Se souvenir de ce qui a été oublié depuis longtemps


La perception de la réalité que la Kabbale nous explique semble très étrange et extraordinaire. Cependant, un nouveau né trouve aussi que le monde qu’il voit tout autour est très extraordinaire. Il n’est pas habitué à ce qui ce passe et commence à étudier ce monde dès le début. Nous sommes pareil pour ce qui concerne le monde spirituel.

De plus, nous avons des Reshimot (gènes d’informations), des définitions intérieures du monde spirituel, et c’est pourquoi, c’est comme si nous retournions à un endroit où nous nous trouvions par le passé, d’où nous venons.

Lorsque nous venons au monde, nous pénétrons un monde différent car le monde se développe, il connait des progrès technologiques et nos vies changent. Cependant lorsque nous entrons dans le monde spirituel, nous nous retrouvons dans un monde dans lequel nous vivions par le passé, et donc, nous en avons des souvenirs, informations, sensations et impressions. Nous devons tout simplement les réveiller.

Par les histoires et explications, le Zohar nous attire, conduit dans les sensations du monde spirituel. Même si nous ne nous y trouvons pas actuellement, en lisant le Zohar, nous commençons à réveiller nos souvenirs intérieurs relatifs au chemin que nous avons emprunté de haut en bas, où nous avons traversé toutes les étapes.

A présent nous y retournons à partir de notre monde. Nous commençons notre remontée vers notre point d’origine.

Changez votre intnetion et vous changerez votre réalité


Je suis un petit monde, et je perçois tout en moi. Comme le Baal HaSoulam explique dans la « Préface au livre du Zohar », il y a une caméra en moi qui projète l’image de ce monde sur un écran à l’arrière de ma tête. Ainsi, le monde m’est présenté par le système de coordonnées suivantes: « Monde, année, âme ». C’est pourquoi, pour voir la véritable image su monde, je dois arranger correctement mes désirs, via lesquels je perçois le monde.

En corrigeant chacun de mes désirs de la réception en don, je commence progressivement à convertir les images de ce monde, actuellement perçues dans la lumière de réception, en une image du monde dans la lumière du don. Alors pas, à pas, je serai plus près de la véritable image de la réalité – une qui est en dehors de moi et indépendante de mes récipients corrompus de réception (Kelim), je verrai réellement sa vraie forme, en dehors de moi, agencée différemment, je « verrai » le monde spirituel.

Tout ce que je dois faire pour y parvenir est de changer la méthode d’utilisation de mes désirs de réception en don. Donc, je dois tout d’abord et avant tout imaginer que le monde entier, que je ressens actuellement et qui semble être vivant, est en fait mes désirs, c’est dans ces désirs que je vis, et il sont tous destinées à être consommés (réception).

Lorsque je commence progressivement à les convertir de la réception en don, pour les faire sortir, l’image du monde changera. Il m’est très difficile de comprendre cela parce que j’ai l’habitude de percevoir le monde comme il se présente à moi. Cependant, l’image entière du monde est créée par les forces descendants d’En haut, comme l’image sur un écran d’ordinateur. Je peux changer mes désirs et alors je percevrai une réalité différente.

Nous vivons à une époque particulière, où toutes les forces, toutes les conditions et tous les états que nous avons traversé, nous aident à nous débarrasser de notre perception actuelle du monde, une perception d’une réalité matérielle, et développer le désir d’acquérir une percetion différente de la réalité – celle du monde spirituelle.

Il n’y a pas de monde – Il n’y a que moi


Je suis composé de désirs comprenant tous les niveaux de développement: L’inanimé, le végétal, l’animal et humain. Le niveau humain en moi contient les désirs de tous les genres de personnes que je vois dans notre monde. C’est pourquoi, en réalité, le monde entier est en moi. Tous les voleurs, menteurs, gentils et justes, sages et stupides sont en moi. En fait, ils sont tous moi.

Il me semble qu’un très grand monde existe, mais en fait, il est juste imaginé par mes désirs intérieurs et attributs. Ils sont décrits en moi sous la forme d’images inanimée, végétale, animale ou humaine de mes quatre niveaux de désir.

En fonction de comment je regarde le monde, je peux comprendre dans quelle mesure je suis corrompu ou corrigé, bon ou mauvais. Autrement dit, je peux comprendre quels désirs j’ai besoin de corriger.

Si je corrige mon attitude à l’égard du monde, je me corrige. Lorsque je regarde le monde autour de moi, je suis mieux à même de dire ce qui est mauvais et égoïste en moi, et comment parvenir au bien et au don sans réserve par rapport à ce qu’il me semble extérieur à moi. En me corrigeant, je vois que le monde entier devient meilleur.

En fait, il n’y a pas de monde. Il me semble que tout ceci existe, mais je ne fais que regarder comme on regarde un film sur un écran.

Devenez un sage en une journée en assitant à un congrès de Kabbale


Une question reçue: Vous dites que je dois m’accrocher à l’épaule de mon ami pour avoir de l’aide, mais comment puis-je le faire si j’étudie via internet et ne peux pas me connecter physiquement avec une personne?

Ma réponse: Vous pouvez assister à un de nos congrès; cela vous mettra en contact avec d’autres amis et ceci au moins une fois par an. En fait il existe des exemples du passé. Il y a quelques milliers d’années une personne vivait dans le désert du Néguev et voulait aller à Jérusalem pour étudier la Torah une fois par an pour un jour. Elle ne pouvait pas rester plus longtemps parce que les travaux de la terre n’attendent pas. Lorsqu’il y avait une pause entre les saisons, il venait à Jérusalem à dos d’âne, pour étudier un jour, et le soir il repartait en direction de chez lui.

Il s’appelait Bar Bi Yoma – un étudiant d’un jour, ou plus précisément, un maitre pour un jour, parce qu’en une seule journée, son désir lui procurait une connexion si forte avec l’étude, les amis et la source, et la spiritualité, qu’il est devenu un grand sage.

C’est pourquoi si vous asistez à un congrès près de chez vous, une fois par an, c’est comme si vous étudiez et étiez avec les autres pour toute une année.

Corrigez-vous et vous verrez la vérité


Une question reçue: Que dois-je faire dans les faits lors du processus de correction?

Ma réponse: Nous devons réaliser que notre état actuel est un résultat de la brisure de l’attribut du don en nous et de l’exil de la sensation de l’espace spirituel (le Créateur). Cela s’est produit à cause de la perte de l’attribut du don. Du fait de la brisure et de l’exil, nous nous haïssons les uns les autres, alors que nous dépendons les uns des autres. En raison de cette interdépendance, je ne peux pas demander ma propre correction, mais celle de chacun. Je désire corriger la relation entre tous les gens.

Nous devons comprendre l’essence de notre inclusion mutuelle. Personne n’est un individu indépendant, mais pour voir cette vérité, nous devons corriger nos sensations. Nous devons demander ceci à la Lumière Supérieure, elle seule peut nous aider à acquérir la vision et voir la véritable image.

Parce que nous avons des tonnes de problèmes, l’humanité de nos jours doit découvrir qu’il y a un récipient brisé, et qu’il doit être rassemblé. Cela implique découvrir les composantes de cet état: La montagne de haine (Mont Sinaï) d’une part et d’autre part, l’importance du but (une connexion au Créateur).

L’égoïsme est notre plus grand ennemi


En lisant le Livre du Zohar, nous devons nous souvenir qu' »il n’y a rien hormis Lui » et qu’Il est bon et fait le bien. C’est la seule façon dont nous devrions aborder nos vies et tout ce qui se produit dans le monde. Nous devons comprendre qu’il n’y a qu’une force qui est derrière tout.

Le diable ou mauvais esprit qui essayent de nous piéger, nous attirer en enfer ou nous faire brûler dans un feu éternel n’existent pas. Quand le Zohar décrit des créatures malfaisantes, c’est pour montrer ce que ressent une personne lorsqu’elle découvre les forces égoïstes en elle. Elle se sent comme rôtir en enfer et souhaite échapper au contrôle de cette horrible force noire qui la possède. Elle voit qu’elle l’empêche d’avancer vers le Créateur, mais ne peut pas lutter contre et est forcée de la suivre.

L’ange de la mort vient à une personne et lui tend une épée dont la lame est recouverte d’un poison mortel, et la personne obéit et ouvre la bouche et avale le poison. Le Zohar explique que l’ange de la mort est notre désir égoïste dans sa forme finale, la plus cruelle. Tous ces attributs sont en nous et ils nous tuent. Il n’y a pas pire que cet état, même si nous n’en sommes pas conscients.

La spiritualité s’atteint par des efforts


Tout en lisant le livre du Zohar, nous devons immédiatement traduire tous les mots et noms en deux notions (qualités, forces, catégories) qui comprennent tout; ces deux notions sont la Lumière et le désir. Chaque personne doit se dire:  tous ces mots sont différents désirs et qualités en moi. Je dois les reconnaitre en moi et m’en servir à titre d’exemple, parce qu’à travers eux, le Créateur me montre la structure de mon âme, mon monde, ma structure intérieure et tout de qu’Il a créé dans l’existence. C’est ainsi qu’Il me révèle mon état éternel.

Nous devons essayer de voir ainsi ce que le Zohar nous raconte. Nous ne devons pas désespérer car tout s’atteint par des efforts. Dès que chacun d’entre nous a atteint la somme d’effort requis, il découvrira le Monde Supérieur.

Peu importe notre état de confusion lors des cours, combien nous sommes  » endormis », incapable de ressentir quoi que ce soit dans notre coeur et notre tête (sensation et compréhension), aucun de ces efforts ne dépendent de nous. Nous devons remercier le Créateur de nous avoir donné l’opportunité d’être en face de ce livre.

Les kabbalistes appèlent le Livre du Zohar, « le Livre », mettant en avant qu’il n’y a pas d’autre livre à part lui. En effet, le livre fait référence à la structure, le système ou méthode que le Créateur révèle à la création.

Cela ne dépend pas de la préparation d’une personne pour lire ce livre, tout dépend de son âme. Néanmoins, elle est à présent dans la meilleure situation possible, assise en face du livre et écoute le cours sur le Zohar. Cela signifie qu’elle est capable de le découvrir.

La Kabbale est la science de l’âme


Dans la Kabbale, nous étudions l’âme – le sens qui découvre le Créateur. En fait, le Créateur n’a que créé ce sens particulier, cet endroit et rien d’autre.

Pour le moment, nous percevons également nos vie avec le même sens, mais sous une forme cachée. C’est pourquoi nous nous référons à notre vie actuelle comme nos corps, cette vie, et ce monde. Cependant, en vrai, le Créateur n’a créé qu’un désir. Et tout le Livre du Zohar décrit comment nous pouvons travailler avec ce désir pour reconnaitre l’endroit où nous disposons du libre choix, où nous pouvons travailler et faire des efforts pour découvrir ce sens ou ce désir, et alors percevoir la vraie vie en lui. Ceci ne se produira pas sans notre participation.

Le zohar vous souhaite la bienvenue dans le monde des désirs


En lisant le Zohar, vous devez essayer de toutes vos forces de vous tenir éloignés de toutes les images corporelles qui émergeraient dans votre imagination. Vous devez lutter contre la tentation de matérialiser les concepts, et penser à la seule chose créée – le désir, à l’intérieur duquel il n’y a que deux forces actives: la réception et le don sans réserve, qui viennent sous une multitude de styles.

Ce désir général est séparé en de nombreux désirs individuels car il est influencé par la lumière, et cette influence engendre l’émergence de différentes qualités: en vue du don ou de la réception à des degrés qui varient. Les différents désirs établissent différentes connexions entre elles, telles que l’opposition, l’adhésion ou le conflit les uns avec les autres. Nous devons toujours penser à notre seul désir – la seule matière de la création, la seule chose créée par le Créateur. La lumière influence le désir et en fonction de l’épaisseur (Aviout) du désir, il saisit l’influence de la lumière de différentes manières et s’ajuste à elle.

Le Zohar nous dit précisément quelle est l’influence de la lumière sur le désir, bien que souvent il ne mentionne pas la lumière comme étant la cause originale et ne parle que de ce qui se produit dans le désir. C’est la même chose dans notre monde, nous voyons des actions ou conséquences de l’influence de la lumière, et nous considérons tout comme « tout ce qui a lieu », sans se référer à la cause originale des actions.

De nombreuses actions se produisent sous l’influence de la lumière dans le désir. Cependant, il y a une petite parcelle d’actions qui proviennent du désir lui même, c’est le libre choix. Nous sommes capables de discerner ce libre choix au sein de toute une série d’actions, et si nous nous dirigeons correctement, il sera appelé « être humain ».

C’est pourquoi, nous ne parlons que des gradations des qualités dans le désir. Il n’y a pas d’images imaginées.

Qui dissimule le Livre du Zohar?


Durant la période où le Livre du Zohar fut dissimulé aux gens – depuis sa rédaction au 2ème siècle jusqu’à sa découverte au 11ème siècle – personne ne disait « dissimulé » parce personne ne savait de quoi il retournait. Aujourd’hui, cependant, chaque personne dans le monde peut facilement acheter le Livre du Zohar et le lire, alors pourquoi est-il appelé secret ou dissimulé?

Le Livre du Zohar contient tout. Il dispose de la faculté de nous révéler ce monde et le Monde supérieur dans leur totalité, parce qu’il a été écrit du sommet de tous les 125 degrés, depuis la perception de tout l’univers, et il raconte tout notre chemin. Le seul problème est que ce livre reste fermé parce qu’une personne le lisant est fermée sur elle-même et n’est pas capable de se concentrer, s’orienter correctement pour voir ce qui se passe dans le livre. De lui-même le lecteur ne peut pas aborder le texte comme il le fait avec un autre livre. Il est embarassé par le texte du Zohar, pensant qu’il décrit des images de notre monde, l’histoire, la géographie, psychologie ou anatomie. Il connecte à tort les concepts, objets et actions en utilisant sa compréhension du monde.

Pensez à un appareil électrique avec beaucoup de fils et détails et que vous les relier tous incorrectement. Cet appareil électrique sera t-il en mesure de fonctionner? Evidemment non! Il en est de même avec le Zohar. Tout est sous nos yeux, mais le problème est que nous ne pouvons pas le découvrir car nous ne nous impliquons pas correctement dans ce système. Nous n’avons tout simplement pas la bonne approche du Livre du Zohar.

Avant et lors de la lecture, une personne doit constamment apprendre à s’ajuster à un nouveau focus, compréhension, vision. De plus, elle avance progressivement, sans se hâter. Le processus de réglage est nécessaire car en ouvrant simplement le livre du Zohar  et en le lisant, elle sera déroutée et plus tard il sera très diffcile de corriger l’erreur et de recommencer depuis le début.

C’est pourquoi la plus grande difficulté repose dans l’apprentissage pour savoir comment approcher correctement le Livre du Zohar . De ce fait, le Livre du Zohar est accompagné de matériel qui parle de comment régler nos instruments de perception – l’âme.