Category Archives: Religion

Le temps de jugement

285.01Question : Pourquoi le Nouvel An est-il considéré comme le début d’un jugement sur soi-même ?

Réponse : Avant le Nouvel An, il existe une période (allant d’une semaine à un mois selon la communauté) durant laquelle la personne examine tous ses états passés, se repent, pleure et demande de l’aide d’en haut.

En agissant ainsi, elle semble adoucir son cœur afin qu’il change de la pierre à la chair vivante.

C’est une tradition, et l’essentiel ici est que la personne commence à comprendre qu’elle doit aborder la vie d’une manière nouvelle.

Question : S’agit-il donc de bonnes actions qu’elle devrait commencer à accomplir au cours de la nouvelle année ?

Réponse : Les bonnes actions constituent sa propre correction, car en se corrigeant soi-même, on corrige le monde. En bâtissant un système d’inclusion mutuelle et d’unité au sein duquel le Créateur se révèle, vous devez ainsi entraîner toute la matière vers la correction : les niveaux minéral, végétal, animal, et surtout, humain.

Extrait de KabTV, « Fêtes – Roch Hachana » n° 1

La véritable force de la foi

236.01Question : Que signifie acquérir la véritable force de la foi ?

Réponse : Cela signifie que tout ce qui s’éveille en moi, même si c’est à l’opposé du Créateur, même si ce n’est pas encore corrigé, je serai capable de le corriger avec l’aide du pouvoir de la foi. Le pouvoir de la foi est la sensation du divin, la sensation de la perfection, la sensation de l’éternité, la sensation de l’importance du don sans réserve pour le don sans réserve. Tout ce que nous ressentons dans la spiritualité ou dans le Créateur est la qualité du don sans réserve.

Ainsi, tout ce qui vous semble bon, chaleureux, doux, bienveillant (je ne sais pas exactement comment vous le ressentez), tout ce que vous définissez comme bon pour vous, traduisez-le par un seul mot : le donneur. Non pas quelque chose qui vous donne, mais précisément la qualité du don sans réserve.

C’est quelque chose de doux, de bienveillant, de bon, mais pas par rapport à moi-même où je serais celui qui reçoit ; il s’agit plutôt de la qualité elle-même. Et si je désire cette qualité, alors c’est comme cela que je dois être. C’est-à-dire revêtir la qualité du donneur, être un donneur et ressentir ce que je perçois, comme on dit, comme étant doux, chaleureux et bon. C’est la même chose.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘ne rien ajouter ni rien enlever’ dans le travail ? » du 13/08/2026

« Le point de vue de la Torah est opposé à celui de la masse »

252Notre éducation et notre formation kabbalistiques diffèrent totalement de celles du grand public. La religion enseigne simplement à l’individu à bien se comporter, à se lever et à agir, agir, agir.

La Kabbale au contraire développe la capacité d’analyse de l’individu. La personne commence à être en désaccord avec le Créateur, à Le réprimander et à L’invectiver, et souhaite se rebeller contre Lui. Puis, elle commence à comprendre l’origine de ces qualités, compare ses propres qualités aux qualités opposées du Créateur et réalise peu à peu ce qui est préférable.

Alors, dans un premier temps, elle justifie le Créateur ; ensuite, elle désire Lui ressembler et enfin, à travers des états opposés, elle devient elle-même semblable à Lui. C’est ainsi que l’individu se développe. C’est pourquoi « le point de vue de la Torah est opposé à celui de la masse ». La population reçoit une éducation et un enseignement à l’opposé de la Torah.

Celui qui vient ici commence à recevoir une éducation qui le libère totalement de tout cadre, de toutes conditions initiales, de tout. Vous devez examiner, analyser et réfléchir à chaque état possible, ne rien craindre et à partir de tout cela, choisir la vérité. Sinon, vous resterez un animal.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Quand devrait-on faire preuve de fierté dans le travail ? » du 06/07/2026

L’illumination

79.02Commentaire : J’ai entendu parler d’une certaine forme d’illumination dans le développement d’une personne, mais je ne comprends pas de quoi il s’agit ni comment l’atteindre. Aidez-moi à comprendre, s’il vous plaît.

Ma Réponse : Je ne peux que vous orienter vers la voie qui mène à l’illumination.

L’illumination est un rayon de la Lumière Supérieure qui vient à vous, illumine tous vos désirs et pensées intérieurs, les rassemble et vous permet d’évaluer et de ressentir le monde dans lequel vous existez, de le voir et d’y pénétrer. C’est alors que vous commencez véritablement à percevoir le monde, l’univers et sa perfection.

Question : La personne réalise-t-elle qu’elle ne se trouve pas réellement dans ce monde ?

Réponse : Chacun de nous existe dans son propre monde. Comme nos perceptions sont actuellement plus ou moins semblables, nous l’appelons « notre monde ». Mais il faut en franchir les limites et découvrir qu’il existe aussi d’autres états.

Question : Que verra la personne ?

Réponse : La gouvernance. La gouvernance qui s’exerce sur elle. Et le monde qui se dessine en elle, elle le percevra comme une illusion. C’est cela, l’illumination.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 28/06/2026

Cherchez votre racine

963.6Il n’y a rien de plus naturel pour une personne que de chercher la cause de chaque état qu’elle traverse. Il existe de nombreuses plaisanteries sur les enfants qui posent à leurs parents des questions telles que : « D’où je viens ? Comment suis-je venu au monde ? »

Les adultes supposent à tort que les enfants s’intéressent au processus de conception lui-même. Bien entendu, ce n’est pas le cas. Un enfant n’aurait jamais une telle pensée à l’esprit. En réalité, il s’agit d’une question très profonde et naturelle pour l’être humain : « D’où je viens ? » C’est une question qui porte sur la racine, sur le Créateur.

Pourquoi l’humanité cherche-t-elle à savoir ce qui s’est passé il y a des millions d’années et quelles connaissances possédaient les civilisations anciennes ? Nous cherchons la source parce que nous croyons qu’une fois découverte, nous comprendrons pourquoi nous existons. L’humanité veut trouver ce point initial d’où tout a commencé ; elle croit qu’il détient la réponse au sens de tout cela et à l’aboutissement final de l’existence.

Les enfants posent également cette question en quête de leur racine. Il n’y a pas de question plus naturelle que celle de la source de la vie. C’est pourquoi la science de la Kabbale est la plus proche de la nature intérieure de l’être humain ; elle est la plus proche de notre essence.

Si une personne voit le Créateur dans chaque état, Celui qui a organisé cet état pour elle, et relie instantanément cette situation à Lui en en saisissant le lien de cause à effet, alors elle corrige complètement cet état et en retire un bénéfice spirituel maximal.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est l’importance du marié, pour que ses fautes lui soient pardonnées ? » du 23/06/2026

L’égoïsme comme catalyseur de notre développement

548.01Question : L’égoïsme est-il important pour notre développement ?

Réponse : L’égoïsme n’est pas seulement important pour le développement ; il n’y a rien d’autre que lui. Il ne doit pas être réprimé ; il doit se développer.

Nous devons nous préoccuper de sa correction et de son usage approprié, et non de sa suppression, car l’égoïsme est notre nature, le désir de recevoir. Il est impossible de le détruire.

Le monde entier est un vaste ego opérant à différents niveaux : minéral, végétal, animal et parlant. Et le but du monde est de parvenir à une pleine utilisation de la force de l’égoïsme, et non de le détruire.

Voulez-vous détruire la matière elle-même ? C’est impossible ! Vous pouvez transformer une personne en plante en lui administrant l’injection appropriée. Certes, elle ressentira et souffrira moins, mais combien de temps un tel état peut-il être maintenu, même à l’aide de diverses méthodes ?

Par conséquent, ni les religions ni les diverses méthodologies ne constituent la solution. Cela commence déjà à devenir évident.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail ? » du 10/06/2026

Demandez et vous recevrez une récompense

249.03Les actions d’une personne dans le travail spirituel sont appelées : « Demandez et vous recevrez une récompense. »

En effet, la personne ne participe pas activement à la correction elle-même ; elle ne corrige rien par elle-même. Elle crée plutôt un état dans lequel le Reshimo qu’elle ressent en elle comme venant de naître, et la Lumière destinée à corriger ce Reshimo (gène spirituel), peuvent agir à travers elle, de sorte qu’elle devienne celle qui évoque et initie la correction.

« Demander » signifie s’efforcer d’atteindre la correction afin que la Lumière prévale sur le Reshimo et le corrige en une intention pour le bien du don sans réserve. Et « recevoir une récompense » signifie aspirer uniquement à cet état. Ce qui l’aide, bien sûr, n’est pas l’action elle-même, mais uniquement son intention.

Ainsi, tout ce que nous faisons vise à recevoir la Torah dans un petit état (Katnout), appelé le décompte de l’Omer, dans l’état animal, lorsque nous mangeons de l’« orge », jusqu’à atteindre la « nourriture de l’homme ». Cette nourriture est le « pain », la foi, le degré de Chavouot. « Et ils allèrent tous deux ensemble » fait référence à Bina et Malkhout.

Notre travail commence donc avant même l’état de « demander et recevoir une récompense ». C’est un travail au-dessus de la raison, un travail consistant à attirer la Lumière qui accomplit en nous la merveilleuse propriété de correction.

C’est un travail contre le « ministre de l’oubli » qui, par sa force agissante, nous aide à oublier l’état précédent et à susciter un manque (Hissaron) pour le suivant.

Ce sont là les actions préparatoires à la réception de la Torah, à la fête de Chavouot.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026

La force spirituelle des sources authentiques

13.02Le Livre du Zohar et Le Talmud des dix Sefirot (TES) sont deux sources véritablement monumentales de pouvoir spirituel. Le Livre du Zohar, avec son commentaire Soulam (« L’Échelle »), et TES, qui est un commentaire de l’Arbre de vie du Ari, sont deux œuvres fondamentales.

Il convient de préciser qu’il ne s’agit pas de simples livres, mais de sources qui présentent le système spirituel lui-même. Par conséquent, lorsque je les étudie, j’attire la Lumière et son influence sur moi.

Question : Mais vous les étudiez en tant que kabbaliste ayant déjà atteint la perception spirituelle ?

Réponse : Pas nécessairement. Cela n’a pas d’importance.

Même ceux qui ne comprennent rien à ce qu’ils lisent, en lisant ces sources et en étudiant le système interne dans lequel ils existent, reçoivent une illumination de la Lumière qui les rapproche des degrés spirituels.

Dans quelle mesure doivent-ils traverser ces degrés et les comprendre ? Dans la limite des capacités de leur âme, jusqu’à ce qu’ils atteignent le Monde de l’Infini et y prennent leur place, la place d’où ils sont descendus jusqu’au niveau de notre monde.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Les propriétés de notre génération » du 30/09/2010

Comment passer d’un niveau à l’autre ?

292Dans Le Talmud des dix Sefirot, nous étudions comment le développement des échelons s’effectue du haut en bas, du Créateur jusqu’à ce monde. Nous constatons que chaque échelon donne naissance à un échelon inférieur en s’inversant et en cessant complètement d’être ce qu’il est.

C’est comme une graine semée en terre qui doit se décomposer entièrement et pourrir pour qu’un arbre, quelque chose de nouveau, puisse en pousser. Ainsi, passer d’un échelon à l’autre est comme traverser un abîme, comme sauter par-dessus quelque chose qui n’a pas de transition douce d’un état à l’autre.

Le moyen d’effectuer cette transition est appelé « au-dessus de la raison » ; c’est lorsque ce que je vois, sais et pense actuellement à mon échelon actuel, je dois pour ainsi dire le fouler aux pieds, le rayer et aspirer à un accomplissement supérieur. Comment est-ce possible ?

Le moyen d’acquérir une raison supérieure est appelé Bina, la qualité de Hafetz Hessed, où l’individu cesse complètement d’être un receveur et de se ressentir et de se mesurer à l’intérieur des Kelim (récipients) de réception. Cela signifie qu’il n’utilise plus sa nature et adhère au supérieur comme un embryon (Oubar), c’est-à-dire qu’il neutralise ses Kelim de réception et souhaite simplement se connecter au supérieur.

Ce sont des sauts depuis la raison inférieure vers la qualité de Bina, puis vers la raison du supérieur, où l’individu travaille avec les Kelim de réception d’un degré supérieur et reçoit l’accomplissement correspondant. En essence, ce sont les étapes du progrès.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que le déluge dans le travail ? » du 24/05/2026

Qu’est-ce que notre vie ?

209Question : Dites-moi, s’il vous plaît, qu’est-ce que notre vie ?

Réponse : Notre vie est une forme d’existence constituée de matière protéique.

Question : Mais tout de même… ?

Réponse : Pourtant, de cette vie, nous prenons ses Reshimot (archives spirituelles), ses souvenirs et ses impressions, et nous continuons. Une multitude de minuscules grains d’égoïsme, c’est-à-dire des désirs corrompus créés par le Créateur, passent progressivement par la purification, la correction et la connexion.

Commentaire : Donc, ces petits égoïsmes (7 à 8 milliards d’entre eux) vivent précisément leur vie pour parvenir à cela, comme vous le dites.

Ma Réponse : L’enfer, le purgatoire et le paradis. Comme dans l’œuvre de Dante.

L’enfer est la sensation et la réalisation de son égoïsme, de sa nature inférieure, et de tout ce que l’on peut en dire. Le purgatoire, c’est le moment où l’on tente de le corriger, de le purifier. Et le paradis, c’est lorsqu’une personne met son égoïsme au service des autres.

Voici les trois étapes que nous devons traverser.

Question : Donc, tout au long de sa vie, une personne tend vers cette troisième et dernière étape ?

Réponse : Oui, et par conséquent, si l’on comprend ce que représentent ces trois étapes (l’enfer, le purgatoire et le paradis), c’est-à-dire la prise de conscience de son égoïsme, de sa correction et de son bon usage, alors tout ira bien. Nous devons essayer.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 20/04/2026