Category Archives: Prière et intention

Le centre du plaisir

572.02Question : Existe-t-il des différences fondamentales entre les plaisirs matériels et spirituels ?

Réponse : Il n’existe qu’un seul centre du plaisir. La différence réside uniquement dans son ampleur. Et peu importe la source du plaisir.

Tout entre dans le même centre, dans la même sensation de plaisir, pourvu qu’il s’agisse d’un plaisir ressenti avec l’intention de recevoir.

Si, en revanche, il s’agit d’un plaisir ressenti avec l’intention de donner, alors il est également perçu dans ce centre du plaisir, mais il est vécu en connexion avec le Donneur du plaisir.

C’est ce qu’on appelle la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer).

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « La Klipa (la peau) qui précède le fruit » du 04/08/2026

Comment s’élever au-dessus de son orgueil ?

938.07Une personne ne peut pas élever une véritable prière intérieure au Créateur ; elle ne peut le faire qu’en puisant de la force dans le groupe, car l’importance de la connexion avec le Créateur qu’elle absorbe au sein du groupe surpasse la puissance de son propre orgueil.

Dans un état ordinaire, une personne possédant un certain degré d’orgueil ne peut réaliser par elle-même l’importance de la connexion avec le Créateur, car l’orgueil agit en elle comme Pharaon et il est impossible de s’en défaire.

Ce n’est que lorsque, comme il est écrit, les enfants d’Israël gémirent sous le poids du travail (c’est-à-dire lorsque la personne rassemble toutes ses forces et reçoit l’aide du groupe) qu’ils peuvent élever le niveau d’importance de la connexion avec le Créateur au-dessus du niveau de leur propre orgueil.

Alors, ils soumettent leur orgueil et se tournent vers le Créateur pour Lui demander de Se révéler et de leur donner la force de véritablement contrôler l’orgueil.

Il n’y a pas d’autre moyen de s’en défaire que de demander sincèrement au Créateur la force de le faire. Seul le groupe aide à susciter une véritable demande.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que ‘Ne pas négliger la bénédiction d’un simple laïc’ dans le travail ? » du 15/07/2026

Apprendre à utiliser la peur

599.02La peur est une excellente émotion qui nous protège ; sans elle, nous serions des fous. Il nous suffit d’apprendre à l’utiliser correctement. Alors, au lieu de la craindre, nous la bénirons.

Question : Quel est le but de la peur ? Pourquoi surgit-elle ?

Réponse : Le but de la peur est de nous guider correctement vers le véritable chemin de développement, afin de trouver la force supérieure du don sans réserve, de l’amour et de la connexion dans nos relations les uns avec les autres. Alors, nous n’aurons plus rien à craindre.

Question : Cela s’applique-t-il à tout le monde, à n’importe quelle personne ordinaire ?

Réponse : Aujourd’hui, cela s’applique aussi aux gens ordinaires. Nous le constatons en observant l’état du monde dans lequel nous vivons.

Commentaire : Un état de peur.

Ma Réponse : Le monde entier est dans un état de peur. Seule une personne qui n’a aucune idée de l’endroit où elle se trouve pourrait prétendre avec bravade ne rien craindre. Une telle attitude ne témoigne pas d’une grande sagesse. C’est pourquoi nous devrions en réalité bénir la peur ; elle nous guide correctement vers le bon objectif.

Question : Vers les uns les autres, donc ?

Réponse : Oui, nous devons comprendre que la peur nous est donnée pour une raison. C’est une qualité très positive.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 09/07/2026

L’homme du point de vue de la Kabbale

239La connexion avec le Créateur est appelée la « foi ». La mesure dans laquelle je suis capable de me connecter à Lui constitue en moi ce que l’on appelle la mesure de la foi.

Qu’est-ce que cela signifie ? Ma connexion avec le Créateur ne peut exister qu’à la condition que je souhaite Lui donner sans réserve. Autrement, une telle connexion est impossible ; il n’existe pas d’autre type de connexion. Elle doit s’inscrire dans la même direction que celle selon laquelle Il entre en relation avec moi.

Je ne pourrai Lui donner sans réserve que si je commence à Le ressentir, c’est-à-dire si je perçois Sa Lumière qui me parvient et me corrige. C’est ce qu’écrit le Rabash : lorsque, durant l’étude, je prends la résolution d’atteindre Lishma (En Son Nom), c’est-à-dire lorsque je désire parvenir au don sans réserve, la force supérieure vient à moi et me transforme, faisant de moi un être humain.

Que signifie être un être humain ? La mesure de don sans réserve que j’atteins spécifiquement par rapport au Créateur, et non par rapport à l’humanité, est appelée « homme ». L’homme est l’être créé, la force qu’il fait émerger et qu’il oriente vers l’établissement de sa connexion avec le Créateur. C’est uniquement pour celui qui franchit la Makhsom (barrière) que le degré spirituel atteint devient la mesure de l’homme en lui.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que faire si l’on est né avec de mauvaises qualités ? » du 16/07/2026

Vérifiez votre attitude envers le Créateur

283.02Question : Est-ce que j’examine mon attitude envers le Créateur à chaque fois que j’effectue un examen de consicence ?

Réponse : L’attitude uniquement. Il m’est facile d’imaginer que j’existe. Et mon désir pour la spiritualité ne pose pas non plus grand problème, bien que ce désir s’échappe et disparaisse constamment.

Saisir le Créateur ? Je saisis une sorte d’« image intérieure du Créateur » et je me laisse guider par cette image intérieure. Peu importe qu’elle subisse des changements constants.

Nous ne savons pas comment nous percevrons le Créateur à la fin de la correction, mais je peux déjà, d’une certaine manière, établir deux points de perception : moi et Lui. Ces deux points sont présents dans chacun de mes états.

Le problème, dans n’importe quel état, consiste à déterminer et à vérifier dans quelle mesure l’attitude est dirigée vers moi, et comment faire en sorte qu’elle soit dirigée vers le Créateur. Dès que je termine la vérification et l’examen suivants, l’état qui suit m’est donné.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie « Nul n’est saint comme le Seigneur, car il n’y en a pas d’autre que Toi » dans le travail ? » du 03/07/2026

Qu’est-ce que l’obscurité ?

522.03Question : Peut-on dire qu’une personne s’élève vers le Créateur depuis un état d’obscurité ?

Réponse : Tout dépend de ce que l’obscurité représente pour moi. Je peux être plein de vie tout en étant dans cet état.

Par exemple, la Coupe du Monde de Football vient de commencer et les gens y sont absorbés du matin au soir. Si je pouvais susciter chez eux un intérêt pour le but de la Création aussi intense que celui qu’ils portent au ballon, ce serait tout simplement merveilleux ! En d’autres termes, tout dépend de ce que je perçois comme étant l’obscurité.

Supposons que je sois profondément attiré par cette Coupe du Monde, tout en réalisant que toutes mes pensées et tous mes désirs qui y sont liés constituent l’obscurité ! Pourtant, je ne peux rien y faire ! Et en effet, qu’est-ce que le but de la Création face à cela ? Ce championnat concentre pour moi toute la saveur de la vie. Mais je le définis comme de l’obscurité. En réalité, c’est de la lumière pour moi, mais mon état, mon attitude à son égard, relèvent de l’obscurité ! C’est alors que je commence à chercher.

Certes, ma recherche est artificielle, mais j’espère que quelqu’un finira par changer mon état. Je me force donc, de gré ou de force, à rejoindre un groupe qui m’aidera, qui me « lavera le cerveau » afin que j’acquière des pensées différentes. Ainsi, tout dépend de ce que nous définissons comme étant l’obscurité.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Tout ce qui devient un holocauste est mâle’ dans le Travail ? » du 05/07/2026

La déconnexion d’avec le Créateur

232.05Question : La déconnexion de la divinité provient-elle aussi du Créateur ?

Réponse : Oui, tout état provient du Créateur, mais la déconnexion de la divinité est reçue comme une punition. Comment une personne devrait-elle réagir face à un tel état ? Elle devrait bénir le bien tout comme elle bénit le mal, et bénir le mal tout comme elle bénit le bien.

La déconnexion de la capacité à progresser, de la capacité à atteindre l’équivalence de forme avec le Créateur, est véritablement la seule punition qui existe dans la réalité spirituelle.

Pour nous, cela s’exprime même au niveau corporel par des troubles accrus, des expériences plus négatives, des maladies et des guerres ; cela affecte nos corps physiques. Tout bien provient du Créateur, et tout mal provient de Ses « Akhoraim » (dos), de la dissimulation. Le problème ne réside pas dans la dissimulation elle-même, mais dans la manière dont la personne devrait l’accepter et la considère.

Une punition reste une punition, et l’on ne peut pas y échapper. Cependant, dans la mesure où une personne ressent la dissimulation, elle ne l’accepte pas. Il est possible de corriger la dissimulation grâce à la qualité de Hassadim, à condition que la personne se détache de ses sensations personnelles, s’élève au-dessus d’elles, parvienne à l’état de Hafetz Hessed et opère ainsi la correction.

Toutefois, tout échelon inférieur à la correction finale constitue en fin de compte une punition.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie « Nul n’est saint comme l’Eternel , car il n’y en a rien d’autre que Toi » dans le travail ? » du 03/07/2026

Saisir une onde particulière

938.01Question : Quand mon désir (mon besoin) se transforme-t-il en une demande ?

Réponse : Le désir qui réside dans le cœur est la demande. Il n’a besoin d’aucun moyen supplémentaire pour le devenir. Je ne sors pas mon désir de mon cœur pour le mettre dans une enveloppe et l’envoyer au Créateur.

Le désir présent dans mon cœur est instantanément reçu par le Créateur, car le Créateur et moi demeurons ensemble au sein de ce cœur. Que je le veuille ou non, le Créateur est présent en moi.

Avec l’aide de la Lumière Environnante (Ohr Makif), je corrige progressivement par mon libre choix mon désir, consciemment, afin qu’à chaque fois qu’il est ressenti plus intensément, il soit dirigé plus précisément vers le but de la vie, sans plus se laisser détourner vers les nombreux faux objectifs auxquels je ne souhaite pas gaspiller ma vie.

La Lumière Environnante m’aide à diriger mon désir vers la bonne cible, vers elle-même. La Lumière Environnante est la source d’une fréquence unique, et je veux que mon cœur, tel un radar, ne se règle que sur cet émetteur, pour ne recevoir que la source de ces ondes et aucune autre.

Il existe des millions d’autres fréquences tout autour de moi qui pourraient m’influencer, mais je veux me régler uniquement sur cette onde particulière. Comment y parvenir ? Grâce à cette même Lumière Environnante : je veux qu’elle crée en moi le besoin d’elle-même.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Ce que signifie que « la loi et justice » est le nom du Créateur dans le travail » du 14/07/2026

Révéler l’attitude du Créateur

232.09Question : Comment s’opère la révélation du visage de la bonté du Créateur dans Sa gouvernance ? Après tout, chaque chose atteinte l’est par la foi au-dessus de la raison, comme si nous ne souhaitions pas Le révéler directement.

Réponse : Si une personne s’oriente vers le fait qu’elle désire absolument connaître l’attitude du Créateur envers elle, et pas seulement envers elle, alors selon l’intensité de son aspiration, elle suscite la réponse du Créateur.

Ainsi, elle se tourne vers le Créateur avec une question afin de connaître Son attitude à son égard, et elle reçoit une réponse.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Baal HaSoulam, « Introduction au Talmud des Dix Sefirot » du 02/12/2025

Lorsque vous désespérez de vos propres forces

963.5Question : Que nous est-il révélé exactement au-dessus de la raison ?

Réponse : Je ne sais pas ce qui me sera révélé au-dessus de la raison. Pour l’instant, je poursuis simplement mon chemin.

On me dit qu’une fois totalement épuisé, après avoir désespéré de mes propres forces et m’être dit « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? », je mériterai alors le droit de me tourner vers Lui en appelant à l’aide. Il ne me restera rien d’autre à faire.

Le Créateur ne me laisse plus aucun espoir de pouvoir encore tenter quelque chose par moi-même pour atteindre le but désiré. Il ne subsiste en moi qu’une seule chose : un immense désir d’y parvenir, sans aucun moyen pour y arriver ; c’est alors que je crie.

Je crie parce que je ne vois aucune possibilité d’avancer. Il ne me reste aucune opportunité, aucune chance ne m’est offerte.

Il ne s’agit pas d’un cri ordinaire né du désespoir face à la vie. En termes kabbalistiques, c’est le moment où l’on réalise qu’aucun effort relevant du désir égoïste de recevoir ne peut mener au but. Tous les calculs, les forces, les connaissances et les stratégies personnelles ont été épuisés.

C’est alors seulement qu’une véritable prière peut émerger : non pas une demande de satisfaction, mais une demande d’aide adressée à une force située au-delà de sa propre nature.

Le paradoxe est que cet état n’est pas considéré comme une chute, mais plutôt comme une préparation à l’ascension. Tant que l’on croit pouvoir atteindre la spiritualité par ses propres moyens, on n’a pas encore éprouvé le véritable besoin du Créateur. Lorsque tout autre soutien s’effondre, le manque devient total et c’est de ce manque total que naît le véritable cri.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut aux plaines de Mamré » du 13/06/2026