Qu’est-ce qu’une question en spiritualité?

Dr. Michael LaitmanUne question en spiritualité est un désir ( Hissaron, manque) qui déclenche la Lumière Supérieure. La lumière descend et remplit ce désir. C’est ce qu’on appelle une vraie question ou la prièr .

Cependant, jusqu’à ce que cette véritable question soit formée, on passe par un éventail de questions préliminaires que l’on appelle ” une prière avant une prière. ” En d’autres termes, avant que l’on atteigne vraiment la prière, demande, on subit de nombreuses petites, privées  questions inexactes jusqu’à ce qu’une bonne question émerge enfin.

En général, toutes les questions se résument à une chose : ” Quel est le sens de la vie ? Vaut-il la peine de vivre ? Si oui, pour quoi faire? ” C’est la seule question qui existe réellement. Un homme demande des milliards de questions différentes et en conséquence ne reçoit qu’une réponse partielle. Mais à la fin de la correction, tout va se transformer en une énorme question à laquelle, une gigantesque réponse parviendra- L’accouplement complète ( Zivoug a Shalem ).

Question: Quel genre de questions faut-il vous apporter et celles qui doivent être clarifiées dans le groupe ?

Réponse: Il est préférable de venir à moi avec une question collective. Si vous avez une question qui implique l’ensemble du groupe, s’il vous plaît posez la moi.

Commentaire : Pour l’instant, quand je trouve des réponses à mes questions dans le groupe, je pense qu’elles sont correctes.

Réponse: En effet . ” Jusqu’ici ” C’est de cette façon pour tous les niveaux, pour moi et pour tous. Les réponses qui étaient juste à ce degré deviennent incorrectes lorsque nous atteignons un nouveau niveau parce que Keter du Partsouf inférieur appelle Malkhout du supérieur.

D’une leçon en Russe du 10/02/14

Comment pouvons-nous éveiller le Créateur ?

Dr. Michael LaitmanQuestion : Comment l’inférieur peut-il hâter son propre développement et contraindre le supérieur à fonctionner en permanence sur lui ?

Réponse : D’une part, tout ce qui arrive à l’inférieur vient du supérieur, comme il est dit : “Je suis le premier et Je suis le dernier.” Si Il est le premier et le dernier, alors qu’est-ce que je dois faire ? Comment puis-je m’accorder à Lui ?

La seule façon de s’accorder au supérieur se fait à travers le groupe et non par soi-même. Je ne peux pas le faire par moi-même. Le groupe est mon supérieur et si j’éveille les amis, j’éveille aussi le Créateur de cette façon. C’est notre unique travail. Si je veux accélérer ma progression, mon développement, et améliorer mon état, je ne peux le faire qu’à travers le groupe.

Tant que je suis tout seul, il n’y a aucun moyen que je puisse donner au Créateur. Quand je suis seul, je reste passif dans ma relation avec le Créateur, tout comme les parties minérale, végétale et animée de la nature. Si j’essaie de me connecter au Créateur par moi-même et que j’étudie la sagesse de la Kabbale dans le but d’y arriver, je reste au niveau du minéral, du végétal et de l’animé.

Si je veux éveiller le Créateur et Le forcer à prendre soin de moi, je dois le faire à travers le groupe parce que le récipient du don sans réserve sur le Créateur est la connexion entre les gens. La même chose se produit dans le passage d’un niveau à l’autre. Au niveau suivant, je vais devoir atteindre une connexion avec tout le monde “au carré” par rapport au niveau précédent. Sur les niveaux supplémentaires, la connexion se développe dans le troisième degré, le quatrième degré, etc…

Cela signifie qu’à chaque fois je dois éveiller le Créateur par mon propre pouvoir, qui est plus étroitement connecté au groupe. Si je ne l’augmente pas à chaque fois, je reste tout seul, et ainsi je suis complètement dirigé par le Créateur, par différentes illuminations, ce qui est le niveau du minéral, du végétal et de l’animé, tout comme Il exploite l’ensemble de la nature et des gens dans ce monde.

De la 3ème partie du cours quotidien de Kabbale du 21/02/14, Talmud Esser Sefirot

Une égalité difficile

Dr. Michael LaitmanQuel est le rapport entre une partie et l’ensemble? Comment un petit groupe réuni par Abraham dans l’ancienne Babylone a été en mesure d’influencer le développement de l’ensemble de l’humanité? Pourquoi tout tourne autour de ce groupe et le groupe-même continue ses circuits?

Le problème de notre monde est que nous évaluons l’humanité quantitativement comme du bétail: nous comptons des milliards, des millions – et nous en sommes satisfaits. Nous ne sommes pas en mesure d’effectuer des calculs qualitatifs.

En conséquence dans notre monde il existe un conflit éternel entre la quantité et la qualité. <<Nous sommes tous égaux!” – proclamons – nous. Mais comment est-ce possible lorsque la fortune d’une personne est comparable à celle d’un milliards d’autres? Ou bien lorsque la santé d’une personne vaut celle d’un millier d’autres? Et en général, en quoi sommes-nous égaux? Dans le fait que nous ayons tous un corps? Est-ce le critère d’après lequel il faille évaluer les gens?

Nous ne pouvons pas apprécier chacun selon des étalons justes. Que comparons-nous exactement? Les sensations? L’esprit? Comment se comparer les uns les autres?

En fait l’égalité n’existe pas. Tout le monde nait avec son ensemble de qualités particulières et chacun est unique. Et bien que nous aimerions vraiment que tous les êtres humains soient égaux , dès le début nous sommes différents. Baal HaSoulam l’explique dans l’article <<La paix dans le monde>> : il faut faire un grand travail avant de parvenir à une véritable égalité entre nous .

La même chose s’applique à la voie spirituelle. En effet d’après notre prédestination spirituelle, nous sommes aussi complétement différents.

Chacun a ses qualités, à chacun “son lot”, son style, sa mission dans le système global. Ce système est comme un corps unique où chaque cellule est importante, mais toutes les cellules et tous les organes se différent les uns des autres.

De là nous pouvons comprendre le rôle du groupe d’Abraham, qui a eu sa nouvelle destination, contraire aux autres peuples. En effet c’est le désir égoïste qui dirige Babylone, un désir qui se développe et qui se renforce de plus en plus, tandis que le groupe d’Abraham, au contraire, développe le désir de donner. c’est-à-dire, l’égoïsme grandit, mais à condition que l’altruisme se développe au dessus, par le biais de la foi au-dessus de la raison.

L’avancement des étudiants d’Abraham est très différent par rapport à l’avancement des autres peuples: les deuxièmes développent la compréhension tandis que les premiers – la foi. Pour cette raison à l’époque où le groupe d’Abraham effectuait sa mission correctement, ce n’était pas la science qu’il développait, ni les traditions culturelles du peuple, tels que la musique, la danse, etc Tout ceci n’était pas très important, tous les efforts principaux étaient investis dans le développement spirituel. Tout n’était concentré que sur ça.

Cependant, plus tard, d’autres peuples ont commencé à récolter différents “bénéfices” en développant sur cette base des sciences, la culture, des arts. Par exemple, les anciens philosophes grecs ont puisé les bases de leurs approches de la Kabbale -  et ils l’ont reconnu par la suite.

Quoi qu’il en soit, la spécificité des relations entre la partie et l’ensemble, entre un peuple peu nombreux et l’humanité entière, comme nous le voyons, a persisté tout au long de l’histoire et se poursuivra dans l’avenir.

Nous aussi, tout comme Abraham, rassemblons les amis du monde entier, les appelant de prendre le chemin commun vers le Créateur. Et pourtant, nous resterons toujours une petite minorité – c’est ainsi que cela sera pour équilibrer la puissance quantitative de l’humanité avec notre puissance qualitative.

Ces deux parties doivent être équilibrées entre elles. Par exemple, si on donne une grande force à un enfant inconscient, il va causer beaacoup de dommages aux autres, et si on lui donne de l’entendement sans lui ajouter de force, il ne pourra pas se réaliser. Et c’est pour cette raison que tout doit être mis en équilibre, afin que le corps, l’esprit et les sens aient une bonne corrélation dans leur croissance.

De même pour nous, nous pouvons même être réduits avec la croissance du monde. Il est dit: “Tout le monde Me connaîtra, des plus petits aux plus grands” – ils Le connaitront à travers nous, mais des millions ne nous rejoindront pas. Cela arrivera à la dernière étape …

De la leçon sur “L’introduction au livre du Zohar” du 02.03.2014*

 

Toucher le don sans réserve

Dr. Michael LaitmanQuestion: Qu’est-ce qu’une personne sent lorsque l’attribut du don se revêt  au lieu de l’attribut de réception? Sort-elle dans les rues remplis d’amour pour ceux qui passent, comme si elle jouissait de la vue sur les montagnes et les lacs pendant qu’elle conduit ? Est-ce un sentiment permanent , ou qui passe immédiatement  tout comme le plaisir que je ressens d’un beau paysage ?

Réponse: Le remplissage que vous obtenez dudon passe, puis revient à nouveau alors que les états changent constamment. Pourquoi pensez-vous que cet état , ce sentiment devrait rester ? Le plaisir que vous ressentez de la beauté de la nature est beaucoup plus long que le sentiment spirituel. Chaque état ​​spirituel se termine dès le moment où vous le sentez. Cela signifie que vous l’avez déjà atteint. Vous n’avez pas besoin de le sentir plus d’un instant afin de répondre, et c’est tout.

Si je reçois une chance de me comporter avec les autres en me  préoccupant plus que de moi-même, cela ne signifie pas que je dois les embrasser et les enlacer. Je ne peux même crier contre une personne si elle ne fonctionne pas correctement , cela ne fait aucune différence. L’attitude intérieure appartient uniquement à la connexion de nos âmes. C’est comme votre attitude envers votre propre enfant , que vous aimez à l’intérieur, tandis qu’à l’extérieur, vous faites tout ce qu’il faut afin de l’éduquer , jusqu’à ce que l’intériorité et l’extériorité ne fassent qu’une.

L’amour soulève toujours une personne au dessus des autres , car il la prépare pour le don et le don n’est possible qu’à partir d’un grand envers un petit. C’est un sentiment d’appartenance , mais pas un sentiment égoïste comme à l’égard de votre propre enfant. Il est impossible de le décrire . Il est dit : « Goûtez et voyez comme le Seigneur est bon . ” Il n’y a rien avec quoi nous pouvons comparer ce sentiment dans le monde corporel .

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale 24/02/14 , Questions et réponses avec le Dr Laitman

Un peu de diable en nous

Dr. Michael LaitmanQuestion : Nous jouons avec l’amour. Mais est-ce un jeu ?

Réponse : En fait, nous ne voulons pas jouer mais ressentir vraiment un sentiment de ce genre.

L’amour est un sentiment d’intégration mutuelle où je prends vos désirs et m’engage à les combler et vous prenez les miens et vous acceptez de les remplir.

Nous devons comprendre que notre âme est dans les autres, et ainsi cet amour est essentiellement égoïste à l’égard de votre véritable personnalité, mais pas en ce qui concerne celui que vous semblez être maintenant.

Question : Supposons que je sois prêt à m’annuler par rapport aux autres, mais que ce “diablotin” qui se trouve à l’intérieur de moi me suive avec tout et que je ne puisse rien faire avec lui.

Réponse : C’est très bon que vous ressentiez cela.

Question : Mais il s’agit d’une sorte d’opposition et j’ai besoin d’anéantir le diablotin.

 

Réponse : En aucune manière, non ! Nous devons vivre avec cette opposition ! Nous avons besoin de l’aimer !

Si l’obscurité et la lumière ne sont pas simultanées, alors nous ne pourrions rien atteindre. Le Kli est opposé à la lumière et nous avons besoin de les intégrer à l’aide du Massakh. Il s’agit d’une inversion terrible, d’un contraste, pas comme dans notre monde, mais entre la haine et l’amour complet. Nous ne pouvons même pas imaginer quelles terribles oppositions nous gravissons sur le cône vers le monde de l’Infini.

Et ce petit diablotin va grandir, se transformant en un gigantesque King Kong, mais en substance, il est complètement égal au Créateur, il ne s’agit que de Son dos.

Et nous devons être entre les deux parce que vous n’appartenez pas aux caractéristiques du Créateur, vous n’êtes pas le Créateur, et vous ne voulez pas faire partie de l’objet qui est Son opposé, l’ego. Dans ce que vous construisez vous-même entre eux, vous vous trouvez simultanément avec deux caractéristiques et vous vous élevez à un niveau tel que vous vous transformez, vous devenez apparemment plus élevé que le Créateur puisque vous L’atteignez à l’intérieur de l’obscurité.
Question : Supposons qu’il y ait des gens complètement neutres dans le groupe, et que je ne réagisse pas du tout à eux. Et il y a ceux qui provoquent une réaction intense en moi : je bous tout simplement. Lequel de ces cas est bon ?

Réponse : Personne d’entre nous n’est comme les autres. Tout le monde a des pensées et des sentiments différents. Par conséquent, il est nécessaire de tolérer tout le monde. Si une personne n’est pas contre le groupe, si elle accepte nos règles générales, essaie de les suivre, mais va dans le sens opposé tout le temps, alors il est nécessaire de bien la traiter. C’est parce qu’elle ne tente pas intentionnellement d’endommager le groupe. Cela ne part pas d’une mauvaise intention, et nous devons la tolérer.

De la Semaine Mondiale du Zohar, “Congrès de l’Éducation Intégrale”, Jour Trois, Atelier n°5 du 04/02/14

Un désaccord interne avec le professeur conduit à un éloignement externe

dQuestion: En aidant son professeur, un étudiant se connecte au supérieur et reçoit de lui. Et qu’advient-il si pour une raison quelconque l’étudiant est contre la volonté de l’enseignant ? Comment cela affecte leur relation et l’avancement de l’étudiant ?

Réponse: Cela signifie une rupture complète. S’il est évident qu’un étudiant agit contre la volonté de son professeur, comment peut-il agir de cette façon? La principale loi spirituelle est la loi de l’équivalence de forme, alors pour s’unir il faut, au moins, ne pas aller contre, mais être d’accord. Même si vous ne pouvez pas le faire, mais vous n’agissez pas contre.

Si l’étudiant agit contre le désir de son professeur, alors il n’a aucune chance de recevoir quoi que ce soit de lui. Il faut aussi comprendre que l’équivalence et la disparité spirituelles sont beaucoup plus puissantes que dans le monde matériel, et affectent donc le monde matériel. Ainsi, cela va provoquer un énorme écar entre l’élève et son professeur. Il n’a aucune chance de rester auprès de son professeur.

Bien sûr, l’étudiant a toujours une chance de se corriger, parce que professeur le considère comme un petit enfant qui est capable de faire des bêtises. Il peut être en colère contre l’étudiant comme contre un enfant, mais de toute façon il le considère comme son fils, et c’est pour ça qu’il lui pardonne. Cependant, il ne peut pas lui permettre d’agir contre son développement spirituel .

Dans le monde matériel, nous regardons parfois avec condescendance les enfants qui font des bêtises, mais dans le monde spirituel, on ne peut pas supporter cela. En effet, un tel comportement entraîne des violations de l’équivalence de forme – la loi fondamentale de la réalité.

De la leçon sur “le professeur- guide spirituel ”  7/02/2014

Un désir de contrôle corrigé

Dr. Michael LaitmanQuestion: Que dois-je faire si je veux contrôler les amis et je vois le même désir chez les autres? Comment puis-je canaliser ce désir dans l’intérêt de l’objectif et du groupe?

Réponse: Si vous voulez être comme un père et une mère à l’égard des amis, alors vous vous préoccupez d’eux tout le temps comme des enfants. S’il vous plaît, prenez le contrôle d’eux comme vous le feriez avec les petits, mais seulement à condition que vous agissez dans le seul intérêt des petits, que leurs désirs, les besoins et les lacunes soient ce qui détermine vos pensées, actes et désirs.

Ils sont votre tête, et vousfont faire ce qu’ils veulent. C’est ce qu’on appelle être Aba ve Ima. Je vous en prie, prenez le contrôle!

De la 2ème partie du cours quotidien de Kabbale 14/02/14, Écrits du Rabash

Passer par toutes les situations

Dr. Michael LaitmanQuestion: Vous dites que chacun a sa place dans une leçon, même si l’on dort  c’est merveilleux.

Réponse: Je ne dis pas que c’est merveilleux, mais si une personne dort, c’est le signe que c’est son état ​.

Au cours des 12 années, quand j’étais à côté de mon professeur, j’ai eu une période d’un mois et demi où je dormais. J’avais très honte de l’admettre, j’ai essayé de donner l’impression que je ne dormais pas. J’étais dans toutes sortes d’intentions, mais, fondamentalement, je dormais  Parfois le Rabash me poussait avec son pied : «Eh bien , quoi» et je me réveillais.

Parfois, il est nécessaire de passer par des états comme ceux-ci afin de mieux comprendre les autres,  pour s’y intégrer. Même pour un instant, il est nécessaire de savoir comment se déplacer vers les autres. Et donc il n’y a pas d’états, de terribles menaces que kabbaliste ne passera pas. Vous devez passer à travers tous les états, minéral, végétal, animal et humain tous les désirs , toutes les pensées, qui existent dans la création.

De la Semaine mondiale du Zohar “Congrès d’Éducation intégrale” 3ème jour  04/02/14 , Atelier 5

Le plus important se trouve à la fin

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, “Introduction au livre du Zohar” p. 64: La sagesse de la Torah se découvre de plus en plus dans les dernières générations. En effet, ce sont les derniers qui achèvent le niveau général et c’est pourquoi, bien qu’ils soient les plus mauvais, les lumières les plus parfaites sont attirées vers eux.

Cela provient de l’ordre inverse des lumières et des récipients. Plus les récipients sont purs et transparents, plus faibles y sont les lumières, et il en est ainsi même si ces récipients apparaissent et se corrigent les premiers. Et au contraire, plus les récipients sonts profonds et plus ils ont de “l’épaisseur”, plus difficile ils sont à corriger, en revanche les lumières qui se découvrent grâce à leur correction sont très grandes.

Cependant puisque l’entrée de ces lumières se fait dans l’ordre de NaRaNHay, ces lumières là se revêtissent dans des récipients plus fins, tandis que l’ordre de la correction des récipients est KHB-ZON.

Autrement dit, l’apparition des récipients se produit de Keter à Malkhout – des plus hauts vers les plus bas, tandis que c’est l’inverse pour des lumières – de Nefesh à Yekhida, des plus faibles au plus grandes. Et ils se relient entre eux suivant cette succession.

Ce principe n’est pas facile à comprendre, il nous désoriente et nous complique la compréhension des relations qui existent tant dans le système en général que dans chaque monde en particulier, ainsi que entre les mondes. Pourtant il suffit juste d’accepter cette règle avant qu’elle ne se “tasse” et ne s’accorde à les nouveaux récipients internes – et ce n’est qu’après avoir ressenti son essence que l’homme commence à la comprendre.

D’abord vient la sensation en provenance des récipient déjà corrigés à un certain niveau et après la compréhension arrive. En effet l’esprit suit toujours les sens.

Les gens qui ne sont pas en rapport avec l’essence interne de la Torah et qui se laissent guider par leur esprit externe, ne comprennent pas ce principe et en conséquence ne voient pas la spécificité de notre temps et de notre génération. Ils reconnaissent le processus global de la descente et par ce fait même se déchargent du devoir de corriger le monde. “Puisque nous nous trouvons si bas, – estiment-ils – tout ce que nous avons à faire c’est d’attendre l’arrivée du messie”.

Cependant ce n’est pas juste. En effet, notre génération est la plus importante dans le circuit général. Et bien que nous ployons sous le fardeau énorme de notre égoisme, cet état est destiné pour notre travail et non pas pour que l’on s’en débarrasse. En faisant un tel travail nous attirons de très grandes lumières vers les âmes très hautes, qui ont commencé à corriger la création – celles d’Adam, d’Abraham et les autres.

Tandis que nous mêmes, nous allons recevoir une légère illumination en conformité avec notre place dans le système général, et ainsi nous allons avancer plus loin jusqu’à ce que nous n’atteignons les dix sefirot parfaites de toute la création.

C’est à ce moment là que nous allons réaliser quel travail énorme nous avons accompli. Ce n’est pas grave si nous nous sommes trompés et sommes désorientés, si nous essayions sans succés de débrouiller cette pelote, si nous trangressons et péchons. On ne peut pas avancer autrement.

Mais en fin de compte tout aboutira à une analyse correcte et une estimation exacte, et ce n’est qu’en se trouvant à un degré supérieur que nous pourrons voir et apprécier correctement l’importance de notre état.

Et en attendant tout ce qu’il nous reste à faire c’est d’avancer en faisant confiance aux sages et en croyant en le Baal HaSoulam qui nous a écrit que les premières générations étaient importantes pour la pureté de leur désir, tandis que la nôtre – par son “épaisseur”.

De la leçon sur “L’introduction au livre du Zohar” du 27.02.2014

 

Des “perturbations” qui nous aident à progresser

Dr. Michael LaitmanLa chose la plus importante pour nous est d’aspirer à la Lumière, mais nous sommes confrontés ici à quelques perturbations :

Premièrement : Nous ne réalisons pas que tout ce qui nous arrive est pour notre bien.
Deuxièmement : Nous ne réalisons pas que tout vient du Créateur.
Troisièmement : Nous ne réalisons pas que notre réaction est également déterminée par le Créateur.
Quatrièmement : Nous ne comprenons pas que la seule chose dont nous avons besoin dans notre état ​​actuel est de s’efforcer à ce que la Lumière nous change et que ce changement ne peut être seulement que dans le sens du don sans réserve.

Autrement dit, nous devons interpréter correctement ce qu’est la Lumière qui Répare, ce que “bon” signifie. Si cette aspiration est correcte et constante, alors nous mériterons d’attirer la Lumière Environnante et nous allons changer légèrement, pour atteindre une certaine similitude avec le Créateur.

Il s’avère que nous avons besoin de remplir de nombreuses conditions pour que la Lumière qui Répare nous change. Nous passons par la préparation et ainsi étudions la nature du désir de donner sans réserve, révélant en quoi il diffère du désir de recevoir. Grâce à ce travail intérieur, nous clarifions nos désirs et devenons semblable à la Lumière.

Lorsque la Lumière Environnante arrive, en combinant toutes ces conditions préalables, les soi-disant “perturbations”, elle nous donne la forme correcte du récipient dans lequel nous devenons semblable au Créateur. Ainsi, nous avançons étape par étape. Dans l’étape suivante, des “perturbations” surgissent à nouveau. Mais comme elles se répètent à chaque fois dans le même style, mais seulement avec de nouveaux désirs, de nouveaux travaux et discernements, une personne expérimente en permanence des changements.

De la 1ère partie du cours quotidien de Kabbale du 24/02/14, Questions et Réponses avec le Dr Laitman