchaînement des forces supérieures vers notre monde

Question : Que signifie la séquence des racines qui arrive sous forme de cause et de conséquence ?

Réponse : Il y a deux états : primaire et secondaire, cause et conséquence. La création entière est créée par un tel processus de cause et de conséquence.

Nous voulons découvrir la création à partir de la racine la plus haute, qui est le Créateur. Il est la cause de tout et tout le reste est Sa conséquence, c’est-à-dire l’enchaînement progressif de toutes les lois, les qualités de notre monde, jusqu’à chacun de nous. Ceci est l’œuvre du Créateur, de la nature.

Le Créateur ou la nature est une seule et même chose, seule la « nature » est le sens plus large du mot, qui comprend tout.

Question : Que signifie le terme « enchaînement » ?

Réponse : Le Créateur est une qualité de don sans réserve, d’amour. C’est une qualité absolument bonne, absolument complète, d’où émanent toutes les forces, toutes les qualités de notre monde, afin que nous soyons tous sous Lui. Par conséquent, les forces représentent l’enchaînement venant de Lui (le Créateur) jusqu’à nous.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 18/08/2019

Le chemin pour atteindre le but supérieur, partie n°3

laitman_423.01Les causes des changements démographiques dans le monde

La sagesse de la Kabbale étudie l’ordre de l’enchaînement des forces supérieures à partir de la qualité qui est d’abord révélée dans Malkhout du monde de l’infini en quatre phases de la Lumière directe, puis qui descend à nous à travers le Tsimtsum Aleph (Première Restriction).

Ensuite, les Partsoufim Galgalta, ABSAGMA et BON sont formés, puis les mondes AtsiloutBriyaYetsira et Assiya, ensuite la structure spéciale est créée appelée Adam, ou l’âme commune, et la brisure de cette âme se produit. Nous sommes les morceaux de cette brisure.

L’égoïsme se manifeste de plus en plus afin de créer la possibilité d’une sorte d’ascension et de travailler, de ce fait la masse égoïste générale se divise en plus en plus de parties. Par conséquent, dans notre monde, nous ressentons que nous nous multiplions, la population de la planète augmente.

Inversement, si nous avons des relations négatives entre nous, alors la destruction et les guerres commencent, c’est-à-dire qu’une certaine partie de la population est supprimée.

Ce n’est pas parce que la guerre tue les gens comme nous le pensons, mais parce que dans ce cas, l’humanité n’a pas besoin d’un grand nombre de personnes, elle peut donc être réduite. S’il y a de la souffrance, moins d’âmes peuvent également remplir leur objectif. C’est la façon d’envisager une augmentation ou une diminution de la population sur Terre.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 18/08/2019

Dans l’esclavage de l’égoïsme

laitman_962.2Question : Si tout est prédéterminé, y compris le fait qu’en choisissant, nous souffrirons plus ou moins, alors pourquoi avons-nous besoin de la Kabbale ?

Réponse : La Kabbale est nécessaire pour nous élever au-dessus de notre égoïsme jusqu’à un état où nous n’obéirons à rien ni à personne.

L’égoïsme nous asservit, par conséquent la science que nous étudions est appelée « la science de la Kabbale », la science sur l’esclavage de notre égoïsme, et comment le fait d’en sortir nous donne une sensation de liberté.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 17/11/2019

La liberté imaginaire

laitman_962.2Question : Est-ce que je comprends bien que dans notre monde, les plus libres sont les enfants avant que nous commencions à les élever ? Ils ne se soucient pas de savoir comment s’habiller ou comment manger. Dois-je bien comprendre que nous devons les prendre en exemple et étudier la plus haute des sciences, la Kabbale, et nous aimer, danser, chanter et nous réjouir comme des enfants ?

Réponse : Les enfants dépendent absolument de leurs désirs et de leurs intentions. Et la liberté qu’ils ressentent est imaginaire. En fait, ils ne savent pas qu’ils ne sont pas libres et qu’ils obéissent aveuglément à leurs désirs et à leurs instincts.

Dès que vous commencez à les limiter ou à dire qu’ils doivent se restreindre, immédiatement ils résistent et pleurent. Les enfants ne sont pas un exemple.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 17/11/2019

La proximité entre l’enseignant et l’élève

115.06Question : Lorsque vous, en tant qu’étudiant du Rabash, avez découvert la déconnexion interne avec votre professeur, comment vous êtes-vous reconnecté à lui ?

Réponse : Cela arrive très souvent. Nous devons suivre cela et essayer de nous rapprocher littéralement à chaque minute. En principe, tout avancement est basé sur la proximité avec l’enseignant. C’est le seul moyen.

Question : Les nouveaux élèves veulent se rapprocher de l’enseignant dès que possible. Mais ils n’ont pas encore une compréhension du sujet. Dans quelle mesure est-il important de les restreindre et d’expliquer qu’ils doivent d’abord apprendre les bases de la Kabbale, et ensuite se précipiter pour se connecter à vous ?

Réponse : Sur quelle base allons-nous établir une connexion ? Ce n’est pas inutile. Cela revient au fait que nous avançons ensemble vers le but. Ils se soutiennent, je les soutiens, et c’est ainsi que nous progressons.

Au début, lorsqu’une personne commence son étude, elle ne sait même pas de quoi il s’agit, vers quoi elle se précipite, pourquoi elle a été amenée ici et ce qu’elle devrait désirer.

Par conséquent, je pense qu’il est bon que pendant les six premiers mois, nous nous réunissions une fois par semaine.

Lorsque j’ai commencé à étudier avec le Rabash, je suis venu à ses cours tous les soirs pendant deux heures. Ce n’est qu’après deux ou même trois ans qu’il m’a permis de me rapprocher de lui.

Je ne sais pas à quelle fréquence vous étudiez, mais si vous pouvez consacrer 10% de vos activités générales à être en contact avec moi, j’en serai très heureux.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 27/10/2019

Les branches de HaVaYaH

laitman_548.03Question : Les quatre états de la matière, liquide, solide, gazeux et plasma, sont-ils des branches de HaVaYaH [le Seigneur] ?

Réponse : Naturellement. Cependant, comprendre HaVaYaH, c’est-à-dire le nom à quatre lettres (Yod-Hé-Vav-Hé), le modèle de la nature, qui est dans chaque partie de la nature et dans l’ensemble, est un problème pour tous ceux qui ne sont pas seulement dans notre monde, mais aussi dans le spirituel, parce que HaVaYaH est le squelette de l’univers entier.

De la propriété du don sans réserve (l’altruisme absolu) à la propriété de la réception (l’égoïsme absolu) passent quatre états.

Rien d’autre n’existe dans la nature, seulement la propriété du don sans réserve (l’altruisme absolu) et la propriété de recevoir (l’égoïsme absolu), le plus et le moins, dans toutes ses variations. Entre elles, il y a quatre étapes qui relient ces deux forces opposées.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 27/10/2019

Comprendre le plan du Créateur

laitman_962.1Question : Il existe aujourd’hui de nombreuses techniques de développement personnel qui disent : « Prenez des responsabilités, fixez-vous des objectifs et agissez, luttez, travaillez ! » Une personne sur notre chemin est souvent confrontée au fait que le Créateur place des bâtons dans ses roues. Comment peut-on agir correctement pour faire ce qui est nécessaire sur le plan matériel et ne pas dévier de son chemin spirituel ?

Réponse : Tout d’abord, il est nécessaire de comprendre le plan du Créateur. Le plan est d’amener une personne dans un état de liberté absolue. Afin qu’aucune pression du Créateur ne soit dirigée contre une personne, seulement pour une personne. Si une personne perçoit cela correctement, alors elle trouve le bon contact avec le Créateur.

Il vous suffit ensuite de mettre en œuvre cette pratique. Vous comprendrez progressivement que cette pratique vous rend libre en vous élevant au-dessus de votre égoïsme. Cela vous élève jusqu’à la qualité du don sans réserve, et cette qualité vous rend libre.

Il nous semble que la qualité du don sans réserve, l’amour, le don sans réserve envers son prochain et l’amour du prochain nous asservissent, nous limitent, nous font penser aux autres et nous font travailler pour les autres. Non, ce n’est pas le cas. En fait, pendant ce temps, nous commençons à recevoir l’énergie supérieure, la sensation supérieure, une sortie de ce monde ; par conséquent, cela ressemble à la liberté.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 17/11/2019

Les 70 nations du monde : l’interprétation spirituelle et historique

Laitman_408Question : Dans la Kabbale, il y a le concept des 70 nations du monde. D’où vient le chiffre « 70 » ?

Réponse : Cela vient du fait que les racines spirituelles ont des conséquences correspondantes dans notre monde.
Zeir Anpin est composé de sept Sefirot, et chaque Sefira de dix, ce qui fait 70 au total.

Question : Les kabbalistes ont écrit que nos désirs, d’un point de vue spirituel, sont divisés en 70 nations. Mais si nous commençons à étudier l’histoire, cela pourrait-il être différent, pas nécessairement 70 ?

Réponse : Non. Josèphe Flavius en a eu la confirmation ; après tout, il est considéré comme un grand historien.

Il a été capturé par les Romains et il est parti avec eux de la Judée soumise et détruite. À Rome, un immense institut a été créé pour lui où des centaines de personnes ont travaillé sous sa supervision afin qu’il puisse rédiger ses traités. Par conséquent, nous ne pouvons pas dire que ces faits soient faux ou en quelque sorte tirés par les cheveux.

Question : Comment les kabbalistes se rattachent-ils à ses écrits ?

Réponse : Ils ne sont pas particulièrement pertinents car il n’a pas écrit sur les conditions spirituelles. Il a décrit ce qui s’est passé dans notre monde comme conséquence. Mais quand même, son livre commence par les mots : « Au commencement, le Seigneur créa le ciel et la terre… » et ainsi de suite, comme décrit dans la Torah.

Question : Pouvez-vous, en tant que kabbaliste, confirmer que les conséquences qu’il a décrites dans notre monde correspondent clairement à ces lois spirituelles que vous connaissez du monde spirituel ?

Réponse : Bien sûr. Il a tout décrit avec précision.

Question : N’arrive-t-il pas que les historiens puissent déformer les choses ?

Réponse : Il n’était pas à ce niveau, et les Romains non plus. Ils devaient juste tout enregistrer pour les générations futures, ce qu’ils ont fait. Aux yeux des Romains, il les a glorifiés pour toujours. C’est pourquoi de telles conditions ont été créées pour lui, et il a pu tout décrire.

Extrait de KabTV, « Les Fondamentaux de la Kabbale » du 28/01/2019