Category Archives: Créateur

Le temps de jugement

285.01Question : Pourquoi le Nouvel An est-il considéré comme le début d’un jugement sur soi-même ?

Réponse : Avant le Nouvel An, il existe une période (allant d’une semaine à un mois selon la communauté) durant laquelle la personne examine tous ses états passés, se repent, pleure et demande de l’aide d’en haut.

En agissant ainsi, elle semble adoucir son cœur afin qu’il change de la pierre à la chair vivante.

C’est une tradition, et l’essentiel ici est que la personne commence à comprendre qu’elle doit aborder la vie d’une manière nouvelle.

Question : S’agit-il donc de bonnes actions qu’elle devrait commencer à accomplir au cours de la nouvelle année ?

Réponse : Les bonnes actions constituent sa propre correction, car en se corrigeant soi-même, on corrige le monde. En bâtissant un système d’inclusion mutuelle et d’unité au sein duquel le Créateur se révèle, vous devez ainsi entraîner toute la matière vers la correction : les niveaux minéral, végétal, animal, et surtout, humain.

Extrait de KabTV, « Fêtes – Roch Hachana » n° 1

Qu’est-ce qui nous crée des sensations ?

253Question : Une personne peut-elle parvenir au don sans réserve uniquement en révélant son opposition au Créateur grâce aux efforts qu’elle déploie ? Si elle a l’impression d’avoir elle-même découvert la conscience du mal en elle, sans que cela résulte du chemin parcouru, s’agit-il simplement d’un mensonge ?

Réponse : La sensation ressentie par la personne n’est pas un mensonge. Mais ce qu’elle pense, à savoir qu’elle a elle-même révélé cela, est un mensonge. Tout s’accomplit uniquement par la Lumière. A l’intérieur du désir de recevoir, une sensation ne peut pas surgir s’il n’y a pas de Lumière.

Une sensation se compose de deux éléments opposés ; c’est l’écart entre eux qui suscite des sensations chez l’homme.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Les choses cachées sont à l’Eternel, notre Dieu, et les choses révélées sont à nous’ dans le Travail ? » du 02/09/2026

Au sommet de l’ascension et au plus profond du désespoir

419Question : Comment devrait-on travailler lors d’une prise de conscience aiguë de son propre mal ?

Réponse : Lorsque je prends conscience du mal, il y a des états dans lesquels je suis tout simplement incapable de bouger, comme si j’étais mort, « libre parmi les morts ». Je ne peux rien faire. C’est comme si j’étais libéré des commandements, de toute action que je suis incapable d’accomplir. On ne discute même pas de tels états lorsque la personne se trouve au point le plus bas de sa descente.

De même, lorsqu’une personne s’élève vers un degré supérieur, elle peut aussi perdre la tête. C’est évident.

Mais dans tous les autres états, elle peut plus ou moins se contrôler ; il existe un lien entre son ressenti et sa raison. Ce n’est que dans ces deux états que le ressenti prévaut, au point que la personne peut perdre la raison, perdre son jugement. Si toutefois vous parvenez à fonctionner, ne serait-ce qu’un peu, si vous disposez des deux forces, le coeur et la raison, alors vous pouvez d’une certaine manière entamer le travail.

Que me manque-t-il à ces deux moments, au sommet de l’ascension et au fond du désespoir ? Lorsque le ressenti est à son maximum et la raison à zéro, je dois ajouter de la raison. Où trouverai-je cette raison ? Auprès du groupe. Ainsi, j’élargirai mon récipient (Kli) et je ne serai pas désorienté.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Reviens, ô Israël, vers l’Eternel ton Dieu’ dans le travail ? » du 16/08/2026

Quel est le but de la Kabbale ?

13.03Question : Quel est le but ultime de la Kabbale ?

Réponse : La Kabbale en elle-même n’a pas de but ; elle réalise le but de la Création. La Création a un but. Elle a un commencement et une fin, et la Kabbale nous aide à accomplir ce but de la manière la plus rapide et la plus bienveillante qui soit.

Le but de la Création est la révélation de la force supérieure unique, ainsi que l’atteinte d’un état d’équivalence et de connexion totale avec elle.

L’univers tout entier, tout ce que nous pouvons imaginer, est régi par une force supérieure unique. Le but de la Création est que chacun d’entre nous révèle cette force supérieure, la comprenne correctement, s’en rapproche et l’utilise à sa guise.

Question : Qu’est-ce que la force supérieure ?

Réponse : C’est la qualité du don sans réserve et de l’amour. À l’instar d’une mère ou de parents, c’est quelque chose de très grand et de très bienveillant.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 02/06/2025

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°223

Quelle est la véritable image du Créateur ?

Nous ne parlons jamais de la façon dont les choses apparaissent du point de vue du Créateur, de ce qu’Il ressent ou de ce qu’Il est. Nous parlons de ce que la créature ressent venant de Lui, ou de la manière dont elle imagine l’état du Créateur, mais pas de Son état en dehors de la créature. Parfois, nous nous faisons toutes sortes d’idées sur un ami qui ne reflètent pas vraiment qui il est. Nous spéculons sur ses pensées, ses sentiments et ses soucis, et lorsque nous nous rapprochons un peu de lui, nous découvrons que rien de tout cela n’était vrai. Tout n’était qu’une image que nous avions créée dans notre imagination.

Il y a une différence entre connaître quelque chose à partir de notre for intérieur, en imaginant que les choses sont d’une certaine manière, et l’image véritable. Nous ne voyons ni ne connaissons jamais l’image véritable du Créateur. Nous ne pouvons connaître le Créateur qu’à travers nous-mêmes : ce que nous pensons de Lui, comment nous Le comprenons, et ainsi de suite. L’image la plus authentique que nous puissions atteindre, sans que nos récipients (Kelim) ne déforment ce que le Créateur souhaite que nous ressentions de Lui, est l’état de la réparation finale (Gmar Tikoun). L’Hôte souhaite servir un repas en cinq plats, chaque plat étant parfait à tous égards. Nous le recevons et, à travers lui, nous ressentons l’attitude de l’Hôte envers nous. Aller au-delà dépasse nos capacités.

Réfléchir et demander

276.05Question : À quoi faudrait-il constamment penser et que faudrait-il demander ?

Réponse : Au terme de toute réflexion, on s’aperçoit que le seul Hissaron (manque, désir) qui mérite notre préoccupation est le désir de réaliser la grandeur du Créateur. Seule la réalisation de Son importance, ressentir le Créateur, prendre conscience de Sa présence quelle qu’elle soit, ou l’impression reçue de Lui, peut me changer.

À l’heure actuelle, je suis esclave de mon désir de recevoir, mais je deviendrai esclave de Son désir de donner et de prodiguer sans réserve du plaisir. Il faut travailler précisément sur ce Hissaron, c’est-à-dire aspirer au désir pour la Lumière qui vient d’en haut afin de nous transformer.

En somme, il faut d’abord prendre conscience que je veux changer, dans la mesure où je suis capable de le désirer, et pour cela je me tourne vers le Créateur afin qu’Il me transforme.

Pourquoi devrais-je me tourner vers le Créateur ? Ne suffit-il pas que je veuille changer pour qu’Il le fasse Lui-même ? Le changement n’est pas un but en soi. Le véritable objectif est de m’attacher à Lui en m’adressant à Lui avec une requête. Ma transformation, en un sens, n’est qu’un moyen d’y parvenir.

Il s’avère que nous travaillons constamment sur le même Hissaron : comment fusionner plus intensément avec Lui, m’attacher à Lui et me rapprocher de Lui. C’est de là que je tire la force de fusionner avec Lui, ainsi que le besoin de le faire. Tout provient en réalité d’une source unique.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qui témoigne d’une personne » du 24/08/2026

Discussions sur les degrés de l’échelle, Partie n°221

Le Créateur nous donne-t-il sans réserve l’état de la correction finale ?

Le Créateur nous accorde sans réserve cet état comme si nous nous y trouvions déjà ; en réalité, nous sommes effectivement dans l’état de la correction finale. C’est seulement notre perception qui nous donne l’impression du contraire. En d’autres termes, ce « comme si » concerne notre perception, et non l’état de la correction finale lui-même. La correction finale est le seul état qui existe réellement, et nous nous leurrons en pensant que nous en sommes exclus. Cette illusion provient de l’engourdissement de nos sens. Il nous faut donc corriger nos sens afin de ressentir l’endroit où nous existons déjà.

Le Rabash compare cela à une personne inconsciente qui, peu à peu, reprend connaissance. Ce « retour à la conscience » s’opère à travers les 125 degrés, grâce auxquels les états s’éclaircissent progressivement pour elle, jusqu’à ce qu’elle atteigne l’état dans lequel elle existe véritablement. Ce processus se poursuit jusqu’à ce que sa conscience et l’état dans lequel elle existe ne fassent plus qu’un.

La véritable force de la foi

236.01Question : Que signifie acquérir la véritable force de la foi ?

Réponse : Cela signifie que tout ce qui s’éveille en moi, même si c’est à l’opposé du Créateur, même si ce n’est pas encore corrigé, je serai capable de le corriger avec l’aide du pouvoir de la foi. Le pouvoir de la foi est la sensation du divin, la sensation de la perfection, la sensation de l’éternité, la sensation de l’importance du don sans réserve pour le don sans réserve. Tout ce que nous ressentons dans la spiritualité ou dans le Créateur est la qualité du don sans réserve.

Ainsi, tout ce qui vous semble bon, chaleureux, doux, bienveillant (je ne sais pas exactement comment vous le ressentez), tout ce que vous définissez comme bon pour vous, traduisez-le par un seul mot : le donneur. Non pas quelque chose qui vous donne, mais précisément la qualité du don sans réserve.

C’est quelque chose de doux, de bienveillant, de bon, mais pas par rapport à moi-même où je serais celui qui reçoit ; il s’agit plutôt de la qualité elle-même. Et si je désire cette qualité, alors c’est comme cela que je dois être. C’est-à-dire revêtir la qualité du donneur, être un donneur et ressentir ce que je perçois, comme on dit, comme étant doux, chaleureux et bon. C’est la même chose.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘ne rien ajouter ni rien enlever’ dans le travail ? » du 13/08/2026

Qui êtes-vous par rapport au Créateur ?

231.03En règle générale, nous veillons à ce que notre désir commun de recevoir ne soit pas lésé. Par conséquent, je vérifie toujours dans quelle mesure je peux utiliser chacune de mes qualités et me présenter en société conformément à ses normes les plus respectées.

Si le groupe auquel j’appartiens valorise la paresse, alors je serai le plus grand des paresseux. Si l’orgueil est respecté, alors je me montrerai comme l’incarnation même de l’arrogance.

J’agis ainsi vis-à-vis de la société et j’utilise mes qualités pour en tirer le plus grand avantage. Ce n’est pas que ces traits soient intrinsèquement bons ou mauvais ; par rapport au Créateur, ils ne contiennent ni bien ni mal.

En bref, ce qui se trouve en dessous du Machsom (barrière) ne doit pas nous préoccuper. Ce n’est que par rapport au Créateur que nous devrions commencer à nous soucier de qui et de ce que nous sommes, de notre véritable nature.

Question : Parlez-vous de ces qualités au sens ordinaire du terme ?

Réponse : Non, au sens ordinaire, il ne s’agit que de traits d’ordre animal. Mais plus tard, lorsque l’on franchit le Machsom, ces traits cessent d’être animaux pour devenir spirituels ; c’est-à-dire qu’ils revêtent une nature totalement différente par rapport au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que faire si l’on est né avec de mauvaises qualités ? » du 16/07/2026

Sous contrôle constant

235Tous les états que nous traversons peuvent et devraient certainement être vécus ; toutefois, nous devons les maintenir sous un contrôle constant et ne pas succomber aux sensations, qu’elles soient négatives ou positives. Nous devons constamment maîtriser nos sentiments grâce à la raison. Ainsi, la raison et les sentiments s’équilibrent mutuellement, de sorte que l’un ne l’emporte pas sur l’autre.

Si l’intellect l’emporte sur les sentiments, on devient un « petit malin » : « Pourquoi devrais-je faire tout cela ? De toute façon, je n’y arriverai pas. Le Créateur est plus grand que moi, alors laissons-Le agir. Et si rien ne se passe, eh bien, tant pis. » Et ainsi de suite dans le même état d’esprit. Mais si ce sont les sentiments qui prévalent, alors la personne qui s’y laisse submerger est incapable de faire appel à sa raison.

Quelle est donc la solution ? Nous devons trouver des forces dans le groupe qui nous aideront à nous libérer de cet état et à atteindre l’équilibre. Il n’y a pas d’autre issue.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘ne rien ajouter ni rien retrancher’ dans le travail ? » du 13/08/2026