Le rythme de la progression

600.02Question : Combien de temps faut-il à une personne pour traverser les « sept années de famine » ?

Réponse : Il n’y a pas de notion de temps dans la spiritualité. Tout d’abord, il est impossible de traverser sept années de famine indépendamment des sept années d’abondance. On dit que les sept années de famine succèdent aux sept années de satiété ; c’est exact dans un certain sens, mais pas tout à fait car ces qualités se manifestent à chaque étape, s’accompagnant mutuellement et s’opposant l’une à l’autre.

La durée nécessaire dépend de l’intensité du travail de la personne : de l’investissement dans sa progression, de la mesure dans laquelle elle utilise la force et l’expérience de la société qui l’entoure (le groupe) ainsi que de ce qu’elle retire de ses études.

Il est possible d’étaler ce processus sur 200 ans, c’est-à-dire sur plusieurs incarnations productives. Et il ne s’agit pas simplement de 200 ans vécus machinalement ; durant tout ce temps, vous aurez l’impression de progresser, d’étudier et d’agir. À l’inverse, il est possible d’accomplir la même chose en deux ou trois ans.

Mais dans tous les cas, quelques mois ne suffiront pas. Ne croyez pas que tout se produira en un instant. Toutefois, vous devez attendre le salut du Créateur à chaque instant : « Le salut du Créateur survient en un clin d’œil. »

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quels sont les commandements qu’une personne foule aux pieds » du 17/08/2026

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°240

La souffrance ramène-t-elle nos pensées vers le Créateur ?

C’est effectivement le cas, et c’est pourquoi le Créateur dispense la souffrance. Sans elle, nous errerions simplement dans nos propres mondes, oubliant toute chose et tout le monde. Le Créateur utilise la souffrance comme un outil pour nous réveiller.

 

Ce que nous devons atteindre

572.01Commentaire : Le sentiment que le Créateur m’aide semble annuler mon sentiment du « Moi ».

Ma Réponse : Non, c’est inexact. Aujourd’hui, vous vous prenez pour un homme « viril » : « Quel Créateur ? Pourquoi en aurais-je besoin ? Suis-je censé Lui demander quelque chose ? » C’est ainsi qu’un jeune enfant raisonne. Nous sommes tous de jeunes enfants, pas seulement vous.

Les hommes ont tendance à réagir ainsi. Un homme pense : « Comment se fait-il que quelqu’un soit plus fort que moi ? Je dois révéler une force supérieure à la mienne, une force qui décide de tout, qui fait tout avec moi et qui place tout en moi ?! » Les femmes sont différentes. Elles y sont prédisposées ; c’est pourquoi une femme n’est pas tenue d’accomplir les commandements ou de subir des corrections aussi directes qu’un homme.

Chez les hommes, tout part du principe : « Je commanderai. » C’est là toute la force de la brisure, toute l’essence du désir de recevoir.

À partir de là, nous pouvons comprendre ce que nous devons atteindre. Je dois parvenir à une action commune avec les autres sur la voie de l’humilité, sur la voie de l’amour. Mais cela se produit progressivement : d’abord, on s’annule soi-même, puis on entre en connexion avec le Créateur. Non pas au sens où j’entrerais immédiatement en contact avec Lui en disant « Unissons-nous et devenons partenaires », mais au sens où, grâce au processus de développement, la personne ressent comment elle annule son « Moi » devant le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Rabash, « Qu’est-ce que ‘celui qui est sans fils’ dans le travail ? » du 30/08/2026

Peut-on revenir après la correction finale ?

571.03Question : Est-il possible de revenir après la correction finale et de tout recommencer depuis le début ?

Réponse : Si nous avons tout corrigé selon l’intention de donner sans réserve, si nous avons acquis tous les discernements intérieurs, si nous pouvons nous remplir de la présence du Créateur et si nous sommes comme Lui par nos qualités, alors pourquoi aurions-nous besoin d’une autre incarnation ?

Le chemin entier que nous parcourons n’est nécessaire que pour nous permettre d’unir nos discernements intérieurs et de construire un Kli (récipient) à partir de toutes sortes d’impressions.

Une fois que j’ai tout ressenti, tout clarifié, tout décidé et tout correctement connecté, je possède alors un véritable Kli. C’est dans ce Kli que je reçois désormais la révélation du Créateur dans toute sa plénitude puisqu’il ressemble totalement au Créateur ; autrement dit, l’intention du Kli coïncide avec les intentions du Créateur.

Tout obéit à un lien de cause à effet. Quelle raison pourrait par la suite me contraindre à entrer dans la brisure et la chute, pour ensuite devoir me corriger à nouveau ?

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Les choses cachées appartiennent à l’Eternel, et les choses révélées nous appartiennent’ dans le travail ? » du 02/09/2026

Après la correction finale

743Question : Que se passera-t-il lorsque le monde entier atteindra la correction finale (Gmar Tikoun) ?

Réponse : La réparation finale signifie que toutes les âmes atteindront leur correction finale et deviendront égales, par leurs propriétés, à la Lumière de l’Infini, telles qu’elles l’étaient au commencement.

Elles ne deviennent pas la Lumière de l’Infini, mais par leurs actions, elles deviennent équivalentes à la Lumière que l’on appelle le Créateur.

C’est alors que tout commence véritablement, car jusqu’à ce stade, vous ne faisiez que corriger vos Kelim (récipients), alors qu’ensuite vous possédez déjà toutes les définitions intérieures nécessaires pour poursuivre le travail.

Désormais, on peut vous qualifier d’adulte, d’égal au Créateur. Vous devenez équivalent à Lui par vos propriétés, et Il vous prend comme partenaire absolument égal pour quelque chose que nous ignorons pour l’instant. Il s’agit là des secrets de la Torah.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Les choses cachées appartiennent à l’Eternel, et les choses révélées nous appartiennent’ dans le travail ? » du 02/09/2026

La contribution inestimable du Baal HaSoulam

527.07Question : Avant le Baal HaSoulam (Yehuda Ashlag), quelqu’un a-t-il rédigé des commentaires sur Le Livre du Zohar ?

Réponse : Il existait des commentaires mais ils étaient très succincts et limités. Le Baal HaSoulam a écrit que tous les commentaires antérieurs du Le Livre du Zohar ne couvraient même pas dix pour cent de l’ouvrage, et qu’ils étaient fragmentaires et incomplets.

Il a été par conséquent le seul à fournir un commentaire complet du Livre du Zohar, accompagné de quatre introductions. C’est pourquoi, avant d’aborder la lecture du Livre du Zohar lui-même, il convient d’étudier ces introductions car sans elles il est impossible de le comprendre.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale en russe du 16/10/2016

La Torah : la Lumière de la correction

167La Torah est la force qui corrige et comble une personne. La Torah est la Lumière qui se manifeste en tant que Lumière de correction et de remplissage des Kelim (récipients). L’individu accomplit la préparation appelée « commandement », et la Lumière qui par conséquent le remplit est appelée Torah.

Le Créateur donne à l’individu la force de se corriger dans la mesure où celui-ci révèle le besoin de recevoir cette force spécifiquement du Créateur. C’est ce qu’on appelle « l’élévation de MAN ».

L’élévation de MAN est une combinaison de conditions, de définitions intérieures, de sensations et d’expériences. L’ensemble de ces éléments constitue un « Reshimo » qui incite le supérieur à aider l’inférieur.

On ne peut pas dire que le supérieur ne le souhaite pas ; toutefois, Il se trouve à un degré supérieur, et si l’individu éprouve le désir d’éveiller ce degré supérieur, cela signifie qu’il peut faire partie de ce degré. Telle est la signification d’une demande.

En vérité, il ne s’agit pas simplement d’une demande, mais du Kli (récipient) devenant équivalent à celui du supérieur. Alors, le supérieur remplit le Kli de l’individu et, en recevant ce remplissage, celui-ci devient semblable au supérieur. Cela signifie qu’il s’est élevé jusqu’au degré du Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Les choses cachées appartiennent à l’Eternel, et les choses révélées nous appartiennent’ dans le Travail ? » du 02/09/2026

Toutes les qualités du Créateur en un seul mot

276.02Question : Comment peut-on le mieux se représenter le concept du don sans réserve ?

Réponse : Uniquement en faisant des efforts dans cette direction. Comment sinon clarifier ce qu’est le don sans réserve ? Investissez-y des efforts, faites preuve d’assiduité. En bref, agissez ainsi dès l’instant où vous entendez dire qu’une telle chose comme le don sans réserve existe.

Sachez qu’au sein de ce don sans réserve se trouvent le Créateur, le concept du « prochain » (celui qui est en dehors de vous), le groupe, l’étude et les mondes supérieurs, tout ce que vous pouvez imaginer à l’exception de votre ego. Ce n’est pas une chose insignifiante. Au contraire, c’est tout ce qui se trouve en dehors de vous.

Votre capacité à entrer en relation avec quelque chose et à le ressentir comme existant en dehors de vous, voilà ce que l’on appelle le don sans réserve. Commencez à clarifier ce point. Ainsi au moins, vous ne vous tromperez pas. Lorsque l’on évoque le « Créateur », il s’agit de la qualité du don sans réserve. Si vous attribuez précisément ce sens aux mots à chaque fois, il deviendra immédiatement évident à quel point vous vous mentez à vous-même et à quel point vous vous faites une image erronée de Lui.

A la place de tout concept, terme ou action que vous souhaitez aborder en lien avec le Créateur, vous pouvez utiliser le mot « don sans réserve ». Vous dites « Grand, puissant et redoutable » : c’est ainsi que le concept de don sans réserve apparaît face au désir de recevoir.

C’est là l’essence de Roch Hachana (« début de l’Année ») : clarifier ce concept et le placer en tête du chemin.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La prière de Roch Hachana » du 11/09/2026

La Torah qui ne produit aucun résultat est stérile

278.01Question : Que signifie « la Torah est stérile » ?

Réponse : Si le Créateur a créé la Torah comme une épice pour le désir de recevoir, mais que celui-ci n’est pas corrigé à l’aide de la Torah, alors elle ne produit aucun résultat.

Un tel état est appelé « la stérilité de la Torah ». Tous les résultats produits par la Torah sont avant tout la correction et ensuite l’atteinte.

C’est précisément ce qu’affirme le Livre du Zohar : ceux qui ne souhaitent pas s’investir dans la sagesse de la Kabbale rendent la Torah stérile. Ils n’utilisent tout simplement pas la Torah comme une force corrigeant le désir de recevoir.

La Torah est à la fois les atteintes et les noms sacrés qui se révèlent dans l’intention du don sans réserve. Mais nous ne parlons pas encore de cela car il s’agit de degrés plus avancés. Au début, lorsque vous rencontrez la véritable Torah, elle agit précisément comme une force de correction.

Si vous ne l’acceptez pas sous cette forme, alors tout l’investissement que vous y consacrez ne peut être qualifié de Torah.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que ‘celui qui est sans fils’ dans le travail ? » du 30/08/2026

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°234

Que devrions-nous faire lorsque d’autres pensées surgissent durant le cours ?

Nous pouvons assister à une leçon, notre corps assis sur une chaise, tout en voyageant par la pensée aux quatre coins du monde, totalement absents du cours. Il est écrit que l’homme se trouve là où se trouvent ses pensées, mais ce n’est pas le sujet ici. Si nous sommes véritablement investis dans l’étude mais que nous ruminons un problème quelconque, il s’agit d’une pensée inappropriée. Si nous pensons à diverses questions liées à nos activités au sein du groupe, ce sont également des pensées inappropriées qui nous détournent de l’étude. Durant l’étude, nous devrions ressentir notre unité avec l’ensemble du groupe, en connexion avec le Créateur par le biais du contenu de l’étude. C’est là tout ce à quoi nous devrions aspirer.