Sous contrôle constant

235Tous les états que nous traversons peuvent et devraient certainement être vécus ; toutefois, nous devons les maintenir sous un contrôle constant et ne pas succomber aux sensations, qu’elles soient négatives ou positives. Nous devons constamment maîtriser nos sentiments grâce à la raison. Ainsi, la raison et les sentiments s’équilibrent mutuellement, de sorte que l’un ne l’emporte pas sur l’autre.

Si l’intellect l’emporte sur les sentiments, on devient un « petit malin » : « Pourquoi devrais-je faire tout cela ? De toute façon, je n’y arriverai pas. Le Créateur est plus grand que moi, alors laissons-Le agir. Et si rien ne se passe, eh bien, tant pis. » Et ainsi de suite dans le même état d’esprit. Mais si ce sont les sentiments qui prévalent, alors la personne qui s’y laisse submerger est incapable de faire appel à sa raison.

Quelle est donc la solution ? Nous devons trouver des forces dans le groupe qui nous aideront à nous libérer de cet état et à atteindre l’équilibre. Il n’y a pas d’autre issue.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘ne rien ajouter ni rien retrancher’ dans le travail ? » du 13/08/2026

Une poupée à mécanisme

417Question : Quel exemple donneriez-vous d’une personne en plein développement ?

Réponse : Une poupée se déplace grâce à un petit moteur, sous lequel se trouve un rhéostat. Lorsque l’on règle ce rhéostat, le développement de la poupée s’amorce. Elle se transforme, mue d’abord par la consommation, puis par le désir de savoir, et enfin par celui de comprendre la cause profonde de la souffrance, une souffrance que ni le développement de la consommation ni l’acquisition de connaissances, ni même les tentatives d’y échapper, n’ont permis de résoudre. Tout cela conduit la poupée à vouloir comprendre l’origine de cette souffrance. Ce processus se déroule conformément au programme intégré à la poupée.

Et elle finit par comprendre que la souffrance a un but : elle la contraint à changer. Le Créateur commence à « perturber » ceux qu’Il souhaite rapprocher de Lui.

Par ce biais, le Créateur montre à l’individu qu’il doit changer lui-même, plutôt que de chercher à modifier son environnement ou son mode de vie pour les adapter à ses propres convenances. Aucune de ces démarches ne permet d’échapper à la souffrance, et rien de véritablement constructif ne peut en résulter. C’est ainsi que le Créateur pousse l’individu à changer.

Comment accélérer le développement

232.09Dans ses articles, le Rabash dit qu’il faut continuellement changer son environnement, son groupe, car c’est le seul facteur capable d’accélérer le développement. Mais l’accélération en soi ne change rien ! Les Reshimot sont déjà en vous ; vous devez traverser tous les états prévus. La question est de savoir à quelle vitesse vous les traversez et quelle est votre attitude à leur égard.

Si vous traversez un certain état et que vous l’abordez de manière positive, c’est-à-dire en réalisant qu’il est lié au développement, alors vous percevez toujours ce qui se passe comme quelque chose de bon et de positif. En revanche, si vous ne voulez pas traverser une épreuve et que vous y êtes contraint par la souffrance, vous vivez alors la situation négativement. Votre ressenti intérieur et personnel évolue en fonction de votre attitude face aux événements.

Prenons l’exemple d’une opération chirurgicale. J’avais du mal à respirer et j’ai attendu deux semaines avant de me faire opérer. Mais si je n’avais pas souffert et qu’on m’avait simplement dit « Vous devez vous allonger et nous allons opérer », quelle aurait été la différence ?

C’était véritablement un miracle. Je me souviens de mon arrivée pour l’opération. Je ne pouvais plus attendre. Je me suis allongé sur la table d’opération, attendant avec impatience l’anesthésie pour me réveiller transformé. C’est exactement ce qui s’est passé ! C’était une sensation fascinante. Quelle joie j’ai ressentie en m’allongeant sur cette table ! Je n’éprouvais aucune peur, seulement le désir que cet état prenne fin.

Cela accélère le temps et, simultanément, permet à la personne d’éprouver du plaisir au lieu de la souffrance.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La Klipa (écorce/enveloppe) qui précède le fruit » du 04/08/2026

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°211

L’éternité peut-elle être ressentie uniquement à la fin du chemin spirituel ?

L’éternité peut être ressentie dès le tout premier degré spirituel, où l’on perçoit déjà une partie de la fin de la correction. Pourquoi ? Parce que ce degré le plus bas, le 125ème degré, correspond à la fin de la correction elle-même, mais réduite 125 fois. En d’autres termes, nous ressentons ce qui existe à la fin de la correction, mais à travers de nombreux écrans. Nous en avons une certaine conscience, dans tous ses détails, bien que de manière imprécise.

Néanmoins, nous sommes à l’intérieur de cette sensation et nous commençons à nous identifier à l’âme plutôt qu’au corps. Notre vie change. Même notre attitude face à la vie et à la mort se transforme radicalement. Lorsque nous commençons à nous identifier à l’âme, nous ressentons quelque chose de l’éternité.

Éviter la Klipa de la ligne droite

255Question : Existe-t-il une sensation de Hissaron (manque) dans le désir de donner sans réserve ?

Réponse : Le désir de donner sans réserve comporte aussi son propre Hissaron : la nécessité de veiller à ce que l’on ne tombe pas dans la Klipa (écorce, peau) de la ligne droite. Après tout, il est dit qu’il doit y avoir une connexion juste entre les deux lignes.

Dans chaque ligne, il existe un risque de tomber sous l’influence de ses qualités, le risque de s’imaginer dans un état de perfection absolue. Chaque ligne peut, à sa manière, procurer à l’individu un sentiment de perfection.

Qu’est-ce qu’une Klipa ? C’est lorsque l’on s’engage dans une seule direction. Le problème ne réside pas simplement dans le fait de s’y trouver, mais dans la conviction, une fois sur place, d’être dans l’état correct.

On a l’impression d’être dans un état de perfection et, ce faisant, on perd toute possibilité d’en sortir.

La Klipa de la ligne droite consiste en des pensées vous assurant que tout va pour le mieux, que tout est merveilleux ; que vous êtes la perfection incarnée, que vous accomplissez de bonnes actions et que ce que vous êtes aujourd’hui vous suffit amplement.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ne pas ajouter ni enlever dans le travail ? » du 13/08/2026

Que devrions-nous demander au Créateur ?

200.01Question : Que devrions-nous demander au Créateur ? Devrions-nous demander à avoir le désir correct ?

Réponse : Nous avons besoin de deux choses. Premièrement, d’éprouver du chagrin face au fait que nous nous trouvons dans des Kelim (récipients) brisés ; autrement dit, que nous ne pensons qu’à nous-mêmes et ne cherchons qu’à nous satisfaire nous-mêmes.

Deuxièmement, nous devons prendre conscience de la grandeur du Créateur, de la grandeur de la qualité du don sans réserve, ce qui devrait nous amener à aspirer à la « Jérusalem reconstruite ». En d’autres termes, il ne suffit pas de regretter d’être dans un mauvais état ; nous devons également aspirer à un bon état.

Ce travail s’effectue en fonction de deux types de Reshimot (enregistrements spirituels) qui doivent exister en nous : le Reshimo de Aviout et le Reshimo de Hitlabchout, un Reshimo provenant du Kli et un Reshimo provenant de la Lumière.

Le Reshimo provenant du Kli montre l’état dans lequel se trouve le Kli par rapport à l’état dans lequel il devrait être. Le Reshimo provenant de la Lumière indique quelle devrait être la nature de mon attitude envers le Créateur, afin de m’amener à réaliser que le Créateur est l’idéal, la perfection.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie « Quiconque pleure sur Jérusalem mérite de voir sa joie » dans le travail ? » du 23/07/2026

Influencé par les désirs de l’environnement

Une personne est constamment influencée par les désirs qui l’entourent, même en l’absence de publicité à la radio ou à la télévision. Nos pensées vagabondent d’un lieu à un autre, d’une chose à une autre.

On peut se rendre quelque part sans même savoir où l’on se trouve et ressentir le caractère de ce lieu grâce au changement d’une certaine tension par rapport à l’endroit où l’on se trouvait auparavant.

En d’autres termes, une personne n’existe pas en tant qu’individu isolé. Au contraire, elle ne possède rien en propre hormis un point qui saisit, et tout ce qu’elle perçoit provient de l’environnement qui l’entoure.

Toutes les pensées, tous les désirs, tout ce qu’une personne a provient de son environnement. Tout dépend de la mesure dans laquelle on s’éloigne de ce qui nuit et l’on se rapproche des influences bénéfiques.

Cela dépend également de l’environnement dans lequel se trouve la personne : combien celui-ci l’éveille à celà.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Quiconque pleure Jérusalem mérite de voir sa joie’ dans le travail ? » du 23/07/2026

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°209

Quand le chemin d’une personne prend-il fin ?

Chaque individu doit commencer sa vie au degré le plus bas et atteindre le degré le plus élevé au cours de cette même existence. Qu’en est-il alors de toutes les réincarnations que nous avons vécues précédemment ? Si, lors de vies antérieures, une personne a atteint un certain degré spirituel mais s’est arrêtée en chemin sans en atteindre le terme, cela l’aidera dans sa vie suivante à parcourir le chemin dans sa totalité. Toutefois, tant que nous ne serons pas passés du degré le plus bas au degré le plus élevé au cours d’une seule et même incarnation, nous devrons continuer à nous réincarner encore et encore.

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°203

276.01Par où commençons-nous ?

Nous commençons par la question : « Quel est le sens de notre vie ? » Et la réponse est : « Goûtez et voyez que le Créateur est bon. » Entre la question et la réponse réside toute la sagesse : comment passer de l’une à l’autre.

La seule action qui existe dans la nature

424.01L’inclusion les uns dans les autres est la seule action que nous accomplissons constamment, que nous le voulions ou non.

Tout dans notre monde repose sur l’inclusion mutuelle : les processus d’absorption et d’assimilation, les processus d’excrétion qui ont lieu dans le corps, les divers types de réactions chimiques, l’attraction ou la répulsion des corps, leur comportement dans un champ magnétique ou électrique, et ainsi de suite. Ce sont là autant d’exemples d’inclusion mutuelle, fondés sur les actions du récipient spirituel (Kli) et de la Lumière (Ohr).

Lorsque nous cherchons un moyen de mesurer la qualité de nos actions, nous devons toujours évaluer le degré de notre inclusion à l’intérieur des autres ; en d’autres termes, dans quelle mesure je peux m’inclure dans le plus grand nombre d’âmes possible, non pas dans des enfants, ni dans des adultes, ni dans les actions de la nature minérale, végétale, animale ou humaine, mais dans des âmes.

Les âmes sont des points dans le cœur. Par conséquent, lorsque je participe à un congrès d’une telle envergure, où se rassemblent des milliers de points dans le cœur dans lesquels j’ai l’intention de m’inclure, il s’agit de l’action la plus efficace pour ma progression spirituelle. C’est l’action la plus puissante qui puisse se produire dans la réalité, dans tous les mondes.

Extrait de KabTV, « La Kabbale pour débutants » du 27/10/2010