Le désert, partie n°4

742.01Question : Une personne qui se sent insatisfaite de sa vie se précipite dans le désert à la recherche de soi. Après tout, le désert c’est le silence, un sentiment d’éternité, quelque chose de primordial complètement différent du cycle incessant de la vie quotidienne dans lequel nous tournons sans cesse.

Pourquoi les gens recherchent-ils l’épanouissement intérieur précisément dans le désert ?

Réponse : Je conseillerais de ne pas trop se focaliser sur l’image extérieure du désert. Lorsque la Torah mentionne le désert, elle fait référence à un état intérieur d’une personne. Le désert intérieur est une quête au sein d’une vie desséchée et stérile.

L’égoïsme a complètement épuisé l’homme et ne répond pas à la question du sens et du but de la vie. C’est pourquoi il se sent comme dans un désert intérieur. C’est précisément là qu’il faut trouver une source d’eau vive, c’est-à-dire la Lumière supérieure qui se révèle précisément dans la sécheresse, dans le désert.

Question : Comment creuse-t-on un puits dans le désert ?

Réponse : Un puits émerge à travers des questions. Un puits est toujours recouvert d’une pierre, puis la pierre est déplacée, révélant le puits. Il y a toujours des disputes autour d’un puits.

Question : Quel est ce type de questions qui percent la terre ?

Réponse : L’homme veut atteindre la source de la vie. Il s’interroge constamment et explore la réalité. Où peut-il trouver la source de sa propre vie ? Il cherche précisément au cœur de la sécheresse du désert ; il ne fuit pas cette question, mais creuse plus profondément dans sa vie.

Ces personnes ont besoin de trouver leur source et de comprendre pourquoi elles vivent, dans quel but et quel est le résultat de cette courte et douloureuse vie. C’est en creusant ainsi qu’on atteint finalement la source.

Extrait de KabTV, « Une nouvelle vie – 924 » du 28/11/2017

La même question, des réponses différentes

281.02Question : Comment se fait-il que lorsque différentes personnes vous posent la même question, vous donniez des réponses différentes ?

Réponse : Je donne une seule réponse, mais à des niveaux différents. Je ne suis pas un Janus (dieu romain, ndt) à deux visages et je ne mens pas. Cela dépend de qui pose la question et à qui la réponse est donnée : un petit enfant, un adulte, un homme ou une femme, etc.

En d’autres termes, il existe différentes versions de la réponse. En principe, la réponse est unique, mais ses expressions externes peuvent varier.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Une seule question et ses nombreuses réponses » du 07/09/2010

La perception des textes kabbalistiques

526Question : Vous dites que dans la Kabbale, toutes vos sensations sont en hébreu. Lorsque vous lisez ou écoutez des textes kabbalistiques dans cette langue, comment les percevez-vous ?

Réponse : Lorsque je lis un texte kabbalistique en hébreu, je le perçois en moi. Tout comme lorsque vous lisez un texte sur une situation de notre monde en russe, cela crée en vous une certaine image intérieure.

Il en va de même pour moi lorsque je lis un texte kabbalistique. Cela crée une image intérieure en moi car je possède déjà un ensemble de qualités qui correspondent à ces mots, termes, phrases et connexions.

Par conséquent, tandis que je lis, j’assemble cette image à l’intérieur de moi comme une mosaïque, et elle commence à vivre en moi. À mesure que je progresse dans le texte, tout scintille, tourne, se connecte et se sépare en moi. Le texte vit en moi et accomplit ses actions. Je le ressens comme ma vie vécue à cet instant précis.

C’est comme lire une fiction et s’immerger dans l’histoire.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Le langage kabbalistique » du 25/08/2010

Rechercher le supérieur

944Tout le travail d’une personne au début du chemin spirituel consiste à rechercher le supérieur. L’univers entier est structuré de telle sorte qu’il n’y a que le supérieur et l’inférieur, et rien d’autre. Le vaste monde qui semble nous entourer, tant les mondes supérieurs que ce monde-ci, sont en réalité rien de plus que nos propres désirs intérieurs qui ne nous apparaissent qu’à l’extérieur.

En réalité, seuls le supérieur et l’inférieur existent, formant une succession de degrés spirituels qui s’étendent de haut en bas. Ces degrés ou mondes n’existent pas indépendamment, ils sont à l’intérieur de nous. À mesure que nous évoluons, des parts toujours plus grandes de notre désir se révèlent à nous, remplies de la perception de l’existence, et c’est ce que nous appelons notre degré suivant.

C’est-à-dire que toute l’échelle spirituelle se trouve à l’intérieur de celui qui la gravit et qui par conséquent ressent, comprend et choisit de plus en plus.

Alors, qui sont ces deux-là, le supérieur et l’inférieur, les seuls qui existent dans toute la réalité ? Le supérieur, c’est moi dans mon état futur. Et l’inférieur, c’est moi dans mon état actuel.

Le supérieur, mon état futur, est celui où je suis le plus semblable au Créateur. Tous mes états, à partir de maintenant jusqu’à la perfection absolue, sont constitués d’une similarité croissante avec le Créateur, jusqu’aux niveaux d’un être humain qui ressemble au supérieur.

Tout est toujours structuré en dix Sefirot, une portion complète, une transformation complète de mes désirs d’un état « complet » à un autre (de Yekhida à Yekhida). C’est le changement minimal et complet en moi appelé un degré.

Le degré du supérieur par rapport à l’inférieur est comme le Créateur par rapport à la création. Lorsque je m’élève à ce degré supérieur, c’est-à-dire que je deviens semblable au Créateur en qualités, je deviens comme Lui, et ce degré supérieur qui m’est révélé à ce moment-là est le Créateur (Boré), qui signifie « viens et vois ». Car je me suis élevé là-haut et maintenant je « vois », c’est-à-dire que je reçois la Lumière de Hokhma dans mes récipients spirituels.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, Article 195 du 27/01/2012

L’égoïsme dans l’impasse

115.06Question : Vous avez mentionné à plusieurs reprises que la période de correction avait maintenant commencé, alors qu’elle était auparavant une période de préparation. Que signifie la période de correction, et pourquoi la période précédente n’était-elle pas considérée comme une correction ?

Réponse : Il était nécessaire de préparer l’égoïsme afin qu’il prenne pleinement conscience de son inutilité, de sa fugacité, de son désespoir, de sa vacuité et de son incapacité à s’épanouir ou à mener une personne vers quoi que ce soit de bon ou de positif.

En fin de compte, l’égoïsme devait être préparé afin de comprendre qu’il existe uniquement pour sa propre transformation, non pour être détruit par quelque moyen que ce soit, mais pour se transformer en don sans réserve et en amour.

Ainsi, tant que cette qualité égoïste ne se discrédite pas complètement dans tous les aspects nécessaires, il est impossible de commencer à la corriger.

À notre époque, nous avons atteint un stade où nous voyons clairement que le temps est venu, il n’y a pas d’issue. Soit nous sommes confrontés à de graves problèmes écologiques, militaires et à d’autres formes d’autodestruction, soit nous avons encore une chance de survivre.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Une chance de survivre » du 19/08/2010

La communication en pensée

172Commentaire : Vous dites que les kabbalistes peuvent communiquer sans mots. Dans notre monde, la communication passe généralement par les lettres et les sons.

Ma Réponse : Dans le monde spirituel en revanche, elle se fait par les pensées. La pensée est la force la plus grande, la plus éternelle, la plus fidèle et la plus parfaite.

Elle n’a pas de limites et se propage dans toutes les directions à une vitesse infinie, n’importe où, de n’importe quelle manière, entre les mondes, entre les vivants et les morts. La pensée est tout.

Question : Pouvez-vous communiquer avec les kabbalistes du passé par la pensée ?

Réponse : Bien sûr. Peu importe avec qui. Avec mon maître, certainement, je communique encore avec lui ; je le ressens toujours.

Après tout, lorsqu’il était physiquement près de moi, je le ressentais, et cette sensation restait en moi.

Alors, quelle différence cela fait-il que je le voie avec mes yeux ou que je l’entende avec mes oreilles ?

Ce qui était en moi était son image intérieure, et non extérieure. C’est la même chose maintenant. Cette image demeure en moi, non pas une image physique, mais son attitude envers le monde, envers moi, envers lui-même, envers le Créateur ; autrement dit, son image spirituelle.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les kabbalistes disent » du 21/08/2010

« Le Jour du Créateur »

293.1« Le Jour du Créateur » est un état où l’on ne ressent aucun manque et où l’on est prêt à demeurer dans cet état toute sa vie et au-delà à une seule condition : avoir constamment le désir de donner sans réserve au Créateur.

Et cela sans aucune réponse, connaissance ou compensation ; c’est simplement pour faire quelque chose de bien pour le Créateur, même sans que personne, pas même le Créateur Lui-même, ne sache que l’on fait des efforts pour Lui.

La preuve en est la joie et la sensation de perfection. Cela signifie que l’on est déjà à la fin de la correction (Gmar Tikoun), car on ne désire rien d’autre que cela. Un tel état est appelé le Jour du Créateur. N’importe qui, où qu’il puisse se trouver, peut l’imaginer et s’efforcer constamment d’y parvenir. Sinon, on ne parlerait pas de jour ni de perfection.

Extrait d’une conversation sur le thème « La foi au-dessus de la raison », non daté

Quand le Troisième Temple sera-t-il construit ?

944Question : Quand le Troisième Temple sera-t-il construit ? Après tout, le premier et le deuxième temple ont été construits. Il y avait un mouvement vers l’amour du prochain. Alors pourquoi le 9 Av était-il nécessaire, et pourquoi ces temples ont-ils été détruits ?

Réponse : C’était pour que nous commencions à les corriger. La construction est venue d’en-haut. Une force nous a été donnée qui nous a unis d’une certaine manière.

Question : Les deux temples ont-ils donc été construits d’en-haut ?

Réponse : Bien sûr ! La force vient d’en-haut, elle ne vient pas de nous.

Mais pour le Troisième Temple, nous devons prendre conscience de l’ampleur de notre besoin de celui-ci et nous devons l’exiger nous-mêmes d’en-bas.

Question : Le Troisième Temple sera-t-il construit par le monde entier ?

Réponse : Il sera construit dans le cœur de ceux qui aspirent au Créateur. Ils sont appelés le peuple d’Israël. Il ne s’agit plus de personnes supposément définies par leur mère et leur père juifs, par la naissance ou par le passeport. Il s’agit de ceux qui aspirent au Créateur. Ce processus sera alors repris par le monde entier.

Commentaire : Cela signifie-t-il qu’« Israël » ne désigne pas les juifs ou les Israéliens d’aujourd’hui, ceux qui vivent en Israël ou les juifs de naissance, mais ceux qui aspirent au Créateur ?

Ma Réponse : Oui. En substance, ceux qui aspirent au Créateur sont appelés « Israël », et ils ont l’obligation de parvenir à l’unité et de la répandre dans le monde entier.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 22/04/2025

Le Rabash est toujours avec moi

961.2Question : Lorsque vous étudiiez avec le Rabash, vous ne saviez pas ce qu’était un groupe en tant que tel ?

Réponse : J’avais une préparation différente. Le Rabash pensait qu’il y aurait un groupe, il était convaincu qu’il devait le faire. Je lui ai amené des étudiants. On peut voir le genre d’articles qu’il a écrits.

Mais le groupe ne s’est pas formé grâce à ces articles. C’est moi qui en suis sorti. Non, les autres en sont sortis aussi ; je ne les rabaisse en aucun cas. Ce sont tous mes anciens amis, et j’aime et j’apprécie chacun d’eux car ils sont aussi des élèves de mon professeur. Mais le groupe ne s’est pas formé à partir de nous.

Maintenant, chacun œuvre de son côté. Je ne juge personne. Chacun fait simplement ce qu’il peut et comme il peut. Je suis pareil, l’un d’entre eux. Mais j’étais l’étudiant le plus proche du Rabash, son assistant. Il a passé de nombreuses heures avec moi, à étudier ensemble, à tout faire.

C’est pourquoi j’ai développé un sentiment interne de connexion avec lui, qui me pousse à aller de l’avant. Je ressens qu’il est avec moi. J’ai le sentiment clair et net que dans tous mes efforts, il se tient derrière moi, et que je réalise tout en trouvant mon maître en moi.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Vous ou le groupe » du 01/08/2010

Adaptez la Kabbale

912Question : Vous êtes un professeur. Qui pourrait vous remplacer dans l’enseignement ?

Réponse : Je ne pense même pas que ce soit nécessaire. Il existe environ 20 000 leçons enregistrées. La Kabbale offre un volume considérable de connaissances, de conseils et d’exercices pratiques, plus qu’il n’en faut pour une étude approfondie et une application concrète.

Tant que je le pourrai, je continuerai à avancer. Une fois que j’aurai arrêté, rien de plus ne sera nécessaire. On peut prendre ces leçons archivées et les étudier systématiquement. Il y a au moins dix ans de matériel ; c’est largement suffisant pour atteindre tout ce qui est nécessaire. C’est plus que suffisant.

Néanmoins, j’essaie chaque jour d’offrir quelque chose de nouveau. Je continue à trouver des exemples plus clairs, un langage plus simple et des moyens plus accessibles d’exprimer la matière.

Dans la Kabbale, la simplicité est la clé. Contrairement à la philosophie ou à d’autres sciences où la complexité est souvent valorisée, la Kabbale exige le contraire : transmettre des concepts nobles, abstraits et intangibles de manière accessible et compréhensible, notamment pour le commun des mortels. Aujourd’hui, la Kabbale est destinée à une diffusion généralisée.

Je m’efforce de la rendre accessible à tous. Le grand kabbaliste du XIIe siècle, le Rambam (Maïmonide), a écrit que nous devons développer cette méthode et la simplifier afin qu’elle soit accessible aux femmes, aux enfants et aux personnes sans éducation formelle, bref, à tout le monde. Pas seulement aux intellectuels ou à une petite élite, mais à chaque individu dans le monde.

En fin de compte, chaque personne doit corriger sa nature et atteindre le niveau du Créateur. C’est l’essence même de la mission de notre génération, ou peut-être de la suivante, mais nous devons y parvenir dans les décennies à venir.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – 20 000 leçons… » du 03/08/2010