La racine spirituelle du commérage

Question : Le commérage a-t-il une racine spirituelle ?

Réponse : Bien sûr, cela s’appelle Lashon HaRa (la mauvaise langue).

Cela tue tout entre les amis. Si je parle dans le dos de mon ami, je trahis le Créateur. Je Le trompe. Il ne peut y avoir rien d’autre ici. Après tout, le Créateur place la dizaine avec tous ses problèmes devant moi. Dans le dos d’un ami, nous pouvons parler uniquement de la façon de l’aider et de rien d’autre.

Extrait du congrès « Du chaos à l’harmonie » à Vilnius, Premier jour, Leçon n°1 du 03/11/2017

Le véritable amour

Question : Qu’est-ce que l’amour ? Est-ce un pouvoir, un champ, une énergie ?

Réponse : C’est une force dirigée de la personne vers l’extérieur. L’attribut du don sans réserve, la force du don sans réserve, est le pouvoir de l’amour.

Lorsque j’évalue quelque chose qui est en dehors de moi, plus haut que moi, cela s’appelle l’amour pour cet état, pour ce désir, ou pour cette personne, peu importe comment nous l’appelons.

Question : Selon la sagesse de la Kabbale, l’amour est la révélation de l’amour et de la haine en même temps, contrairement à notre monde où il peut y avoir soit de l’amour soit de la haine ?

Réponse : Lorsque les états d’« amour » et de « haine » existent séparément l’un de l’autre, ils sont irréels, arrangés par nous. Ils nous sont donnés uniquement pour que nous puissions les traverser et atteindre l’état réel. C’est comme les lois de la physique : il ne peut y avoir de moins sans plus ou de plus sans moins.

Il n’y a pas d’amour sans haine, et pas de haine sans amour. Ils sont construits au-dessus l’un de l’autre, et nous les utilisons comme des états donnés par le Créateur.

Ce sont des qualités très réalistes que nous devons absorber en nous-mêmes et nous devons exister avec elles toutes les deux ensemble. Dans cet état, je comprends tous les inconvénients et les avantages en moi et chez une autre personne. Je comprends qu’ils ont été établis pour nous et donnés par le Créateur. Nous mettons le Créateur entre nous et seulement alors nous atteignons l’équilibre mutuel dans ce système : moi, l’autre personne, et le Créateur entre nous.

Ensuite, le présent, le passé et le futur se complètent mutuellement, comme dans le système. L’état dans lequel je trouve l’équilibre complet de toutes les propriétés opposées est appelé « l’amour ». C’est un état très spécial de l’équilibre idéal du système.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/08/2017

Il n’y a rien de mauvais dans la nature

Question : Si je vois une caractéristique négative chez un ami, je dois la compléter. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Réponse : La loi de la nature est telle qu’il n’y a rien qui fonctionne mal.  Et il n’y a rien de mauvais dans l’homme non plus, dans aucun d’entre nous ! Le « mal » est venu de notre brisure et de notre dispersion.

Si nous rassemblons ces caractéristiques, alors elles en forment une seule et complète qui consiste en un plus et un moins. En fait, lorsque l’âme s’est brisée, des propriétés négatives se sont formées, et même les positives ont l’air négatives car il n’y a rien qui puisse les compléter.

La sagesse de la correction est de corriger la séparation et la distance entre nous. Nous devons faire travailler notre cerveau dans cette direction : il n’y a ni mauvais ni bon. La séparation et la distance entre nous sont mauvaises. Par conséquent, nous voyons des propriétés brisées, qui nous semblent toujours négatives.

S’il n’y a rien pour s’opposer à une propriété brisée, peu importe qu’elle soit positive, elle semblera négative.

Extrait du congrès « Du Chaos à l’Harmonie » à Vilnius, Premier Jour, Leçon n°1 du 03/11/2017

La dispersion des juifs au sein des autres nations

Question : Quelle est la signification spirituelle de la dispersion des Juifs au sein des autres nations à la suite de la destruction du Second Temple par les Romains ?

Réponse : La signification spirituelle de la dispersion des Juifs est pour eux de se dissoudre dans les autres nations, comme cela est écrit dans Le Livre du Zohar. Cela fait référence à la pénétration spirituelle et mentale, plutôt qu’à la pénétration physique : cela fait référence à la culture et à l’approche de toute chose.

Les Juifs ne sont pas une nation, mais des parties de toutes les nations vivant dans l’ancienne Babylone. Ceux qu’Abraham a rassemblé ne comprenaient que 5% des habitants de Babylone. Les 95% restants des habitants de l’ancienne Babylone se sont dispersés à travers le monde entier.

Maintenant, après que les Juifs aient souffert de l’esclavage en Egypte et à Babylone, de la destruction du Premier et du Second Temple, et de 2000 ans d’exil, leur intégration dans les nations du monde est complète. Dans le processus, leurs Reshimot (données d’information spirituelle) se sont complètement dissous dans les autres nations. C’est pourquoi la sagesse de la Kabbale s’est déjà révélée comme la méthode de correction de toute l’humanité.

Elle est ouverte à toute personne qui se pose la question sur le sens de la vie. Et il n’y a pas de différence entre des gens de différentes nationalités.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 16/07/2017

La composante spirituelle et l’amour terrestre

Question : Comment peut-on correctement ajouter une composante spirituelle à l’amour terrestre entre mari et femme ?

Réponse : Il est possible d’ajouter une composante spirituelle entre mari et femme uniquement lorsqu’ils comprennent ce qu’ils font et pourquoi ils existent.

Ils doivent se rendre compte qu’ils ont une occasion unique de se conduire dans toutes les situations de la vie de telle sorte qu’ils s’entraînent l’un l’autre dans une influence mutuelle. Alors ils seront capables d’atteindre la révélation du Créateur, comme il est écrit : « Un mari et une femme ont la Shechina entre eux. »

Mais seulement s’ils sont vraiment sérieux à propos de l’atteinte de cet objectif. Parce qu’ils doivent « s’appuyer sur eux-mêmes » et s’entraider.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 06/08/2017

Où commence l’histoire de la Kabbale ?

Il y a 5778 ans, la première personne à atteindre la nature supérieure est apparue dans le monde ; il s’appelait Adam. A partir de lui nous commençons à compter l’histoire de la Kabbale.

Adam s’est interrogé sur le sens de la vie ; il a commencé à chercher d’où tout provenait, et a découvert qu’il n’y a qu’une seule force dans le monde qui anime l’univers entier.

Cette force positive peut être appelée le Créateur, parce qu’elle crée vraiment. Elle n’a pas de corps, pas de poids, pas de volume, rien de ce que nous pensons avoir. Après tout, ce que nous avons et voyons dans notre monde est une pure illusion qui apparaît dans notre esprit, dans nos sensations.

Ainsi, il y a 5778 ans, un homme est apparu qui a découvert cette qualité du monde. Adam est appelé le « Premier Homme – Adam HaRishon » parce qu’il a été le premier à atteindre l’essence du monde. Il en a parlé dans le livre L’Ange Secret (Raziel HaMalach). Ce petit livre de seulement quelques pages est parvenu jusqu’à notre époque.

Le livre suivant sur la Kabbale a été écrit par Abraham dans l’ancienne Babylone. Mais entre Adam et Abraham, il y a eu 20 générations de kabbalistes qui ont atteint le monde spirituel au moyen de la méthodologie révélée par Adam qu’il a ensuite transmise à ses disciples. Au fil des siècles, cette connaissance a été progressivement complétée. De ce fait, il y avait la méthode pour atteindre le monde supérieur.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 23/07/2017

La paresse : une qualité merveilleuse

Question : Quelle est la racine spirituelle de la paresse ?

Réponse : La paresse est une qualité merveilleuse ! Je vous conseille vraiment d’être plus paresseux, vous ferez moins de choses stupides. Le fait est que la paresse est la juste mesure du degré de la nécessité d’une action.

Question : Et si vous n’avez pas de force, et par conséquent vous êtes trop paresseux pour faire les choses nécessaires, les plus importantes ?

Réponse : Et alors cela ne devient pas vraiment important ou nécessaire. C’est pourquoi il est écrit : « Mieux vaut s’asseoir et ne rien faire. » Pensez, lisez, essayez de l’intérioriser, c’est la raison de votre naissance, pas de faire un grand nombre d’actions physiques qui polluent seulement notre monde.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017

Les deux forces de l’univers

Question : Si le Créateur est unique, alors pourquoi Son reflet se manifeste-t-il dans notre monde à travers une multitude de forces différentes ?

Réponse : Il y a deux forces dans l’univers : la force du Créateur (la force du don sans réserve) et la force qu’Il a créée opposée à Lui, appelée l’être créé (la force de la réception).

Tout le reste, ce sont toutes sortes d’émanations, de modifications de ces deux forces (le plus et le moins). A part ça, rien d’autre n’existe.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017

Celui qui est plus haut que les autres…

Question : Si un kabbaliste a le plus grand égoïsme au monde, est-ce que cela signifie qu’il est le plus « sans liberté » de tous ?

Réponse : Une personne utilise son égoïsme pour s’élever au-dessus de lui.

L’égoïsme est une force, et lorsque nous nous élevons au-dessus de lui, nous ressentons continuellement la liberté à un plus haut degré. Je ne peux pas me sentir libre si je n’ai pas la sensation d’être sans liberté.

Par conséquent, la Kabbale est construite sur deux paramètres : le Créateur et la création, une énorme qualité de don sans réserve et d’amour, et un énorme égoïsme.

Question : C’est-à-dire, je suis reconnaissant envers le Créateur d’avoir un immense égoïsme et de vouloir m’en séparer ?

Réponse : C’est indispensable. Celui qui est plus haut que les autres a aussi un plus grand égoïsme. Sinon, comment pourrait-il s’élever ?

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 02/07/2017

Est-ce que le temps dure ?

Question : Dans les articles du Rabash, il est écrit que la durée du temps le long de la racine spirituelle est liée aux Klipot (forces impures). Qu’est-ce que ça signifie ?

Réponse : En réalité, le temps n’existe pas. Tout ce que nous faisons dans le moment présent est préprogrammé et est déjà connu.

De plus, tout comme il y a un mouvement en ligne droite du passé vers le futur, il y a aussi un mouvement dans le sens inverse du futur vers le passé.

En principe, nous pouvons changer le passé à partir du futur, tout comme dans notre monde nous sommes habitués à changer le futur depuis le passé. Ce sont des processus interconnectés et interchangeables qui circulent dans les deux sens.

En physique par exemple, si nous choisissons de mesurer soit l’électron soit l’onde, alors par ce choix nous prédéterminons s’il s’agit d’un électron ou d’une onde.

En d’autres termes, je choisis un instrument de mesure maintenant, et ce que j’ai l’intention d’étudier sait déjà, depuis le passé, ce que je pense et se réarrange. Et ensuite je le mesure soit comme une onde, soit comme une particule discrète. Mais dans la Kabbale, cela se passe dans l’action.

Extrait de la leçon de Kabbale en russe, le 09/07/2017