Category Archives: Amour

L’écran est le résultat de la réalisation de l’amour

237Un Kli (récipient) n’est pas simplement un désir d’avoir du plaisir dans lequel s’écoule le remplissage ; c’est plutôt notre attitude envers le Créateur. Un Kli spirituel se construit au-dessus du désir de recevoir ; il est constitué de l’écran (Massakh) et de la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer). Il ne s’agit pas de ce qui se passe à l’intérieur du désir de recevoir ; ce n’est pas cela qui constitue le Kli.

Je représente toujours le désir de recevoir comme un récipient rempli de Lumière. Au-dessus, je dessine un écran, et au-dessus de l’écran, un autre récipient. Ce récipient supérieur est précisément le Kli que nous construisons. Sans lui, il n’y a rien dont nous puissions parler.

Dans la mesure où, selon votre niveau de développement, vous ne désirez pas construire ce Kli, vous souffrez. Ces forces vous contraindront tout de même à construire un écran et la Lumière Réfléchie. Il est impossible qu’un écran apparaisse en vous si vous ne le voulez pas vous-même et si vous ne le construisez pas.

D’une part, vous devez tendre vers cela ; d’autre part, vous devez non seulement le désirer, mais aussi comprendre que cet écran exprime le don sans réserve au Créateur. Seul le Créateur Lui-même peut construire cet écran, et ce uniquement si vous voulez L’aimer comme Il vous aime. En d’autres termes, l’écran est le fruit de la conscience de l’amour, de la connexion, de la fusion et de l’attachement.

Il nous semble que nous atteignons quelque chose après avoir acquis l’écran. Mais une fois que l’écran est en place, il n’y a plus rien à dire.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que ‘Celui qui est sans fils’ dans le travail ? » du 30/08/2026

Au sommet de l’ascension et au plus profond du désespoir

419Question : Comment devrait-on travailler lors d’une prise de conscience aiguë de son propre mal ?

Réponse : Lorsque je prends conscience du mal, il y a des états dans lesquels je suis tout simplement incapable de bouger, comme si j’étais mort, « libre parmi les morts ». Je ne peux rien faire. C’est comme si j’étais libéré des commandements, de toute action que je suis incapable d’accomplir. On ne discute même pas de tels états lorsque la personne se trouve au point le plus bas de sa descente.

De même, lorsqu’une personne s’élève vers un degré supérieur, elle peut aussi perdre la tête. C’est évident.

Mais dans tous les autres états, elle peut plus ou moins se contrôler ; il existe un lien entre son ressenti et sa raison. Ce n’est que dans ces deux états que le ressenti prévaut, au point que la personne peut perdre la raison, perdre son jugement. Si toutefois vous parvenez à fonctionner, ne serait-ce qu’un peu, si vous disposez des deux forces, le coeur et la raison, alors vous pouvez d’une certaine manière entamer le travail.

Que me manque-t-il à ces deux moments, au sommet de l’ascension et au fond du désespoir ? Lorsque le ressenti est à son maximum et la raison à zéro, je dois ajouter de la raison. Où trouverai-je cette raison ? Auprès du groupe. Ainsi, j’élargirai mon récipient (Kli) et je ne serai pas désorienté.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Reviens, ô Israël, vers l’Eternel ton Dieu’ dans le travail ? » du 16/08/2026

Quel est le but de la Kabbale ?

13.03Question : Quel est le but ultime de la Kabbale ?

Réponse : La Kabbale en elle-même n’a pas de but ; elle réalise le but de la Création. La Création a un but. Elle a un commencement et une fin, et la Kabbale nous aide à accomplir ce but de la manière la plus rapide et la plus bienveillante qui soit.

Le but de la Création est la révélation de la force supérieure unique, ainsi que l’atteinte d’un état d’équivalence et de connexion totale avec elle.

L’univers tout entier, tout ce que nous pouvons imaginer, est régi par une force supérieure unique. Le but de la Création est que chacun d’entre nous révèle cette force supérieure, la comprenne correctement, s’en rapproche et l’utilise à sa guise.

Question : Qu’est-ce que la force supérieure ?

Réponse : C’est la qualité du don sans réserve et de l’amour. À l’instar d’une mère ou de parents, c’est quelque chose de très grand et de très bienveillant.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 02/06/2025

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°220

Que veut dire que le Créateur se comporte avec nous comme si nous étions déjà à la correction finale ?

Nous sommes effectivement avec le Créateur dans le meilleur et le plus parfait des états qui soit, mais cet état nous est dissimulé derrière 125 revêtements. Là, quelque part à l’intérieur de l’état de la correction finale, le Créateur interagit avec nous à travers ces 125 revêtements. Nous percevons l’attitude du Créateur au travers de ces 125 voiles, qui l’atténuent à tel point que nous finissons même par en inverser la perception. Ainsi, du point de vue du Créateur, nous sommes parfaits, alors que ce n’est qu’à partir de notre propre point de vue que nous sommes imparfaits.

Cela signifie que la correction de soi s’opère dans notre propre intérêt. En nous corrigeant, nous ne rendons aucun service au Créateur.

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°221

Le Créateur nous donne-t-il sans réserve l’état de la correction finale ?

Le Créateur nous accorde sans réserve cet état comme si nous nous y trouvions déjà ; en réalité, nous sommes effectivement dans l’état de la correction finale. C’est seulement notre perception qui nous donne l’impression du contraire. En d’autres termes, ce « comme si » concerne notre perception, et non l’état de la correction finale lui-même. La correction finale est le seul état qui existe réellement, et nous nous leurrons en pensant que nous en sommes exclus. Cette illusion provient de l’engourdissement de nos sens. Il nous faut donc corriger nos sens afin de ressentir l’endroit où nous existons déjà.

Le Rabash compare cela à une personne inconsciente qui, peu à peu, reprend connaissance. Ce « retour à la conscience » s’opère à travers les 125 degrés, grâce auxquels les états s’éclaircissent progressivement pour elle, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’état dans lequel elle existe véritablement. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que sa conscience et l’état dans lequel elle existe ne fassent plus qu’un.

La véritable force de la foi

236.01Question : Que signifie acquérir la véritable force de la foi ?

Réponse : Cela signifie que tout ce qui s’éveille en moi, même si c’est à l’opposé du Créateur, même si ce n’est pas encore corrigé, je serai capable de le corriger avec l’aide du pouvoir de la foi. Le pouvoir de la foi est la sensation du divin, la sensation de la perfection, la sensation de l’éternité, la sensation de l’importance du don sans réserve pour le don sans réserve. Tout ce que nous ressentons dans la spiritualité ou dans le Créateur est la qualité du don sans réserve.

Ainsi, tout ce qui vous semble bon, chaleureux, doux, bienveillant (je ne sais pas exactement comment vous le ressentez), tout ce que vous définissez comme bon pour vous, traduisez-le par un seul mot : le donneur. Non pas quelque chose qui vous donne, mais précisément la qualité du don sans réserve.

C’est quelque chose de doux, de bienveillant, de bon, mais pas par rapport à moi-même où je serais celui qui reçoit ; il s’agit plutôt de la qualité elle-même. Et si je désire cette qualité, alors c’est comme cela que je dois être. C’est-à-dire revêtir la qualité du donneur, être un donneur et ressentir ce que je perçois, comme on dit, comme étant doux, chaleureux et bon. C’est la même chose.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘ne rien ajouter ni rien enlever’ dans le travail ? » du 13/08/2026

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°218

Sur quel désir, parmi tous nos désirs, devons-nous travailler en premier afin qu’il soit dans l’intention de donner sans réserve ?

Nous avons de nombreux désirs, et nous ne travaillons pas sur eux tous simultanément. Nous y travaillons un par un. Les kabbalistes disent qu’il faut commencer par le plus petit désir, afin d’avoir la certitude de ne pas échouer. Une fois le travail sur celui-ci achevé, on choisit un désir plus grand.

Discussions sur les échelons de l’échelle, Partie n°203

276.01Par où commençons-nous ?

Nous commençons par la question : « Quel est le sens de notre vie ? » Et la réponse est : « Goûtez et voyez que le Créateur est bon. » Entre la question et la réponse réside toute la sagesse : comment passer de l’une à l’autre.

La seule action qui existe dans la nature

424.01L’inclusion les uns dans les autres est la seule action que nous accomplissons constamment, que nous le voulions ou non.

Tout dans notre monde repose sur l’inclusion mutuelle : les processus d’absorption et d’assimilation, les processus d’excrétion qui ont lieu dans le corps, les divers types de réactions chimiques, l’attraction ou la répulsion des corps, leur comportement dans un champ magnétique ou électrique, et ainsi de suite. Ce sont là autant d’exemples d’inclusion mutuelle, fondés sur les actions du récipient spirituel (Kli) et de la Lumière (Ohr).

Lorsque nous cherchons un moyen de mesurer la qualité de nos actions, nous devons toujours évaluer le degré de notre inclusion à l’intérieur des autres ; en d’autres termes, dans quelle mesure je peux m’inclure dans le plus grand nombre d’âmes possible, non pas dans des enfants, ni dans des adultes, ni dans les actions de la nature minérale, végétale, animale ou humaine, mais dans des âmes.

Les âmes sont des points dans le cœur. Par conséquent, lorsque je participe à un congrès d’une telle envergure, où se rassemblent des milliers de points dans le cœur dans lesquels j’ai l’intention de m’inclure, il s’agit de l’action la plus efficace pour ma progression spirituelle. C’est l’action la plus puissante qui puisse se produire dans la réalité, dans tous les mondes.

Extrait de KabTV, « La Kabbale pour débutants » du 27/10/2010

L’homme du point de vue de la Kabbale

239La connexion avec le Créateur est appelée la « foi ». La mesure dans laquelle je suis capable de me connecter à Lui constitue en moi ce que l’on appelle la mesure de la foi.

Qu’est-ce que cela signifie ? Ma connexion avec le Créateur ne peut exister qu’à la condition que je souhaite Lui donner sans réserve. Autrement, une telle connexion est impossible ; il n’existe pas d’autre type de connexion. Elle doit s’inscrire dans la même direction que celle selon laquelle Il entre en relation avec moi.

Je ne pourrai Lui donner sans réserve que si je commence à Le ressentir, c’est-à-dire si je perçois Sa Lumière qui me parvient et me corrige. C’est ce qu’écrit le Rabash : lorsque, durant l’étude, je prends la résolution d’atteindre Lishma (En Son Nom), c’est-à-dire lorsque je désire parvenir au don sans réserve, la force supérieure vient à moi et me transforme, faisant de moi un être humain.

Que signifie être un être humain ? La mesure de don sans réserve que j’atteins spécifiquement par rapport au Créateur, et non par rapport à l’humanité, est appelée « homme ». L’homme est l’être créé, la force qu’il fait émerger et qu’il oriente vers l’établissement de sa connexion avec le Créateur. C’est uniquement pour celui qui franchit la Makhsom (barrière) que le degré spirituel atteint devient la mesure de l’homme en lui.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que faire si l’on est né avec de mauvaises qualités ? » du 16/07/2026