Transmettre l’atteinte

Question : Comment les kabbalistes se transmettent-ils l’atteinte l’un à l’autre ?

Réponse : Il s’agit d’un système complexe de Partsoufim combinés, lorsque l’atteinte de l’un est partiellement transmise à un autre du haut vers le bas ou du bas vers le haut ; tout comme dans notre monde, il existe un transfert de connaissances entre l’enseignant et l’élève.

L’un doit avoir un Kli (récipient) pour recevoir, et l’autre doit avoir un désir correspondant de donner pour qu’il y ait une fusion entre eux, une interconnexion correcte, et alors du Partsouf supérieur, la Lumière se répandra dans la mesure où vous pouvez correctement vous revêtir dans votre Lumière réfléchie.

Ayant reçu depuis la Lumière la plus haute dans votre Lumière réfléchie, vous pouvez faire un Zivoug de Hakaa (accouplement par frappe) dessus et la recevoir correctement.

Remarque : Mais les kabbalistes parlent d’une réalité où il n’y a pas de corps, pas de temps ni d’espace, quelque chose qui ne peut pas être expliqué.

Mon commentaire : Essayez de comprendre un peu plus profondément la création. Elle consiste en un désir et une satisfaction. Des amas de désirs et la satisfaction, voilà toute la réalité.

Question : Est-il possible de décrire toute l’humanité comme un seul grand désir ?

Réponse : Il en est ainsi par rapport au Créateur, mais en ce qui nous concerne, il s’agit d’une « émulsion » déversée qui doit être collectée. Imaginez que vous ayez atterri sur une planète et que vous trouviez là quelque chose qui ressemble à de la gelée et qui rampe : telle est la forme de vie terrestre.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 08/04/2018

Les secrets de la Torah

Question : J’écoute souvent l’émission télévisée « Les Secrets du Livre Éternel » où vous expliquez ce que signifie chaque commandement et j’essaie de comprendre comment les kabbalistes transmettent cette information.

Pourquoi n’ont-ils pas expliqué chaque concept entre parenthèses ? Par exemple, l’Égypte (Mitzraim) est une concentration du mal, Pharaon est l’ego, etc.

Réponse : Il y a un but à ceci : cela donne la liberté à la personne. Au fur et à mesure qu’elle se développe, elle peut facilement interpréter tout le travail spirituel, que ce soit dans notre monde ou dans le monde spirituel en fonction de sa croissance.

Je me suis aussi posé ces questions et j’ai essayé de tout mettre dans mes premiers livres, du moins de manière très simple. Mais il n’y a pas de langage dans le monde qui puisse simplement décrire les actions spirituelles et tout ce qui est écrit dans la Torah.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018

En dehors de nous il n’y a que le Créateur

Question : Pourquoi devrais-je aimer mon prochain si, comme vous le dites, les autres n’existent pas et que tout ce qui est extérieur à moi n’est qu’une illusion de mes sensations ?

Réponse : Tout ce qui est en dehors de vous est le Créateur, qui vous apparaît dans différentes propriétés opposées aux vôtres. Elles se manifestent spécifiquement comme repoussantes car sur elles nous devons construire notre nouveau récipient anti-égoïste (Kli) capable d’absorber toutes les informations, pas seulement ce qui vous semble agréable.

Imaginez à quel point vous percevez ce que vous ressentez en ce moment. Vous rejetez automatiquement tout ce que vous n’aimez pas, ce qui vous est désagréable. On se détourne de ce qui est déplaisant à la fois extérieurement et intérieurement.

Et tant d’autres choses nous sont cachées parce que notre égoïsme ne le veut pas au départ. Par conséquent, nous ne percevons pas ce qui existe réellement.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 08/04/2018

Pourquoi n’y a-t-il pas de progrès dans les relations entre les gens ?

Question : Pourquoi y a-t-il des progrès dans tous les domaines sauf dans les relations humaines et qu’il y a toujours des guerres  ?

Réponse : Il y a des progrès dans tout à l’exception des relations humaines parce que nous devenons de plus en plus égoïstes et intelligents. D’autre part néanmoins, nous comprenons également que nous ne pouvons pas vivre comme nous l’avons fait par le passé.

Le monde devient plus global. Notre dépendance mutuelle nous impose de nouvelles formes de communication. Nous sommes devenus des consommateurs d’une culture singulière. Regardez ce qui se passe dans le monde aujourd’hui : certains achètent, d’autres vendent. Le monde entier est devenu comme un seul grand marché. Personne ne peut être séparé des autres.

C’est pourquoi nous avons inévitablement besoin d’établir des relations positives, nous ne pouvons pas y échapper. Au contraire, il est préférable pour nous d’arriver à un état d’interdépendance totale et ainsi, espérons-le, cela obligera notre monde à faire quelque chose.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 29/04/2018

La Génération Selfie

Remarque : Notre génération s’appelle la « Génération Selfie ». Les gens tombent des ponts, des rochers, se retrouvent dans des accidents et veulent capturer ces moments.

Mon commentaire : En principe, beaucoup de personnes œuvrent pour la mort. La mort est un point cher à notre existence lorsque je laisse après moi quelque chose qui j’espère restera lié à mon nom pour ressentir une sorte d’existence éternelle.

Question : A quoi conduit ce narcissisme ?

Réponse : Cela amène à comprendre que tout cela n’a aucune importance, aucune valeur.

Question : Que se passera-t-il lorsque nous parviendrons à cela ?

Réponse : Nous commencerons à comprendre que le monde est vide ! Ce sera très mauvais ! Nous commencerons alors à rechercher la réalisation réelle de la vie : éternelle, parfaite, durable, existant en dehors du cadre dans lequel nous existons aujourd’hui avant la mort ou après la mort.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 03/07/2018

La dizaine : Une unité très spéciale

Question : Comment les kabbalistes décrivent-ils le concept de connexion et d’unité ?

Réponse : La connexion et l’unité sont l’inclusion mutuelle des pensées et des sensations. Quoi que l’on ressente, l’autre le ressent aussi, quoi que l’on pense, l’autre le pense également. On peut soutenir que les pensées et les sensations peuvent s’exclure mutuellement, mais le fait est que lorsque nous voulons nous unir, en s’excluant mutuellement, nous devenons complémentaires. Cela produit un effet incroyable !

De plus, il ne s’agit pas simplement d’un achèvement mutuel. Lorsque nous additionnons les « briques », nous obtenons un retour exponentiel. Nous avons un espace à n dimensions, mais il a ses limites.

Étant donné que chacun de nous se compose de 620 parties, ces 620 parties en moi et les 620 parties à l’intérieur de vous produisent de multiples ajouts mutuels. Elles se transforment en une autre sphère, un champ composite de perception, comme une ruche d’abeilles. Bien qu’il ne soit pas encore intégral, il se dirige déjà vers cela.

Lorsque nous rassemblons toutes nos pensées et sensations individuelles dans la dizaine, elles se combinent de telle sorte qu’elles forment une sphère. Toutes nos aspirations individuelles et uniques, nos passages étroits et tunnels, ne disparaissent pas ; ils se transforment en un système intégral en raison de l’inclusion de dix individus les uns dans les autres.

Dans la dizaine, nous sommes comme le monde supérieur, qui crée une configuration totalement différente hors de nous, semblable à lui-même, et par conséquent, cela devient une sphère intégrale complète. S’il n’y avait pas de similarité avec le monde supérieur et si cela ne nous façonnait pas de nombreuses parties en un système intégral commun, nous n’aurions pas pu y arriver par nous-mêmes. Par conséquent, une dizaine est une forme spéciale d’unité.

Question : Comment ceux qui se haïssent et qui commencent par s’exclure mutuellement peuvent-ils se compléter l’un l’autre ? Ce miracle de la Kabbale ne peut être compris à ce niveau de la conscience humaine.

Réponse : C’est vraiment un miracle. Mais un type particulier de miracle et une grande joie lorsque les gens s’unissent les uns aux autres. Cela s’accompagne par le fait d’expérimenter une forte poussée, une libération d’énergie, un flux d’informations et de sensations.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 08/04/2018

Pauvreté et richesse

Question : L’argent gouverne le monde corporel. Les personnes ambitieuses possèdent plus et exploitent les autres. Quelle est la racine spirituelle de ce phénomène ? Aussi, pourquoi les gens pensent-ils qu’une personne spirituelle doit être pauvre ? Je ne vois aucune spiritualité parmi les pauvres. Au contraire, je vois plus d’envie, un manque de culture, une éducation insuffisante, etc.

Réponse : Selon la Kabbale, être pauvre a un sens totalement différent. Une personne spirituelle se sent pauvre parce qu’il lui manque l’atteinte du Créateur et du monde supérieur. Elle aspire constamment à cela.

La notion de « pauvreté » elle-même ne provient pas d’un manque d’argent, mais plutôt des religions qui appellent les personnes qui pensent constamment à la spiritualité les défavorisées et les pauvres.

Il ne fait aucun doute que la richesse au-dessus des besoins ordinaires asservit aussi une personne. Ces personnes sont incapables d’étudier la Kabbale car elles sont trop occupées à gérer leur richesse.

Question : Quelle est la racine spirituelle de l’argent ?

Réponse : La racine de l’argent est l’écran. « L’argent (Kessef) » vient du mot « Kissouf » et il signifie couverture.

L’argent est une force qui recouvre notre égoïsme et permet à quelqu’un d’agir au-dessus de son désir égoïste. Si j’agis correctement, je peux faire beaucoup de choses bénéfiques dans notre monde grâce à l’argent. Cependant, une personne succombe généralement au pouvoir de l’argent et se vend à lui.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 01/04/2018

Comment construire la bonne intention

Question : Comment devrait-on interagir avec des personnes qui ne comprennent pas le spirituel ? Comment peut-on construire la bonne intention ?

Réponse : On la construit progressivement avec l’aide de la sagesse de la Kabbale. Le fait d’attirer la Lumière supérieure nous influence. Nous ne le ressentons pas, mais nous ressentons combien nous changeons progressivement. Ces changements successifs créent ce que l’on appelle la bonne intention.

Question : Cela se manifeste-t-il par rapport aux personnes qui n’étudient pas la Kabbale ?

Réponse : Cela se manifeste par rapport à tout le monde parce que tout sauf vous est le Créateur !

Question : Alors, pourquoi une telle réalité existe-t-elle : notre monde, où je suis, mon esprit et mon intention égoïste ?

Réponse : Il s’agit d’une illusion si petite que vous ne pouvez tout simplement pas imaginer à quel point elle est petite. Elle existe afin que nous ayons quelque chose à partir de quoi nous élever qui soit indépendant du monde supérieur.

Question : Comment pouvons-nous nous élever à partir de cette intention ?

Réponse : Étudiez, travaillez dans un groupe, priez pour les amis et demandez leur ascension spirituelle.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 25/03/2018

Un étudiant peut-il être supérieur à son professeur ?

Question : L’apparition d’un enseignant dans la vie d’une personne est-elle une manifestation explicite du Créateur, ce qui montre clairement à l’élève qu’il est prêt à être corrigé ?

Réponse : Oui, il s’agit d’un message du Créateur à une personne, et tout dépend de la personne elle-même.

Question : Un élève peut-il être plus élevé que son professeur sur le plan spirituel ?

Réponse : Certainement ! Un bon enseignant envierait-il son élève qui l’a dépassé ? Il serait juste fier de lui.

Question : Est-ce possible ? Est-ce que c’est déjà arrivé avant ?

Réponse : Bien sûr !

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 18/03/2018

Une illusion qui doit devenir une réalité

Question : Le monde supérieur est-il une illusion qui doit devenir une réalité pour nous ?

Réponse : Oui, tous ensemble nous devons révéler le monde supérieur et exister en lui pendant que nous vivons encore dans le monde matériel. Ceci est absolument faisable. Ce n’est même pas une illusion car l’illusion est ce que l’on imagine et nous ne pouvons même pas imaginer ce que c’est.

Extrait de la leçon de kabbale en russe, le 18/03/2018