Qui est le plus important?

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, Introduction, l’article « le mebeur d’ânes»: Ils ont dit, « C’est le Rav Hamniuna Saba », car à ce moment ils ont reconnu son niveau, qu’il était Rav Hamniuna Saba lui-même, et non pas comme ils le pensaient – qu’il était seulement *le fils de Hamnouna Rav Saba ».

Question: En général, nous étudions que le «fils» est le prochain niveau du «père». Alors, pourquoi ce paragraphe dit-il que le fils du Rav Hamnouna Saba est à un moindre niveau que lui ?

Réponse: Pendant la descente de Haut en bas chaque niveau supérieur est plus élevé .Ainsi le grand-père (Saba en hébreu) est le plus haut niveau, et le père (Aba) est en-dessous, et encore plus bas est le fils (Ben).

Nous montons les niveaux de bas en haut, en passant par eux dans l’ordre inverse: du grand-père, au père, au fils. Un «fils» est le niveau le plus avancé, au-dessus d’eux. Mais lors de la descente des degrés, le fils est inférieur à tout le monde.

Les niveaux par lesquels passe le « meneur d’ânes » sont les niveaux des mondes. Ces forces descendent vers les sages de la hauteur de tous les 125 niveaux sous la forme de «grand père » et de «père» qui sont plus élevés que le fils.

Mais quand ces sages montent, leur niveau d’accomplissement : grand-père, père et fils sont exprimés de bas en haut, dans ce cas, le fils est le niveau le plus avancé.

Sortir du brouillard pour la Lumière et la bonté

Dr. Michael LaitmanQuestion: Pourquoi dit-on que le Créateur est caché? Ses actions ne se manifeste-t-elles pas dans toutes les parties de l’Univers?
Réponse: La révélation du Créateur implique que je ressens la force supérieure, sa cause, l’ensemble du réseau des forces agissantes, la façon dont ce réseau fonctionne, et les résultats de son influence. J’atteins la totalité de la création entière dans la dimension infinie.

La seule question est jusqu’à quel point je l’atteins. Je peux soit être sans lunettes, ou je peux porter les lunettes de lecture, ou des lunettes de vision de loin. Tout dépend du niveau de ma perception.
La réalisation du monde spirituel signifie que cette réalité devient transparente pour moi, et à travers elle que je vois l’ensemble du système des forces, qui opère dans le monde entier. Je comprends les raisons derrière les forces qui agissent et font bouger tout le monde et aussi pourquoi nous réagissons de certaine manière.

 

Je peux observer ce processus à partir d’angles différents: le temps, le mouvement, le lieu, les cycles de vie des âmes, depuis le début de la création jusqu’à sa fin. Une personne révèle tout cela. Cependant, au début, elle voit cette photo très vaguement, puis de plus en plus clairement jusqu’à ce qu’elle devienne complètement transparente pour elle.
À ce moment, vous modifiez votre attitude à ce qui se passe. Vous comprenez que votre prochain ou quelqu’un d’autre ne peut pas être blâmé pour vos problèmes. Il devient clair pour vous que tout l’univers est régi par une loi unique: la loi générale de la nature appelle le Créateur.

Le Massakh vous fait passer la Makhsom

Dr. Michael LaitmanQuestion: Quelle est la différence entre le Massakh ( écran) et la Makhsom (la barrière qui nous sépare de la spiritualité)?
Réponse: La traversée du Makhsom est équivalente à la réception du premier écran anti égoïste. Ces obstacles existent entre tous les niveaux, mais nous les appelons simplement degrés.
Le tout premier degré spirituel, « Makhsom », est si unique parce que la personne n’a aucune idée de ce qu’est le don sans réserve. Toutefois, après l’avoir atteint, on commence déjà à se représenter le don sans réserve, on voit un exemple du Supérieur et on l’imite. La personne a déjà un lien avec le Créateur. En revanche, quand elle s’élève à son premier degré, elle doit franchir cette «barrière», tout en étant complètement aveugle.

La réalité des mondes supérieurs

Dr. Michael LaitmanQuestion: A quoi ressemble notre réalité dans les mondes de BYA (Beria, Yetsira, Assiya ), quand on s’élève le long des degrés de ces mondes dans le monde de Atsilout ?
Réponse: Actuellement, je perçois tout dans mon désir qui est entièrement égoïste, visant uniquement l’auto-satisfaction, et déconnecté de toutes les forces spirituelles et du Créateur. Je n’ai aucune étincelle du don sans réserve et je vis la vie d’une bête. Un tel état est appelé «ce monde».
Quand je commence à examiner lequel de mes désirs je peux élever vers la correction, cela signifie que je suis dans le monde de BYA. C’est-à-dire, je peux m’annuler devant le groupe, recevoir la force de mes amis, m’unir avec eux dans une certaine mesure, et obtenir la garantie mutuelle, l’unité et la plénitude comme un seul homme dans un seul cœur.
Dans la mesure où je suis capable de faire cela, je m’élève à Malkhout du monde de Atsilout. En élevant mon désir, en le changeant en mieux, cela signifie que je monte. Je me connecte à Malkhout avec tout le monde et puis dans notre désir collectif( Kli ) appelé Shekhina où nous sommes tous unis comme un seul homme dans un seul cœur, nous recevons la révélation de la spiritualité, le Créateur.
Il s’ensuit que les mondes de BYA sont des états dans lesquels je me scrute en étudiant et en travaillant dans le groupe où j’ai la possibilité de communiquer avec les amis au moins dans une certaine petite mesure.
La différence entre les mondes de BYA est le degré de notre connexion selon lequel nous pouvons élever nos appels vers Malkhout de l’Infini et obtenir une correction. Mais nous restons toujours dans le monde de BYA, et nous allons seulement amener son ascension, avec nous, dans le monde de Atsilout .

Chacun a sa propre infinité

Dr. Michael LaitmanBaal HaSoulam, Shamati # 4, « Quelle est la raison de la lourdeur que l’on ressent en s’annulant devant le Créateur dans le travail »: Il faut savoir qu’on ne viendra jamais à connaître la vraie mesure de l’importance du lien entre l’homme et le Créateur, car on ne peut pas évaluer sa juste valeur.Une personne doit comprendre qu’elle ne connaîtra jamais la véritable grandeur du Créateur et ne sera pas en mesure d’apprécier le niveau réel de sa connexion avec Lui. En général, elle ne sera pas capable de mesurer quoi que ce soit en dehors d’elle-même parce que cela est toujours sans bornes, alors qu’elle est capable de percevoir quelque chose seulement dans ses désirs limités ( Kelim ). Bien sûr, ils se développent constamment, mais ils sont limités dans leur capacité.

Si maintenant, quelque chose me semble comme infini ou illimité, c’est seulement par rapport à moi. Par exemple, si vous remplissez un verre de 10 dl à ras bord, ce sera l’infinité par rapport à ce récipient donné (le Kli). Il est illimité et infini, car il a reçu tout !

En d’autres termes, tout est mesuré par rapport au désir, à une personne. Si j’existe à l’état de l’Infini à mon niveau actuel, alors plus tard je vais révéler un désir encore plus égoïste, et je vais découvrir tout à coup que je manque de tout. Mais où mon état précédent de l’Infini est-il allé ? Vous l’avez ressenti dans le désir avec une capacité de 10 dl, mais maintenant, quand le désir a été élargi à 50 litres, vous ne ressentez plus du tout un quelconque accomplissement.

Les kabbalistes sur la Torah et les commandements, partie 20

Chers amis, s’il vous plaît posez des questions sur ces passages des grands kabbalistes. Les commentaires entre crochets sont de moi.La Torah développe la reconnaissance du mal dans une personne

Selon ce qui précède, nous pouvons voir que, depuis qu’il avait beaucoup appris de la Torah [afin d’en tirer la Lumière qui attire le Bien], à travers elle, il lui a été accordé de voir la vérité sur la distance entre lui et le Créateur, ce qui signifie la mesure de son éloignement et de sa proximité. Tel est le sens de son esprit à l’état brut, ce qui signifie qu’il a vu la forme complète de celui qui est fier, celui qui a le désir de recevoir, et puis il a pu voir la vérité c’est-à-dire que c’était lui qui était le plus laid. Comment a-t-il vu la vérité? En apprenant beaucoup de la Torah.

Ainsi, comment pourrait-il être en mesure de s’attacher à Lui, car sa personne est tellement laide [égoïste] ? C’est la raison pour laquelle il a demandé si toutes les personnes étaient aussi laides [d’horribles égoïstes] que lui, ou bien s’il était le seul laid mais que le reste de la population mondiale n’était pas laide.

Quelle a été la réponse [qu’il sentait]? « Je ne sais pas » Cela veut dire que qu’ils ne ressentent pas, puisqu’ils ne savent pas. Et pourquoi n’ont-ils pas senti ? C’es pour la simple raison qu’ils n’ont pas été récompensés de voir la vérité car ils n’ont pas la Torah [n’attiraient pas sur eux-mêmes assez de Lumière qui ramène vers le Bien] de sorte que la Torah va leur montrer la vérité.

A cela Elie lui a répondu [il a entendu la réponse d’Elie] : «Va à l’artisan qui m’a fait» parce qu’il a vu qu’il était arrivé à un état dont il ne pouvait pas s’élever. Pour cette raison, Elie est apparu et lui a dit, «Va à l’artisan qui m’a fait ». En d’autres termes, puisque le Créateur vous a créé si laid, il faut savoir que c’est avec ces Kelim (récipients) que le but peut être atteint. Donc ne vous inquiétez pas, allez de l’avant et réussissez.
– Baal HaSoulam, Shamati , l’article n°56 « La Torah est appelé Indication »

Préparation à la rencontre avec la Lumière

Dr. Michael LaitmanQuestion: Au début du cours, vous devez généralement définir une direction commune pour nous tous, vous nous aidez à mettre l’accent sur une intention commune. Quelle est l’importance de cette directive?Réponse: Nous avons besoin de venir au cours déjà préparés, avec un désir particulier (l’intention): Qu’est-ce que je souhaite recevoir du cours? J’ai besoin de beaucoup réfléchir à ce sujet avant le cours.

Parfois, j’organise une intention pour tout le monde sans compter sur votre préparation, mais plutôt en donnant un exemple moi-même. Cependant, en général, chacun de nous doit se préparer pour le cours de sa propre initiative, dans sa propre intention. Le succès de chacun en révélant le Créateur dépend précisément de l’intention.

Une mère donne à son petit enfant ce qu’elle pense être nécessaire. Toutefois, en grandissant, une personne choisit les choses selon son goût, en utilisant sa propre expérience et sa compréhension.

Nous avons été en contact avec le Livre du Zohar à plusieurs reprises déjà, nous avons essayé de nombreux exercices avec l’intention. Au cours de la journée, une personne doit se préparer pour le cours et se régler soi-même aux études. Nous devons donner aux gens une occasion de bâtir une intention par eux-mêmes plutôt que de les rassembler comme une maitresse d’école maternelle: « prenez-vous par la main, et que tout le monde me suive ! »

Il faut se préparer pour le cours de sa propre initiative à partir de ses sensations actuelles et de la compréhension, fondée sur son état actuel. Après tout, la leçon est un temps pour la réalisation des désirs. Ici, en ayant un rendez- vous avec la Lumière, une personne peut recevoir ce à quoi aspire son point dans le cœur.
Peut-être que nous devrions nous asseoir en silence pendant 15 minutes avant le cours de telle sorte que toute personne pouvait faire sa recherche intérieure. Toutefois, je dépends de vous à cet égard: entre se réveiller et venir au cours, vous avez le temps de réfléchir, vous accorder, et de construire votre intention.

Vous ne pouvez pas construire l’intention seul

Dr. Michael LaitmanQuestion: Peut-on construire l’intention collective avant le début du cours? Si oui, comment?

Réponse: L’intention collective doit être fondée sur l’objectif commun. Notre but ultime est de faire plaisir au Créateur, selon que nous devenons comme Lui. Pour ce faire, nous devons apprendre à Le connaître puisqu’Il souhaite que nous voyions Son amour et Sa bonté. Ce n’est pas notre besoin personnel; le Créateur désire pour nous que nous Le connaissions.

Apprendre à connaître quelque chose signifie devenir équivalent dans la forme. Par conséquent, nous faisons de notre mieux pour exercer tous nos efforts vers le don sans réserve. J’exerce un effort non pas pour satisfaire mon égoïsme, mais j’aspire à sortir de moi-même et désire trouver le Créateur c’est-à-dire lui faire ainsi plaisir.

Pour ce faire, j’ai besoin de posséder les Kelim (propriétés, récipients) du don sans réserve, et je me tourne vers la lumière qui aide, cachée dans les textes kabbalistiques, en particulier dans le Livre du Zohar. La Lumière peut me corriger, me faire traverser l’abîme qui se trouve entre mes propriétés de réception (les Kelim de la réception) et celles du don sans réserve (les Kelim du don sans réserve).

Toutefois, si j’y pense seulement, il n’y a pas suffisamment de force pour moi. Il n’y a même pas de quoi soutenir ma capacité à garder l’intention de donner sans réserve. D’autre part, si je travaille avec les autres comme un maillon de la chaîne, un désir, où tout le monde s’annule de soi- même devant tous les autres, alors notre esprit commun gagne une grande puissance. Les kabbalistes, qui avaient déjà passé ces étapes, nous promettent que c’est la voie du succès.

Par conséquent, je suis heureux d’être parmi les amis et être capable de construire avec eux l’intention de me sortir de moi-même autant que possible pour enfin apporter du plaisir au Créateur. De cette manière, nous devenons semblables au Créateur dans nos qualités et apprenons à le connaître dans la même mesure, d’ailleurs, nous réalisons l’adhésion avec Lui.

Par conséquent, nous devons commencer à nous préparer avant le cours et y arriver avec un désir pleinement formé. En y pensant, une personne se « chauffe » elle -même de plus en plus jusqu’à ce qu’elle réussisse enfin. Il est écrit: « la Mitzva (commandement), sans intention est comme un corps sans âme. » On vous donne un commandement d’étudier la Torah, une méthode kabbalistique qui est désignée pour corriger le mauvais penchant. Avec son aide, vous atteindrez le don sans réserve, ressentirez de l’amour pour tous les autres et, finalement, pour le Créateur. La Torah vient du mot hébreu « Ohr» ou « lumière » et du mot « Oraa » ou « instruction ».

Mais si vous ne vous êtes pas doté de l’intention nécessaire, vous êtes assis, mort,au cours et effectuez des actions mécaniques privées de l’esprit et de la Lumière de la vie. Donc, c’est à vous de décider ce que vous voulez obtenir pendant la nuit et ce que vous faites.

Même si une personne est incapable de garder l’intention, faites lui sentir au moins à quel point elle lui manque. La douleur au cœur provoquée par le vide, le cœur amer est tout aussi important.

Les pionnniers

Dr. Michael LaitmanLa transition entre la sensation actuelle, interne, à la sensation externe est l’étape la plus difficile sur le chemin de l’évolution. Dans le monde corporel, c’est l’égoïsme qui nous fait grandir en fournissant une motivation naturelle pour notre recherche Dans le monde supérieur, nous sentons combien il est merveilleux de sortir dans une nouvelle dimension. Nous commençons à le voir et à l’expérimenter, et à détecter les forces qui interagissent avec l’ensemble de ses parties. Nous dévoilons la tapisserie des forces qui nous unissent, qui résulte naturellement de notre aspiration à la réalisation spirituelle.Nous devons aller de l’avant à partir de notre perception actuelle vers un niveau supérieur, et séjourner dans les deux dimensions simultanément. Il s’agit d’une transition très difficile psychologiquement, car c’est comme si nous étions en train de naître à nouveau.

Tout comme un nouveau-né sort de son ancien lieu d »existence dans le monde extérieur grâce à ses propres efforts, ainsi que ceux de sa mère, ainsi nous devons donc passer à travers les étapes de la même maturation interne et à la nécessité de naître. Avec nos propres efforts, nous  » nous retounons  » ce qui signifie que nous avons complètement changé notre perception de la réalité. La force de la poussée de la mère fonctionne en synchronisation avec la force motrice de l’embryon, et par conséquent nous sortons dans le monde extérieur.

C’est l’état le plus dangereux et un point crucial de nos vies. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous allons le subir à l’échelle de masse. Dans le passé, la révélation de la dimension supérieure ou du monde extérieur s’est produite au niveau individuel. La première personne à le faire était Adam il y a 5771 années. Après lui, au cours de milliers d’années, beaucoup d’autres ont découvert cette possibilité, l’ont atteinte, et l’ont décrite dans leurs livres, qui ont survécu jusqu’à ce jour. C’est ainsi que la méthode a continué à se développer.

Faire de la musique avec le vent supérieur

Dr. Michael LaitmanIl y a un très gros problème dans la Kabbale: cette science est décrite en utilisant un langage allégorique. Elle est écrite d’une façon très difficile. En utilisant des exemples et des expressions étranges, les kabbalistes s’adressent à nous, les gens de ce monde, en essayant de nous dire la façon de tenter d’entrer dans le Monde Supérieur. Ils essaient de nous dire quelque chose sur le monde d’En-Haut, sur les qualités auxquelles devrions aspirer.Ce langage n’est pas ttès simple. Nous devons toujours essayer de le traduire dans la langue des sentiments jusqu’à ce que chaque mot vienne résonner avec le bon ressenti d’une personne. Chaque mot doit « tirer » sur une corde à l’intérieur de moi, donnant lieu à une réponse intérieure.

D’ici là, le texte n’est pas clair pour nous. Il est absolument externe, ne nous touche pas, et nous ne le percevons pas ni ne l’adaptons à l’intérieur de nous, et n’agissons pas en conformité avec lui. Nous devons trouver la façon de ressentir ce que l’auteur veut nous transmettre. C’est la chose la plus importante. Lire un texte kabbalistique, c’est comme accorder un instrument de musique. Si nous nous accordons correctement, cet instrument va commencer à jouer par lui-même.

Il est écrit que le roi David avait une harpe accrochée au mur, et à minuit, lorsque le vent du nord balayait la salle, la harpe jouait. Nous sommes pareils. Si nous nous accordons correctement à la force extérieure, nous allons commencer à sentir son influence et son désir, et les faire correspondre à des qualités, pour atteindre une résonance avec elle et être « vibrante » comme elle. C’est ce que nous devons atteindre.