Category Archives: Correction

S’étudier soi-même

249.03Avant chaque leçon, une personne devrait réfléchir : « Que vais-je retirer de ce cours ? » Cette préparation intérieure avant la leçon devrait préparer la personne à penser correctement pendant l’étude. C’est possible. Il suffit de s’y habituer, et cela deviendra peu à peu naturel. Il y a beaucoup de choses que nous devons accomplir de manière très simple, sans complication, « comme le bœuf s’attelle au joug et l’âne à sa charge ».

Pourquoi nous a-t-on donné la raison et la pensée ? Pour chercher et découvrir la seule chose qui vaille vraiment la peine d’être saisie : étudier et examiner ce qui nous arrive. Cette étude doit nous mener à la conclusion appelée la « reconnaissance du mal ». Je ne devrais résister à rien, ni me forcer à quoi que ce soit. Cela n’apporte aucun bénéfice.

Je dois simplement prêter attention à ce que le Créateur fait de moi ! À partir de là, je commence peu à peu à comprendre : qui je suis, qui Il est, ce qu’Il veut, pourquoi Il organise ces choses pour moi et avec quelle subtilité Il le fait. Ainsi, je parviens lentement à connaître la nature.

La Kabbale est l’étude de la nature, mais dans un sens plus large. Elle englobe le monde des causes, où tout est conçu et préparé, et s’étend de là à notre nature, à nous-mêmes et à notre environnement.

Ainsi, en nous étudiant nous-mêmes, comme il est dit, « Par Tes actes, nous Te connaîtrons » et « De ma chair, je verrai le Créateur », nous en venons à étudier la réalité tout entière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Que sont la sainteté et la pureté dans le travail ? » du 07/07/2026

Lorsque vous désespérez de vos propres forces

963.5Question : Que nous est-il révélé exactement au-dessus de la raison ?

Réponse : Je ne sais pas ce qui me sera révélé au-dessus de la raison. Pour l’instant, je poursuis simplement mon chemin.

On me dit qu’une fois totalement épuisé, après avoir désespéré de mes propres forces et m’être dit « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? », je mériterai alors le droit de me tourner vers Lui en appelant à l’aide. Il ne me restera rien d’autre à faire.

Le Créateur ne me laisse plus aucun espoir de pouvoir encore tenter quelque chose par moi-même pour atteindre le but désiré. Il ne subsiste en moi qu’une seule chose : un immense désir d’y parvenir, sans aucun moyen pour y arriver ; c’est alors que je crie.

Je crie parce que je ne vois aucune possibilité d’avancer. Il ne me reste aucune opportunité, aucune chance ne m’est offerte.

Il ne s’agit pas d’un cri ordinaire né du désespoir face à la vie. En termes kabbalistiques, c’est le moment où l’on réalise qu’aucun effort relevant du désir égoïste de recevoir ne peut mener au but. Tous les calculs, les forces, les connaissances et les stratégies personnelles ont été épuisés.

C’est alors seulement qu’une véritable prière peut émerger : non pas une demande de satisfaction, mais une demande d’aide adressée à une force située au-delà de sa propre nature.

Le paradoxe est que cet état n’est pas considéré comme une chute, mais plutôt comme une préparation à l’ascension. Tant que l’on croit pouvoir atteindre la spiritualité par ses propres moyens, on n’a pas encore éprouvé le véritable besoin du Créateur. Lorsque tout autre soutien s’effondre, le manque devient total et c’est de ce manque total que naît le véritable cri.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut aux plaines de Mamré » du 13/06/2026

Le Kli précède donc la Lumière

89Question : Selon l’ordre du travail de bas en haut, il s’ensuit que la Lumière Réfléchie (Ohr Hozer) doit venir en premier. Autrement dit, la foi doit venir en premier, et ensuite la Lumière Directe (Ohr Yachar) la revêt ?

Réponse : Nous ne ressentons pas la pression du Créateur qui désire se revêtir en nous, car notre désir n’est pas corrigé. Dans la mesure où vous avez un écran (Massakh) avec l’intention de donner sans réserve, vous ressentirez la pression de la Lumière Supérieure qui désire revêtir le désir corrigé appelé âme.

Alors la question se pose : lorsque la Lumière vient et frappe l’écran, où sont la Lumière de la foi, la Lumière Réfléchie et tout le reste ? Elles sont toutes présentes avant cela, dans un état d’obscurité. L’écran est construit durant l’obscurité. Et lorsque vous l’acquérez, vous recevez la force de maintenir la restriction (Tsimtsoum) et le pouvoir de la foi. C’est ce qu’on appelle l’écran.

L’ampleur de l’écran indique le degré de foi. Il est nécessaire de « faire le plein, de s’en munir » à l’avance.

Naturellement, cela se fait par la Lumière, mais la demande de cette Lumière ne se développe que par des efforts venant d’en bas, par l’impression reçue des livres et de leurs auteurs, ainsi que du groupe, et non d’en haut. Ici, un effort personnel est requis, afin que le Kli précède la Lumière.

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « La grandeur d’une personne dépend de la mesure de sa foi en l’avenir » du 29/06/2026

Comment savoir qui est le Créateur ?

49.01Question : Nous disons que la création ne peut pas atteindre le Créateur. Qu’est-ce que le Créateur et qu’est-ce que l’intention de donner sans réserve ?

Réponse : Chaque qualité non corrigée chez une personne correspond à une qualité corrigée chez le Créateur. Nous ne connaîtrons le Créateur que lorsque nous aurons transformé nos qualités endommagées en intention de donner sans réserve. Vous ne pouvez atteindre que ce qui est revêtu dans vos Kelim (récipients). Il est impossible d’atteindre le Créateur tant que l’on n’est pas corrigé.

À mesure que vous vous corrigez et devenez semblable à Lui, vous atteignez vos récipients corrigés ; c’est alors que vous saurez qui est le Créateur. Toutefois, vous ne Le percevrez pas Lui, mais plutôt vos Kelim corrigés : « Chacun juge selon la mesure de sa propre corruption. » Vous ne jugez qu’en fonction du degré de correction de vos propres récipients.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Que signifie que la Torah a été donnée à partir de l’obscurité dans le travail ? » du 02/07/2026

Attribuer tout au Créateur

202.0Question : Quels sont ces états dans lesquels nous devons rechercher le Créateur ?

Réponse : Tout état trouve son origine dans sa racine spirituelle, descend dans notre monde et se revêt de diverses formes matérielles. À travers ces vêtements, je dois trouver la connexion avec Celui qui a orchestré cette situation pour moi ; je dois découvrir l’origine et la cause de ce qui se déroule.

Tout ce qui me parvient de Lui à travers tous les mondes spirituels, les divers corps de ce monde et toutes sortes de circonstances, je dois le rapporter au Créateur. En aucun cas je ne dois penser qu’il existe d’autres forces en dehors du Créateur.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Quelle est l’importance du marié, pour que ses fautes lui soient pardonnées ? » du 23/06/2026

Entretiens sur les degrés de l’échelle, Partie n°160

Si nous savons que tout est l’œuvre du Créateur, comment pouvons-nous ressentir que le travail lui-même constitue la récompense ?

Si nous percevons la Divinité, alors nous comprenons que le travail lui-même est la récompense et qu’il n’y a rien de plus élevé que cela.

(Non daté)

S’élever au-dessus des désirs

95Question : Nous accomplissons diverses actions afin de satisfaire nos désirs. Comment devrions-nous nous situer par rapport à ces désirs ?

Réponse : Nous ne nous concentrons pas sur les désirs eux-mêmes ; nous cherchons plutôt la source de ces désirs car c’est là que réside notre correction. Celui qui demeure confiné dans ses désirs reste prisonnier de sa nature animale. Dans cet état, on ne trouvera jamais l’accomplissement, la paix ou la correction ; il n’y a aucune issue. Il n’y a rien dans le désir lui-même ; il est vide.

Si vous voulez remplir un désir, vous devez vous tourner vers sa source et ne pas rester immergé dans le désir. « L’insensé croise les mains et dévore sa propre chair. » C’est ce que font ceux qui se tournent constamment vers l’intérieur, vers leurs désirs. Le Créateur nous fait ressentir un vide au sein de nos désirs, ce qui nous amène à demander : « Quelle est la source du plaisir ? Où se trouve l’accomplissement ? »

Par conséquent, nous devrions tendre vers l’accomplissement en pensant à Lui, et non à notre vide. Nous ne devrions ni réprimer nos désirs, ni nous y attarder, ni y rester attachés. Nous devons plutôt nous élever au-dessus d’eux et établir une connexion avec la source capable de les satisfaire.

Je m’attache au supérieur. Ce faisant, je ne me détache pas de la réalité ni du désir de recevoir ; je comprends simplement que la réponse ne se trouve pas dans la réalité elle-même. C’est une méthode très logique, précise et scientifique. Ce n’est pas sans raison que l’on dit que la sagesse de la Kabbale englobe toutes les sciences ; ce ne sont pas des paroles en l’air.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, « Qu’est-ce qu’au-dessus de la raison dans le travail ? » du 10/06/2026

Le bien grandit grâce à travers le mal

243.05On ne peut pas vivre dans un monde de bonté absolue. Il faut y parvenir progressivement et comprendre comment le mal participe à la création et comment il nous aide à devenir totalement bons.

Question : Voulez-vous dire que le mal ne doit pas être détruit ?

Réponse : Il ne le doit pas. Il doit exister aux côtés du bien et aider constamment ce dernier à révéler sa qualité unique.

Question : Et qu’est-ce qui permet au bien de continuer à grandir ?

Réponse : Le mal.

Question : Ainsi, dès que le mal grandit, le bien grandit également ; c’est donc ainsi que nous progressons ?

Réponse : Oui.

Question : Jusqu’à quels sommets le bien peut-il s’élever ?

Réponse : Jusqu’à une liberté de volonté totale.

Question : Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’est-ce que cela implique ?

Réponse : C’est un état dans lequel l’individu devient absolument bon, totalement corrigé, entièrement tourné vers le don sans réserve, sans que cela n’entrave son développement ultérieur.

Question : Et tout cela grâce au mal ?

Réponse : Oui. C’est précisément pour cette raison que le mal a été créé en tant que force fondamentale de la nature.

Extrait de KabTV, « L’Actualité avec Michael Laitman » du 17/06/2026

Recherchez la façon de se tourner vers le Créateur

89Question : Se tourner vers le Créateur est-il l’effort le plus intense qu’une personne puisse accomplir ?

Réponse : Il faut chercher comment s’adresser au Créateur ; cela ne se fait pas d’un simple claquement de doigts. Personne ne peut simplement se tourner vers Lui.

Au moment où le Créateur Se révèle à moi, que ce soit ouvertement ou de manière dissimulée, cela signifie qu’Il m’invite à me tourner vers Lui. Il ne s’agit pas simplement pour moi d’aller Le chercher. Où Le chercherais-je pour crier vers Lui ou Lui demander quelque chose ?

En réalité, le fait de s’adresser au Créateur, une fois que l’on a mérité Sa révélation, survient soudainement, comme il est dit : « Le salut de l’Eternel s’opère en un clin d’œil. » Cela se produit de manière totalement inattendue, en aboutissement de tous les efforts que la personne a fournis auparavant. Toutefois, tout le travail accompli en amont est indispensable. Sans lui, il serait impossible de faire l’expérience de cet état.

Même à présent, nous nous trouvons déjà dans l’état de la correction finale (Gmar Tikoun), mais qui le ressent ?

Extrait de la Leçon quotidienne de Kabbale, le Rabash, « Et le Seigneur lui apparut dans les plaines de Mamré » du 13/06/2026

Choisir le meilleur environnement

248.03Question : Comment l’environnement suscite-t-il chez l’individu une aspiration vers le but, vers la qualité du don sans réserve ?

Réponse : L’environnement procure à l’individu de tels manques (Hisronot) sans prononcer un mot, car c’est précisément sa fonction. L’individu est connecté à l’environnement et, s’il s’agit du bon environnement, il en recevra inévitablement un sentiment de préoccupation, le sentiment d’avoir perdu la chose la plus essentielle.

Après tout, la disparition de la Lumière ne suffit pas à engendrer un Hissaron (manque). Il doit ressentir qu’il a perdu l’équivalence de forme avec l’environnement.

Si le Créateur se retire, si la Lumière disparaît, alors l’individu devrait ressentir un Hissaron par rapport au groupe. Le groupe se substitue au Créateur pour compenser Sa dissimulation.

Choisir le meilleur environnement signifie que l’individu doit veiller en permanence à ce que son groupe soit orienté vers le but avec la plus grande force, la plus grande justesse et la plus grande constance, et qu’il maintienne lui-même la connexion la plus étroite possible avec le groupe.

Alors, il peut être certain que même si la Lumière se retire de lui (et la Lumière doit disparaître pour révéler un nouveau Hissaron, un nouveau Reshimo, l’envers d’un nouveau degré), son soutien, le groupe, l’aidera immédiatement à prendre conscience de son état.

Extrait du Cours quotidien de Kabbale, le Rabash, Lettre 59 du 22/05/2026