Category Archives: Prière et intention

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°238

Comment devrions-nous aborder les différents états ?

Tout d’abord, nous acceptons l’état qui se présente, nous l’observons et nous cherchons à l’examiner en nous-mêmes, sans juger s’il nous a fait du bien ou du mal. Nous l’examinons en reconnaissant que tout ce que le Créateur fait, Il le fait pour le bien. Nous lui accordons une place en sachant qu’il est venu pour nous corriger, même s’il est si difficile que « le tranchant d’une épée repose sur mon cou ». Nous ne devons ni désespérer ni nous complaire en s’apitoyant sur nous-mêmes. Tout est une correction.

Naturellement, il n’est pas toujours facile d’accepter les états de cette manière. Mais après les avoir abordés ainsi une première fois, il y aura des moments où nous nous sentirons incapables, envahis par la résistance et une envie de destruction ; et alors, en y réfléchissant à deux fois, nous commencerons à aborder l’état correctement. La résistance disparaîtra dès que nous nous rappellerons que cet état est destiné à nous corriger ; dès lors, nous devrons passer au troisième état : « Il n’y a rien hormis Lui ». Depuis cet état, à travers la peine et la douleur, nous commencerons à découvrir qu’« il n’y a rien hormis Lui » et nous parviendrons immédiatement à la douceur, c’est-à-dire à l’adoucissement des jugements.

Ce que nous devons atteindre

572.01Commentaire : Le sentiment que le Créateur m’aide semble annuler mon sentiment du « Moi ».

Ma Réponse : Non, c’est inexact. Aujourd’hui, vous vous prenez pour un homme « viril » : « Quel Créateur ? Pourquoi en aurais-je besoin ? Suis-je censé Lui demander quelque chose ? » C’est ainsi qu’un jeune enfant raisonne. Nous sommes tous de jeunes enfants, pas seulement vous.

Les hommes ont tendance à réagir ainsi. Un homme pense : « Comment se fait-il que quelqu’un soit plus fort que moi ? Je dois révéler une force supérieure à la mienne, une force qui décide de tout, qui fait tout avec moi et qui place tout en moi ?! » Les femmes sont différentes. Elles y sont prédisposées ; c’est pourquoi une femme n’est pas tenue d’accomplir les commandements ou de subir des corrections aussi directes qu’un homme.

Chez les hommes, tout part du principe : « Je commanderai. » C’est là toute la force de la brisure, toute l’essence du désir de recevoir.

À partir de là, nous pouvons comprendre ce que nous devons atteindre. Je dois parvenir à une action commune avec les autres sur la voie de l’humilité, sur la voie de l’amour. Mais cela se produit progressivement : d’abord, on s’annule soi-même, puis on entre en connexion avec le Créateur. Non pas au sens où j’entrerais immédiatement en contact avec Lui en disant « Unissons-nous et devenons partenaires », mais au sens où, grâce au processus de développement, la personne ressent comment elle annule son « Moi » devant le Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, Rabash, « Qu’est-ce que ‘celui qui est sans fils’ dans le travail ? » du 30/08/2026

La Torah : la Lumière de la correction

167La Torah est la force qui corrige et comble une personne. La Torah est la Lumière qui se manifeste en tant que Lumière de correction et de remplissage des Kelim (récipients). L’individu accomplit la préparation appelée « commandement », et la Lumière qui par conséquent le remplit est appelée Torah.

Le Créateur donne à l’individu la force de se corriger dans la mesure où celui-ci révèle le besoin de recevoir cette force spécifiquement du Créateur. C’est ce qu’on appelle « l’élévation de MAN ».

L’élévation de MAN est une combinaison de conditions, de définitions intérieures, de sensations et d’expériences. L’ensemble de ces éléments constitue un « Reshimo » qui incite le supérieur à aider l’inférieur.

On ne peut pas dire que le supérieur ne le souhaite pas ; toutefois, Il se trouve à un degré supérieur, et si l’individu éprouve le désir d’éveiller ce degré supérieur, cela signifie qu’il peut faire partie de ce degré. Telle est la signification d’une demande.

En vérité, il ne s’agit pas simplement d’une demande, mais du Kli (récipient) devenant équivalent à celui du supérieur. Alors, le supérieur remplit le Kli de l’individu et, en recevant ce remplissage, celui-ci devient semblable au supérieur. Cela signifie qu’il s’est élevé jusqu’au degré du Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Les choses cachées appartiennent à l’Eternel, et les choses révélées nous appartiennent’ dans le Travail ? » du 02/09/2026

La Torah qui ne produit aucun résultat est stérile

278.01Question : Que signifie « la Torah est stérile » ?

Réponse : Si le Créateur a créé la Torah comme une épice pour le désir de recevoir, mais que celui-ci n’est pas corrigé à l’aide de la Torah, alors elle ne produit aucun résultat.

Un tel état est appelé « la stérilité de la Torah ». Tous les résultats produits par la Torah sont avant tout la correction et ensuite l’atteinte.

C’est précisément ce qu’affirme le Livre du Zohar : ceux qui ne souhaitent pas s’investir dans la sagesse de la Kabbale rendent la Torah stérile. Ils n’utilisent tout simplement pas la Torah comme une force corrigeant le désir de recevoir.

La Torah est à la fois les atteintes et les noms sacrés qui se révèlent dans l’intention du don sans réserve. Mais nous ne parlons pas encore de cela car il s’agit de degrés plus avancés. Au début, lorsque vous rencontrez la véritable Torah, elle agit précisément comme une force de correction.

Si vous ne l’acceptez pas sous cette forme, alors tout l’investissement que vous y consacrez ne peut être qualifié de Torah.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que ‘celui qui est sans fils’ dans le travail ? » du 30/08/2026

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°234

Que devrions-nous faire lorsque d’autres pensées surgissent durant le cours ?

Nous pouvons assister à une leçon, notre corps assis sur une chaise, tout en voyageant par la pensée aux quatre coins du monde, totalement absents du cours. Il est écrit que l’homme se trouve là où se trouvent ses pensées, mais ce n’est pas le sujet ici. Si nous sommes véritablement investis dans l’étude mais que nous ruminons un problème quelconque, il s’agit d’une pensée inappropriée. Si nous pensons à diverses questions liées à nos activités au sein du groupe, ce sont également des pensées inappropriées qui nous détournent de l’étude. Durant l’étude, nous devrions ressentir notre unité avec l’ensemble du groupe, en connexion avec le Créateur par le biais du contenu de l’étude. C’est là tout ce à quoi nous devrions aspirer.

Le temps de jugement

285.01Question : Pourquoi le Nouvel An est-il considéré comme le début d’un jugement sur soi-même ?

Réponse : Avant le Nouvel An, il existe une période (allant d’une semaine à un mois selon la communauté) durant laquelle la personne examine tous ses états passés, se repent, pleure et demande de l’aide d’en haut.

En agissant ainsi, elle semble adoucir son cœur afin qu’il change de la pierre à la chair vivante.

C’est une tradition, et l’essentiel ici est que la personne commence à comprendre qu’elle doit aborder la vie d’une manière nouvelle.

Question : S’agit-il donc de bonnes actions qu’elle devrait commencer à accomplir au cours de la nouvelle année ?

Réponse : Les bonnes actions constituent sa propre correction, car en se corrigeant soi-même, on corrige le monde. En bâtissant un système d’inclusion mutuelle et d’unité au sein duquel le Créateur se révèle, vous devez ainsi entraîner toute la matière vers la correction : les niveaux minéral, végétal, animal, et surtout, humain.

Extrait de KabTV, « Fêtes – Roch Hachana » n° 1

Au sommet de l’ascension et au plus profond du désespoir

419Question : Comment devrait-on travailler lors d’une prise de conscience aiguë de son propre mal ?

Réponse : Lorsque je prends conscience du mal, il y a des états dans lesquels je suis tout simplement incapable de bouger, comme si j’étais mort, « libre parmi les morts ». Je ne peux rien faire. C’est comme si j’étais libéré des commandements, de toute action que je suis incapable d’accomplir. On ne discute même pas de tels états lorsque la personne se trouve au point le plus bas de sa descente.

De même, lorsqu’une personne s’élève vers un degré supérieur, elle peut aussi perdre la tête. C’est évident.

Mais dans tous les autres états, elle peut plus ou moins se contrôler ; il existe un lien entre son ressenti et sa raison. Ce n’est que dans ces deux états que le ressenti prévaut, au point que la personne peut perdre la raison, perdre son jugement. Si toutefois vous parvenez à fonctionner, ne serait-ce qu’un peu, si vous disposez des deux forces, le coeur et la raison, alors vous pouvez d’une certaine manière entamer le travail.

Que me manque-t-il à ces deux moments, au sommet de l’ascension et au fond du désespoir ? Lorsque le ressenti est à son maximum et la raison à zéro, je dois ajouter de la raison. Où trouverai-je cette raison ? Auprès du groupe. Ainsi, j’élargirai mon récipient (Kli) et je ne serai pas désorienté.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Reviens, ô Israël, vers l’Eternel ton Dieu’ dans le travail ? » du 16/08/2026

Ce que les kabbalistes appellent la prière

249.03En partant de l’affirmation initiale « Il n’y a rien hormis Lui », puis en m’efforçant d’y ressembler par « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? », lorsque j’examine et constate à quel point je suis à l’opposé du Créateur, une exigence envers Lui surgit en moi : une prière. Mais la prière ne signifie pas que je formule une demande ou que j’exprime de la gratitude. Une requête et la gratitude indiquent simplement que j’ai abouti à une définition de l’état véritable, que j’ai achevé l’analyse de ma situation actuelle. Rien de plus n’est requis.

L’instant où je discerne véritablement mon état peut être qualifié de requête, de prière ou de repentir ; peu importe le nom qu’on lui donne. Mais lorsque j’atteins cette sensation ultime, la situation change et je n’ai plus besoin de dire quoi que ce soit.

La prière se définit comme la sensation la plus profonde du cœur. Après de nombreuses pensées, clarifications et changements, je parviens à la décision finale : qui je suis et ce que je suis.

Les kabbalistes appellent cela une prière : le point où j’appose mon sceau pour clore la clarification et l’analyse.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qui a besoin de savoir qu’une personne a surmonté l’épreuve ? » du 17/07/2026

Qui êtes-vous par rapport au Créateur ?

231.03En règle générale, nous veillons à ce que notre désir commun de recevoir ne soit pas lésé. Par conséquent, je vérifie toujours dans quelle mesure je peux utiliser chacune de mes qualités et me présenter en société conformément à ses normes les plus respectées.

Si le groupe auquel j’appartiens valorise la paresse, alors je serai le plus grand des paresseux. Si l’orgueil est respecté, alors je me montrerai comme l’incarnation même de l’arrogance.

J’agis ainsi vis-à-vis de la société et j’utilise mes qualités pour en tirer le plus grand avantage. Ce n’est pas que ces traits soient intrinsèquement bons ou mauvais ; par rapport au Créateur, ils ne contiennent ni bien ni mal.

En bref, ce qui se trouve en dessous du Machsom (barrière) ne doit pas nous préoccuper. Ce n’est que par rapport au Créateur que nous devrions commencer à nous soucier de qui et de ce que nous sommes, de notre véritable nature.

Question : Parlez-vous de ces qualités au sens ordinaire du terme ?

Réponse : Non, au sens ordinaire, il ne s’agit que de traits d’ordre animal. Mais plus tard, lorsque l’on franchit le Machsom, ces traits cessent d’être animaux pour devenir spirituels ; c’est-à-dire qu’ils revêtent une nature totalement différente par rapport au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que faire si l’on est né avec de mauvaises qualités ? » du 16/07/2026

Que devrions-nous demander au Créateur ?

200.01Question : Que devrions-nous demander au Créateur ? Devrions-nous demander à avoir le désir correct ?

Réponse : Nous avons besoin de deux choses. Premièrement, d’éprouver du chagrin face au fait que nous nous trouvons dans des Kelim (récipients) brisés ; autrement dit, que nous ne pensons qu’à nous-mêmes et ne cherchons qu’à nous satisfaire nous-mêmes.

Deuxièmement, nous devons prendre conscience de la grandeur du Créateur, de la grandeur de la qualité du don sans réserve, ce qui devrait nous amener à aspirer à la « Jérusalem reconstruite ». En d’autres termes, il ne suffit pas de regretter d’être dans un mauvais état ; nous devons également aspirer à un bon état.

Ce travail s’effectue en fonction de deux types de Reshimot (enregistrements spirituels) qui doivent exister en nous : le Reshimo de Aviout et le Reshimo de Hitlabchout, un Reshimo provenant du Kli et un Reshimo provenant de la Lumière.

Le Reshimo provenant du Kli montre l’état dans lequel se trouve le Kli par rapport à l’état dans lequel il devrait être. Le Reshimo provenant de la Lumière indique quelle devrait être la nature de mon attitude envers le Créateur, afin de m’amener à réaliser que le Créateur est l’idéal, la perfection.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie « Quiconque pleure sur Jérusalem mérite de voir sa joie » dans le travail ? » du 23/07/2026