Category Archives: Zohar

Voilà pourquoi vous serez appelé un être humain

563Il est dit : « J’ai créé le mauvais penchant, et J’ai créé la Torah comme un épice, car la Lumière en elle ramène vers le bien. »

Du point de vue de la création, je prends mon égoïsme, mon mal, et de l’autre côté, du Créateur, je prends la force du don sans réserve, la Lumière, et à partir de ces deux composantes je bâtis ma nouvelle structure, appelée « humain » (Adam), c’est-à-dire «ressembler » (Domé) au Créateur.

Mon égoïsme réside en moi, mais extérieurement il ressemble au don sans réserve, c’est-à-dire qu’intérieurement il est réception et extérieurement il est don sans réserve. Par conséquent, cette action est appelée « réception en vue de donner sans réserve », et un tel travail est connu comme un travail sur trois lignes : la droite, la gauche et la médiane.

Les lignes de droite et de gauche descendent d’en haut, du Créateur, tandis que la ligne médiane s’élève d’en bas, de l’être humain.

Concernant la ligne de gauche, il est dit « J’ai créé le mauvais penchant », à propos de celle de droite, « et J’ai créé la Torah comme un épice », et à propos de celle du milieu, « car la Lumière en elle ramène vers le bien », et vous devenez aussi bons que moi.

Je suis bon et je fais le bien, et vous aussi ; c’est pourquoi vous serez appelé « humain », celui qui ressemble au Créateur !

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rashbi, Zohar pour tous – « Lech Lecha » du 30/07/2010

Rendre le secret évident

281.02Commentaire : Dans les leçons du Zohar, vous expliquez des choses très subtiles, cachées, voire pourrait-on dire secrètes.

Ma Réponse : Elles sont secrètes et dissimulées à nos sens car nous sommes trop grossiers et incapables de les discerner. C’est tout !

Cela ne signifie pas qu’elles constituent un mystère. Elles me semblent secrètes car elles me sont cachées, imperceptibles.

Je dois aiguiser ma perception, la rendre plus précise et capable de différencier des nuances plus subtiles de propriétés. Alors, je commencerai soudain à percevoir une représentation complètement différente et véritable de la réalité, dans une résolution supérieure.

Pour que cela se produise, nous devons introduire la propriété du don sans réserve dans notre perception. En la percevant, nous percevrons le monde supérieur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Le Livre du Zohar, « VaYechi » du 07/09/2010

Mon attitude envers mes amis

272Nous ne pouvons pas mesurer directement notre attitude les uns envers les autres. Nous pouvons mesurer à quel point nous nous aimons ou détestons uniquement par rapport à un certain objet extérieur.

Imaginez que vous aimiez quelque chose et que je le déteste, ou que vous l’aimiez plus que moi : cet amour, lui aussi, est relatif. Et c’est seulement de cette manière qu’il peut être mesuré.

C’est le fondement de la technique permettant une mesure intérieure et spirituelle précise de la connexion entre les gens, car c’est par cette connexion qu’ils se connectent également au Créateur. Cette mesure doit être très personnelle car nous avons tous des désirs complètement différents. Nous devons examiner dans quelle mesure nous sommes capables de discerner cette connexion. Mais il ne fait aucun doute que si j’aime ce que vous détestez, alors nous ne pouvons pas nous unir.

C’est ainsi que nous pouvons tester notre attitude les uns envers les autres. Il existe des milliards de concepts différents dans le monde, et si nous voulons nous aimer les uns les autres, alors notre attitude doit être alignée à l’égard de chacun d’eux. C’est ce qu’on appelle l’adhésion.

Comment pourrais-je vous examiner autrement, et vous m’examiner moi ? Cela n’est possible qu’en nous référant à un point de repère extérieur à nous deux. En nous comparant à ce point de repère, nous déterminons si nous sommes en adéquation ou non. Ce point de repère qui vérifie notre attitude envers le Créateur, c’est le groupe car c’est l’endroit où nous sommes ensemble avec Lui.

Si je me rapporte correctement au groupe, je découvre que le Créateur est déjà là depuis le commencement, en union avec les amis. Comme il est dit : « Le Créateur réside au milieu de Son peuple. » Il est déjà dans le groupe. Le seul problème, c’est que je n’y suis pas. Par conséquent, tout mon travail consiste à m’attacher aux neuf amis et à les compléter pour former une dizaine complète.

Dans la mesure où je m’attache au groupe, je fusionne avec le Créateur. Il n’y a pas d’autre cadre de référence. Le groupe est le point de repère, la norme, le diapason par lequel je m’accorde. Rien n’est requis des amis, pas même leur agrément.

Si je me joins à eux sans condition et que je m’annule en toute chose, je découvrirai qu’ils m’acceptent de tout leur cœur et de toute leur âme, et que le Créateur demeure parmi eux. Le groupe est alors dans un état de correction finale (Gmar Tikoun).

Extrait de la 3ème partie de la Leçon quotidienne de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, « Discours pour l’achèvement du Zohar » du 27/08/2018

Le chemin vers l’harmonie supérieure

755.1Le Créateur n’a créé qu’un seul état appelé le Monde de l’Infini (Olam Ein Sof). Tout changement se produit uniquement à l’intérieur de nous. Nous existons dans ce même Monde de l’Infini, pourtant, au lieu de percevoir l’infini, nous ne percevons que nous-mêmes.

Autrefois, dans ma perception, j’étais uni à toutes les autres âmes et je ressentais le Monde de l’Infini : l’immensité, l’éternité et la perfection. Puis mon état, ma perception, a changé ; j’ai commencé à ressentir que j’existais dans un monde sombre et corrompu, plein de souffrances, de problèmes, de chaos, de pressions et de limitations.

Les choses n’ont cessé d’empirer jusqu’à ce que j’atteigne l’état le plus bas où je me sentais exister parmi d’autres comme moi, dans notre monde, dans la réalité environnante.

Tout cela s’est produit uniquement en moi, dans ma perception subjective de la réalité. Rien n’a changé à l’extérieur. C’est comme si j’enlevais mes lunettes et ne voyais personne autour de moi, ou comme si je les remettais et commençais à percevoir un monde complètement différent.

Ainsi, nos qualités intérieures ont changé à partir du niveau du Monde de l’Infini à tel point qu’à la place, nous percevons maintenant ce monde qui ne ressemble en rien au Monde de l’Infini. Pourtant, nous pouvons retourner à cet état même, appelé le Monde de l’Infini, où tout existe dans une harmonie supérieure, dans l’éternité et la perfection, où règnent la Lumière, le bien et la bienveillance.

De quoi avons-nous besoin pour cela ? Nous devons atteindre la perception de cet état en l’éveillant en nous. Le Monde de l’Infini est dissimulé en nous derrière de multiples couches de dissimulation. Progressivement, en passant d’une dissimulation plus profonde à une moins profonde, nous révélons le Monde de l’Infini.

Les étapes par lesquelles je retourne à la perception de l’infini sont appelées « mondes », « dissimulations » (« monde », « Olam » vient du mot « dissimulation », Ha’alama). Pas à pas, cette dissimulation se dissipe et je m’élève au-dessus.

Cela signifie gravir l’échelle des degrés, escalader les échelons des mondes, s’élever au-dessus de la dissimulation et ressentir de plus en plus la réalité.

Comment y parvenir ? En éveillant en nous l’état appelé le Monde de l’Infini. Ensemble, nous lisons Le Livre du Zohar qui décrit la connexion à l’intérieur de ce monde, et ce désir même éveille cet état en nous.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Livre du Zohar » du 02/07/2010

Du monde des ombres au monde de la Lumière

281.02Notre monde entier est fait d’images de réception car dans notre désir d’avoir du plaisir, dans notre matière obscure, il n’y a rien. Lorsqu’une faible Lumière l’éclaire et que ce désir est légèrement marqué par cette Lumière, divers fluides, ondes et courants changeants naissent de ce désir.

Ceux-ci construisent à l’intérieur de nous, dans nos sentiments et notre esprit, la sensation de ce monde. Après tout, notre monde n’est pas la vraie réalité, mais ce que nous imaginons dans nos sensations et notre esprit, à partir de la Lumière qui illumine faiblement le désir intérieur, sous une forme si infime, si faible, si irréelle, car il n’y a aucun lien entre le désir et la Lumière.

Lorsque nous nous unissons et qu’un désir se forme qui possède le pouvoir d’unité venant de toutes ses parties, alors la Lumière se manifeste dans le désir, en s’unissant au-delà de la séparation qui existe entre ses parties. Ainsi, la Lumière se révèle en lui, et c’est alors que dans le désir, dans le cœur et l’esprit, les véritables formes de la Lumière, du don sans réserve, se révèlent.

Alors que dans notre monde, de fausses formes de don sans réserve se déploient dans nos désirs et nos pensées, telles des ombres qui peignent des images sur un mur. Par conséquent, nous devons nous efforcer d’atteindre une image véritable de la réalité.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Le Zohar » du 07/11/2011

Il n’y a pas de kilomètres dans la spiritualité

703.04Question : Comment tout est-il mesuré dans la Kabbale ?

Réponse : Dans la Kabbale, nous étudions qu’il n’y a pas de mesures absolues et exactes ; tout est évalué selon la perception humaine. Par conséquent, à propos de celui qui atteint la réalité, on dit toujours, comme le dit la Kabbale : « Il n’y a pas de Créateur sans création. »

C’est pourquoi, il faut comprendre que tout ce qui est écrit dans le Livre du Zohar par ses auteurs au sujet du Créateur, dans les Psaumes du roi David et dans d’autres sources, est écrit par une personne qui comprend selon ses qualités et son niveau d’atteinte.

En accord avec cela, la personne elle-même est évaluée, ainsi que sa position sur l’échelle (soulam) des degrés. Selon où elle se situe, c’est ainsi qu’elle perçoit le Créateur. Il lui semble que le Créateur change car elle évalue toute chose selon ses désirs et ses qualités.

Il n’y a pas de changement chez le Créateur qui est bon et fait le bien et qui se trouve dans une paix absolue. Mais à chaque instant, une personne éveille ses Reshimot (gènes spirituels), et c’est en fonction de cela qu’elle décide si le Créateur est grand ou petit, bon ou mauvais.

Par conséquent, nous ne pouvons comprendre les textes kabbalistiques qu’en nous élevant au niveau de leurs auteurs.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le 30/08/2009

Avant le Ari, les portes de la sagesse nous étaient fermées

219.03Le Ari est une grande âme qui est descendue dans notre monde afin de nous ouvrir les portes de la sagesse. Ainsi, comme l’a écrit le Baal HaSoulam, depuis le Ari tout dépend de l’homme qui doit se corriger et ainsi être capable de découvrir le Créateur, de s’unir à Lui et d’atteindre le but de la création.

Avant le Ari, c’était tout simplement inaccessible au commun des mortels, car les âmes n’étaient pas encore prêtes et devaient traverser un certain chemin de développement et se mélanger les unes aux autres.

Le Ari symbolise l’ère du Messie (Machiakh) ; c’est pourquoi il est appelé Machiakh ben Yossef (le Messie fils de Joseph). À partir de cette époque, la sagesse de la Kabbale a commencé à prendre la forme d’une méthode de correction. Auparavant, elle était réservée à des individus sélectionnés, sous une forme particulière.

Nous devons respecter les kabbalistes qui étaient à Safed (ville des kabbalistes au nord d’Israël, ndt) à cette époque aux côtés du Ari et qui reconnaissaient sa grandeur. Ils l’appréciaient. Le Ramak (Rabbi Moché Cordovero) était déjà âgé, célèbre et respecté, mais il assistait aux cours du Ari et s’y tenait comme un étudiant. Bien que deux fois plus âgé que le Ari, il était connu et vénéré comme un grand kabbaliste.

Grâce à lui et à plusieurs autres kabbalistes qui appréciaient le Ari, il fut protégé des opposants à la Kabbale. Après tout, il n’avait que quelques jeunes étudiants (âgés de 26 ans !). À cette époque, l’attitude envers la Kabbale n’était pas du tout amicale. Il nous semble seulement que tout était permis, comme on aime à l’écrire aujourd’hui.

Le sort du Ramhal (Rabbi Moché Haïm Luzzatto) est quelque peu similaire : il fut persécuté pour avoir étudié la Kabbale, expulsé du ghetto de Padoue (en Italie), la ville où il vivait. Jusqu’à ce que le Gaon de Vilnius proclame publiquement sa grandeur, et qu’on le laisse tranquille.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, Les Écrits du Baal HaSoulam, Préface de « L’Introduction au Livre Panim Meirot uMasbirot » du 08/08/2010

Les grands kabbalistes de notre génération

209Question : Qu’a fait de particulier le Baal HaSoulam, outre l’adaptation de la Kabbale à notre génération ?

Réponse : Le Baal HaSoulam (Yehouda Ashlag) était un grand kabbaliste de la première moitié du XXème siècle. Il a résumé toute la Kabbale lourianique (la Kabbale du ARI, Isaac Ashkenazi Louria- l’Arbre de vie), l’a organisée en un système et l’a présentée dans Le Talmud des dix Sefirot. De plus, il a écrit de nombreux articles, plusieurs introductions au Livre du Zohar, et a fait de la Kabbale une véritable science.

Dans ses écrits, le Baal HaSoulam fut le premier à s’adresser au grand public. Avant lui, les kabbalistes écrivaient uniquement pour ceux qui avaient déjà atteint le monde supérieur.

Il fut le premier à diffuser la Kabbale au grand public, car à partir de son époque, le monde est entré dans une période d’ascension spirituelle, même si cela ne s’est pas encore révélé. Il s’agit d’un processus d’accumulation et de construction progressive.

De plus, le Baal HaSoulam commença à diffuser la Kabbale non seulement auprès des Juifs, mais aussi à l’adresse du monde entier, partout où cela était possible. Il a écrit ouvertement à ce sujet : « Je suis heureux d’être né dans une génération où il est permis de révéler la sagesse de la vérité, et j’ai reçu la permission de dévoiler la Kabbale au monde. »

Le fils aîné du Baal HaSoulam, le Rabash (Baruch Ashlag), fut le grand kabbaliste de la seconde moitié du XXème siècle et il est notre maître. C’est pourquoi notre organisation s’appelle Bnei Baruch (les Fils de Baruch) ; c’est en son honneur. De lui, nous avons hérité la méthode kabbalistique que nous étudions aujourd’hui.

Il a écrit trois volumes d’articles expliquant l’ensemble du travail spirituel d’une personne, comment atteindre les mondes supérieurs. De plus, nombre de ses enregistrements d’archives audio ont été conservés, mais pas encore publiés, et nous y travaillons.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, « Une chaîne de connaissances longue de 57 siècles. L’histoire de la méthode kabbalistique » du 23/07/2017

Êtes-vous prêt à vous échapper ?

294.1Nous travaillons et nous nous préparons à atteindre un degré spirituel, mais nous ne pouvons rien faire de plus que de déployer des efforts.

L’action réelle est accomplie par la Lumière (Ohr) ; je n’ai pas la force de m’élever au-dessus de moi-même. Je ne peux pas me saisir par les cheveux et m’extraire du marais de l’égoïsme !

Le résultat de tous nos efforts est appelé « Il a fait des efforts et a trouvé », car l’action est accomplie par la Lumière supérieure.

La sortie d’Égypte se produit grâce à l’éveil d’en haut, dû à la révélation d’une très grande Lumière, GAR de Hokhma.

On l’appelle l’obscurité de l’Égypte car la Lumière est révélée, mais nous n’avons pas le vêtement de Hassadim pour la percevoir.

C’est pourquoi on l’appelle la nuit et non le jour, et non pas une ascension par degrés spirituels, mais plutôt une fuite, un saut. Pessa’h (Pâque) vient du mot « passer par-dessus ».

Cette ascension se produit chez l’homme comme une impulsion unique, au-delà du temps, du mouvement, de l’espace et de toute évaluation humaine.
Tout advient par la force de l’influence d’en haut. C’est pourquoi nous devons nous préparer à cet exode.

Il survient soudainement, précipitamment, et à l’instant qui précède, une personne ne peut même pas imaginer qu’elle se trouve juste au seuil de la sortie d’Égypte et qu’elle est sur le point de se produire.

Cela survient de manière totalement imprévue. Et il est dit de la transition elle-même que lorsque le Créateur nous fait cela, nous le vivons comme dans un rêve.

Extrait de la leçon quotidienne de Kabbale, Le Zohar, point 166, « Bo » du 31/03/2010

Permettre au Zohar de nous influencer

526Commentaire : Vous avez mentionné que pendant longtemps vous n’avez pas pu accepter le Livre du Zohar.

Ma Réponse : Oui, cela m’a rebuté. Je le considérais comme inutile. Puis la Lumière m’a touché de telle manière qu’une transformation s’est produite en moi. J’utilise toujours cet exemple avec mes étudiants.

Question : Mais si quelqu’un prend simplement une citation du Zohar et la lit, cela aura-t-il un effet sur lui ?

Réponse : Non, cela n’aura un effet que dans la mesure où une personne veut se corriger à travers ce livre et s’efforce, d’une manière ou d’une autre, d’en extraire quelque chose. Mais si, par exemple, un linguiste veut l’étudier et le lit sans aucune motivation ou exigence intérieure, il ne recevra que très peu d’influence.

Question : Donc si nous voulons qu’il nous influence, devrions-nous le lire avec cette intention ?

Réponse : Oui, c’est suffisant. Cependant, c’est encore mieux si cela se passe par l’intermédiaire d’amis lorsque vous étudiez tous le Zohar ensemble afin qu’il puisse vous influencer et vous unir dans un seul désir contre l’égoïsme qui vous divise.

Question : Disons que je suis assis à un cours et je veux que le Zohar m’influence. Comment puis-je construire une intention qui influencera également tout le monde ?

Réponse : Vous voulez qu’il en soit ainsi.

Question : Même si je ne peux pas rassembler tout cela dans mon esprit ?

Réponse : Essayez. Cette tentative est votre intention, votre travail intérieur. Tout le reste n’a pas d’importance.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La haine du Zohar » du 19/04/2010