Comme un père de famille

Question : Comment devrais-je traiter un ami qui m’énerve parce qu’il est constamment en retard pour la classe et qu’il dort pendant le cours ? Comment puis-je le justifier ? Pouvez-vous donner des conseils ?

Réponse : Le Rabash était très tolérant dans une telle situation. Je me suis souvent endormi pendant les cours parce que nos états ne dépendent pas réellement de notre degré de fatigue. Par conséquent, nous devons essayer de justifier un ami.

Question : Il y a un état où une personne devrait se voir au-dessus des amis. Mais tout le monde ne peut pas faire ça. Est-ce que cela signifie qu’elle devrait faire des efforts en ce sens ?

Réponse : Bien sur. Comment puis-je aider les amis si je suis inférieur à eux ? Je dois me préoccuper d’eux, tout organiser pour eux, faire tout ce que je peux. Pour cela, je dois me sentir comme un père de famille.

Question : Vous dites toujours que je devrais me sentir comme un père, que ce sont mes enfants, et d’autre part je devrais me sentir comme si j’étais à l’intérieur de ma mère, que le groupe est ma mère. Comment ces deux états peuvent-ils exister en même temps, chez une même personne ?

Réponse : Ils ne peuvent pas être ensemble au même instant car ils proviennent d’états internes complètement différents. Cependant, ils peuvent absolument être adjacents. Il n’y a aucun problème à ce qu’un état soit instantanément remplacé par un autre. Nous travaillons par pulsions.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

Où pouvez-vous trouver la force de voir les amis supérieurs à vous ?

Question : Si le but est sans ambiguïté pour moi et qu’il est clair que vous devez vous annuler devant vos amis, où obtiendrez-vous la force de les voir comme étant plus grand que vous-même ?

Réponse : Je comprends que cela ne vient pas facilement, cela prend parfois des années. Mais des efforts constants attirent la Lumière supérieure, donnant progressivement à une personne la conscience que c’est ce travail qui est important et nécessaire.

Question : Je dois donc fermer les yeux sur le comportement de mes amis qui semblent ne pas être concentrés sur le but et simplement essayer de voir ce qui les motive ?

Réponse : Dans le travail spirituel, nous devrions nous traiter les uns les autres comme si le Créateur nous parlait à travers eux. C’est-à-dire que je ne vois pas un ami mais ce que le Créateur me montre en lui.

Bien sûr, son comportement peut être interprété de différentes manières, mais je dois toujours le traiter avec amour. Si nous avons un objectif commun, si nous sommes liés les uns aux autres dans le Créateur, alors il ne peut y avoir aucune autre relation.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

Le but final est la correction universelle

Question : Où le monde se dirige-t-il ?

Réponse : Si vous regardez le but final, alors le monde évolue vers un bon état, la correction universelle. C’est l’objectif que nous devons atteindre.

En principe, cela existe déjà dans le monde spirituel. Tout d’abord, le but est toujours déterminé et, seulement par la suite, les événements se déroulent en fonction de celui-ci, lesquels dépendent de notre comportement. Nous déterminons comment y parvenir.

Le monde spirituel est construit différemment de notre monde. Il se déroule de la fin au commencement. C’est-à-dire que vous déterminez progressivement ce que vous devez accomplir, et ainsi comment y parvenir.

Si par exemple un architecte conçoit un bâtiment, il imagine approximativement son objectif ultime, mais celui-ci n’existe pas. Et ici, le but existe. Tout est déterminé par notre participation.

Nous devons déterminer précisément quel est l’objectif afin qu’il soit toujours devant nous et que nous nous dirigions vers lui à chaque instant.

Dans la Kabbale, lorsque nous allons au-delà de la réception, cela est considéré comme allant avec la foi au-dessus de la raison, en imaginant clairement et de manière absolue les propriétés du monde spirituel et en essayant de les appliquer, comme si nous y existions déjà.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 12/08/2018

Accrochez-vous au but

Question : Quand je vois mon ami aussi bas que moi, c’est mon état égoïste normal. Est-ce que tout mon travail se passe lorsque je me sens plus petit que mon ami ?

Réponse : Non, car il s’agit d’une question de travail auquel il est nécessaire de parvenir grâce à des efforts intérieurs. Il y a des gens qui se sentent constamment inférieurs aux autres. Il y a des gens qui se sentent toujours supérieurs. Il y a ceux qui ne font pas attention aux autres, ne les remarquent même pas.

Tout le travail consiste d’abord à saisir le but, le Créateur, et à partir de cela, à déterminer notre état actuel. Le fait que nous essayions de saisir le but ensemble nous rend égaux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

Réponses à vos questions n°229

Question : Je me sens psychologiquement inférieur ; il m’est difficile de communiquer avec les gens. J’ai l’intention d’étudier moi-même la sagesse de la Kabbale. Serai-je capable d’entrer dans le monde supérieur si la Lumière se déverse soudainement sur moi ou sera-ce seulement pire pour moi ?

Réponse : Étudiez et alors la Lumière vous guidera.

Question : Si je ne peux pas utiliser le Créateur dans mon propre intérêt, si je ne tire aucun avantage de Lui, pourquoi ai-je besoin de lui ?

Réponse : L’avantage venant de la Lumière est l’occasion de l’utiliser dans l’intérêt général et à travers les individus pour le Créateur, et en cela vous verrez ce que vous avez gagné et atteint.

L’ennemi juré du développement spirituel

Question : Quelles pensées ou actions sont les plus préjudiciables à notre croissance dans la Kabbale ? Quel désir est notre ennemi juré ?

Réponse : La paresse. Rien d’autre ne nous fait obstacle. Uniquement la paresse.

Vous devez vous placer dans un environnement tel qu’il vous stimulera constamment, vous tirera vers l’avant, vous poussera, vous provoquera. C’est de la plus haute importance. Aussi, quittez votre égoïsme. Cela vous dérangera, et à juste titre. Ne vous tourmentez pas pour votre caractère ou vos qualités. Vous avez été créés précisément de cette façon pour entrer dans le monde supérieur. Le plus important est d’avoir plus d’énergie pour le travail.

Question : Pouvez-vous donner un exemple de paresse dans le développement spirituel ?

Réponse : Certainement. C’est le manque de participation active d’une personne dans le bon environnement, qui peut la diriger correctement, lui donner le bon objectif et l’énergie pour l’atteindre.

Question : Quelle est donc la paresse corporelle qui m’empêche d’avancer vers la spiritualité ? Parfois, vous nous dites que la paresse corporelle est une bonne chose.

Réponse : En ce qui concerne le monde corporel, la paresse est une qualité utile. Moins on est agité, mieux c’est. Mais une fois que vous avez découvert le bon chemin, vous devez le poursuivre de toutes vos forces pour avancer.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018

Le travail spirituel de chaque personne

Nous sommes le résultat de la brisure de l’âme, c’est-à-dire du système d’Adam, qui est supposé atteindre la similitude avec le Créateur.

L’essence de la brisure est que chaque partie, se ressentant séparée des autres, commence à comprendre que c’est en cela que consiste son état corrompu, et elle prend conscience de la nécessité de s’efforcer de s’unir aux autres afin d’examiner son opposition aux autres et de se connecter ensemble au-dessus des contradictions qui les divisent.

C’est le travail spirituel de chaque personne qui porte un morceau de l’âme brisée (désir) à l’intérieur.

En combinant ces désirs ensemble, nous commençons à atteindre la force qui a créé ce désir, cet esprit et ces propriétés, c’est-à-dire le Créateur. Ce n’est pas seulement notre travail, mais aussi le sens de notre existence, la raison de notre présence dans ce monde. Par conséquent, tout se résout uniquement par une connexion universelle.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 09/05/2018

Suivez la méthode spirituelle

Question : Quelle est la différence entre des kabbalistes et une société de moqueurs ?

Réponse : De nos jours, tout est mélangé. Je ne séparerais pas l’un de l’autre. Tous ceux qui s’opposent au développement spirituel, qui est décrit à partir du Livre de Zohar et au-delà, ne sont pas sur le même chemin avec nous.

Nous devrions prendre soin de nous-mêmes en consultant en permanence les écrits de nos enseignants et ne pas prêter attention à ce que font les autres.

Il existe le libre arbitre. Une personne peut faire ce qu’elle pense être juste et bien si elle ne nuit pas aux autres. Étant enfermé dans notre petite communauté spirituelle, nous ne faisons de mal à personne, nous sommes ouverts à tous.

L’essentiel est de suivre scrupuleusement le programme, les conseils de nos enseignants, et alors nous atteindrons le but.

Question : Chaque fois que l’égoïsme augmente chez une personne, elle est de plus en plus influencée par la société extérieure. Comment se prévenir de cet effet néfaste ?

Réponse : En plongeant plus profondément dans l’étude de la méthode et dans le travail intérieur sur soi. Rien de plus.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 25/04/2018

Quel est l’avenir des villes ?

Question : Quel avenir attend les villes ?

Réponse : Dans le futur, grâce au développement des technologies de la communication, l’humanité ne se concentrera pas dans de grandes villes mais se répandra.

De nombreuses personnes pourront travailler à domicile et tous leurs biens seront livrés. La maison sera une chambre à coucher, un bureau et, en général, un endroit où une personne passe le plus clair de sa vie. Les concepts de « centre ville » et de « cœur de la ville » disparaîtront du monde et nos villes prendront une forme large et équilibrée.

En outre, j’espère beaucoup ceci : dès que l’humanité réalisera que ses relations universelles devraient être altruistes, les villes seront également réformées selon cette nouvelle voie ; tout ira dans l’intérêt d’une personne afin qu’elle puisse se préoccuper de la société et la société s’occupera de tout le monde. Cela entraînera de très grands changements dans les structures de la ville.

Extrait de La Table Ronde des Opinions Indépendantes, Berlin, le 09/09/2006

Pourquoi les gens souffrent-ils ?

Question : Du point de vue de la Kabbale, pourquoi une personne souffre-t-elle et dans quel but ?

Réponse : Une personne souffre parce qu’elle ne veut pas révéler le monde supérieur dans lequel elle existe mais sans le ressentir.

Elle souffre dans le but de développer ses propres désirs en elle-même, car selon ces désirs, la capacité de sa révélation sera dévoilée. Par conséquent, nous n’avons aucune autre possibilité de révéler le monde supérieur sans effort.

Et pour chaque atteinte, il est clair quel type d’effort vous devez faire. En même temps, notre ego résistera et obligera tout le monde à fournir une certaine somme d’effort. Sans cela, nous ne serons pas en mesure de déterminer la taille de l’image révélée, sa profondeur ainsi que toutes les couleurs et les propriétés qui déterminent cet état.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 24/06/2018