Pourquoi ai-je besoin de ce monde imaginaire?


Question reçue: Quelle est l’approche de science la Kabbale vis à vis de la perception de la réalité?

Ma réponse : L’approche est très simple. Un être humain est un désir. Ce désir s’imagine lui-même de l’intérieur: Qui suis-je, de quoi suis-je fait, en quoi je consiste, comment j’existe, et aussi qu’est-ce que je sens et comment ? En outre, il s’imagine qu’il existe soi-disant à l’extérieur de ce désir, comme s’il existait d’une certaine manière une autre forme de désir représentée comme hors de lui-même.

Il y a un grand fossé entre le désir qui semble m’appartenir (dans lequel je m’imagine), et le désir dans lequel je vois tout ce qui m’entoure. Le désir dans lequel j’imagine mon environnement externe, est déconnecté de mon « moi » intérieur.

Ce désir  extérieur se sent étranger à l’égard de mon désir intérieur; mais je ne l’analyse que dans la mesure où le désir intérieur peut en bénéficier, ce qui signifie, recevoir du plaisir dans mon désir intérieur. Par conséquent, je peux tuer ce désir extérieur, je peux le débarrasser de toute vie et de Lumière, parce que ce qui lui arrive m’est égal. La chose la plus importante pour moi est de recevoir dans mon désir intérieur. Je n’utilise le désir extérieur que pour bénéficier à mon désir intérieur.

Pourquoi percevons-nous le monde et nous-mêmes de cette façon? Le Baal HaSoulam explique qu’il n’y a qu’un seul désir, mais celui-ci a deux différences intérieures, inhérentes –  la séparation entre l’interne et l’externe. Grâce à cette brisure, le Créateur nous a permis de sentir la différence entre Lui et nous, de sentir comment nous sommes opposés les uns aux autres, et combien Il est éloigné de nous. Cependant, au lieu de Le sentir, nous imaginons le monde qui nous entoure aujourd’hui.

Alors de quelle autre façon peut-Il inculquer en nous la qualité du don sans réserve, l’attribut de la réception? Il le fait en nous donnant un exemple de ce que ces deux formes de la nature représentent, ce que cela signifie de recevoir et de donner sans réserve.

La brisure de l’âme est une action sacrée


La brisure des Kelim devait arriver, afin de veiller à ce que le désir de recevoir et le désir de donner ne restent pas séparés et incompréhensibles l’un à l’autre, mais se mélangent et apprennent à se comprendre. La brisure du seul désir qui a été créé, l’âme, n’a pas eu lieu par erreur ; elle fait partie d’un programme qui permet à la création d’obtenir une plus grande prise de conscience en étant forcée de réaliser à quel point sa perception est erronée.

Pour le Un Supérieur, ce n’est pas «une brisure», mais une action sacrée – une découverte pour celui en bas de voir combien il est opposé au Créateur. C’est donc une action essentielle pour atteindre la perfection et  la correction. Ce n’est que pour nous, que cela ressemble à une cassure, similaire à la façon dont un tailleur pourrait apparaître à un enfant qui pense que le tailleur va gâcher le tissu en le coupant avec des ciseaux, tandis qu’en réalité, le tailleur le fait dans le but de fabriquer un costume. Pour celui en bas, cela ressemble à une corruption, mais pour le Supérieur, c’est une  correction.

Pour me comprendre, vous devez descendre à mon niveau. Imaginez,  je suis un voleur, un criminel, et avec différents vices, et vous êtes incapables de comprendre mon mode de pensée. Par conséquent, vous devez descendre à moi et en quelque sorte vous familiariser avec mes vices. Ensuite, vous sentirez la façon dont vous pouvez vous connecter à moi pour me sortir de mon état.

Il n’ya pas d’autre moyen pour ce faire. Vous aurez à vous «salir» et à établir un lien réel avec moi en descendant à mon état inférieur. C’est pourquoi il est écrit: « Moi, le Créateur, je suis situé avec vous dans tous vos vices », et « La Che’hina est en exil.  »

Il n’y a qu’à partir de cet état que le Créateur peut commencer à nous élever tous ensemble. Par conséquent, la brisure était nécessaire, et notre état est le meilleur état possible du point de vue de la liberté de choix.

Premier livre de Kabbale en chinois


Le premier livre de Kabbale en chinois vient juste d’être publié. Le titre du livre est La sagesse de la Kabbale et comprend la traduction de deux livres en anglias, La Kabbale révélée et Du chaos à l’harmonie.

 

Apprenez à réveiller l’aube


Une personne dans notre monde étudie dans une université pendant plusieurs années, passe de nombreux examens, et souffre quand elle ne comprend pas quelque chose, mais plus tard, quand elle termine ses études, et reçoit un diplôme, et quitte l’université, elle ne se souvient pas : pourquoi a-t-elle  étudié en premier lieu? Et bien, elle l’a fait dans le but d’acquérir une certaine approche de son domaine d’expertise, afin d’acquérir la capacité d’apprendre de nouvelles choses. Sa connaissance antérieure n’est pas unebase à cela ;  cela ne lui donne que la bonne approche qui la rend plus apte à percevoir «la Lumière qui ramène vers le bien ».

La même capacité est transmise dans la spiritualité d’un degré à l’autre. Quand je passe d’un degré à un autre, je deviens plus habile et sensible à la Lumière, et je suis mieux en mesure de l’attirer. Je ne sais pas ce qu’est la Lumière, mais je sais déjà comment elle fonctionne. Je suis capable de la reconnaître et, à partir de mes désirs, je suis capable de comprendre comment elle doit venir à moi et ce que son influence devrait être. Dans une certaine mesure, je suis prêt pour de nouveaux états inconnus. Je suis en mesure d’évoquer l’influence de la Lumière sur moi-même de mon propre chef, et quand la Lumière vient, je suis prêt pour cela.

De l’intérieur de mes qualités, déjà je reconnais et je désire la bonne influence de la Lumière. Même en l’absence de Lumière, dans l’obscurité, pendant le passage de ce monde dans le monde à venir, je peux déjà réveiller l’aube.

Par conséquent, tout notre travail est de continuer à chercher sans cesse, parce que la recherche nous apporte une nouvelle compréhension des degrés à venir.

Le goût de la mort


Le Zohar, Chapitre Vayeshev (Et Jacob demeura ), Article 114: Il n’y a pas une personne dans le monde qui ne goûte pas le goût de la mort dans la nuit, et l’esprit de l’impureté est sur le corps. Parce que l’âme sainte a quitté l’homme, l’esprit de l’impureté est sur ce corps, et il est souillé.

Cela signifie qu’une personne avait un écran, la Lumière de l’Unité, la Lumière de l’adhésion, et la qualité du don sans réserve régnait en lui. Mais ensuite, tout a disparu. Le Partsouf a été vidé ; toute la Lumière  sortait de lui. Cela peut se produire pour une raison extérieure ou pour une raison intérieure, comme lorsque le désir intérieur de plaisir d’une personne grandit et que de nouveaux Reshimot commencent à se manifester en elle.

C’est à ce moment qu’un nouveau désir non corrigé s’éveille en lui et la domine. Une personne s’y soumet, et guidée par ce désir, se met à penser à sa vie, sur l’autosatisfaction et la façon de réaliser ce désir.

Ce n’est que si elle est préparée à l’avance pour cette ombre, pour la nuit,  pour l’état lorsque ses désirs règnent sur elle, qu’elle est  capable de rassembler toutes les forces qui lui permettent de voir les ténèbres comme un moyen de s’élever à un nouveau niveau. Puis elle fait une véritable demande  vers le haut, à Abba ve Ima, Leur demandant de prendre soin d’elle (c’est ce qu’on appelle l ‘« adhésion à minuit »).

A partir de minuit, elle commence les corrections. Une personne commence à corriger entièrement le désir supplémentaire de plaisir, qu’elle a reçu et dans lequel elle avait senti le goût de la mort.  Mais maintenant, il l’adoucit.

Cela signifie qu’une personne avance vers le matin, quand elle reçoit  d’En Haut  la Lumière qui corrige, la première qualité du don sans réserve. Et puis, l’aube arrive. Une personne commence à sentir la Lumière dans son état, car elle a acquis un écran sur son précédent désir de plaisir et  elle est maintenant dans la qualité du don sans réserve.

C’est pourquoi c’était nécessaire pour elle d’expérimenter le goût de la mort.

Le Zohar est un amplificateur spirituel


Une question reçue: Comment puis-je recevoir de l’aide des membres du groupe et les aider lorsque nous lisons le Livre du Zohar?

Ma réponse: Vous devez penser à la responsabilité mutuelle (Arvut). Nous n’avons aucune chance d’avancer spirituellement, sauf par la garantie mutuelle. Je dépends de tout le monde et tout le monde dépend de moi. C’est comme un cercle, une bloucle fermée.

Nous devons augmenter mutuellement la force du développement spirituel, parce si ce n’est pas le cas, autant mourir. Nous pouvons commencer avec ce que nous avons déjà – une petite force de garantie mutuelle. Le Zohar s’étendra et augmentera cette force comme un amplificateur. Et en même temps, nous devons aussi continuer à faire des efforts

Le Livre du Zohar agit même en faisant la vaisselle


Juste en lisant le Zohar, nous atteindrons la bonne sensation et la demande adéquate. Pourquoi?

D’un côté, nous apprenons que si nous n’aspirons pas précisemment à la source de lumière, si nous ne pénétrons pas dans ce rayon, ni ne nous unissons avec les autres pour atteindre un désir commun, alors nous ne réussirons pas. Mais d’un autre côté, lorsque nous étudions et faisons des efforts, et traversons différents états, la lumière entre temps agit sur nous et nous influence.

Nous pouvons accélerer le temps en sanctifiant et c’est ce qu’il y a de mieux. Cependant, dans chaque cas et chaque état, même une femme au foyer qui étend son linge ou fait la vaisselle (en hébreu, la vaisselle se dit Kelim) tout en écoutant notre chaine de Tv ou sur Internet, s’occupe de ses Kelim spirituels.

C’est ainsi que fonctionne le livre. Tout ce dont nous avons besoin est de patience!

Découvrir ma grande âme


Je dois découvrir une seule réalité, et pour ce faire, j’ai besoin de trouver en moi les moyens qui m’aideront à l’atteindre. En moi toutes les forces nécessaires ont été implantées pour m’aider: le Créateur, la création, moi, le monde, les amis, les gens, le professeur, les livres, Rabbi Shimon et son groupe, Moïse et la Torah, qui est le programme de l’univers.

Ma « grande » âme est la collection de ces forces dans un système d’une incroyable vitalité. Je me tiens devant cette grande âme comme un petit enfant. Elle est mienne, mais je dois l’acquérir et la découvrir, l’apprendre et l’activer – pour me permettre à m’en servir correctement. Elle me semble corrompue, même si ce n’est pas le cas. C’est juste mon moi actuel qui est corrompu et c’est pourquoi je la vois ainsi. Je dois me corriger ainsi que mon comportement à l’égard des autres.

Les kabbalistes nous expliquent comment accélerer et découvrir nos propres attributs, ouvrant l’horizon de la perception et des sentiments, et ce faisant, découvrir cette grande âme dans notre désir.

Un nouveau monde est un nouveau environnement


Si je me regarde de côté, comme un psychologiste, je commence à voir comment le Créateur me contrôle. De cette perspective je peux réagir aux choses plus correctement, me contrôler, me fixer un but, et me servir de toutes mes ressources pour l’atteindre.

Je dois toujours essayer de voir ce qui me contrôle et comment je suis contrôlé. Parfois, je suis dominé par des désirs et je perds simplement la tête et me rend. J’oublie que ces désirs m’ont submergé et qu’ils ne sont pas moi.

Quoiqu’il arrive je dois rester mon propre juge et lutter pour une opportunité à vouloir la spiritualité. Mais si je veux réussir, je dois trouver une force supplémentaire, une qui repose au delà du domaine des désirs matériels, cette force ne peut être que reçue du bon environnement.

Je suis là avec mes désirs physiques, et il y a l’environnement avec des désirs humains pour l’argent, les honneurs, puissance et connaissance. Pour avancer spirituellement, je dois sortir de ce cercle et me connecter à un autre type de force – une d’origine spirituelle.

J’ai un point dans le coeur, mais ce n’est pas suffisant. J’ai besoin du groupe, de l’étude, des livres et du professeur parce qu’ils me donneront cette grande force dont j’ai besoin pour me sortir de ces désirs matériels et me pousser dans le monde spirituel.

Ce n’est pas dans mes plans de négliger ces désirs. Je dois m’en servir comme une base, et alors ensemble avec l’aide de cette nouvelle force, je serais capable de fixer le bon chemin. Tel est mon point dans le coeur, qui s’est réveillé avec le reste de mes désirs, l’aide à trouver un nouveau environnement – un nouveau monde. C’est pourquoi, sans cet environnement, je resterai sans rien.

Construire le nouvel escalier vers le paradis


Une question reçue: Quel est le moyen le plus rapide et effectif pour diffuser la Kabbale dans le monde?

Ma réponse: Une multitude de moyens sont nécessaires lorsque nous montons les escaliers pour ne pas être arrêté en cours. Jusqu’à maintenant les kabbalistes avaient leur propre chemin et ont enseigné à leurs étudiants, se servant de la même méthode qui remontait à Adam, le premier kabbaliste. Plus tard, Abraham a établi une méthodologie et le groupe qui plus tard est devenu le peuple d’Israël. Cependant, ils sont tombés de leur niveau spirituel et durant les 2000 ans qui ont suivis, les kabbalistes ont transmis leur connaissance d’un kabbaliste à l’autre.

Maintenant, nous vivons à une époque où des millions de gens dans le monde entier aspirent à un désir de spiritualité et sont à nos côtés. Etudier la Kabbale individuellement est dévenu désuet. De nos jours, nous retournons à l’intention d’Abraham pour offrir la correction à tous les Babyloniens.

Comment diffuser la Kabbale dans ces nouvelles conditions? Je ne peux dire que ce que je pense et ressens mais nous ne serons sûrs que quand nous aurons accumulé suffisamment d’expérience. Même Rabbi Shimon ne pourrait pas nous donner de bons conseils car de nouveaux états de développement doivent être explorés.

A l’époque du Baal HaSoulam, il a espéré que son journal changerait la situation, mais il fut fermé immédiatement. Il a alors publié des livres et ses élèves ont pensé que cela provoquerait une révolution spirituelle et que les gens verraient enfin qu’ils sont dans l’obscurité. Mais le monde a continué tel qu’il est et rien n’a changé.

C’est pourquoi, nous essayons actuellement différentes méthodes et approches pour voir laquelle est la plus utile. Une chose est sûre: La diffusion doit être faite le plus intelligemment possible et à tous dans le monde entier. Abraham voulait toucher toute l’Ancienne Babylone et aujourd’hui le monde entier est devenu Babylone.