Un temps terrestre et spirituel

laitman_281_02Question: Je vous ai envoyé un tableau couvrant l’époque de la reine Esther. J’aimerais connaître votre opinion sur le bien-fondé de ces dates.

Réponse: Il n’y a presque pas de dates de certains événements dans les sources kabbalistiques. Sinon, nous n’aurions pas de doutes et aurions quelque chose à compter.

Le fait est que les sages ne prennent pas en compte les dates terrestres, et tout ce qui se passe dans la Kabbale se réfère au monde spirituel, c’est le monde intérieur d’une personne. Par conséquent, je n’ai jamais été intéressé par les faits et les dates historiques et ne les ai pas vu dans les livres kabbalistiques.

Une personne sans âme

laitman_628_4Si une personne développe un désir qui est dirigé vers une atteinte supérieure, spirituelle, alors à l’intérieur de ce désir corrigé elle commence à ressentir une nouvelle réalité. On commence à vivre dans cette réalité comme dans le monde physique, à travers cette réalité encore plus vraie car les impressions spirituelles ne disparaissent pas, ne s’émoussent ou ne s’affaiblissent.

Une personne aspire à progresser. Avec cela en tête, on commence à comprendre ce qui nous arrive dans ce monde durant chaque instant et pourquoi certains événements ont lieu. On apprend comment l’utiliser correctement tout entier dans le but de développer son âme davantage encore.

Finalement, on devient un vrai habitant du monde futur. Cela signifie qu’une personne perçoit une réalité supplémentaire au monde dans lequel elle existe aujourd’hui. Il y a une réalité que nous percevons par des moyens réguliers à travers nos cinq sens que nous avons reçus à la naissance. Cependant, il y a encore une autre réalité qui régit notre monde et l’influence.

Si nous pouvions atteindre cette gouvernance supérieure et savoir comment réagir correctement à son égard, alors nous pourrions gérer notre vie de la meilleure façon possible. Si nous n’avons aucune idée à ce sujet, alors nous devons souffrir.

Question : Est-ce qu’il s’avère que jusqu’à ce qu’une personne développe une âme en elle, elle ne possède pas d’âme ?

Réponse : Bien sûr ! Personne ne possède une âme. Une personne est née avec un gène spirituel informatif (Reshimo). C’est comme une goutte de sperme qui dans l’avenir se développera en une âme. Si une personne ne la développe pas alors elle n’a pas d’âme.

Du Programme de la Radio Israélienne 103FM du 01/02/15

Contrôler la réalité au cours de notre vie

Laitman_709Question : Si le monde est la façon dont je le perçois dans mes attributs, que va-t-il lui arriver quand je mourrai ?

Réponse : Nous devons essayer de changer la réalité avant de mourir. Quand une personne meurt, elle est libérée de la perception de la réalité dans ses sens physiques.

Si elle n’a pas acquis la sensation d’une autre réalité à ce moment-là et n’a pas commencé à la percevoir selon son libre arbitre, elle n’a pas d’autre réalité. Par conséquent, elle doit retourner à ce monde, dans le même état, et elle obtient une autre chance d’atteindre le contrôle de sa réalité au cours de sa vie.

Selon la sagesse de la Kabbale, si une personne transcende la perception de la réalité à l’intérieur d’elle-même et essaie d’être à l’intérieur des autres, elle commence à voir le monde à travers eux et l’image qu’elle voit alors est appelée le monde supérieur. Cela parce qu’elle le voit dans les sens du don sans réserve et non de réception, à travers les yeux de l’amour, pas de la haine.

Commencez à monter au-dessus de votre corps selon la condition de « aime ton prochain comme toi-même » et vous verrez une réalité qui est externe à vous. Ce n’est pas le même monde que vous percevez à l’intérieur de vous à travers vos cinq sens corporels : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. Vous montez au-dessus d’eux et ressentez la réalité qui est extérieure à vous de la manière dont elle est en réalité, dans sa vraie forme.

Jusque-là, vous percevez chaque objet à l’intérieur de vous de la façon dont ils sont représentés par vos sensations et émotions, mais si vous vous élevez au-dessus de vous-mêmes, vous dépassez les limites de votre corps et percevez tout comme cela est. Cela signifie que vous ressentez le monde spirituel supérieur.

Du Programme de la Radio Israélienne 103FM du 08/02/15

La sagesse de la Kabbale est une sagesse de perception du monde

laitman_254_01Question : Pourquoi dites-vous que chacun voit sa propre réalité en face de lui, qu’il dépeint par ses propres caractéristiques, si chacun de nous voit le même monde ?

Réponse : Nous voyons tous un seul monde en ce moment, mais chacun de nous peut changer la réalité qu’il sent. La sagesse de la Kabbale est une méthode pour la bonne perception.

Je verrai que, fondamentalement, la réalité est beaucoup plus large qu’elle me semble et que tout à l’intérieur d’elle avance dans la bonne direction. Et ce ne sera pas une illusion ou de l’auto-tromperie. Dans la mesure où je découvre le monde et apporte la Lumière dans ma vie, c’est l’image que je vois en face de moi.

Question : Est-ce que la réalité elle-même est modifiée ou est-ce ma perception ?

Réponse : La réalité que je vois n’existe que dans ma perception. D’où puis-je savoir qu’elle existe réellement dans une forme comme celle en dehors de moi-même ? Je perçois le monde selon mes caractéristiques, mais cela ne signifie pas qu’il existe dans cette forme objective. Si la personne possédait des caractéristiques différentes, elle verrait un autre monde avec des couleurs et des formes complètement différentes.

Nous sommes tellement habitués à une réalité que nous percevons par nos cinq sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher) qu’elle semble réelle pour nous. Mais les choses ne sont pas comme cela.

Une personne est comme un dispositif avec cinq capteurs qui sont réglés pour certaines gammes de fréquences et elle est habituée à vivre dans un tel monde. Mais si nous réglons les cinq régulateurs sur d’autres gammes de fréquences, nous verrions une réalité complètement différente. La science a atteint une découverte de cette sorte aujourd’hui, et il y a des milliers d’années de là, la sagesse de la Kabbale a parlé à ce sujet. Ainsi, la sagesse de la Kabbale (le mot hébreu pour « servitude » signifie « recevoir ») est appelée ainsi parce qu’elle est une sagesse de la perception du monde.

Du Programme  à la Radio Israélienne 103FM du 08/02/15

Les qualités du Grand Prêtre, 3ème Partie

laitman_232_06La richesse

« Le Grand Prêtre doit être financièrement plus stable que les autres Cohens (Prêtres). » (« Que La Lumière Soit », « Lévitique », « Emor »)

Corriger nos Kelim (récipients) et recevoir la Lumière de Hokhma signifient que nous sommes « riches ».

L’argent (« Kessef« , dérivé du mot « Kissouf« , « couverture ») indique un écran (Massakh). Les Cohens utilisent l’argent pour satisfaire les besoins des autres, pour les aider et pour se connecter à eux.

Financièrement, le Grand Prêtre doit être beaucoup « mieux » que les autres Cohens, c’est-à-dire qu’il doit posséder un grand « écran » (Kessef, Kissouf : l’argent) afin qu’il utilise l’argent comme un « parapluie de sécurité » pour couvrir son peuple. Le Grand Prêtre possède le pouvoir d’absorber tous les désirs, les propriétés et les espoirs de son peuple, qui les rend plus digne, les amenant au prochain niveau spirituel, et les orientant correctement vers la Lumière Supérieure de telle sorte que cette dernière leur soit bénéfique, et ne leur fasse aucun mal.

Chaque niveau suivant comprend toutes les étapes précédentes. Les étapes inférieures sont similaires aux points correspondants de l’étape suivante. C’est pourquoi un Cohen doit avoir un écran qui couvre l’ensemble d’entre eux.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 14/05/14

L’unité ou la tour de Babel?

Dr. Michael LaitmanQuestion: La connexion intégrale entre les gens d’aujourd’hui peut-elle être considérée comme la tour de Babel?

Réponse: Il n’existe aucun lien entre les gens. Il y a des marchés, banques unis etc., et c’est la construction de la Tour de Babel (égoïsme). Mais elle menace de s’effondrer et de nous ensevelir sous ses ruines.

La Kabbale offre la même solution proposée par Abraham il y a 3500 ans pour le même problème. Nous devons parvenir à l’unité au-dessus de notre égoïsme et en dépit de lui. Nous allons maîtriser cette méthode dans le bon sens, ce qui signifie par la Lumière, ou dans le mauvais sens, par la souffrance. Il n’y a pas d’autre moyen. L’objectif prédéterminé de la nature est devant nous, qui est de révéler le Créateur par l’unité avec tout le monde.

La participation de tous est requise

Dr. Michael LaitmanLe Baal HaSoulam, « Matan Torah » (Le Don de la Torah), point 17 : Avec tout ce qui a été discuté dans les points précédents, nous pouvons comprendre une des phrases les plus déroutantes de nos sages qui est que l’ensemble d’Israël est responsable pour chacun de ses membres. Ceci peut paraître complètement injustifié… Mais suivant ce qui vient d’être dit par nos sages, nous pouvons comprendre leurs paroles assez simplement, parce que nous avons montré que chacun des 613 commandements (Mitsvot) gravite autour du seul commandement « Aime ton prochain comme toi-même ». Et nous voyons qu’une telle situation ne peut seulement exister que dans une nation où chacun des membres est prêt à cela.

Nous n’aurons vraiment rien à attendre ni aucun espoir de pouvoir atteindre une telle intensité de connexion que l’on appelle l’amour des autres à partir de notre état égoïste, même si nous avons un groupe et que nous étudions, à moins que nous travaillions dans une dimension appelée la nation entière.

Il doit y avoir une intégration de très nombreux désirs connectés ici où chacun découvre son caractère unique, et ensuite, dans la mesure de l’intégration mutuelle complète entre eux, il sera possible d’atteindre un désir si puissant qui attirera la Lumière qui ramène vers le bien, en leur apportant la qualité de l’amour.

Les fils de Jacob étaient incapables de parvenir à cet amour, cette intensité du désir, tant qu’ils étaient enfermés à l’intérieur de leur famille, et il y avait même de la haine entre les frères, qui témoigne de l’intensité du désir nécessaire pour la correction. C’est parce que chacun avait une mère différente, sa propre part dans la maison de son père, et son propre caractère.

Cependant, même cela n’était pas assez pour leur connexion, au-delà de se rejeter l’un l’autre, ce qui leur aurait donné un remplissage appelé l’amour. Seulement lorsque le grand ego appelé Pharaon leur a été ajouté et après avoir traversé 400 ans de l’exil égyptien et découvert tous les niveaux de l’ego, l’intensité de la séparation était suffisante pour eux afin d’être appelé une nation à la place d’un groupe.

L’idée ici n’est pas la quantité, mais ne traite que de qualité. Par conséquent, après avoir reçu l’ego supplémentaire, une densité supplémentaire, ils ont commencé à s’appeler une nation et méritaient de recevoir un moyen de faire une correction qui est devenue impérative pour eux. C’est parce qu’ils ne pouvaient plus rien corriger eux-mêmes comme des frères qui se sentaient membres d’une seule famille avant leur entrée en Égypte.

Avec l’exode d’Égypte et l’alourdissement du cœur, après avoir pris tous les récipients de Pharaon, ils avaient déjà commencé à exiger la Torah.

De la 5ème partie du cours quotidien de Kabbale du 27/05/14, Écrits du Baal HaSoulam

Marche/Arrêt, Marche/Arrêt

laitman_238_02La spiritualité fonctionne numériquement (discrètement), avec des boîtes individuelles, des lecteurs (impulsions) : marche/arrêt, marche/arrêt. Il ne peut pas en être autrement si nous devons prendre des décisions.

Le système lui-même est intégral, analogique ; le début et la fin sont toujours égaux : tout se trouve au repos et en équilibre, et la Lumière de l’Infini remplit tout.

Mais si nous parlons de moi après la brisure et le processus de correction, alors je découpe couche après couche dans le désir de travailler avec eux. De ce fait, mon avancement est numérique, dans des boîtes, dans des actions et des pièces discrètes, comme il est dit (Baba Batra 9b) : « Centime après centime s’accumulent en une grande somme. » Mais le compte final est rond et analogique.

start-stop, start-stop

Ainsi, le calcul est intégral, nous créons une connexion de zéro jusqu’à 600 000 âmes, mais à la fin une somme intégrale émerge de zéro à 600 000, égale à Ein Sof. Grâce à l’intégration mutuelle, nous atteignons un état où la somme des observations isolées devient infinie grâce à la participation du « cœur de pierre » qui complète toutes les corrections dans un cercle.

Nous sommes seulement prêts à faire des corrections définies et limitées et nous n’atteignons jamais l’Infini, ne percevons jamais ce qu’est l’Infini. Mais à la fin, une Lumière unique se découvre, « Zivoug de Aka’a Rav Pa’alim ouMekabtziel » (Samuel II 23:20) : « Les larmes qui tombent dans la grande mer » et de cette façon nous complétons toutes les parties de Malkhout qui manquaient pour un cercle complet.

De la 4ème partie du cours quotidien de Kabbale du 19/05/14, Écrits du Baal HaSoulam

Les fêtes nous conduisent à la perfection

Dr. Michael LaitmanLa Torah, « Lévitique », 23:01-23:02 : Le Seigneur parla ainsi à Moïse : « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur les solennités du Seigneur, que vous devez célébrer comme convocations saintes. Les voici, Mes solennités

Une sainte convocation à différents niveaux, voici ce que sont les fêtes.

Avant de se rassembler, les gens s’engagent sérieusement dans un travail spirituel, en essayant de s’unir. Cette période est appelée la distance entre les fêtes. Une paroisse de masses unifiées à un nouveau degré d’unité supérieur entre elles incarne une fête.

La Torah décrit quels sacrifices ont été faits et au-dessus de quel niveau de l’égoïsme les gens ont dû s’élever afin de créer un style particulier de réunion sacrée, qui est appelée la Pâque, Chavouot, Souccot, etc.

Question : D’un point de vue spirituel, vers quel endroit la chaîne des événements conduit une personne ?

Réponse : Vers l’atteinte de la perfection complète. De toutes les fêtes, il y a en deux les plus obscures : Chavouot et Pourim. Cela semble en particulier pour la fête de Chavouot (le don de la Torah), qui ne dure qu’une journée et au cours de laquelle ils ne lisent que de très petites portions pour prier et mangent des produits laitiers. Le don de la Torah est une énorme célébration ! Qu’est-ce qui pourrait être plus important que cela ? La coutume de manger des produits laitiers ce jour-là vient du fait qu’elle symbolise la propriété du don, de distribuer les valeurs de la Torah.

Nous traitons Pourim comme des vacances pour les enfants. Ce sont les deux fêtes les plus dissimulées parce qu’elles doivent être atteintes par des efforts internes très grands. En règle générale, plus certains états sont profonds, élevés et plus forts spirituellement, et plus ils sont ainsi discrets, cachés et humbles.

Commentaire : Nous parlons toujours énormément à propos de la fête de Pâque, l’exode d’Égypte, mais ce n’est que le début.

Réponse : C’est le début de tous les états spirituels. Et d’ailleurs, c’est le commencement de l’année, le début du mois, et le début de tout calcul dans le travail spirituel.

De KabTV, « Les Secrets du Livre Éternel » du 28/05/14

Les qualités du Grand Prêtre, 1ère Partie

Laitman_043« Afin de devenir un Grand Prêtre, un Cohen (Prêtre) devait posséder cinq qualités.

Quelles qualités doit posséder un Cohen pour mener à bien les fonctions du Premier Prêtre ?

1.    La sagesse est la première et la principale propriété.

En conduisant les services dans le Temple, le Premier Prêtre représentait la nation tout entière. À cette fin, il devait être le grand dans la Torah. »(« Que la Lumière Soit », « Lévitique », « Emor »)

« Pour être le grand dans la Torah » signifie d’utiliser la Lumière Supérieure pour corriger l’égoïsme. Quand on reçoit la Lumière de Hokhma (Sagesse) non pas pour son propre bien, mais pour le bien d’autres âmes, on est appelé « sage ».

2.    Aspect agréable.

Même si les apparences externes ne sont pas une qualité importante, toujours par respect pour le Créateur et le Temple, il était exigé que le Premier Prêtre ait une belle apparence. »(« Que la Lumière Soit », « Lévitique », « Emor »)

« Belle apparence » signifie que ses propriétés externes sont dirigées vers le bénéfice des autres.

Du point de vue spirituel, un homme est considéré comme « beau » quand il illumine de Lumière. Ce n’est pas le corps qui compte, mais les propriétés qui sont d’une importance réelle. La Kabbale décrit les propriétés des désirs tant corrigés que corrompus et les degrés de leur correction.

De KabTV, « Les Mystères du Livre Éternel » du 20/05/14