L’infinité n’est qu’un moment

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, chapitre « Vayetze (Et Jacob sortit) » – Partie 1, point 129: «Et elles lui semblaient que quelques jours à cause de son amour pour elle. » Les sept années entières étaient pour lui comme les sept ans supérieurs de Bina, qui sont un dans une union, et non séparés. Ils sont tous un, car ils sont reliés les uns aux autres pour l’amour dont il l’aimait, car elle était pour lui comme l’unification supérieure dans Bina.

Comment définit-on l’infini? Est-ce quand le temps dure infiniment ou bien quand il n’y a pas de temps et qu’il est égal à zéro? Comment se peut-il que lorsque je l’aime, je passer sept ans à travailler pour elle, et dans ma perception ces années s’enfuient ? Ne fallait pas que ce soit l’inverse? Ce temps n’aurait-il pas du durer indéfiniment car il faudra sept ans avant que nous puissions être ensemble?
En réalité, l’infini, c’est quand le temps se réduit à zéro. Dans notre monde, nous croyons que l’infini est quelque chose d’infiniment lointain, car nous imaginons que la fin (la mort) est poussée au-delà de l’infini. Nous percevons l’infini de cette façon parce que notre perception est en forme de manque, plutôt que d’accomplissement.
Mais dans la spiritualité, où toutes nos actions sont dictées par le don sans réserve, c’est l’inverse. L’infini, c’est quand tout est en un seul endroit, comme s’il était comprimé en zéro. Tout existe au même moment, dans le même temps, au même endroit, dans la même femme. »

Les histoires de la Torah deviennent une révélation

Dr. Michael LaitmanLe Zohar, Chapitre « Vayetze (Et Jacob sortit) – Partie 1 », point 127: Pour cette raison, Léa n’est pas apparu, mais Rachel, pour attirer les yeux et le cœur de Jacob avec la beauté de Rachel, ainsi il s’installerait pour vivre ici. Grâce à elle, Léa aussi s’accoupla avec lui et enfanta toutes ces tribus. Comment Jacob sut-il qui était Rachel ? Après tout, il ne la connaissait pas ? Les bergers lui dirent, comme il est écrit « et voici, Rachel sa fille vient avec le bétail.

Toutes ces propriétés – « bien », « eau », « Haran », « Jacob », « Laban, » Rachel « , » Léa « , » bergers « , et » troupeau « – sont en nous. La Torah explique comment distinguer et trier ces forces en nous-mêmes.
C’est comme un jeu de construction. Nous avons à discerner nos désirs intérieurs et, en se référant à l’image que la Torah appelle pour nous, la position de chacun d’eux à la bonne place. Nous continuons à le faire tant que nous n’aurons pas une vue d’ensemble interne qui montre les connexions entre tous les désirs et les propriétés que la Torah décrit, entre- le « troupeau »,  » bien », « eau », et ainsi de suite – à leur niveaux inanimés, végétal, animal, et parlant, dans toute la réalité spirituelle.
Dès que j’organise cette image correctement selon les instructions Torah, je suis pris dans une séquence de film et je passe à l’image suivante. C’est ainsi que nous avançons d’une séquence à une autre, un degré après l’autre. A chaque étape, la Torah nous raconte comment se développer à partir d’un niveau à l’autre par des changements internes.
En changeant nos forces internes et leurs propriétés selon l’histoire de la Torah, nous avançons avec les récits de la Torah. C’est alors que les histoires Torah se transforment en révélation.

Qu’est-ce que l’exil?

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Quand est-ce qu’une personne est considérée en Galout (exil)? 

Ma réponse: Galout (exil) fait référence à l’exil du monde spirituel et à l’attribut de don sans réserve et d’amour. Autrement dit, il faut souhaiter cette qualité , et dans la mesure où on ne l’a pas, on se sent en Galout, en exil d’elle.

Par exemple, dans son article «une véritable prière » le Rabash dit que Galout, c’est quand une personne n’a pas eu la possibilité de garder l’intention, que ses actes ne sont pas réalisés pour recevoir une récompense, ce qui est contre notre nature.

Qui bénéficie de mes actes?

Dr. Michael LaitmanLa question que j’ai reçue: Qu’est-ce que le don pour l’amour du don?

Ma réponse: le don pour l’amour du don c’est quand je ne ressens pas le plaisir comme un accomplissement de mes désirs personnels, mais lorsque je l’utilise uniquement comme carburant pour accomplir l’acte du don sans réserve.

Question suite: Comment ce carburant est-il diffèrent du plaisir si la seule chose qui existe, c’est le désir de recevoir (Kli) et son accomplissement (Lumière)?

Réponse: Si j’utilise le carburant uniquement pour accomplir mon travail en comblant l’autre, alors mon propre accomplissement est seulement mon combustible. Si, toutefois, j’utilise l’accomplissement pour mon plaisir, cela signifie que je suis en train de recevoir du plaisir. Demandez-vous: «A quoi mon véhicule travaille-t-il ? Que sous-tendent mes actions ? Qui est le bénéficiaire de mes efforts? « 

Ensuite, tout ira bien

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Puis-je recevoir une prise de conscience de la nécessité d’aimer les autres dans le groupe sans une prière et une crise intérieure ?

Ma réponse: Vous devez travailler dans le groupe, vous devez l’obliger à vous influencer. Comment pouvez-vous les obliger? Achetez-les! Comme il est écrit: «Achète-toi un ami. »

Vous devez vous investir dans le groupe afin de persuader les amis d’avoir un impact sur vous. Vous devez annuler votre ego à leur égard parce que seul le plus bas reçoit du plus grand.
Le travail dans le groupe:

1. Influencez vos amis. Là où vous êtes plus grand qu’eux, donnez-leur tout ce qu’ils veulent, comme si vous étiez plus grand et plus capable de donner sans réserve (Comme celui qui est plus grand donne sans réserve au plus petit).

2. Dans la mesure où vous êtes inférieur, vous devez recevoir d’eux une prise de conscience de l’importance de la finalité de la création. Vous devez vous annuler vous-même et recevoir de leur part.
Vous devriez dire aux amis: «Quelque soit et quelle qu’en soit la quantité de ce que vous désirez, je vous le donne, afin que je puisse recevoir de vous la prise de conscience de l’importance du don sans réserve et de l’amour. De vous je n’ai seulement besoin que de cela. J’ai tout le reste, mais cela je ne peux pas l’obtenir nulle part ailleurs, sauf dans le groupe. »

Pourtant, je ne reçois pas l’amour et le don sans réserve d’eux; je ressens d’eux la sensation d’un manque et le désir de cela. Plus tard, la Lumière arrive et m’apporte l’amour et la qualité du don sans réserve. Je reçois le désir de la qualité de l’amour et du don sans réserve dans le groupe, la Lumière qui ramène vers le bien apporte la correction et remplace la sensation de manque.

Tout d’abord, recevez une âme

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Comment puis-je combiner le travail interne avec l’étude du Zohar ?

Ma réponse: Ne croyez pas que le Zohar ait été écrit pour servir comme un livre ordinaire à raconter ou à nous expliquer quelque chose. Ce n’est pas le cas. Le Baal HaSoulam a écrit son commentaire pour une autre raison aussi. Nous n’étudions pas en utilisant notre esprit terrestre pour omprendre ce qui est écrit et apprendre en détail la façon de travailler dans les trois lignes en mémorisant tous les termes. Nous devons comprendre la nécessité d’une correction et non la structure de tout cela.

Les commentaires supplémentaires sur les sources authentiques fournis par les kabbalistes (sur les œuvres kabbalistique de la Torah, les Prophètes, et autres textes sacrés) sont impossibles à comprendre par le biais de l’esprit ordinaire, extérieur. Ils ne peuvent être compris que grâce à la correction de l’âme. Par conséquent, tous les commentaires kabbalistiques sont principalement conçus pour attirer la Lumière Supérieure sur l’étudiant. Ensuite, le lecteur peut utiliser les sources correctement, jouir de la Lumière qui y est contenue, et, le long du chemin, découvrir ce qui est écrit dans les livres. C’est ce qu’on appelle le commentaire.

Chaque commentaire est un instrument supplémentaire qui nous permet de nous connecter à la source authentique, et pas seulement pour la comprendre. Lorsque nous lisons les soi-disant explications « techniques  » du Baal HaSoulam sur les trois lignes, les Sefirot et les Partsoufim, la montée et la descente, et les Reshimot et les écrans, nous pensons qu’il essaie de nous enseigner une science ordinaire pour que nous l’apprenions avec notre cerveau et soyions capable de rédiger tout cela de manière schématique. Mais, ce n’est pas le cas.

L’ajout du Baal HaSoulam, le « Commentaire de l’Echelle au Livre du Zohar » nous aide à attirer la Lumière qui ramène vers le bien. Son but n’est pas de nous donner la connaissance abstraite de la structure de quelque monde supérieur. Il est impossible de connaître le Monde Supérieur jusqu’à ce que nous soyons en mesure de le percevoir à l’intérieur de nos âmes. Essentiellement, nous étudions notre propre construction.
Une personne commence à sentir que toute la réalité, toute la création, est enfermée en elle, non pas en dehors d’elle, même si elle semble être exterieure. Par conséquent, nous devons nous régler correctement dans l’étude avec l’idée que nous ne gagnerons rien, sauf la Lumière qui ramène vers le bien. Après cela, la réalisation suivra, et «l’âme d’une personne commence à lui enseigner ». Tout d’abord, nous devons recevoir cette âme, la substance spirituelle, dans laquelle nous allons découvrir tous les phénomènes dont parle Le Zohar.

Notre tâche consiste à nous accrocher au Supérieur

Dr. Michael LaitmanUne question que j’ai reçue: Qui est notre «Supérieur » dans la spiritualité?Ma réponse: Nous ne le savons pas. Nous vivons dans la matrice du Supérieur comme un simple point, une goutte de sperme, notre Reshimo spirituel (enregistrement, gène). Au-delà de ce Reshimo, nous n’avons rien d’autre !
En fait, notre corps physique, notre esprit et nos sentiments n’ont aucun rapport avec le monde spirituel et ne peut pas y être vus. Dans le monde spirituel, il y a seulement une matrice du Supérieur (Malkhout de l’infini) et nous dedans. Et chacun de nous est un Reshimo (0/1, Shoresh Aviout/Aleph Hitlabshout) ou en d’autres termes, un point dans le cœur.

Notre tâche, comme point dans le cœur, est d’essayer de nous accrocher à la paroi de l’utérus spirituel ! En commençant par les trois jours pendant lesquels le sperme est absorbé, le premier problème de l’embryon (nous) est de se fixer à la paroi de l’utérus. L’attachement à la matrice établit le premier contact avec le Supérieur.

Pour ce faire, nous devons nous annuler devant le Supérieur. Mais où est ce Supérieur,cette paroi de l’utérus? Qu’est-ce que c’est exactement? Le Supérieur est le groupe Kabbalistique, mon environnement! C’est ainsi que se révèle à moi le Supérieur.

Ainsi, il y a le groupe et moi, qui y adhère, malgré tous les obstacles. J’accepte toute la force de la volonté du groupe pour le don sans réserve, et je suis disposé et prêt à tout prendre en m’annulant de moi-même devant eux.

Quand je me joins au groupe, mon Aviout, qui est la force de ma volonté de donner sans réserve, commence à se développer et à causer des sensations désagréables en moi: la déception, la croissance de l’égoïsme, et le poids sur le cœur. Mais je dois aller encore plus loin dedans, comme une sangsue, en m’accrochant au groupe qui est le «mur de l’utérus ».

Puis, entre nous, la première connexion apparaît, non pas par un point, mais à travers le tube à travers duquel le « sang », commencera à circuler en moi. Cette connexion, jusqu’à présent, est au niveau inanimé (Dam -sang, de «Domem »- inanimé), mais j’aurai déjà reçu une nourriture spirituelle du Supérieur.
Tout cela se fait à travers ma connexion avec le groupe. Il n’y a pas d’autres «mur» à travers lequel je peux entrer dans le monde spirituel !

Reconnaître la grandeur de l’opportunité

Dr. Michael LaitmanRappelons-nous mutuellement et inspirons-nous de la grandeur de l’objectif spirituel de l’environnement qui y aspire; nous apprécions l’occasion unique de libre choix qui nous a été présenté. Combien de personnes dans le monde peuvent agir librement? Si tout le monde suit aveuglément les ordres de sa nature, alors personne véritablement n’«agit ». Si je suis complètement régit d’En-Haut, alors «je» n’existe pas, comme il est dit, « Je suis venu et il n’y a personne ».

Il y a des milliards de personnes dans le monde, mais elles n’existent pas pour ainsi dire, puisque aucune d’entre elle n’est libre de ses actions. Sans une personne avec son libre arbitre il n’y a pas de monde, il n’y a rien d’autre que le monde de l’Infini. En ce qui concerne le Créateur, rien d’autre n’existe. Seule existe une personne qui exerce une action librement. Imaginez cette image du monde: le vide total. Il y a seulement en elle quelques désirs jaillissants qui sont survenus et sont capables d’effectuer des actions librement.

Vous aussi, vous avez la possibilité d’acquérir la liberté et devenir des humains. Puissions-nous reconnaître la grandeur de cette occasion unique.

Les kabbalistes sur le but de la Création, 3ème partie

Dr. Michael LaitmanChers amis, s’il vous plaît posez des questions sur ces passages des grands kabbalistes. Je vous promets d’y répondre. Les commentaires entre parenthèses sont de moi.

Quel est le but de la création?

… Quel était le but pour lequel le Créateur a créé tout cela ? En effet, c’est pour l’élever à un degré plus important et supérieur, pour sentir son Dieu comme une sensation humaine, qui lui est déjà donnée. Et comme on sait et on sent les souhaits de son ami, ainsi on apprendra les paroles du Créateur ….

– Baal HaSoulam, l’article «De l’enseignement de la Kabbale et de son essence »

…le but du Créateur à partir du moment où il a créé Sa Création est de révéler Sa Divinité aux autres. C’est parce que la révélation de Sa Divinité atteint la créature comme un bienfait agréable qui est toujours grandissant jusqu’à ce qu’il atteigne la mesure souhaitée.

Et par là, celui d’en bas s’élève avec une véritable reconnaissance et devient un char vers Lui, et s’attache à Lui, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur achèvement final: «Nul œil n’a vu un autre Dieu que Toi» ….

– Baal HaSoulam, l’article « Torah Matan (Le Don de la Torah), » Point 6

L’homme est créé pour élever le ciel … [de lui-même, le point central le plus bas central, pour combler le vide restreint par l’attribut du don sans réserve, élevant ainsi sa frontière vers le Monde de l’Infini].
– Menahem Mendl rabbin de Kotzk

… Le but de la création est précieux, car une petite étincelle, comme l’âme d’une personne peut monter dans sa réalisation plus haut que les anges du ministère [les forces du don sans réserve qui n’ont pas de libre volonté, comme les animaux dans notre monde] ….

– HaSoulam Baal, l’article « La servante qui hérite de sa maîtresse »

Questions sur la Makhsom, l’autodiscipline, et le passé romantique

Dr. Michael LaitmanQuestion: Un kabbaliste peut-il déterminer qui va traverser la Makhsom (barrière à la spiritualité) et qui ne va pas le faire ? Est-ce déterminé en fonction du langage du corps d’un étudiant ou en « voyant » son désir?Ma réponse: à cet égard tout le monde est prêt à traverser la Makhsom et possède la liberté de la volonté: soit en traversant par eux-mêmes et rapidement ou bien sous la pression et lentement.

Question: Qu’est-ce que l’autodiscipline selon la Kabbale?

Ma réponse: C’est de viser à chaque minute de son temps à se rapprocher du Créateur dans ses propriétés.

Question: Vous avez mentionné que le doute (la tentation) suit une personne tout autour à cause d’un désir inassouvi. Que faire si l’on est constamment hanté par le passé romantique d’un partenaire et qu’il nous manque ? Qu’est-ce que cela signifie et est-il possible de le résoudre?

Ma réponse: Les études mettront tout en équilibre et assureront la bonne attitude vers la spiritualité éternelle et la corporéité transitoire.