Monthly Archives: février 2026

Le Créateur ne dépend pas de nous

144Le monde repose sur la parole, la parole de Dieu. Au commencement était la parole, et la parole était Dieu, et Dieu était l’éternité, et ainsi de suite.

Question : Pouvez-vous expliquer cela ?

Réponse : Cela signifie que le monde repose sur la qualité de la bonté, sur la qualité de l’amour. Tout cela vient d’en haut et non de nous.

Si cela venait de nous, rien n’existerait, pas même un instant. Après tout, nous sommes une énergie négative dans le monde.

Le Créateur nous tient dans Ses bras, et Il maintient le monde. Si tel n’était pas le cas, rien n’existerait. Et pendant ce temps, nous sommes des parasites en ce monde.

Question : Sur quoi le Créateur s’appuie-t-il ? Que veut-Il en nous tenant dans Ses bras ?

Réponse : Il ne s’appuie sur rien. Il nous gouverne de telle sorte que chacun finisse par comprendre comment le monde devrait être gouverné et prenne la place du Créateur.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 16/01/2026

Justifier un ami

571.03Question : Comment est-il possible de voir les autres comme imparfaits, de percevoir leur désir de recevoir sous une forme non corrigée, mais sans le voir en soi ?

Réponse : Comment se fait-il qu’une personne regarde les autres et voit qu’ils sont tous dans le désir de recevoir, alors que ce n’est pas son cas ?

Le Rabash donne un exemple très simple : j’ai un enfant, et mon voisin en a un aussi. Mon enfant est mignon, adorable, intelligent et bien élevé. Je le regarde et je vois un petit homme. Mais lorsque je regarde l’enfant du voisin, il me paraît sale, ignorant, négligé, malpoli et bruyant. Pourquoi ? Tout est une question d’attitude.

Mon enfant est-il différent de celui du voisin ? Ce sont tous deux des enfants, il n’y a pas de différence, mais je vois le bon côté chez mon enfant, et le mauvais chez celui du voisin. Autrement dit, vous et vos amis êtes semblables. C’est seulement moi qui peux me justifier, je sais pourquoi je suis ainsi. Mais pourquoi mon ami est-il comme ça ? Voilà la différence.

Plus tard, vous découvrirez quelque chose de différent, vous verrez des choses négatives en vous et des choses positives chez votre ami, et alors vous commencerez à l’envier. Ce sera une bonne envie. Au début, elle sera mauvaise, puis peut-être bonne, lorsque vous voulez vous rapprocher de lui pour apprendre de lui et grandir grâce à son aide. Vous lui donnerez sans réserve, et il vous rendra la pareille.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 20/01/2026

Pour que le Créateur soit satisfait

629.3Question : Est-ce qu’une personne craint toujours que le Créateur ne lui donne rien ?

Réponse : Une telle crainte est toujours présente chez une personne. Si je crois même un peu que je reçois du Créateur, alors je crains qu’Il ne me donne rien. Je cours de ce fait à la synagogue, je fais une aumône, je fais n’importe quoi juste pour recevoir de Lui.

Cela n’a rien à voir avec la Kabbale. La Kabbale nous enseigne comment nous devrions nous relier au Créateur pour Lui plaire, sans aucun lien avec nous-mêmes.

Tout d’abord, nous faisons une restriction (Tsimtsoum) et acquérons les qualités de Bina, qui ne sont liées à aucun calcul nous concernant, mais existent uniquement dans le but de donner sans réserver (« Al menat lehashpia »). Nous recouvrons notre désir de recevoir afin qu’il n’ait aucun contact quel qu’il soit avec la réception, et ce n’est qu’alors que nous commençons à recevoir pour le bien du don sans réserve.

La méthode de la Kabbale est la seule méthode qui fonctionne à l’inverse. Toutes les autres méthodes reposent sur le principe « Je Te donne, Tu me donnes ». Il s’agit d’un échange, d’un calcul : « Tu veux des commandements ? Je les accomplirai, et Tu me combleras, Tu combleras ma vie, Tu me donneras la santé, de l’argent, l’honneur, le respect, une famille, afin que tout aille bien. »

Le hassidisme et d’autres méthodes sont fondés sur cette approche.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Lishma et Lo Lishma » du 26/01/2026

Faire attention aux pauvres

239Il est écrit : « Faites attention aux fils du pauvre… car c’est d’eux que sortira la Torah. » Celui qui se sent pauvre, qui ne possède pas les véritables récipients (Kelim) pour recevoir la Lumière de la révélation du Créateur, est appelé pauvre. Par exemple, « pauvre en connaissance ».

Que signifie «Faites attention » ? En réalité, on néglige ces états, on les refuse et on fuit le sentiment de pauvreté lorsqu’on ne possède rien. Après tout, le désir de recevoir, l’égoïsme, est par nature réfractaire à la souffrance, telle est sa nature.

On se rassure toujours et on refoule le sentiment de manque, le sentiment d’un problème. On ne se sent pas prêt à révéler ses véritables désirs.

L’égoïsme est prêt et aime donner à une personne l’occasion de s’apitoyer sur son sort et de se « ronger », mais cela ne s’appelle pas un sentiment de pauvreté.

Ici, le sentiment de pauvreté est un manque de force pour donner sans réserve, et ici, le désir de recevoir ne nous laisse aucune opportunité, il nous en éloigne toujours. C’est pourquoi il est écrit « Prenez garde aux fils du pauvre », c’est-à-dire que nous devons prêter attention précisément aux conséquences du sentiment de pauvreté, à ce que j’exige en conséquence. Après tout, c’est précisément depuis cette demande que jaillit la Torah, et c’est de là que provient la Lumière qui ramène à la source. Le Kli pour recevoir la correction est appelé « le pauvre ».

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la Torah et le travail sur le chemin du Créateur ? » du 18-19/01/2026

Le travail du Créateur avec les êtres créés

232.01Lorsqu’une personne franchit la Makhsom (Barrière) et possède déjà des récipients de don sans réserve, le Créateur recommence à lui révéler la récompense et le châtiment. Et malgré cela, la personne doit toujours préférer la connexion avec le Créateur car elle désire fusionner avec la vie véritable, avec sa racine.

Si auparavant elle jugeait le Créateur selon la récompense et le châtiment dans les récipients de réception, elle Le juge désormais selon la récompense et la punition dans les récipients de don sans réserve. Ainsi, les récipients de réception sont unis aux récipients de don sans réserve, et l’on dit qu’il corrige d’abord la double dissimulation, puis la simple. Le Créateur œuvre donc constamment avec l’être créé. Dans Son « jeu » avec le désir de recevoir, Il peut élever l’être créé au-dessus de ce désir à chaque fois.

Lorsqu’Il donne un plus grand désir de recevoir, la récompense et la punition apparaissent à l’individu comme plus importants, et c’est sur cette base qu’il s’attache à la racine. C’est ce qu’on appelle la foi au-dessus de la raison. Ainsi, il se connecte de plus en plus au Créateur jusqu’à ce que tout son désir de recevoir se mette en action ; la récompense et la punition deviennent alors immenses et emplissent tout le volume de son âme.

Il s’avère qu’il a pleinement réalisé la récompense et la punition afin d’adhérer pleinement au Créateur.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce que Sa providence est cachée et révélée ? » du 25/01/2026

La méthode d’unification de la société

600.02Question : À partir de quel moment la méthode d’Abraham peut-elle être considérée comme une véritable religion ?

Réponse : Dès l’instant où elle est devenue une force unificatrice, une force motrice pour bâtir une société imprégnée de cette idée, l’adoptant et l’acceptant comme mode de vie.

Cela s’est produit lorsque le groupe d’Abraham, après avoir quitté Babylone, a commencé à se rassembler au mont Sinaï. Il est clair que dans la Torah, ce récit est présenté de manière purement allégorique. En réalité, le peuple ne se trouvait pas physiquement sur la montagne ; il s’agissait plutôt d’états intérieurs vécus.

À partir de ce moment, on peut déjà affirmer qu’ils avaient une religion, c’est-à-dire la mise en place, au sein du peuple, d’une structure organisée en dizaines, centaines et milliers de personnes, et l’établissement d’interactions correctes entre elles, au sein desquelles le Créateur se révèle comme la qualité de l’amour, du don sans réserve et de la garantie mutuelle (Arvout).

C’est de là que naît le mouvement social de ceux qui ont quitté Babylone et qui, peu à peu, deviennent une nation.

Autrement dit, le tournant décisif fut le moment où le besoin d’une instruction émergea afin de s’élever au-dessus de la haine mutuelle. Dès lors, la religion apparaît comme un moyen d’unir le peuple en un seul tout, en harmonie avec la force supérieure.

Nous appelons cette méthode « religion » car le peuple, dans sa structure, tend constamment vers l’équivalence avec la force supérieure, s’efforçant de tout faire pour que cette force se révèle parmi eux.

Extrait de KabTV, « La Dernière Génération » du 03/07/2017

En quoi pouvons-nous être égaux ?

232.06Question : Le principe fondamental de l’Union soviétique était que tout le monde devait être pareil. Quel est l’intérêt de cette uniformité ? Qu’apporte-t-elle ?

Réponse : La Kabbale ne parle pas de cela. Elle affirme que chacun doit être égal, mais chacun à sa manière, dans la pleine réalisation de son âme, et les âmes sont fondamentalement différentes.

Si l’on considère les 613 désirs et qu’on les représente linéairement, on constate qu’ils forment ensemble une sorte de spectre. Or, une fois ces 613 désirs alignés selon leur niveau, chacun décrit une courbe différente.

Autrement dit, chaque personne a ses propres désirs. Mais lorsque chacun s’exprime pleinement, ils le font dans le don sans réserve envers l’ensemble du système, envers autrui. Et en cela, tous sont égaux. En d’autres termes, nul n’est semblable à un autre, ni par la quantité ni par la qualité du don sans réserve, et pourtant tous sont égaux en ce que chacun agit au maximum de ses capacités, selon sa propre singularité.

Par conséquent, l’interprétation erronée de l’égalité consiste à rendre tout le monde identique, de sorte qu’on ne puisse pas distinguer une personne d’une autre. Au contraire, en réalisant nos âmes autant que possible, nous différerons les uns des autres autant que possible.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Tout le monde devrait être pareil » du 01/10/2010

La science intérieure

276.01Question : Combien de temps vous faudrait-il pour expliquer à un néophyte ce qu’est la spiritualité, pour lui en parler et lui montrer ce que c’est ?

Réponse : Lui montrer ? Comment pouvez-vous lui montrer ? Il n’a pas les outils pour la reproduire en lui-même.

Commentaire : Disons plutôt pour transmettre la spiritualité. Je me souviens d’une émission intitulée « Toute la Kabbale en 90 minutes ».

Ma Réponse : Vous pouvez l’expliquer en cinq minutes ! Ce n’est pas important. Vous pouvez résumer la Kabbale en une seule phrase : « La révélation du Créateur à l’homme dans ce monde. » C’est tout. Ensuite, il faut étudier. Jusqu’à ce que la personne se transforme…

La Kabbale n’est pas une science externe, mais intérieure. Par conséquent, tout dépend des qualités de chacun. Et ces qualités dépendent de ses efforts, pas de moi.

Commentaire : Cependant, l’image extérieure, qu’on le veuille ou non, attire l’attention au départ, et celui qui commence à étudier la Kabbale peut s’en servir.

Ma Réponse : Oui, je comprends. Créez des clips, des films, tout ce que vous voulez pour votre promotion. Mais la sagesse de la Kabbale demeure une science intérieure.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – Esprit ou cœur ? » du 01/10/2010