Category Archives: Livres

Des astuces qui aident à atteindre le but

243.04Question : Quelles sont les différentes astuces qui aident une personne à atteindre le but de la Création ?

Réponse : Supposons que je regarde quelque chose et qu’un désir intense pour cette chose m’envahisse. Pour modifier mon désir, je commence à écouter de la musique. La musique éveille en moi un désir différent, peut-être plus subtil ou plus élevé, mais qui n’est pas encore véritablement orienté vers le but.

Ensuite, j’ouvre un livre. Parmi les ouvrages de Kabbale que j’étudie habituellement, je choisis celui qui est susceptible de m’influencer à cet instant précis en éveillant un désir plus élevé, plus conscient et délibérément orienté. Ainsi, en utilisant les moyens extérieurs qui m’entourent, je provoque un changement dans mon désir. Toutefois, par moi-même, je suis incapable de changer le désir de recevoir.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Ce que signifie que ‘Loi et droit’ est le nom du Créateur dans le travail » du 14/07/2026

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

Seul avec ses pensées

720Commentaire : Supposons qu’une personne moderne se retrouve sans ordinateur et sans tout ce à quoi elle est habituée ; elle aurait peur, mais en même temps, elle réaliserait à quel point elle en est dépendante.

Ma Réponse : Non, ce n’est pas encore l’existence la plus terrifiante. On a parlé un jour de mon envie d’aller dans les montagnes dorées de l’Altaï. Et un ordinateur ? Peut-être avec un ordinateur, si je veux m’y installer et écrire un livre. Franchement, que faut-il de plus ? Un petit bateau, une canne à pêche, des bottes en caoutchouc et un seau pour aller cueillir des champignons. Pendant un mois ? Merveilleux !

Vous n’imaginez même pas ! Seul avec soi-même, sans personne d’autre. Rien. Quel bonheur ! Vous êtes seul avec vos pensées, il n’y a personne autour de vous, rien ne vous affecte, et vous pouvez consacrer vos pensées à ce que vous avez de plus précieux, de plus beau et de plus pur, déconnecté de tout le monde environnant. C’est formidable !

J’ai vu mon professeur comme cela lorsqu’il se déconnectait. Il se rendait à Tibériade spécialement pour être seul. Et lorsque je suis allé le voir, j’ai vu un homme qui me regardait sans comprendre qui était venu, pourquoi on était venu, ou qu’est-ce qu’on attendait de lui.

En d’autres termes, il ne pouvait pas ressentir dans quel monde il était revenu. Il vous regardait comme s’il était déconnecté, et lentement, très lentement, il revenait à lui-même.

Question : Mais un kabbaliste ne peut-il tout de même pas exister complètement seul ?

Réponse : Parfois, c’est nécessaire.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Expérience scandaleuse » du 06/08/2010

La tradition des kabbalistes

137Question : Le fait pour un kabbaliste de mettre sur papier ses impressions venant d’un cours est-il une tradition ou était-ce une chose que seul le Rabash pratiquait ?

Réponse : En règle générale, c’est une tradition. Tout dépend de l’approche de chacun.

Certains enseignants ne peuvent rien écrire. Au contraire, ils vivent de ce qu’ils disent et transmettent dans l’atmosphère. Et d’autres font l’inverse. C’est très difficile à dire.

Question : De nombreux kabbalistes possèdent-ils donc une sorte de Shamati, des traces écrites de ce qu’ils ont entendu en cours ?

Réponse : Oui, les articles du livre Shamati sont d’un genre particulier. Je crois que nous rapprochons l’humanité d’un état où elle pourra apprécier la profondeur de ce livre.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Préparation à l’ouverture du cœur au Congrès » du 18/02/2025

Pourquoi ne pas essayer ?

209Question : Quelle est la signification de la lecture des sources kabbalistiques ? Une personne ouvre simplement un livre, le lit, et ce faisant elle influence déjà la nature, par exemple un volcan ?

Réponse : Oui, bien sûr, en faisant cela, elle influence déjà le volcan.

Question : Il y a huit milliards de personnes dans le monde, et comment pouvez-vous leur prouver qu’un livre peut influencer toute l’humanité ?

Réponse : Tout d’abord, il n’y a de toute façon pas d’issue, et une personne acceptera la méthode de la Kabbale qu’elle le veuille ou non. La souffrance vous fera croire en n’importe quoi.

Deuxièmement, pourquoi ne pas essayer ? Après tout, il y a de la logique dans la sagesse de la Kabbale ; elle contient une vérité si dure, si inébranlable et si écrasante qu’une personne voit qu’il en est vraiment ainsi.

Elle fonctionne de manière très directe et se base sur des données concrètes, des paramètres, des combinaisons de deux forces que l’homme voit autour de lui, et qui lui expliquent soudainement tout ce qui lui arrive de manière si simple et si concrète. En conséquence, l’homme est convaincu de sa vérité même à partir de sa logique terrestre, sans compter qu’il s’agit d’une science que le monde entier respecte et apprécie bien qu’il en ait peur. Comme le dit le dicton : « Si quelqu’un a peur, alors il respecte. »

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Parvenez à l’harmonie » du 19/04/2010

Comment sortir des propriétés égoïstes ?

527.03Question : Je vois clairement que j’ai des propriétés les plus horribles. Mais le Créateur m’a donné une bouée de sauvetage : Il m’a donné un professeur, des amis et les livres. Comment puis-je atteindre la ligne médiane à partir de l’état dont je veux sortir ?

Réponse : Le Créateur vous a donné un cœur et il devrait vous aider à ressentir où vous existez : soit à l’intérieur de la maison avec l’hôte (avec le Créateur), soit à l’extérieur de la maison sans l’hôte (sans le Créateur), soit comme un cheval qui reçoit ce qu’il est censé recevoir mais pas plus que cela. Ici, tout dépend de l’endroit d’où vous ressentez. Le Créateur veut que nous nous voyions à côté de Lui, ensemble avec Lui, dans Sa maison.

Commentaire : Mais je veux fuir cet état terrible dans lequel je me trouve.

Ma Réponse : Franchement, je ne vois rien de mal en vous dont vous pourriez vous plaindre au Créateur. Vous avez reçu tout ce que le Créateur donne à une personne dans notre monde, une personne spéciale, et vous devez l’accepter, être reconnaissant et essayer de montrer au Créateur comment vous vous reliez à Lui.

Question : Je veux trouver le bon chemin pour pouvoir faire plaisir au Créateur. Il y a un besoin d’annulation, je m’annule moi-même ; je dois prier, je prie. Que puis-je faire d’autre pour Lui donner satisfaction ?

Réponse : Rien de plus. Adhérez au Créateur et c’est tout.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « Un cheval sur lequel monter » du 24/09/2024

Apprendre à pardonner

934Question : Est-il exact de dire que dans un conflit entre deux amis, ils devraient essayer de se voir l’un l’autre à travers les yeux du Créateur ?

Réponse : Cela ne sert à rien d’essayer. Vous serez simplement désorienté. Mais si vous regardez votre ami comme une mère aimante regarde son enfant, c’est bien.

Vous devez apprendre à pardonner. Le plus important pour la dizaine est de pardonner et de commencer immédiatement par des relations renouvelées.

Question : Comment puis-je exprimer cela correctement pour que mon ami comprenne que je m’approche de lui avec un cœur ouvert et non avec d’autres intentions ?

Réponse : Si vous étudiez le même matériel et écoutez les mêmes professeurs, vous vous ressemblerez naturellement et commencerez à percevoir le matériel de la même manière. Il ne peut y avoir autre chose ici.

Par conséquent, continuez activement de construire des relations au sein de la dizaine qui vous lieront ensemble dans un lien fort.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Rabash, « L’amour des amis – 1 » du 05/04/2024

Rapprochez nos cœurs de ce que nous lisons

525Question : Au fil des années de travail sur la spiritualité, nous avons accumulé des piles de cahiers dans lesquels nous notons les leçons et laissons des notes dans les marges. Lorsque vous prenez des notes, vous ressentez un goût particulier et en même temps un effort. Quel est l’intérêt de prendre des notes pendant les cours ?

Réponse : Autrefois, nous n’étions pas autorisés à prendre des notes ; nous devions nous souvenir de tout. Et cela était bienvenu. Aujourd’hui, tout est enregistré, il n’y a pas de fin à cela.

Au début, je prenais aussi des notes. J’ai beaucoup écrit, mais j’ai fini par arrêter.

Tout d’abord, il est préférable de faire attention au cœur. C’est pourquoi il est dit de « l’écrire sur ton cœur », c’est très important.

Même si plus tard votre cœur change et que ce dont vous vouliez vous souvenir disparaît, le fait que vous ayez rapproché votre cœur de ce que vous avez lu, entendu, et que vous vouliez que cela reste en vous, même si vous ne pouvez pas toujours l’utiliser, cela demeure. Mais lorsque vous en aurez besoin, vous vous souviendrez de tout.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Relire un livre » du 29/03/2024

Lisez comme si c’était la première fois

526Question : Que signifie relire un livre  à chaque fois ?

Réponse : C’est comme si vous ne vous souveniez plus du tout de ce que vous avez lu et que vous lisiez le livre comme si c’était la première fois.

Question : Si nous devons à chaque fois percevoir un texte comme si nous le voyions pour la première fois, alors qu’en est-il du fait que certains passages de la Torah ou du Livre du Zohar surgissent dans votre mémoire et résonnent littéralement en vous ?

Réponse : Cela n’a pas d’importance, ne luttez pas contre cela. Tout s’arrangera tout seul et trouvera sa place.

Question : Il y a des gens qui citent des sources sans utiliser leurs propres mots ou qui restent silencieux. Est-ce bien?

Réponse : D’une part, c’est bien s’ils connaissent vraiment les sources originales et peuvent les lire de mémoire. Mais à côté de cela, vous devez être libre comme si vous voyagiez à travers toutes les sources originales et étiez connecté à elles de nombreuses manières.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Regarder à nouveau dans le livre » du 29/03/2024

La force cachée des livres

209Les livres kabbalistiques se composent de deux parties. La première partie vous oriente vers l’intention : ce que vous devez faire lorsque vous lisez des textes.

La seconde partie est constituée des textes eux-mêmes lorsque, en les lisant, vous invitez sur vous la Lumière Supérieure (Ohr Elyon), la force cachée qui existe dans le monde et que l’on appelle le Créateur. Ainsi, cette force de la nature vous élève et vous développe.

Dans notre monde, lorsqu’un petit enfant joue avec des jouets, cette force le développe parce qu’il veut instinctivement être grand. Dans le monde spirituel, je dois moi-même vouloir créer un tel désir en moi et jouer.

Avec quoi est-ce que je joue ? Avec des textes. Je lis au sujet de mon futur état supérieur, et alors la même force qui développe un enfant dans notre monde me développera. On l’appelle « la Lumière cachée » ou « la Lumière qui ramène à la source », « la Lumière qui ramène vers le bien ».

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La force cachée des livres » du 14/07/2011