La punition existe-t-elle dans la Kabbale ?

Question : La punition existe-t-elle dans la Kabbale ?

Réponse : Dans la Kabbale, contrairement à notre monde, tous les problèmes doivent être résolus dans la ligne médiane. La tumeur purulente doit être ouverte et traitée jusqu’à ce qu’elle devienne un organisme sain et normal.

Question : Mais dans notre monde, nous avons encore des tribunaux, des prisons, etc. ?

Réponse : Ils ne résolvent rien. Nous voyons comment la prison n’aide pas du tout. Les gens sont isolés de la société. Quelle est l’utilité ? Ce n’est pas une correction. Une prison devrait être un système de correction d’une personne. Cela ne devrait pas fonctionner sous la forme d’une punition.

Remarque : Le Baal HaSoulam écrit que la punition est un reproche de la société.

Mon commentaire : Oui, mais seulement si la société est prête à traiter un transgresseur d’une manière où il se sentirait comme un paria. Alors cela deviendra en effet sa correction.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 17/12/2017

Comment accomplir votre mission

Question : Comment puis-je découvrir ce que je dois faire pour accomplir ma mission ? Pourquoi est-ce difficile de le comprendre ?

Réponse : J’ai seulement besoin de travailler dans mon petit groupe, à l’intérieur d’un grand nombre de nos groupes, et de toujours penser à la façon dont nous nous entraidons pour devenir un système unique. Dans nos dizaines, nous acquérons graduellement la sensation du don sans réserve et de la réciprocité appelée « le Créateur ».

Dans cette sensation que je ressens existante dans la dizaine, je commencerai à me voir comme étant dans le monde supérieur. C’est ce à quoi nous devons parvenir.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 17/12/2017

Le bonheur pour un kabbaliste

Question : Qu’est-ce que le bonheur pour un kabbaliste ?

Réponse : Le bonheur pour un kabbaliste est une opportunité de remplir les autres et à travers eux, le Créateur. Cependant, par moi-même je ne peux pas donner sans réserve au Créateur ou recevoir de Lui, mais seulement à travers un tampon, qui est le groupe, et même mieux, l’ensemble de l’humanité.

Question : Quelle est la plus grande joie d’un kabbaliste ?

Réponse : Cela découle de l’action où il peut donner sans réserve au Créateur à travers le groupe, et découvrir le Créateur, voir comment l’un entre dans l’autre, comment le groupe devient un tampon entre lui et le Créateur, et comment tous ensemble, les trois d’entre eux, se rencontrent dans ce groupe, dans cette masse.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Mon chemin

Question : Est-il difficile d’être Michael Laitman ?

Réponse : Je ne sais pas. Je ne me suis jamais posé la question ni y est répondu. J’ai un devoir, et je dois le réaliser.

Remarque : Mais les gens vous connaissent, vous critiquent, vous aiment… peu importe…

Mon commentaire : Quant à savoir s’ils m’aiment plus ou me déteste plus, je trouve cela difficile à dire. Et travailler pour la postérité seulement pour être apprécié ensuite n’est pas non plus dans ma nature.

Je vais dire une seule chose. À l’âge de trente-cinq ans, j’étais un homme relativement riche qui pouvait se permettre de ne pas travailler et de vivre paisiblement quelque part sur une île ou au Canada. On pourrait préférer ce genre de vie, mais je ne pouvais pas me le permettre.

J’ai choisi le chemin avec beaucoup d’erreurs, de doutes et de tourments. Mais c’est mon chemin.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 31/12/2017

Les vauriens en moi

Question de Facebook : Où avez-vous eu l’idée qu’une personne ne voit dans les gens que ses propres défauts ? Dans les tueurs aussi ?

Réponse : Oui. Dans tout le monde et dans tout ce que nous nous voyons, notre réflexion. Pourquoi ? Parce que nous percevons tout dans le miroir de notre égoïsme. C’est ainsi que notre perception est structurée : nous ne pouvons pas voir ce qui n’est pas en nous. L’image du monde est dessinée à l’intérieur.

En fait, devant moi il y a la Lumière blanche, la propriété parfaite du don sans réserve et de l’amour. Et sur ce fond, je « dessine » mes propres propriétés. Par conséquent, tout ce qui est projeté sur l’écran de ma conscience vient entièrement de l’intérieur. Le mal extérieur que je vois est ma nature non corrigée.

Et à la fin, ayant corrigé tous les défauts en moi-même, je révélerai cette même Lumière blanche, l’amour originel. De cette façon, le Créateur nous conduit à Lui-même à travers une prise de conscience de la nature illusoire du monde extérieur tel qu’il nous apparaît aujourd’hui. C’est la psychologie kabbalistique.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 13/02/2018

Établissez le but de votre développement

Malkhout du monde de l’Infini (Ein Sof) décide qu’elle doit devenir comme Keter, la phase racine. Et ainsi, elle fait une restriction (Tsimtsoum) pour accomplir son désir, son but.

Maintenant tout sera déterminé non par le désir d’avoir du plaisir contenu en elle, mais elle, au-dessus de sa propre volonté, voudra établir le but de son développement. Comme le Créateur voulait tout faire pour elle, pour Sa création, ainsi elle veut que toutes ses pensées soient dirigées vers le don sans réserve.

La réalisation de ce but s’appelle l’écran (Massakh). La pensée est appelée la Lumière réfléchie. La première action nécessaire ici est la restriction (Tsimtsoum). A partir de maintenant, les décisions ne sont pas prises par mon désir d’avoir du plaisir, mais par l’écran.

Le passage d’un écran personnel à un écran commun est appelé traverser la Makhsom, la frontière du monde supérieur. La première fois que nous agissons à l’intérieur de notre désir recouvert par l’écran commun est considérée comme la traversée de la Makhsom.

Extrait de la 2ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Talmud des dix Sefirot, Partie n°2 du 25/03/2018

Comment les kabbalistes traitent-ils leurs ennemis ?

Question : Comment les kabbalistes traitent-ils leurs ennemis ? Ou pour eux il n’y a pas d’ennemi et ils voient en toute chose uniquement du bien ?

Réponse : Un kabbaliste traite les ennemis à deux niveaux : au niveau de ce monde et au niveau du monde spirituel.

Sur le plan spirituel, les ennemis aident. Sur le plan matériel, nous devons les traiter selon les lois de notre monde. Par conséquent, si quelqu’un «nous heurte », nous le traduisons en justice. Et nous réparons le reste aux niveaux spirituels.

Mais je comprends ce qui motive mon ennemi parce que tout cela est fait par le Créateur afin que je réagisse correctement à l’ennemi aux deux niveaux.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 07/01/2018

Comprendre la vérité

Nous devons comprendre que pour l’instant, nous agissons encore avec le désir de recevoir. Cela peut être désagréable, mais c’est la vérité ; en comprenant cela, j’avance en attirant la Lumière qui ramène vers le bien. La Lumière est attirée par moi étant opposé à elle. Reconnaître que je suis dans mon ego m’aide à établir une connexion avec la Lumière supérieure ; par conséquent, il est écrit que « La Torah a été donnée aux pécheurs ».

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 2, Article 38 « Qu’est-ce que « une Coupe de Bénédiction doit être Complète » dans l’œuvre ? » du 25/03/2018

Une prière pour les autres aide tout le monde

Mon cœur se brise lorsque je vois que je suis incapable de réaliser une seule action spirituelle de don sans réserve par mes propres forces. Je comprends que je n’ai aucune connexion à la spiritualité et que je ne suis pas prêt à m’unir avec les amis. En d’autres termes, je me sens comme un simple animal ou même plus bas que cela.

Et à partir de cet état j’ai besoin de me réveiller. Si avant cela nous avions fait un accord de garantie mutuelle pour agir ensemble au sein du groupe, cela m’aiderait. Alors je ressens que je ne suis pas seul et qu’il ne s’agit pas de personnes, mais de la connexion mutuelle des désirs, des intentions, des pensées et des efforts ; alors sur la base de tout cela, je peux agir.

Il nous manque la sensation d’un Kli commun. Ce n’est pas que je me suis soudainement effondré indépendamment des autres, mais notre connexion existe. Ceci ne m’affecte pas parce que maintenant je suis dans une descente et déconnecté, mais cela touche encore les autres, et ils me sauvent.

En raison de cet acte où chacun est sauvé d’une descente de cette manière, il se transforme en une Sefira principale, Malkhout, ajoutant son désir aux neuf Sefirot supérieures. De cette façon, un Kli capable de s’adresser au Créateur apparaît.

Qu’est-ce que cela signifie que les amis lui jettent une corde et le tirent hors de la rivière ? Ils se tournent vers le Créateur avec une supplication pour lui parce qu’il est incapable de le faire lui-même. Chacun prie pour l’autre, et ainsi ils tous sont sauvés.

Si toutefois, depuis votre cœur brisé, vous vous adressez au Créateur en l’implorant pour vous-même, alors Il ne vous écoutera pas. (1)

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Volume 3, Article 877 « Trois Prières » du 21/03/2018

(1) à 23 minutes et 45 secondes

Le général et le particulier sont égaux

Question : Le Baal HaSoulam, dans son article « L’Essence de la Sagesse de la Kabbale », écrit que « le général et le particulier sont égaux ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Réponse : Le spirituel ne peut pas être divisé en plusieurs parties et c’est pourquoi la plus petite partie du système spirituel a absolument la même valeur que le système entier.

En supprimant même la plus petite particule microscopique du système, nous le détruisons complètement parce que chaque grain du système spirituel existe dans absolument toutes ses parties ! De cette manière, l’absence d’une minuscule particule entraîne la perturbation du bon fonctionnement de l’ensemble du système.

De là vient le principe que le général et le particulier sont égaux. En d’autres termes, s’il y a un petit écart, une omission, une perturbation ou une détérioration, cela se manifeste dans tout le système !

Question : Comment ce principe est-il appliqué dans la pratique ?

Réponse : Dans la spiritualité, nous devons toujours nous efforcer d’atteindre la plénitude. La différence entre les 125 niveaux réside dans le fait que nous en venons de plus en plus à englober plus complètement notre connexion au système général.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 26/11/2017