Monthly Archives: février 2026

Là où la mort n’existe pas

939.02Question : Vous avez dit qu’une personne doit comprendre ce système dans lequel nous existons. Alors, tout commence à s’éclaircir pour elle ?

Réponse : Oui, bien sûr.

Question : On peut dire que le monde est interconnecté, mais on a du mal à se le représenter. Est-ce vraiment le cas ?

Réponse : Oui, c’est exactement ça.

Commentaire : Et ces connexions sont, comme vous l’avez dit, bienveillantes.

Ma Réponse : Ces connexions sont bienveillantes et elles ne s’arrêtent pas à ce monde. Elles se poursuivent également dans l’autre. Par conséquent, nous devons aussi comprendre où nous sommes, comment nous sommes inclus les uns dans les autres, comment cette interaction se produit entre nous, de sorte qu’il nous est impossible d’y échapper. Nous devons être en bons termes les uns envers les autres en permanence.

Question : Cela signifie-t-il que je pars et que je reviens, que je pars et que je reviens, et que tout se déroule au sein de ce système ?

Réponse : Oui, tout est inclus dans ce système. C’est ce que signifie l’idée qu’il n’y a pas de mort, pour ainsi dire, et que tout est infini.

Commentaire : C’est magnifique ! Comment peut-on saisir cela ?

Ma Réponse : Ce n’est pas nécessaire, c’est très difficile.

Question : Mais parviendra-t-on à cette compréhension ?

Réponse : Oui, nous devons nous y préparer, mais d’un autre côté, nous devons être prêts à l’accepter et comprendre que ce sera mieux ainsi pour nous. Nous ne devons pas le percevoir comme une obligation immense.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 26/01/2026

La Torah de la vie

563La foi est un moyen d’atteindre la Lumière intérieure de la Torah. La foi est un récipient de don sans réserve, la qualité de Bina. Elle devrait être le fondement, et c’est pourquoi il est dit : « Le juste vivra par sa foi. »

La foi au-dessus de la raison est un moyen de se tourner vers le Créateur pour acquérir des qualités semblables aux Siennes. Mais ce n’est pas le but ultime. En effet, la foi au-dessus de la raison est le but de l’étude car nous voulons atteindre la correction, les qualités du don sans réserve. Mais en réalité, ce n’est qu’un moyen.

Après tout, la Torah est appelée la Torah de la vie, et il faut l’étudier avec l’intention de Lishma (En Son Nom), pour la Torah, et non Lishma, pour le Créateur. Autrement dit, je ne souhaite pas seulement ressembler au Créateur en construisant un Kli (récipient), mais aussi remplir ce Kli avec du contenu qui correspond précisément au Créateur, afin que ce contenu devienne « ma vie et ma longévité ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18/01/2026

Corriger l’intention

234Dans le travail spirituel, on atteint un stade où l’on souhaite enterrer son désir. Non pas le désir lui-même, mais l’intention. Il est essentiel de comprendre qu’il est impossible d’enterrer un désir sans savoir précisément ce que l’on enterre.

Qu’est-ce que « l’enterrement » ? C’est lorsque quelque chose est mort en moi et que j’opère une correction supplémentaire dessus.

Je ne veux pas utiliser l’intention afin de recevoir, c’est-à-dire mon désir tel qu’il existe actuellement en moi. Pour moi, il est comme mort, inutilisable de mon côté. La mort est un Tsimtsoum, une restriction, sur le désir que je ne souhaite pas utiliser. Il est mort à mes yeux en termes d’utilisation.

Mais ensuite, je découvre progressivement que ce désir pourrait être utile s’il était inversé. Je commence à percevoir sa décomposition, sa dégradation, et comment, dans son essence, il est opposé au Créateur. Finalement, j’arrive à la conclusion que si le désir était véritablement l’opposé de son état actuel, je pourrais l’utiliser différemment. Dans sa décomposition, je vois que l’état opposé pourrait être bon, car dans cette décomposition, je discerne des propriétés du « vivant », des propriétés de la vie qui pourraient y exister.

Ainsi, lorsque le désir parvient à sa décomposition complète, les conditions sont réunies en moi pour demander la résurrection. Je suis prêt à ce qu’il se transforme en « pour donner sans réserve ». Je le demande, et alors la « résurrection des morts » se produit.

Le désir demeure le même, mais je suis prêt à ce que l’intention commence à renaître « d’entre les morts ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les deux actions lors d’une descente ? » du 10/02/2026

Quand une véritable prière apparaît-elle ?

209Il existe une prière qui précède la prière, une demande pour que j’aie les bons besoins et que je puisse voir mon état sous son vrai jour. Ce n’est qu’après cela qu’une véritable prière apparaît.

Une personne a préparé son Kli (récipient) pour la correction, et alors la correction se produit, ce qui signifie que la Lumière (Ohr) influence véritablement la personne et qu’elle reçoit l’intention en vue du don sans réserve.

Ce n’est pas que le Créateur ait besoin de nos prières, supplications, louanges ou bénédictions. C’est plutôt par elles que nous définissons notre état, pour chaque type de désir, par rapport à un état corrigé.

Et si nous voulons vraiment atteindre la correction de chaque qualité, c’est le signe que nous avons préparé notre Kli afin que pour chaque désir, une intention en vue du don sans réserve puisse apparaître.

Mais si mon désir n’a toujours pas besoin de la bonne intention, alors je ne peux pas agir en conséquence. Ce n’est que dans la mesure où l’on prend conscience de la nécessité de cette intention que l’on peut commencer à travailler avec le désir ; autrement, il s’agira de contrainte, et dans le domaine spirituel, il n’y a pas de contrainte.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie ‘Le Créateur ne tolère pas les orgueilleux’ dans le travail ? » du 14/02/2026

Basé sur le niveau de l’auditoire

234Question : Souvent, la personne qui pose une question le fait en réalité pour les autres. Elle se rend donc compte qu’elle aussi se pose cette question. Comment pouvons-nous obtenir des informations plus approfondies de votre part ? Comment devrions-nous adapter notre discours lorsque nous posons une question ?

Réponse : Cela ne dépend ni de moi ni de la personne qui pose la question, mais du niveau général des personnes présentes, même celles qui nous suivent à distance sur Internet. Lorsque je ressens l’auditoire, je m’adapte à lui ; cela détermine mon niveau de langage et même la manière dont je présente le contenu.

S’il y a plus de femmes assises devant moi, je m’adresse à elles différemment qu’aux hommes. Si l’auditoire est composé de nouveaux étudiants, je fais naturellement un exposé comme si je m’adressais à de jeunes enfants, en utilisant un langage doux et accessible. Pour un public plus averti comme mes étudiants de longue date, la conversation sera brève, claire et précise.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Réponse à toutes vos questions » du 12/09/2010

Tout relier au Créateur

237Question : Vous avez dit que la sortie d’un état de descente dépend de la préparation. Pourquoi dit-on qu’elle dépend du Créateur et non de l’environnement, du groupe ?

Réponse : Pourquoi tout doit-il se produire spécifiquement par l’intermédiaire du Créateur ? Parce que par là, je Lui resssemble.

Il ne peut y avoir une seule action juste de ma part si je ne relie pas le Créateur à tout ce qui m’arrive, si nous ne sommes pas fusionnés comme par exemple deux pages collées ensemble dans un livre.

Je dois relier chaque état, chaque détermination dans mes actions, mes pensées et mes intentions au Créateur. C’est ainsi que j’apprends à Le connaître. C’est ainsi que je Lui ressemble.

En général, tout mon effort consiste à demeurer constamment avec Lui, quoi que nous traversions ensemble. Cela signifie : « Il n’y a rien hormis Lui. »

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelles sont les deux actions lors d’une descente ? » du 10/02/2026

Le travail spirituel avec la bonne intention

942Les gens pensent que ce dont nous parlons ici augmentera leur intelligence ou accélérera leur progression. Non ! Ce que nous faisons est simplement un système d’actions collaboratives.

Il ne s’agit pas de ce que vous entendez oralement. Vous pouvez vous asseoir ici sans connaître l’hébreu du tout. Cela n’a aucune importance ! Ce sont précisément les Lumières (Ohrot) et les récipients (Kelim) qui sont à l’œuvre.

Nos paroles sont quelque chose de complètement extérieur. Elles sortent de la bouche, atteignent l’oreille et vous apportent un réconfort purement psychologique, comme si grâce à elles vous étiez remplis et que vous progressiez. Mais tout cela n’a absolument rien à voir avec le développement intérieur.

Nous avons des Kelim en nous, les Lumières agissent sur eux, et il n’y a absolument aucun lien avec les mots que nous prononçons. Même si tout le monde était muet, cela n’aurait aucune incidence. Ce n’est pas comme si nous nous transmettions mutuellement des signes avec nos mains. Cela fonctionne sans mains ni jambes, sur un plan complètement différent, au-delà de nos cinq sens.

Peu importe ce qui se dit en groupe ; tout dépend du désir profond du cœur, de ce que je veux offrir au groupe et de l’impression que je souhaite en recevoir. Tel est le récipient, et la Lumière provient d’en haut en accord avec cela.

Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter de ce qui est dit. Le Rabash disait que dans un groupe fort, les plaisanteries et les anecdotes sont acceptées afin de dissimuler ce qui se trouve au fond du cœur, car c’est là que les véritables récipients opèrent, et les bavardages futiles sont superflus.

C’est ce qu’on appelle travailler avec des intentions justes et véritables.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Quelle est la préparation pour recevoir la Torah dans le travail ? – 2 » du 13/02/2026

La connexion du kabbaliste avec l’âme commune

939.02Question : Pensez-vous qu’une personne pose elle-même la question, ou est-elle comme un mécanisme contraint de la poser ?

Réponse : Bien sûr, elle ne pose pas la question elle-même. Il s’agit d’un désir commun et profond, créé par le Créateur.

De même, disons, que l’on observe une bouillie qui mijote dans une grande casserole bouillonnante et dont les couches se transforment, de même nous, toutes les âmes, digérons et nous connectons les unes aux autres, et des questions surgissent ; c’est-à-dire de nouveaux vides qui peuvent remonter à la surface.

Autrement dit, en s’élevant, ces vides cherchent à se remplir d’une certaine façon, à atteindre un certain équilibre, et c’est pourquoi une question est posée.

C’est pourquoi je me connecte toujours non seulement à ceux qui posent des questions, ou même à l’immense public qui m’écoute à travers le monde, mais à l’âme dans son ensemble. Car il s’agit de son équilibre, de son remplissage, l’amenant à une correction totale, et à la révélation de l’état parfait qui lui est caché à elle-même.

Je ressens toujours l’immense travail que nous accomplissons dans ce processus et son impact sur toute la création. Il ne s’agit ni d’orgueil, ni d’arrogance, ni de vanité, mais de la sensation et de la conscience de l’opportunité qui nous est offerte de participer, même modestement, à la marche vers la perfection.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Réponse à toutes vos questions » du 12/09/2010

Faire entrer le Créateur dans le monde

939.02Question : Lorsque nous diffusons, devenons-nous des correcteurs du monde ?

Réponse : Bien sûr que oui. C’est la vérité. Que signifie « correcteurs du monde » ? Le Créateur nous a donné un monde corrompu, et en faisant entrer le Créateur dans ce monde, nous le corrigeons.

Le Créateur a créé un monde imparfait et égoïste. Si nous y introduisons la qualité du don sans réserve, alors le monde sera corrigé. C’est pourquoi notre action est appelée la « réparation du monde » (Tikkoun Olam). C’est ce que dit le Créateur, « J’ai créé le monde imparfait, je l’ai corrompu, et Mes enfants l’ont réparé », c’est-à-dire  « Mes fils M’ont vaincu ».

Question : Que signifie le fait qu’il ne manque rien dans le monde et que rien n’ait besoin d’être changé ?

Réponse : Il n’y a rien à changer dans le monde, si ce n’est d’y faire entrer la présence du Créateur. Avec n’importe qui d’autre, nous ne faisons qu’empirer les choses : nous accumulons les défauts et ne faisons qu’aggraver notre chemin. La seule chose dont nous ayons besoin, c’est de révéler le Créateur dans le monde. Rien d’autre.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 09/04/2019

C’est ici que commence le point de départ

232.031Commentaire : Nos correspondants nous écrivent que Laitman démantèle constamment notre monde, n’en laissant aucune pierre debout.

Ma Réponse : Mais c’est pourtant bien ainsi. Que signifie le fait que je le démantèle ? Qu’ai-je à voir avec cela ? Notre monde est entièrement créé dans le mal, et uniquement dans le mal car l’être humain rapporte tout uniquement à lui-même : que ce soit bon ou mauvais pour lui, consciemment ou subconsciemment, voire même inconsciemment.

Question : Alors, en quoi consiste le processus d’éducation ? Si je suis ainsi et que je ne peux pas changer, de quelle éducation parlez-vous sans cesse ?

Réponse : Elle vise à vous faire changer, à attirer à vous la force positive de la nature appelée le Créateur, et elle commencera à corriger votre force négative.

Question : Donc, on dit toujours que pour cela, il faut comprendre qu’il n’y a qu’une force négative en moi ?

Réponse : Oui.

Question : Et on finit par la détester ?

Réponse : Bien sûr.

Question : Est-ce là que commence le point de départ ? Ensuite, je désirerai la force positive.

Réponse : Oui, c’est tout !

Commentaire : Et elle existe quelque part ici même.

Ma Réponse : Elle nous entoure. Elle remplit entièrement tout l’espace ! Nous la repoussons simplement parce que nous n’en voulons pas. Nous sommes délibérément créés ainsi afin de nous élever au-dessus de nous-mêmes, de sortir de nous-mêmes pour nous tourner vers cette force commune.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » le 28/01/2026