Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°211

L’éternité peut-elle être ressentie uniquement à la fin du chemin spirituel ?

L’éternité peut être ressentie dès le tout premier degré spirituel, où l’on perçoit déjà une partie de la fin de la correction. Pourquoi ? Parce que ce degré le plus bas, le 125ème degré, correspond à la fin de la correction elle-même, mais réduite 125 fois. En d’autres termes, nous ressentons ce qui existe à la fin de la correction, mais à travers de nombreux écrans. Nous en avons une certaine conscience, dans tous ses détails, bien que de manière imprécise.

Néanmoins, nous sommes à l’intérieur de cette sensation et nous commençons à nous identifier à l’âme plutôt qu’au corps. Notre vie change. Même notre attitude face à la vie et à la mort se transforme radicalement. Lorsque nous commençons à nous identifier à l’âme, nous ressentons quelque chose de l’éternité.

Éviter la Klipa de la ligne droite

255Question : Existe-t-il une sensation de Hissaron (manque) dans le désir de donner sans réserve ?

Réponse : Le désir de donner sans réserve comporte aussi son propre Hissaron : la nécessité de veiller à ce que l’on ne tombe pas dans la Klipa (écorce, peau) de la ligne droite. Après tout, il est dit qu’il doit y avoir une connexion juste entre les deux lignes.

Dans chaque ligne, il existe un risque de tomber sous l’influence de ses qualités, le risque de s’imaginer dans un état de perfection absolue. Chaque ligne peut, à sa manière, procurer à l’individu un sentiment de perfection.

Qu’est-ce qu’une Klipa ? C’est lorsque l’on s’engage dans une seule direction. Le problème ne réside pas simplement dans le fait de s’y trouver, mais dans la conviction, une fois sur place, d’être dans l’état correct.

On a l’impression d’être dans un état de perfection et, ce faisant, on perd toute possibilité d’en sortir.

La Klipa de la ligne droite consiste en des pensées vous assurant que tout va pour le mieux, que tout est merveilleux ; que vous êtes la perfection incarnée, que vous accomplissez de bonnes actions et que ce que vous êtes aujourd’hui vous suffit amplement.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ne pas ajouter ni enlever dans le travail ? » du 13/08/2026

Que devrions-nous demander au Créateur ?

200.01Question : Que devrions-nous demander au Créateur ? Devrions-nous demander à avoir le désir correct ?

Réponse : Nous avons besoin de deux choses. Premièrement, d’éprouver du chagrin face au fait que nous nous trouvons dans des Kelim (récipients) brisés ; autrement dit, que nous ne pensons qu’à nous-mêmes et ne cherchons qu’à nous satisfaire nous-mêmes.

Deuxièmement, nous devons prendre conscience de la grandeur du Créateur, de la grandeur de la qualité du don sans réserve, ce qui devrait nous amener à aspirer à la « Jérusalem reconstruite ». En d’autres termes, il ne suffit pas de regretter d’être dans un mauvais état ; nous devons également aspirer à un bon état.

Ce travail s’effectue en fonction de deux types de Reshimot (enregistrements spirituels) qui doivent exister en nous : le Reshimo de Aviout et le Reshimo de Hitlabchout, un Reshimo provenant du Kli et un Reshimo provenant de la Lumière.

Le Reshimo provenant du Kli montre l’état dans lequel se trouve le Kli par rapport à l’état dans lequel il devrait être. Le Reshimo provenant de la Lumière indique quelle devrait être la nature de mon attitude envers le Créateur, afin de m’amener à réaliser que le Créateur est l’idéal, la perfection.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie « Quiconque pleure sur Jérusalem mérite de voir sa joie » dans le travail ? » du 23/07/2026

Influencé par les désirs de l’environnement

Une personne est constamment influencée par les désirs qui l’entourent, même en l’absence de publicité à la radio ou à la télévision. Nos pensées vagabondent d’un lieu à un autre, d’une chose à une autre.

On peut se rendre quelque part sans même savoir où l’on se trouve et ressentir le caractère de ce lieu grâce au changement d’une certaine tension par rapport à l’endroit où l’on se trouvait auparavant.

En d’autres termes, une personne n’existe pas en tant qu’individu isolé. Au contraire, elle ne possède rien en propre hormis un point qui saisit, et tout ce qu’elle perçoit provient de l’environnement qui l’entoure.

Toutes les pensées, tous les désirs, tout ce qu’une personne a provient de son environnement. Tout dépend de la mesure dans laquelle on s’éloigne de ce qui nuit et l’on se rapproche des influences bénéfiques.

Cela dépend également de l’environnement dans lequel se trouve la personne : combien celui-ci l’éveille à celà.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Quiconque pleure Jérusalem mérite de voir sa joie’ dans le travail ? » du 23/07/2026

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°209

Quand le chemin d’une personne prend-il fin ?

Chaque individu doit commencer sa vie au degré le plus bas et atteindre le degré le plus élevé au cours de cette même existence. Qu’en est-il alors de toutes les réincarnations que nous avons vécues précédemment ? Si, lors de vies antérieures, une personne a atteint un certain degré spirituel mais s’est arrêtée en chemin sans en atteindre le terme, cela l’aidera dans sa vie suivante à parcourir le chemin dans sa totalité. Toutefois, tant que nous ne serons pas passés du degré le plus bas au degré le plus élevé au cours d’une seule et même incarnation, nous devrons continuer à nous réincarner encore et encore.

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°203

276.01Par où commençons-nous ?

Nous commençons par la question : « Quel est le sens de notre vie ? » Et la réponse est : « Goûtez et voyez que le Créateur est bon. » Entre la question et la réponse réside toute la sagesse : comment passer de l’une à l’autre.

La seule action qui existe dans la nature

424.01L’inclusion les uns dans les autres est la seule action que nous accomplissons constamment, que nous le voulions ou non.

Tout dans notre monde repose sur l’inclusion mutuelle : les processus d’absorption et d’assimilation, les processus d’excrétion qui ont lieu dans le corps, les divers types de réactions chimiques, l’attraction ou la répulsion des corps, leur comportement dans un champ magnétique ou électrique, et ainsi de suite. Ce sont là autant d’exemples d’inclusion mutuelle, fondés sur les actions du récipient spirituel (Kli) et de la Lumière (Ohr).

Lorsque nous cherchons un moyen de mesurer la qualité de nos actions, nous devons toujours évaluer le degré de notre inclusion à l’intérieur des autres ; en d’autres termes, dans quelle mesure je peux m’inclure dans le plus grand nombre d’âmes possible, non pas dans des enfants, ni dans des adultes, ni dans les actions de la nature minérale, végétale, animale ou humaine, mais dans des âmes.

Les âmes sont des points dans le cœur. Par conséquent, lorsque je participe à un congrès d’une telle envergure, où se rassemblent des milliers de points dans le cœur dans lesquels j’ai l’intention de m’inclure, il s’agit de l’action la plus efficace pour ma progression spirituelle. C’est l’action la plus puissante qui puisse se produire dans la réalité, dans tous les mondes.

Extrait de KabTV, « La Kabbale pour débutants » du 27/10/2010

Le centre du plaisir

572.02Question : Existe-t-il des différences fondamentales entre les plaisirs matériels et spirituels ?

Réponse : Il n’existe qu’un seul centre du plaisir. La différence réside uniquement dans son ampleur. Et peu importe la source du plaisir.

Tout entre dans le même centre, dans la même sensation de plaisir, pourvu qu’il s’agisse d’un plaisir ressenti avec l’intention de recevoir.

Si, en revanche, il s’agit d’un plaisir ressenti avec l’intention de donner, alors il est également perçu dans ce centre du plaisir, mais il est vécu en connexion avec le Donneur du plaisir.

C’est ce qu’on appelle la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer).

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La Klipa (la peau) qui précède le fruit » du 04/08/2026

En quoi sommes-nous différents ?

249.03Question : En quoi sommes-nous différents ?

Réponse : Nous différons par les proportions dans lesquelles les quatre éléments, le feu, l’eau, l’air et la terre, sont mélangés en nous. Nous différons par la combinaison de ces quatre éléments, tant sur le plan spirituel que sur le plan physique.

Les utiliser de la manière appropriée à l’intérieur du plus grand désir de recevoir constitue l’atteinte de la correction finale. Mais même une fois ce stade atteint, les quatre éléments de la nature animale subsisteront sous la même forme qu’actuellement.

Cela signifie que les aspects de votre être qui vous rendent le plus irritable, colérique ou paresseux demeureront. Toutefois, dans votre relation avec le Créateur, toutes ces qualités se manifesteront sous leur forme opposée.

Question : Ce que je suis destiné à devenir est-il donc déjà inscrit en moi ?

Réponse : L’image finale de ce que vous devrez être lors de la correction ultime existe déjà en vous.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que faire si l’on est né avec de mauvaises qualités ? » du 16/07/2026

Sortir du cercle fermé

760.4Il n’existe qu’un seul chemin ouvert menant au Créateur. Si vous le souhaitez, vous pouvez avancer vers Lui ; sinon, vous n’y êtes pas obligé. Le rythme de votre progression dépend de vous, mais seulement si vous choisissez l’unique voie, parmi les 360 directions possibles, qui mène droit à Lui.

Mais si vous décidez de suivre l’une des 359 autres directions, des voies qui semblent constituer une alternative, alors vous n’êtes pas libre de votre choix. Dans ce cas, vous serez ballotté d’un côté à l’autre, traversant diverses directions et toutes sortes d’états ; ainsi, en vous égarant, en accomplissant diverses actions et en luttant pour vous en extraire, vous finirez par revenir à ce point de décision.

Si vous ne souhaitez pas faire ce choix, alors continuez à tourner en rond dans ce cercle fermé. L’opportunité d’en sortir vous est offerte : si vous le voulez, vous pouvez en sortir par la direction indiquée ; sinon, telle l’aiguille d’une horloge, vous effectuerez une nouvelle rotation jusqu’à revenir au point de départ.

Plus tard, à des degrés supérieurs, mais pas maintenant, il deviendra évident que le libre arbitre existe réellement et qu’il consiste uniquement à choisir cette direction unique.

Toute la réalité a été créée uniquement en vue de ce point de décision. Sinon, si rien ne dépendait de l’homme, pourquoi serait-il nécessaire de le faire passer par d’innombrables états différents jusqu’à la correction finale ?

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Le Créateur et Israël sont partis en exil » du 20/07/2026