Monthly Archives: mars 2026

L’erreur de notre monde

592.01Toutes les erreurs de notre monde, à travers tous ses systèmes et ses religions, résident dans le fait que les gens mélangent le spirituel au matériel, ils dénaturent la spiritualité et croient qu’il y a une part de sacré dans certaines formes, objets, artefacts et corps. Ils embrassent une main, un arbre, une certaine image, une poupée. C’est là que réside toute la confusion qui s’est emparée de l’humanité.

Malgré tous les efforts déployés par le Judaïsme pour lutter contre cela (certes, non pas extérieurement, mais intérieurement), cela n’a pas vraiment réussi à convaincre le peuple. Les gens ont recours aux amulettes, aux fils rouges, à « l’eau vivifiante », ils changent de nom et s’adonnent à toutes sortes de pratiques « miraculeuses ».

Ils pensent ainsi attirer à eux un rayonnement bienveillant et l’abondance d’en haut. Par quel moyen ? Par le fait qu’à partir d’aujourd’hui, nous vous appellerons, par exemple, non plus Misha, mais Grisha ? Et alors ? « Mais voilà, ça porte chance ! » On utilise la psychologie humaine et les forces de la nature et on croit que c’est spirituel.

Bien sûr, dans ce monde, on peut accomplir beaucoup de choses par la force d’une personne, par la force de la pensée, par la force du désir. Naturellement, notre monde est régi par de nombreuses lois. Nous ne comprenons pas pourquoi ceci ou cela arrive et nous pensons que cela vient du spirituel. C’est un autre problème. Il est difficile de discerner et de comprendre.

Même ceux qui étudient la Torah pensent que leur étude est spirituelle. Mais qu’y a-t-il de spirituel là-dedans ? Depuis la destruction du Temple, la spiritualité est restée hors de nous, détachée de nous. « Non, nous étudions, et c’est ce qu’on appelle spirituel. » Mais la vie prouve qu’il n’y a rien de spirituel là-dedans. Voyez ce qui arrive à toute la nation. Ainsi, la confusion est très profonde.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Les bonnes actions des justes sont les générations” dans le travail ? » du 16/03/2026

La troisième force

232.01Question : Vous avez dit un jour qu’un Juif et un Romain ne sont que deux forces qui tentent de clarifier la troisième. Autrement dit, leur développement n’est pas sans but. La troisième force naît-elle indépendamment de ces deux-là ou en découle-t-elle ?

Réponse : La troisième force est un intermédiaire entre elles, que nous devons maintenant restaurer et faire exister.

Tout ce qui s’est produit jusqu’à présent n’était qu’une préparation à ce que nous devons faire maintenant : corriger le monde. Non pas les Juifs ni les autres nations, mais nous-mêmes en particulier, ce que nous faisons en prenant la Kabbale comme source de correction.

Question : Cette troisième force existe-t-elle déjà ou ne la percevons-nous tout simplement pas ?

Réponse : Nous devons créer ensemble cette troisième force car elle n’existe pas ; elle ne descend pas d’en haut. Seules deux forces viennent d’en haut : la force du Créateur et la force de la création, la propriété du don sans réserve et la propriété de la réception.

Extrait de KabTV, « J’ai reçu un appel – La vérité sur la réalité » du 08/10/2010

Où se manifeste la propriété du don sans réserve

213Question : Qu’est-ce qu’un groupe du point de vue de la Kabbale ?

Réponse : Un groupe est une assemblée de forces égoïstes prêtes à mettre de côté leur égoïsme afin de créer entre elles un réseau de forces semblables au Créateur.

Commentaire : Le groupe doit orienter l’individu vers le but. Si le but est d’acquérir les propriétés du Créateur (la propriété du Créateur est le don sans réserve), cela ne peut se manifester en relation avec la nature inanimée et végétale. Je ne peux pas donner sans réserve aux pierres ou aux plantes.

Ma Réponse : C’est tout à fait naturel. La propriété du don sans réserve ne peut se manifester qu’au sein d’un groupe.

Question : Un élément très important est le développement du désir au sein du groupe. Comment cela se produit-il ?

Réponse : Lorsque je prends conscience que je dois atteindre le Créateur et que seul l’égoïsme absolu règne en moi, j’accepte simultanément que mon développement doive se faire au sein d’un groupe.

Par conséquent, je dois m’y intégrer, devenir l’égal de mes amis, voire m’abaisser à leur niveau et m’effacer afin que par leur intermédiaire, je puisse commencer à recevoir l’influence du Créateur, la Lumière Supérieure.

Extrait de KabTV, « Les Fondements de la Kabbale » du 04/03/2019

Faites une introspection

232.031Question : Comment savoir si mon intention ou celle d’un ami est correcte ?

Réponse : Tout d’abord, nous ne parlons pas ici de l’intention d’autrui. L’intention est mon attitude envers le but de la création, envers le Créateur. Je ne peux pas me mettre à la place d’une autre personne et examiner sa relation à cela, et cela n’a d’ailleurs aucune importance pour moi. Ce qui compte, c’est moi-même.

Comment puis-je examiner ma propre intention ? Ce que je ressens est, en essence, ce à quoi je dois me référer. On ne sait jamais vraiment ce qui se trouve au fond de son cœur ; cela nous est caché.

Même maintenant, vous vous considérez peut-être comme une personne relativement bien, presque vertueuse. Mais si vous regardiez un peu plus profondément au fond de votre cœur, votre opinion pourrait être différente.

Nous devons avancer selon nos sensations. Il est dit : « Un juge ne juge que ce que ses yeux voient. » Ce n’est qu’après un tel examen qu’une personne devrait se forger une attitude face à ce qui reste à faire.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Pourquoi les paroles du Shabbat ne doivent pas être comme celles d’un jour de semaine, dans le travail » du 14/03/2026

Transmettre la joie à ses amis

945Question : Comment convaincre ses amis d’avancer ?

Réponse : Je leur transmets simplement ma joie et mon énergie de manière artificielle. J’arrive et je vois que tout le monde est abattu, moi y compris, mais j’allume disons la radio et elle se met à jouer ; après tout, elle n’en a cure, elle est au niveau inanimé.

Même si mes amis sont au niveau animal, ce niveau inanimé peut les mettre en mouvement. Nous constatons que c’est bien ainsi que cela fonctionne.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « À propos de Hessed (Miséricorde) » du 19/03/2026

Devenir un canal du Créateur

031Question : Le Créateur est-il une énergie infinie, inconcevable pour notre imagination ?

Réponse : On peut le formuler ainsi. Mais par principe, le Créateur est la qualité du don sans réserve, de l’émanation. Si une personne acquiert une telle qualité, alors le Créateur canalise Sa force dans le monde à travers elle, et la personne devient une extension du Créateur.

Question : Que signifie « donner sans réserve au Créateur » ?

Réponse : On ne peut rien donner sans réserve au Créateur. Cette catégorie est la perfection absolue.

Question : Et que signifie « être un canal du Créateur dans ce monde » ?

Réponse : Cela signifie s’efforcer de transmettre cette méthode aux autres. En la maîtrisant progressivement, ils deviendront eux aussi des canaux du Créateur, la Lumière Supérieure les traversera, et ils en viendront à se percevoir comme le Créateur. En devenant semblable au Créateur, une personne devient un canal de Son énergie pour autrui.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 21/01/2018

Se placer au même niveau que le Créateur

703.03Question : Si je suis la création d’un Créateur parfait, pourquoi ne puis-je pas, tel que je suis, simplement profiter de la vie ordinaire que le Créateur m’a donnée ?

Réponse : Vous le pouvez. Mais alors vous deviendrez un petit « insecte » assis sur un morceau de gâteau, le dévorant toute votre vie. Personne ne le dérangera : il finira sa vie comme il l’a commencée. Voulez-vous être ainsi ? Libre à vous !

Question : Mais le Créateur ne permettra pas à une personne de rester dans un tel état ?

Réponse : Bien sûr que non. Nous devons nous mettre au même niveau que le Créateur, nous élever à Son degré, rien de moins. Chacun doit prendre sa place dans le système de la création, à ses points pivots spécifiques. Cela est d’autant plus important pour ceux qui ont reçu un éveil particulier à la sagesse de la gouvernance.

Extrait d’une Leçon de Kabbale en russe, le 25/06/2017

Avec l’aide de la réaction du groupe

938.01Question : Comment se déroule l’analyse du vrai et du faux ?

Réponse : Dans un groupe, cela se passe incomparablement plus vite que lorsqu’une personne le fait seule. Dans un groupe, vous voyez instantanément la réaction de vos amis, vos relations avec eux, et si vous donnez dans une certaine mesure ou non.

Vous comprenez alors que vous ne donnez pas, mais que vous recevez seulement. Dans ce cas, vous pouvez rapidement déterminer que vous êtes dans un état de « nuit », car le groupe n’apprécie pas la manifestation d’un désir de recevoir, mais souhaite vous voir comme un donneur.

Avec l’aide de la réaction du groupe, vous déterminez très vite votre état et arrivez à une conclusion : ces qualités en vous sont-elles le jour ou la nuit, bonnes ou mauvaises, vraies ou fausses, douces ou amères ?

Mais vous n’êtes pas le seul à observer le groupe. Le groupe lui-même doit constamment vous apporter ses réactions, son inspiration, de nouvelles normes et des outils d’évaluation en constante évolution, visant une plus grande précision et des sommets toujours plus élevés, à la hauteur des exigences du groupe envers ses membres.

En fin de compte, que vous le vouliez ou non, le groupe vous dynamise et vous met en mouvement.

Sans cela, la transition d’une personne d’un état à un autre serait très longue. Seul, en agissant de manière isolée, ce processus peut s’étaler sur des mois, voire des années. Si quelqu’un n’est pas dans un groupe, s’il fait des efforts seul, cela peut s’étaler sur des mois ou des années alors que dans un groupe, vous pouvez le réaliser en une seule journée et recevoir immédiatement des critiques constructives et observer ce qui se passe.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que représentent le jour et la nuit dans le travail ? » du 11/03/2026

Comprendre le Créateur

547.03Question : Dans la science de la Kabbale, vous parlez de l’ego humain, de la connexion avec tout le monde et de la nécessité d’atteindre l’équilibre avec la nature. Mais quel est le rapport avec la connexion à Dieu (Elohim) ?

Réponse : Dans la sagesse de la Kabbale, nous parlons de la nature. Selon la guématrie (la valeur numérique d’un mot, numérologie), « nature » et « Elohim » sont identiques (26). Cela signifie que si l’on parle de la Force Supérieure, de la nature, de Dieu ou du Créateur, peu importe le nom qu’on Lui donne, tout ce qui nous entoure n’est qu’une manifestation de cette force.

Si l’on parle de la Force Supérieure, quelle différence cela fait-il de l’appeler Elohim ou nature ? Il existe cette Force Supérieure (véritablement supérieure !) qui donne naissance à toute chose et gouverne tout, et nous cherchons à savoir comment nous connecter à elle, comment la révéler, comment la comprendre.

Par conséquent, si je me détache de moi-même, de mon ego, et que je commence à révéler la réalité en dehors de moi, au-dessus de mon ego, on appelle cela la compréhension, la conscience et la révélation du Créateur. De toute évidence, cela ne se produit qu’en moi et de manière relative à moi.

En organisant progressivement mon désir, ma structure spirituelle, c’est-à-dire la qualité du don sans réserve et de l’amour envers autrui (KeterHochmaBina, HessedGuevouraTifferetNetsakhHodYessod et Malkhout) et en m’alignant sur cette structure, je parviens à discerner les connexions entre elles, et par là à atteindre le Créateur.

Elokim est aussi appelé le Créateur (Boré), d’après les mots « viens » (Bo) et « vois » (), car nous devons Le « voir » ; nous devons atteindre un état où nous Le comprenons comme si nous Le voyions de nos propres yeux. C’est pour cela qu’Il nous a créés.

Extrait d’une Lecture à Rome, le 20/05/2011

L’effort est-il mesurable ?

237Chacun de nous cherche à s’intégrer au groupe, et chacun pourrait se demander : « Comment évaluer l’effort de mes amis ? L’un s’investit énormément dans le groupe, mais peine à prononcer quelques phrases par semaine. Un autre crie et se dispute. » C’est vrai. Tant que nous sommes dans ce monde, nous sommes incapables de mesurer correctement l’effort de chacun.

Souvent, nous prenons pour exemple celui qui fait le plus de bruit, qui dirige et aide, même si son effort intérieur est moindre que celui qui reste silencieux. Et il faut bien l’admettre : nous n’avons pas le choix tant qu’il en est ainsi. Après tout, tant que nous ne sommes pas corrigés et que nous ne nous ressentons pas mutuellement comme des parties de l’âme, il est important pour nous d’être impressionnés les uns par les autres extérieurement.

Par conséquent, celui qui parle haut et fort de ce qui est juste, de l’éveil du groupe, est plus important pour moi que celui qui déploie peut-être un effort plus grand mais dont l’expression extérieure est calme. On ne peut rien y faire, car nous sommes tous en dessous de la Machsom (Barrière), dans la dissimulation, et c’est ainsi que fonctionne notre examen. Lorsque nous nous élèverons à un degré spirituel, nous jugerons différemment.

Question : Mais peut-être que celui qui fait moins de bruit m’éveille davantage ?

Réponse : Chacun est touché à sa manière, selon ses traits de caractère. Lorsque je vois quelqu’un travailler en silence, bien que personne ne fasse attention à lui, avec constance et précision, il m’influence plus fortement que celui qui fait beaucoup de bruit. Cela me touche plus profondément ; j’en retire un impact intérieur plus fort. Et il en va de même pour tous ceux qui sont capables de percevoir ce phénomène.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que signifie “Il n’y a rien qui n’ait pas sa place” dans le travail ? » du 07/03/2026