Comment le monde supérieur est révélé

La correction ne peut être faite qu’avec l’aide de la Torah, la Lumière supérieure, qui remplit initialement l’âme commune puis s’en échappe et reste à l’extérieur en tant que Lumière environnante. La Lumière attend que les désirs soient prêts pour pouvoir y rentrer selon la loi de la similarité des attributs. Par conséquent, toutes les corrections ne sont possibles que par le biais de notre connexion : physique et mentale. Nous devons essayer de nous connecter jusqu’à ce que nous ne ressentions plus que nous sommes séparés par des corps.

Si nous voyons des corps, cela montre à quel point nous sommes différents les uns des autres. Et dès que nous commençons à nous élever au-dessus de nos corps matériels, au-dessus de la division interne, le monde matériel fond et s’efface.

Ce monde ne reste pas : il n’y a que des désirs connectés les uns aux autres et luttant pour une unité et une connexion toujours plus grandes. C’est ainsi que nous révélons le monde supérieur au lieu du monde qui est devant nous maintenant ; nous commençons à voir la matière de l’intérieur.

Extrait du congrès international de Kabbale, Troisième Jour, Leçon n°9, « L’Alliance du Sel », le 21/02/2019

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

Mon article publié dans Times of Israêël en français

 

Israël 2019 : L’espoir est toujours là

A l’approche de la fête nationale et alors que les drapeaux israéliens flottent dans tout le pays, une question se pose : Pourquoi l’existence même d’Israël est-elle remise en cause ?

Le sionisme et la haine

L’idéal sioniste voulait qu’existe un foyer national pour tous les Juifs de la Diaspora. Les vagues d’Alya ont formé le pays : par conviction, pour fuir l’antisémitisme ou tout simplement pour vivre mieux.

L’esprit des pionniers a permis la création d’un Etat démocratique, rassemblant tous les Juifs autour d’un idéal : être libre sur notre terre, comme le rappelle l’hymne national HaTikva (l’espoir).

Aujourd’hui, nous pouvons voir ce que nous ont légué nos ancêtres : Une terre, un idéal politique, économique, religieux, spirituel. Chacun choisit en fonction de ses convictions, mais une chose est sûre, nous avons hérité de valeurs universelles telles que la cohésion sociale, la fraternité, le respect d’autrui, l’amour, la liberté. Alors pourquoi tant de haine à l’encontre d’Israël ?

C’est parce que nous ne sommes pas à la hauteur de ces mêmes valeurs que nous sommes censés porter. Le monde attend d’Israël un comportement exemplaire, non tant dans ses relations avec leurs voisins frontaliers, mais tout d’abord au sein de la société, chacun avec son prochain.

Un exemple de cohésion sociale

Pour parvenir à vivre ensemble, nous devons faire prévaloir notre unité au-dessus de nos différences et différends et ainsi être un exemple pour le reste de monde, comme le voulait tant de penseurs juifs tels Ahad Ha Am, le Rav Kook ou le kabbaliste Yéhouda Ashlag. Cela nous permettrait de comprendre notre mission de « peuple élu », celui qui se doit d’être « la lumière des nations ».

C’est notre propre remise en cause de notre héritage spirituel qui ouvre la porte à la remise en cause de notre héritage de la terre, et le Zohar d’ajouter (Yevamot 63) « toutes les calamités au monde ne viennent que pour Israël » pour nous amener à nous remettre en question.

« Si vous le voulez, ce n’est pas un rêve »

Cette célèbre phrase de T. Herzl n’a jamais été autant d’actualité, la prise de conscience et la compréhension de l’antisémitisme nous permettrait de lutter efficacement contre celui-ci, et plus personne ne nous haïrait ni ne remettrait en cause notre légitimité. Bien au contraire, comme le prophète Isaïe l’a dit, les nations du monde porteront les enfants d’Israël à Jérusalem.

Alors, célébrer l’indépendance d’Israël prendrait une toute autre dimension. Mais pour cela, il nous faut construire tous ensemble cette réalité d’un peuple d’Israël qui vit à la hauteur de l’idéal qu’il est censé incarner et transmettre, uniquement ainsi l’indépendance d’Israël sera respectée, et “si vous le voulez ce n’est pas un rêve… “

 

Le Créateur n’est pas une personne

Question : Bien que vous ayez déjà dit que le Créateur, en tant que personnalité, n’existe pas, vous continuez vous-même à communiquer sur Lui comme étant une personne physique qui pense, désire, expérimente, se réjouit, se plaint, etc.

Comment pouvons-nous comprendre vos déclarations ? Y a-t-il une sorte de personnalité ? Ou le Créateur est-il une sorte de force ? Les forces n’ont pas de composantes émotionnelles, de sorte qu’elles ne peuvent pas être utilisées pour décrire aucune de leurs manifestations.

Réponse : Une fois, j’ai eu une vieille voiture qui m’a causé beaucoup de problèmes. J’ai essayé de la réparer moi-même et, plus d’une fois, je l’ai apporté au garage. Le mécanicien qui réparait la voiture, et que j’ai grondé avec des mots cruels, s’en référait comme à un être vivant.

Lorsque nous abordons quelque chose, nous imposons souvent un objet, une force, un phénomène, nos propriétés, nos sensations qui, bien sûr, n’existent pas dans cet objet ou cette propriété. Il en va de même pour le Créateur.

Dans la mesure où je peux créer en moi la propriété du don sans réserve, de l’amour et de la connexion, j’appelle cette propriété « le Créateur » et rien de plus que cela. Mais en fait, en dehors de cette propriété que j’ai créée, le Créateur n’existe pas.

Ici, nous devons nous positionner correctement et comprendre que c’est la raison pour laquelle le Créateur s’appelle Boreh, soit Bo (viens) et (vois). Vous devez venir voir, c’est-à-dire atteindre le même état afin de découvrir cette propriété. Nous appelons aussi cette propriété Elohim. Elle consiste en deux parties de l’âme. Une partie s’appelle AHP, l’autre Galgalta ve Eynaim.

Si nous parlons de l’âme, qu’est-ce que le Créateur a à voir avec cela ? Fait-elle aussi référence à une personne ? Nous ne parlons même pas de ce qui existe en dehors d’une personne.

Nous parlons de l’atteinte à l’intérieur d’une personne lorsqu’elle atteint la qualité du don sans réserve, la propriété de l’amour.

Cette propriété est au-dessus de l’égoïsme, elle n’est pas facile à construire et à développer en soi. Lorsque nous l’acquérons, nous l’appelons le Créateur. Ensuite, nous pouvons parler de la perception du Créateur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

La condition de l’atteinte du Créateur

Question : Il est difficile de rechercher le Créateur s’Il est ressenti comme une source de souffrance. Les efforts visant à ressentir qu’Il est bon et qu’Il fait le bien seraient-ils considérés comme égoïstes ?

Réponse : Nous devons découvrir ceci. À partir de ces états que nous essayons de créer dans le groupe, nous préparons le terrain pour Son atteinte.

Dans la mesure où nous atteignons les propriétés de l’amour et du don sans réserve, de l’unité au-dessus de notre ego, nous créons les conditions, c’est-à-dire le Kli (récipient) dans lequel nous atteignons le Créateur.

Le Créateur est révélé dans le Kli créé par nous dans la mesure de notre similitude avec Sa qualité du don sans réserve et d’amour, la qualité que nous Lui avons préparée.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 18/11/2018

Un appareil appelé l’âme

Question : Quelle est la différence entre l’atteinte et l’apprentissage en profondeur ?

Réponse : Toute étude est réalisée avec l’aide de l’esprit. On peut étudier tout ce que l’on veut mais on ne pas l’atteindre car la connaissance dans la Kabbale est basée sur la conjugaison de propriétés.

Nous ne pouvons pas percevoir le monde spirituel parce que nous n’avons pas de propriétés adéquates comme celui-ci. Par exemple, il y a des ondes radio autour de nous que nous ne voyons ni ne ressentons, mais nous créons des instruments qui nous permettent de les détecter.

De même, nous devons construire un appareil qui détecte le monde spirituel. C’est ce que l’on appelle l’âme et elle doit avoir les propriétés du monde supérieur, du don sans réserve et de la connexion mutuelle, qui sont absolument opposées à notre monde.

Nous pouvons les trouver dans un groupe, dans la stricte observation de ce que la sagesse de la Kabbale enseigne. Tandis que vous accumulez du matériel sensoriel et rationnel, vous commencerez à ressentir comment il se forme progressivement en vous. Vous en apprendrez plus sur toutes sortes de modèles d’éléments spirituels, leurs divers composés, classes, niveaux, etc.

En d’autres termes, lorsque vous étudiez la science de la Kabbale (la physique du monde supérieur), certaines sensations, propriétés et ressentis se forment progressivement en vous. Vous construirez des modèles à l’intérieur de vous-même : « C’est Bina, c’est Malkhout, c’est Zeir Anpin, c’est au-dessus du Parsa, c’est au-dessous du Parsa », etc. C’est la conception progressive de votre âme.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/12/2018

Viser le point d’équilibre

Question : La vérité est révélée dans le point d’équilibre. Alors, pourquoi l’esprit essaie-t-il constamment de nous faire perdre ce point ?

Réponse : L’esprit n’essaie pas de nous faire tomber de ce point, mais d’éveiller le sens du déséquilibre, comme chez un équilibriste en équilibre sur une corde.

Notre vie entière est censée nous donner un sentiment de déséquilibre, nous poussant à rechercher un point d’équilibre supérieur et donc à nous élever.

Ce point d’équilibre est constamment renouvelé, non pas en quantité, mais en qualité. Nous devons ressentir cela nous-mêmes.

Extrait d’une leçon de Kabbale en russe, le 16/12/2018

Pourquoi ce monde existe-t-il ?

Question : Comment déterminez-vous le monde dans lequel nous vivons ? Pourquoi ce monde inférieur existe-t-il ?

Réponse : Nous sommes dans l’égoïsme. C’est ce que l’on appelle notre monde, que nous ressentons en nous-mêmes.

Notre monde inférieur existe uniquement pour que nous puissions nous élever à partir de lui, afin de nous donner un point de départ sur lequel nous pouvons tomber et remonter de nouveau, chaque fois en rebondissant depuis lui vers le plus haut degré du monde supérieur.

Question : Si nous vivons dans le monde de l’égoïsme, comment pouvons-nous l’utiliser plus efficacement pour parvenir à la spiritualité ?

Réponse : Nous devons utiliser notre monde égoïste car nous devons y exister physiquement. Cependant, le reste de notre attention devrait être tourné vers notre état dans le groupe. C’est précisément de notre connexion les uns avec les autres que dépend la création du Kli spirituel, le récipient, le réseau spirituel de forces dans lequel le Créateur sera révélé.

Extrait de la leçon quotidienne de kabbale en russe, le 23/12/2018

Peur de nuire au groupe

Question : Dans mon travail avec la dizaine, je ressens que je fais du mal aux amis. Même lorsque je le fais, je n’ai aucune force pour arrêter. Cependant, je suis terriblement contrarié de ne pouvoir rien changer. Est-ce une prière ? Ou devrais-je faire quelque chose de plus pour renverser la situation et passer à l’état suivant ?

Réponse : Vous devez prier et demander à la dizaine de vous aider à devenir gentil et bon. Essayez d’être honnête avec eux, sans détour.

Faites la même chose avec le Créateur. N’ayez pas peur de le faire, cela vous aidera. Si vous ne le faites pas, alors votre développement spirituel dans cette vie ne fonctionnera pas.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/12/2018

Pourquoi se tourner vers le Créateur ?

Question : Lorsque j’utilise la force de l’électricité ou de la gravité, je n’ai pas besoin de demander quoi que ce soit à personne. Pourquoi est-ce que pour interagir avec la force supérieure de la nature, j’ai besoin de formuler une demande spirituelle ?

Réponse : À l’intérieur du cadre de la nature minérale, végétale ou animale (puisque dans cette existence terrestre, nous faisons également partie de la nature animale), nous restons dans un état matériel clair. Nous n’avons rien à demander. Nous devons simplement savoir nous adapter, apprendre et utiliser la nature corporelle, étudier ses lois et essayer de les appliquer correctement.

Lorsque nous essayons de nous élever au niveau supérieur, au degré spirituel de notre existence, nous entrons dans une relation totalement différente : une relation avec le Créateur. Par conséquent, nous sommes constamment liés à Lui. Il s’adresse à nous et nous nous tournons vers Lui.

Dans cette connexion, lorsque nous voulons devenir comme Lui, nous créons pour nous-mêmes une image semblable à celle du Créateur, appelée « notre âme ».

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/12/2018

La carte du destin

laitman_448Dans le calendrier juif, il existe des corrélations spéciales entre les dates. C’est parce que le système spirituel a un instrument appelé Zeir Anpin (ZA), qui revêt Malkhout, et la Lumière de Bina y pénètre d’en haut.

Zeir Anpin a des ouvertures ou des trous particuliers, à travers lesquels il éclaire Malkhout. Lorsqu’un trou correspond au récepteur, Malkhout, l’âme, alors la Lumière y pénètre et on l’appelle « Mazal » (le destin d’une personne).

Il existe des corrélations spéciales entre les jours et les nuits et entre différents moments. Par exemple, quelque chose qui peut être fait un certain jour et à une heure de la nuit particulière, peut également être fait à un jour différent et à un moment différent, et les résultats seront pratiquement les mêmes.

Nous voyons dans quelle mesure nous sommes touchés par la Lumière de Bina. Selon Zeir Anpin et Malkhout, nous nous plaçons chaque fois dans un nouveau destin.

Dans le Judaïsme, les cartes astronomiques ont été assemblées il y a très longtemps. Christophe Colomb, Newton et d’autres scientifiques ainsi que des voyageurs les utilisèrent. Abraham lui-même était un grand astronome et astrologue.

À l’époque d’Abraham, l’astrologie n’était pas comme aujourd’hui. Elle reposait sur un lien clair entre le positionnement des étoiles, de la Lune, de la Terre et du Soleil vis-à-vis de chaque personne, par rapport à son âme, en tenant compte du moment où elle a été conçue, où elle est née, etc.

Si nous savions tout cela, nous saurions ce qui va arriver à chaque personne et comment elles agiront : leur destin serait connu. Il n’était pas nécessaire de prédire l’avenir, c’est la carte de notre destin.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 30/12/2018